Mes voisins les chevreuils

Centre de la nature et une panoplie d’oiseaux de toutes sortes et…

Chevreuils, renard, raton laveur, Grand héron…

Raymond Viger  Dossier Environnement

Danielle et moi sommes choyés. Nous demeurons à Montréal. Malgré l’urbanité de ce choix, nous sommes voisin du Parc-nature de la Pointe-aux-Prairies.centre de la nature montréal chevreuil urbain environnement

Notre voisin représente 261 hectares de nature sauvage en plein milieu urbain.

Centre de la Nature

Dans ce centre, nous y retrouvons, en toute liberté, des chevreuils, des renards et toute une panoplie d’oiseaux de toutes sortes qui ont été implanté dans cet endroit de villégiature urbain.

Il y a suffisamment d’oiseaux de toutes sortes pour satisfaire un ornithologue chevronné comme Pierre Verville!

C’est pourquoi Danielle et moi sommes régulièrement accueilli par des chevreuils tout près de la maison lorsque nous terminons le travail passé 23h00.

Retour à la maison

Revenant du spectacle fort apprécié de B.U. au Bistro le Ste-Cath, Danielle et moi, retrouvons, une fois de plus, cet ami chevreuil près de notre demeure.

J’en profite pour prendre des photos avec une tablette. Pas de zoom, pas d’effets spéciaux. Des photos dans leur état le plus ordinaire.

Je m’approche de ce nouvel ami. Rendu à une dizaine de pieds, je m’arrête. Je ne suis pas encore suffisamment intime avec ce chevreuil pour connaître ses réactions. Je me disais que s’il décidait de sauter et de vouloir m’atteindre avec ses pattes de devant, les 10 pieds qui nous séparaient devrait pouvoir me donner un avantage suffisant pour une fuite sécuritaire et sécurisante.

De plus, pour m’avancer plus, il me fallait m’aventurer dans une neige plus épaisse. Avec cette grosse tablette à la main, pas évident de le faire et de se sentir en sécurité.

Je commence à prendre mes photos. Mes voilà que notre ami, genre Bambi adolescent, décide de s’avancer vers moi! Ayoye! Je ne m’attendais pas à cela. Tout le temps que j’ai mis à m’approcher, je prenais des photos et j’étais convaincu qu’il allait déguerpir.

Mais voilà qu’il décide de s’avancer vers moi. C’est moi qui ait reculé! Un chevreuil sauvage qui devenait trop intime avec moi!

La prochaine fois, je serais possiblement plus fantasme et tenterait peut-être de le flatter.

Un havre de paix

Combien de citadin sur l’île de Montréal peuvent se vanter d’être aussi intime avec des voisins chevreuils?

Et ce n’est qu’un des avantages majeurs de notre havre de paix à Danielle et moi.

Et non, je ne publie pas cela parce que je cherche à vendre ma résidence.

Un havre de paix que Danielle et moi partageons et désirons conserver juste pour nous deux. Un lieu de ressourcement que nous ne partagerons qu’avec cet ado de Bambi et ses confrères.

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En voie d’extinction?

Raymond Viger  Dossier Environnement

Chevreuil environnement centre de la nature train de banlieueÀ une heure tardive, je reviens, épuisé d’une journée de travail. C’est devenu une routine. Mais la journée avait été émotionnellement plus difficile que les autres.

Je remonte la 53e avenue à Pointe-aux-Trembles jusqu’à la rue Sherbrooke. Je dois arrêter au feu de circulation qui est au rouge. En face de moi se trouve la caserne de pompiers.
250px-Chevreuil train banlieue centre de la nature environnementSur le terrain, j’y vois des ombres se déplacer. En portant attention, je remarque deux jeunes chevreuils. Possiblement des bébés qui doivent s’habituer à passer leur premier hiver. Les parents n’y sont pas. Des jeunes seuls et abandonnés ou en fugue? À la recherche e d’un peu de nourriture ou de chaleur?

J’ai décidé de traverser dans le stationnement de la caserne pour les observer quelques instants. Jusqu’à ce qu’ils disparaissent derrière la caserne.

Saut_chevreuil centre nature est montréal environnement train banlieueJe demeure tout près du Centre de la nature de Pointe-aux-Trembles. Plusieurs familles de chevreuils y habitent. Il n’est pas rare d’en voir sortir de leur habitat pour venir roder sur la rue Sherbrooke qui borde leur environnement.

En retournant à la maison, je passe devant les constructions d’une gare pour le futur train de banlieue. Une construction massive qui change le décor. Elle n’est pas encore terminée et déjà j’ai l’impression que toute cette machinerie vient déranger l’équilibre précaire des animaux du Centre de la Nature.

Chevreuil centre nature est montréal environnement train banlieue gareParce que non seulement cette voie ferrée longe le Centre de la Nature mais le traverse aussi. Tous ces aménagements se font à la porte même d’un sanctuaire d’oiseaux et d’animaux qui y vivent en toute liberté.

Comme la mer qui érode le rivage, la civilisation vient de gruger encore un peu un territoire qui ne sait pas comment se protéger contre l’envahisseur.

En espérant vous revoir encore chers chevreuils.

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Aquarelle, Albec et le Cap St-Barnabé

Art et engagement communautaire

Albec: des œuvres entre émotions, beauté et simplicité

Alain «Albec» St-Pierre est un artiste peintre actif depuis 1973. Son parcours artistique l’amène à peindre des œuvres inspirées par ses émotions et la simplicité du quotidien. Engagé auprès du CAP St-Barnabé, il s’efforce de procurer de la beauté dans la vie des gens et dans la sienne.

Anders Turgeon Dossiers Communautaire, Culture

albec cap st-barnabé église communautaire

Né dans le Bas-St-Laurent en 1950 et élevé chez les Sœurs-du-Bon-Pasteur à Rivière-du-Loup, Albec débarque à Montréal en 1968. «Je suis un orphelin de Duplessis sans le côté sombre et triste de ce fait bien connu», confesse-t-il d’emblée. Mais l’absence de parents le pousse à entreprendre une quête pour découvrir son identité et bâtir son estime de soi.

La découverte de la peinture

Cette quête identitaire amène Albec à découvrir la peinture. «J’ai d’abord expérimenté la peinture à l’huile. Lors d’un passage au Centre de la nature à Laval, j’ai découvert l’aquarelle. J’ai acheté un ensemble pour peindre avec ce médium et j’ai eu la piqûre», raconte-t-il. Expressif, il découvre le moyen idéal pour exprimer l’ensemble des émotions qu’il ressent et qu’il perçoit, qu’elles soient positives ou négatives.

Bien qu’Albec se considère autodidacte ses amis le convainquent de prendre des cours d’arts plastiques aux Ateliers populaires de Mercier à 35 ans. «Durant six sessions, ou l’équivalent de 3 ans, j’ai appris les techniques propres au dessin. J’ai aussi eu l’opportunité de donner des cours de peinture à cet endroit», précise-t-il.

Son amour grandissant pour la peinture, la curiosité et la volonté de se perfectionner amènent Albec à s’inscrire au certificat en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). «J’y suis demeuré de 1990 à 2000; j’y ai vécu les plus belles années de ma vie. J’ai été guidé par d’excellents professeurs qui m’ont enseigné à créer. Ça a été une révélation, car lorsque je peignais avant de faire ces études, je ne faisais que du recopiage de photos de caméra», avoue-t-il.

Ainsi grâce à la créativité, Albec découvre qu’il peut concevoir ses propres œuvres. Cette découverte lui ouvre de nouveaux horizons sur le plan personnel. «Je suis allé chercher des outils créatifs qui m’ont procuré une liberté dans l’expression de moi-même et de mes émotions. Cette liberté a eu des effets thérapeutiques: j’ai appris à me trouver, à vivre, à me connaître et à être présent pour moi et les autres au quotidien», déclare-t-il.

Sa collaboration avec le CAP St-Barnabé

La découverte de son potentiel créatif amène Albec à manipuler progressivement divers médiums: la peinture à l’huile et à l’acrylique, le pastel, la gouache, le dessin et l’aquarelle.

Avec ce dernier médium, Albec obtient des contrats et conçoit des toiles pour les organismes communautaires, en particulier le CAP St-Barnabé. La collaboration entre Albec et l’organisme communautaire d’Hochelaga-Maisonneuve trouve son origine dans un coup de cœur de Jeannelle Bouffard, sa directrice, pour l’artiste-peintre. «C’est un homme dévoué et très sensible. Il contribue en donnant des cours de peinture et en réalisant des toiles pour l’organisme», souligne-t-elle.

L’une des contributions d’Albec pour le CAP St-Barnabé est la réalisation de deux triptyques en 2005 représentant deux plans de l’église où se trouve l’organisme. «Jeannelle Bouffard m’a proposé ce projet pour décorer les murs de l’organisme. Elle m’a fait entièrement confiance puisqu’elle m’a fourni le matériel et elle ne savait pas si le résultat allait lui convenir», clame-t-il.

La réalisation de ses œuvres

Malgré la réussite des deux triptyques à l’aquarelle pour le CAP St-Barnabé, Albec fait part des difficultés associées au médium. «Lorsque je peins à l’aquarelle sur une feuille blanche, je dois repasser plusieurs fois sur le même ligne pour obtenir l’effet désiré. Il est possible que je commette des erreurs. Le type de papier et la quantité d’eau à utiliser pour humidifier le papier sont des facteurs à considérer quand j’utilise l’aquarelle. Lorsque je fais une erreur, celle-ci devient très difficile à corriger», note-t-il.

Malgré le côté très difficile de l’aquarelle, Albec aime utiliser ce médium. «Faire des erreurs quand je peins à l’aquarelle est salutaire puisque je m’efforce toujours de tirer profit de mes erreurs. Je les prends pour faire ressortir la beauté de mon œuvre à travers mon pinceau. Je capte les contraintes du quotidien avec mon pinceau et j’en extrais la beauté», philosophe-t-il.

Ses amis apprécient l’ensemble de ses œuvres et le complimentent sur l’aspect toujours serein de celles-ci. «Mes toiles sont pacifiques parce que mes émotions guident mon pinceau. Je peux transformer ce qui est négatif en quelque chose de positif. On dit de moi que je suis ainsi un peintre naïf ou impressionniste».

Maintenant rendu à l’âge de la retraite, Albec désire vivre dans la simplicité et la quiétude. «Je ne veux plus porter le poids de la souffrance des autres sur mes épaules. Je veux vieillir en paix et continuer d’embellir ma vie et celle des autres en continuant de peindre en utilisant mes émotions. Je fais ainsi preuve de compassion envers les autres», conclut-il sur une note de sagesse.

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Rat musqué, fleur de lotus et un aménagement paysager

Rat musqué, fleur de lotus et un aménagement paysager

Question de pouvoir décrocher des heures et des heures de travail que Danielle et moi investissons au Journal de la Rue et au Café-Graffiti, nous avons un aménagement paysager un peu spécial. Nous n’avons pas le temps d’avoir un chalet et d’y aller les week-ends. Nos semaines de travail se suivent à un rythme effréné. Nous n’avons que quelques week-ends bien à nous durant l’année.

Notre aménagement paysager ne comporte aucun gazon. Le couper aurait été une corvée. Nous avons préféré avoir 6 chutes d’eau et 3 bassins dans lesquels nous y avons installé quelques familles de poissons. Des plantes, des arbres et des vignes complètent le décor.

Mais nous sommes à Pointe-aux-Trembles, l’est de Montréal. Juste à côté du Centre de la nature. J’ai eu à partager ma récolte de raisins avec un gros raton laveur, faire des pas de danse pour éviter une moufette, être étonné par un grand héron qui s’est perché sur ma pergola pour tenter de manger mes poissons. Il y a même un chevreuil qui a traversé la rue Sherbrooke devant nous pour aller se cacher dans un champ tout près de notre maison! Même si je demeure à Montréal, j’ai parfois l’impression d’être dans le bois. Et nous ne nous en plaignons pas.

Nous avons toutes sortes de plantes, autant aquatiques que terrestres. Les plantes ont été sélectionnées pour avoir des périodes floraisons qui varient d’un mois à l’autre, des couleurs différentes et même leurs odeurs changent d’une semaine à l’autre. Avec des vignes qui poussent d’un pouce par jour, notre jardin prend parfois l’allure d’une jungle.

Une seule plante manquait à notre collection. Une fleur de lotus. Nous avons décidé de compléter notre collection. Nous installons cette fleur de lotus en plein milieu de l’un des bassins. Mais voilà, en moins de 12 heures, un animal vient l’attaquer, la manger, déterrer toutes les racines pour n’en faire qu’une bouchée. Nous avons un nouveau colocataire, un rat musqué!

Le rat musqué est un animal protégé. Pas question de mettre des collets pour l’attraper. J’ai dû me garnir d’une trappe. Le but du jeu est de pouvoir le relocaliser. Mais voilà. Nous avons eu la chance de le voir à plusieurs reprises. Il est rendu tellement familier avec nous, qu’il passe sans s’inquiéter entre nos pattes quand on fait du jardinage. Juste pour dire qu’il ne nous salue pas au passage!

Et ma trappe demeure installée et il ne s’y aventure pas. En espérant que cet hiver, lorsque la nourriture sera plus rare qu’il soit attiré par mon piège. En attendant, il a mangé les racines de notre fleur de lotus (qui nous avait coûté un bras), ma récolte de raisins, quelques pommes…

Si je ne réussis pas à l’attraper cet hiver, j’imagine que, chanceux comme nous sommes, nous aurons à vivre avec la réalité que c’est possiblement une femelle qui va accoucher, faisant de Danielle et moi, grands-parents adoptifs d’une nouvelle famille de rat musqué! Cela va bien compléter notre collection de 123 poissons, 4 chats et 2 oiseaux!

Autres textes sur l’Environnement et commentaires du rédacteur sur l’Environnement.

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