Du Chili à Montréal, immigration allophone

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Une Chilienne à Montréal

Éléonore Genolhac     Dossier ImmigrationFrancophonie

Chaque année, près de 50 000 personnes choisissent d’immigrer au Québec. Si la province tente de privilégier une immigration francophone, nombreux sont les nouveaux arrivants allophones. Regard sur cette immigration et son intégration.

Ça parle fort autour de la table. Les mots fusent, en espagnol, en portugais, en russe aussi, mais très vite le français les rattrape, langue commune à tous ces gens venus d’un peu partout à travers le globe.

110px-Flag_of_Chile.svgIls sont originaires du Chili, de Colombie, du Brésil, mais aussi du Portugal, d’Ukraine ou encore de France. Tous sont arrivés au cours de ces cinq dernières années dans ce pays qu’ils ne connaissaient pas et dont, pour la plupart, ils ne parlaient pas la langue. Aujourd’hui, on les sent parfaitement intégrés. Tous travaillent, parlent français, se sont familiarisés à la culture d’ici, l’ont adoptée aussi dans une certaine mesure.

Mais quelles sont les raisons qui ont poussé ces jeunes trentenaires à quitter leur pays, leur culture, leur mode de vie pour venir s’installer au Québec? Rencontre avec l’une d’entre eux.

Margot (prénom fictif), 31 ans, professeure de chant à Santiago, travaille au noir en attendant de recevoir sa résidence permanente. Margot a des yeux pétillants de vie, c’est la première chose que l’on remarque en la rencontrant. Petit bout de femme à l’énergie débordante, elle parle vite, mélange français, espagnol et anglais dans chacune de ses phrases. Un verre de pisco sour, cocktail chilien, dans la main, elle nous raconte son expérience du Québec.

Éléonore Genolhac: Quand es-tu venue au Québec pour la première fois?

Margot: Je suis allée visiter mon frère Martin à l’été 2011. Il était parti vivre à Montréal pendant un an avec un visa working holidays. J’ai adoré l’ambiance que dégageait cette ville, son énergie, sa liberté. À cette époque, mon rêve était de voyager autour du monde. J’ai donc décidé de commencer par venir vivre moi aussi au Québec. J’ai monté un dossier pour demander un permis Vacances-travail et en mars 2012, je posais mes valises à Montréal.

É.G: Et aujourd’hui, tu es toujours là…

M: Finalement oui, je suis restée plus longtemps au Québec que ce que je ne pensais à l’origine. Normalement, je n’aurais dû rester qu’un an, je devais ensuite rejoindre ma tante à Los Angeles avant de partir travailler en Angleterre. Et puis, j’ai rencontré Dominique, un Québécois du lac St-Jean avec qui je suis aujourd’hui mariée.

É.G: Pour obtenir plus rapidement tes papiers?

Coat_of_arms_of_Chile.svgM: Non ! Parce que je l’aime et que c’est avec lui que je veux être. Évidemment, le mariage simplifie certaines démarches, mais il ne faut pas croire qu’en se mariant, tu obtiens tes papiers en un claquement de doigts. J’ai engagé ma demande de résidence permanente il y a plus d’un an, et aujourd’hui, j’attends encore. Avec tous les problèmes que cela entraîne.

Pour le moment, j’ai un visa de touriste, je n’ai donc pas le droit de travailler légalement. Sauf qu’il faut bien faire tourner la maison. Alors, je fais des ménages chez plusieurs particuliers, ça nous permet d’ajouter un peu de beurre aux épinards. En tout cas, plus vite je recevrai ma résidence permanente, plus vite je serai tranquille. Ma situation reste malgré tout assez précaire ici.

É.G: Es-tu plus heureuse ici qu’au Chili?

M: C’est difficile de répondre à cette question, je ne l’ai jamais envisagé sous cet angle. Partir vivre au Québec, c’était aussi pour moi un moyen de me prouver certaines choses. Au Chili, j’avais une situation stable, je gagnais bien ma vie.

Ici, il a fallu repartir de zéro à presque trente ans. Mais en fin de compte, si, je pense que je suis plus heureuse ici. Je me reconnais davantage dans la société québécoise, dans les valeurs qu’elle porte, que celles de la société chilienne. Le multiculturalisme de Montréal, cette possibilité d’y rencontrer des gens du monde entier, c’est quelque chose que j’adore. Les Québécois sont un peuple ouvert et tolérant, qui ne vont pas juger quelqu’un selon sa façon de s’habiller, de mener sa vie. Je me sens plus libre ici.

Le Chili est un pays très catholique et conservateur. Le divorce n’est devenu légal qu’en 2006. Encore aujourd’hui, l’avortement y est interdit. En tant que femme, et de surcroît féministe, je préfère vivre au Québec plutôt qu’au Chili.

É.G: Finalement, dirais-tu que tu te sens Québécoise?

M: Par certains côtés oui. Mon mari est Québécois, ma meilleure amie est Québécoise. Je ne sais pas si je passerai toute ma vie au Québec, mais pour les années qui s’en viennent, c’est sûr. Je me sens intégrée à cette société, suis préoccupée par les problèmes qui la secouent.

Par exemple, j’étais farouchement opposée à la Charte des valeurs que voulait imposer le Parti québécois. Pour moi, ça allait à l’encontre des valeurs de tolérance de la société québécoise, et ça m’a rappelé une certaine discrimination que l’on retrouve au Chili.

J’ai épousé certains des combats des Québécois, je sens que moi aussi, j’ai mon mot à dire. Le Québec, c’est mon pays d’adoption de cœur. Il y aura eu un avant et un après Montréal. Mais dans le même temps, je suis Chilienne. J’y suis née, j’y ai grandi et je sais qu’en fin de compte, c’est là-bas que je souhaite être enterrée le jour où je décèderai.

Autres textes sur Immigration

 Bistro le Ste Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Déviance des célébrités

Recherche de nouveaux modèles:

De nouveaux grands frères ou grandes sœurs

Les personnalités proposées dans les médias servent bien souvent de modèles pour les adolescents. Somme toute, ils sont des grands frères ou grandes sœurs auxquels les jeunes cherchent à ressembler.

Delphine Caubet, Dossiers Croissance personnelle, Médias et publicité, Société

Michelle_Bachelet_FotoPersonnellement, ces modèles proposés ne m’ont jamais parlé. Encore moins les modèles féminins.

En grandissant, j’ai cherché des femmes inspirantes qui pourraient me servir de guide pour la femme que je voudrais être.

Une femme inspirante

Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous celle qui, pour moi, représente le mieux cet idéal. Il s’agit de Michelle Bachelet, actuelle présidente du Chili.

Mon admiration pour Michelle Bachelet vient de sa force pour s’être imposée en tant que politicienne dans le pays le plus conservateur d’Amérique latine.

En novembre 2013, elle a gagné pour la seconde fois les élections présidentielles chiliennes. Dans le pays, Michelle Bachelet est littéralement adorée. En 2012, entre ses 2 mandats, elle disposait de 76% d’opinions favorables!

Loin des stéréotypes

Non seulement elle est la première femme à accéder à la fonction suprême au Chili, mais elle s’y est présentée en tant que femme séparée et mère d’enfants de pères différents. Chose inouïe dans le pays.

Je pourrais continuer longtemps à vous parler de cette extraordinaire femme politique. De ses réussites, mais également de ses échecs. Mais je préfère vous laisser découvrir sa biographie.

Et vous, chers lecteurs, que pensez-vous de ce modèle? Et si pour lutter contre certains modèles déviants nous cherchions de nouveaux exemples?

Biographie de Michelle Bachelet.

Autres textes sur Croissance personnelle

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

Dominic Arpin présente Lazy Legz à VLOG

Ill Abilities et le breakdancing

Du breakdance sans limite!

Lors de l’émission VLOG de dimanche dernier, Dominic Arpin nous a présenté un vidéo de notre ami Luca Patuelli mieux connu sous son nom d’artiste Lazy Legz. Je vous présente ici le vidéo du groupe international fondé par Lazy Legz il y a 5 ans: Ill Abilities.

Raymond VigerDossiers Lazy LegzHip-hop, breakdance

Présentation de la troupe de danse Ill Abilities:

Luca «Lazylegz» Patuelli de Montréal au Canada est né avec l’arthrogripose (une condition qui limite la croissance des muscles et des os). Les béquilles de Lazylegz sont des extensions de ses bras.

Sergio «Checho» Carvjal de Valdivia au Chili est né avec une malformation aux jambes, ses pieds se situent au niveau de ses genoux.

Redouan «Redo» Ait Chitt de Rotterdam en Hollande est né avec plusieurs malformations : l’absence d’une hanche droite ainsi qu’un de ses coudes, malformation de sa jambe ainsi que son bras droit.

Tommy «Guns» Ly de Brooklyn aux États-Unis a opté pour l’amputation d’une de ses jambes après avoir été diagnostiqué avec une tumeur (ostéosarcome).

Jacob «Kujo» Lyons de Los Angeles en Californie est né sourd d’une oreille, il a perdu ses capacités auditives dans l’autre oreille à un jeune âge suite à une infection et un traumatisme crânien. Il suit le rythme de la musique grâce aux vibrations sur la piste de danse.

Textes sur Lazy Legz

Lazy Legz présente son T-Shirt Pas d’excuses… pas de limites

T-Shirts Pas d'excuses Pas de limites Lazy LegzPour soutenir le breakdancer Lazy Legz dans ses conférences de motivation dans les écoles.

Les T-Shirts Pas d’excuses, pas de limites en noir ou encore No excuses, no limits en bleu sont maintenant disponibles. 20$ (plus taxes et transport).

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En  passant au  Café-Graffiti 4237 Ste-Catherine est du lundi au vendredi  de 9:00 hres à  17:00 hres. vous pouvez payer en argent, chèque, carte  de crédit ou débit.

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La peinture murale en Amérique latine

Le rôle social des murales

Raconter une histoire

Raconter sa culture, son histoire, dénoncer les injustices sociales… les murales, un art populaire

Normand Charest Dossiers Porte-folio, Murales, Vidéos, Autochtones

Fanny Aïshaa, en entrevue, parle du rôle social de la peinture murale qu’elle a découverte au Brésil et ailleurs en Amérique latine. Dans ces pays, la murale constitue une forme d’expression populaire très répandue. On y raconte sa culture et son histoire. On y dénonce aussi les injustices sociales.

C’est une véritable galerie en plein air, un musée populaire, dit-elle. D’ailleurs, c’est au Brésil et au Chili que je peins le plus, parce qu’il est toujours possible d’y trouver des lieux pour le faire. À Montréal, c’est difficile, à cause des autorisations. Mais là-bas, c’est la communauté locale qui décide, puisque, de toute façon, les policiers évitent les quartiers défavorisés. Et les gens accueillent avec plaisir les murales, parce qu’elles embellissent leurs rues, leurs maisons.

Or, l’art populaire de la fresque n’est pas une nouveauté en Amérique latine. Il existait bien avant la culture hip-hop, qui l’a beaucoup utilisé, et ses racines sont profondes. En effet, les graffiteurs d’aujourd’hui poursuivent une tradition déjà bien ancrée dans la région, du Mexique au Brésil.

De l’histoire en images

murale jorge gonzalez camarena maison des arts université concepcion chiliDepuis la première partie du 20e siècle, la murale a été d’une grande importance dans l’art mexicain. Et d’abord dans celui du peintre Diego Rivera (1886-1957), un artiste engagé, ami de Modigliani lorsqu’il vivait à Paris. Et plus tard, ami de l’exilé soviétique Léon Trotski, lorsque celui-ci s’est réfugié au Mexique.

Après la Révolution mexicaine de 1910 à 1917, il devient l’un des premiers peintres muralistes du pays où ses fresques, commandées par le nouveau gouvernement, couvrent les murs des édifices officiels. Ces fresques destinées au peuple racontent l’histoire du pays, comme dans un livre d’images accessible à tous, même à ceux qui ne savent pas lire.

L’idée n’est pas nouvelle. C’est ce qu’on faisait déjà dans les cathédrales du Moyen Âge, qui racontaient aussi tout en images – par leurs sculptures et leurs vitraux – à des gens qui, de la même manière, étaient en majorité analphabètes.

Après le Mexique, cet art muraliste s’est installé plus loin en Amérique latine, notamment au Chili, comme on peut le voir dans cette œuvre de l’artiste mexicain couvrant le mur d’une université chilienne. Une fresque superbe qui peut, à son tour, influencer le travail des graffiteurs d’aujourd’hui.

C’est ce qu’on croit avoir constaté, d’ailleurs, au Festival des percussions de Longueuil (du 10 au 15 juillet dernier), dont le thème était justement, cette année: «Une aventure au Mexique au rythme des Mayas». En effet, certaines œuvres des graffiteurs invités, peintes en direct sur des panneaux, pouvaient lui ressembler par leur contenu inspiré des anciennes civilisations, comme celles des Mayas au Mexique ou des Incas en Amérique du Sud.

Vidéos murales graffiti:

Autres textes sur le Graffiti

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.cafegraffiti@cafegraffiti.net

Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Le financement des organismes communautaires

Merci de visiter notre Boutique équitable

L’économie sociale, une nouvelle vision du communautaire

Carrefour Tiers-Monde

Le financement des organismes communautaires demeure ardu et complexe. Nous avons eu notre lot de téléthons. Cette stratégie en a aidé quelques-uns. Mais le Québec est une terre fertile en organismes d’aide et de soutien à différentes causes. Comment réussir à les financer lorsque le gouvernement cherche à se désengager financièrement?

Raymond Viger   Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire 

Un nouveau virage a vu le jour ces dernières années: l’économie sociale. En quelques mots, cette nouvelle philosophie est de lier des organismes communautaires à une activité commerciale générant des profits qui pourront être investis dans la cause sociale. Pour faire connaître les nouvelles initiatives en ce domaine, le Journal de la Rue part en tournée. Nous vous présenterons d’un numéro à l’autre certains succès qui méritent d’être connus.

Aider au financement d’un organisme communautaire en vous logeant dans un hôtel lors de vos prochaines vacances. L’Autre Jardin est le premier hôtel d’économie sociale au Québec. Il est la propriété de Carrefour Tiers-Monde, un organisme communautaire oeuvrant en éducation du public au développement international. L’organisme a comme mission de faire grandir la solidarité internationale. Il défend la nécessité d’un développement digne, équitable et durable. Grâce aux profits générés par l’Autre Jardin, Carrefour Tiers-Monde peut poursuivre son travail de sensibilisation.

Au Jardin d’Antoine

Les propriétaires de l’hôtel « Au Jardin d’Antoine » à Montréal, M. Antoine Giardina et Mme Francine Gaudreault, ont, par leur expertise et leurs conseils judicieux, contribué à la naissance de L’Autre Jardin à Québec. Un bel exemple que l’entreprise privée peut être un moteur important pour le communautaire. Pourquoi se limiter à un don ou une commandite ponctuelle? L’économie sociale est une façon de rendre autonome les organismes communautaires.

L’Autre Jardin, c’est un jardin à Québec, une auberge résolument urbaine et contemporaine. Situé au cœur du quartier St-Roch, le centre-ville de Québec, l’Autre Jardin fait également référence au Jardin St-Roch situé à proximité de l’auberge et qui a été l’élément moteur de la revitalisation de ce quartier de la ville de Québec.

Économie sociale et le commerce équitable

Vous avez sûrement entendu parler du café équitable. Un café qui est vendu pour soutenir les paysans du Sud. Le café est acheté directement aux petits producteurs regroupés collectivement afin d’éliminer les intermédiaires. Les coopératives favorisent la participation démocratique et l’organisation communautaire au sein du regroupement. Une aide est offerte pour favoriser l’accès au crédit afin d’éliminer le chantage et la manipulation de créanciers peu scrupuleux.

Ce principe de commerce équitable se retrouve à la boutique Équimonde et pas juste pour du café. Plus de 150 produits d’artisanats, en provenance de quelque trente pays tels que le Mozambique, le Rwanda, le Burundi, Haïti, le Pérou, le Chili… Cette boutique est aussi propriété de Carrefour Tiers-Monde. Une façon originale de sensibiliser le public à la réalité internationale tout en faisant découvrir la richesse et le talent des gens qui y habitent.

La recherche de la fortune n’est pas la motivation des entrepreneurs en commerce équitable. Certes, il faut développer le marché et rentabiliser l’entreprise mais, dans l’équité et la justice sociale avant tout. La boutique Équimonde est un lieu d’implication sociale où des bénévoles contribuent au développement du commerce équitable.

Projet Kose pour le financement d’organismes communautaires

Autres textes sur le Commerce équitable

Troquer pour mieux vivre et récupérer

Environnement: feuilles de thé équitables

Les roses de la St-Valentin empoisonnées

Misericordia, mode équitable et bioéthique

Éthiquette.ca, certification et produits équitables

Produit équitable: 5 principes

Misericordia mode de luxe, produits équitables et bioéthique

Quand l’exotisme nous tue

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La Gaspésie à travers le monde

Éducation internationale

Gaspé se mondialise

Les bénéfices de la mondialisation sont disponibles pour les régions du Québec. La Gaspésie, grâce au Cégep de Gaspé, prend le virage international. Aujourd’hui le Mexique et le Chili, demain… le monde?

Dominic Desmarais   Dossiers Éducation, École alternative, Gaspésie

L’histoire débute à la fin des années 1990. Le gouvernement du Québec désire former des guides qualifiés en offrant un diplôme d’études collégiales. Le cégep de Gaspé hérite de ce programme, encadré par le ministère de l’Éducation et appuyé par l’industrie du tourisme d’aventure au Québec. En 2003, Gaspé reçoit les tout premiers étudiants. Trois ans plus tard, le programme Tourisme d’aventure est toujours contingenté avec 90 élèves qui suivent leurs cours en français ou en anglais.

«On tente de garder l’exclusivité. Si le programme s’offre ailleurs, nous ne pourrons plus remplir nos classes. C’est une question de survie en région. Et ça correspond bien à notre région, qui est un laboratoire», explique Gérard Gagnon, enseignant en tourisme d’aventure.

Les élèves viennent de partout, pour étudier ce tourisme nouveau genre. Des autres régions du Québec, mais également d’Europe. La formation comprend des cours de kayak, de randonnée pédestre, de ski nautique, de déclenchement préventif d’avalanches, de secourisme en région éloignée, mais aussi d’interprétation de la nature. Beaucoup de plein air pour ces jeunes qui doivent, comme tout bon élève, réussir le cours de français et de philosophie. La dizaine d’enseignants, allie expérience en tourisme d’aventure et études universitaires.

Escapade mexicaine

Gérard Gagnon ne pensait pas qu’une rencontre avec une délégation de l’Université technologique de Nayarit (niveau collégial), il y a deux ans, allait s’ouvrir sur une si belle opportunité. «Nous sommes allés à Montréal, montrer, en espagnol, ce que nous offrions, lors d’une rencontre organisée par Cégep International. Les Mexicains nous ont demandé d’aller les rencontrer. En juin 2004, j’étais dans l’État de Nayarit pour évaluer une possible entente».

Un an plus tard, quatre étudiants de Gaspé ont participé à un stage de trois mois au Mexique. La pointe gaspésienne a, quant à elle, accueilli de jeunes Mexicains. Une occasion également pour les enseignants d’améliorer leurs connaissances. «On veut un échange de stagiaires et d’enseignants. Ouvrir le monde pour nos élèves. On veut faire du Mexique une première expérience pour la développer ensuite ailleurs», raconte M. Gagnon.

Le Cégep reçoit sa part de bénéfices. Les deux institutions discutent de la participation gaspésienne dans la formation d’enseignants Mexicains pour que ceux-ci puissent aussi offrir ce programme. «On a fait un diagnostic de leurs besoins. On va former leurs enseignants. Pour le moment, le projet est piloté par le cégep, mais il pourrait être ouvert à l’extérieur. On a les compétences pour gérer ça. Mais, comme on travaille en réseau, on devrait y faire appel. On n’est pas encore à cette étape», dit M. Gagnon.

Les retombées avec le Mexique sont vastes: des élèves à qui l’on ouvre les portes du monde, une expertise qui s’exporte… «On a comme objectif ultime de développer un diplôme international pour que les enseignants et les élèves puissent circuler entre les deux pays. Que le diplôme soit reconnu des deux côtés, parce que les programmes se ressemblent», ajoute l’employé du cégep.

La petite ouverture peut déboucher sur l’infini. Après le Mexique comme laboratoire, l’expérience pourrait se répéter ailleurs, qui bonifierait l’idée du diplôme international. Plus d’offres pour les élèves davantage de débouchés, de la formation d’enseignants un peu partout sur la planète; tout est possible.

Même la région pourrait bénéficier de ces échanges. «Ça va déborder du cadre des deux institutions. On espère que les deux économies se rencontrent. Les retombées, on ne peut pas toutes les connaître. La délégation mexicaine a déjà rencontré notre Chambre de commerce. Une étape à la fois», avance prudemment, M. Gagnon.

Expédition au Chili

L’initiative avec le Chili est toute récente. Après deux missions en sol chilien, les membres du programme gaspésien veulent conclure une autre entente de formation des enseignants là-bas. «On va y aller pour un mois, avec une douzaine d’étudiants à la fois, donner deux cours intensifs. Pour voir comment ça fonctionne dans d’autres pays», dit M. Gagnon. Il explique le choix de ce pays en raison de sa destination d’aventure et d’éco-tourisme réputée, ainsi que par les liens créés par un enseignant dans le cadre de ses études. «Souvent, c’est un concours de circonstances…»

Les retombées sont difficiles à déterminer. Outre la possibilité d’offrir la planète comme lieu de travail pour ces étudiants, avec l’échange culturel que cela implique et l’expertise de ces enseignants pour la formation à l’international. Cette ouverture peut avoir un impact sur l’économie de la région. Une fois les liens tissés, Gaspé sera sur la carte. Des gens de l’extérieur vont venir en échange, le volet touristique de la Gaspésie risque d’en profiter. Par la suite, il n’en tient qu’aux gens en place de saisir l’occasion que leur offre le Cégep.

Autres textes sur Gaspésie

Étudiants étrangers en Gaspésie

Tourisme en Gaspésie et son développement économique

L’avenir des jeunes en Gaspésie

Les régions, une nouvelle vie pour les jeunes marginalisés

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Une murale en l’honneur de Fredy Villanueva

Une murale en l’honneur de Fredy Villanueva

Raymond Viger Dossier: Murale pour Freddy Villanueva

Suite au décès de Freddy Villanueva et des émeutes survenus dans Montréal-Nord, plusieurs membres fréquentant le Café-Graffiti ont été touché par les événements.

Certains demeurent à Montréal-Nord, d’autres demeuraient à Montréal-Nord avant de venir habiter dans Hochelaga-Maisonneuve, plusieurs comptent parmi leur cercle mural_graffiti_arpi_l d’amis des gens de Montréal-Nord. Entre Hochelaga-Maisonneuve et Montréal-Nord, il n’y a aucune muraille de Chine qui empêche les jeunes de circuler. De plus, plusieurs jeunes sont animés par la culture Hip Hop, une culture urbaine et underground qui n’a pas de frontière.

Un artiste du Café-Graffiti, Hérésy est venu me rencontrer. Lui-même immigrant du Chili, a été particulièrement touché par le décès de Freddy Villanueva. Il s’est offert pour réaliser une murale bénévolement. Le Café-Graffiti étant prêt à soutenir financièrement la réalisation de celle-ci.

Avec toute la pression et le deuil que la famille Villanueva traverse, je n’ai pas voulu accabler la famille et les proches de Freddy Villanueva. J’ai profité de l’occasion pour parler avec Christine Black, de l’organisme Escale 13-17 et qui est une des responsables du mouvement communautaire Solidarité Montréal-Nord. Ce regroupement d’organismes communautaires a le mandat de concerter les actions qui seront réalisées à Montréal-Nord.

Solidarité Montréal-Nord a bien apprécié le geste et a endossé la réalisation de cette murale. Cependant, nous ne voulons pas nous limiter à ne faire qu’une murale. Sa réalisation va s’intégrer dans un processus de consultation avec le quartier et la communauté.

Pour cette consultation, un intervenant accompagnera l’artiste pour parler directement avec les citoyens pour trouver le meilleur lieu et la meilleure conception pour que cette murale représente la communauté et ses besoins.

Pour nous mettre à la fine pointe de la technologie, les blogues serviront aussi à la consultation. Les gens concernés par la réalisation de cette murale, c’est-à-dire les citoyens de Montréal-Nord pourront laisser leurs commentaires et leurs réflexions sur le processus qui s’entame. De notre côté, le blogue permettra de donner l’information sur la réflexion en cours et de la rendre publique.

Nous attendons impatiemment vos commentaires sur la réalisation de cette murale pour Montréal-Nord.

Mise à jour, 12 décembre 2009: Finalement, le projet n’a pas eu lieu. Nous attendons encore les autorisations pour ce faire. Il y a parfois une lenteur et une lourdeur dans la démocratie.

Autres textes sur Montréal-Nord

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