Le bénévolat qui tue

Les limites de l’implication bénévole

Le bénévolat, moteur d’action?

Un jeune se suicide. Son père n’accepte pas de voir que des jeunes souffrent et qu’il n’y a pas assez de ressources pour les aider. Il crée une association pour venir en aide aux jeunes. En moins d’une année, épuisé devant le travail que cela représente, il se suicide lui-même. Par respect pour ses proches, je garderai le nom de cet homme sous silence.

Raymond Viger    Dossiers SuicideBénévolat

  • Tuerie à la Polytechnique. La sœur d’une des victimes, Heidi Rathjen, part en croisade pour le contrôle des armes à feu.
  • Pacte de suicide de deux filles, sur une voie ferrée, Rive-Sud de Montréal. La mère, Lise Mondor, crée une fondation pour faire de la prévention dans les écoles.
  • Mélanie Cabay, une petite fille, est enlevée, agressée et retrouvée morte. Sa mère crée la fondation Mélanie Cabay, pour venir en aide aux parents et aux proches d’enlèvements.
  • Le petit Daniel Durocher est tué lors d’une escarmouche entre deux bandes de motards rivales. Jusqu’à ce que la maladie l’emporte prématurément, sa mère tient à bout de bras une fondation pour venir en aide aux victimes des groupes criminalisés…

Des histoires comme celles-là, il y en a plus que l’on pense. Au Québec, le bénévolat aura été longtemps motivé par des convictions religieuses. Pour certains, il est une forme d’autothérapie pour faire le deuil d’un être cher, d’une situation injuste et que nous ne voulons pas voir arriver à d’autres. Pour plusieurs d’entre nous, le bénévolat est une question de survie, une façon de donner un sens à un événement traumatisant, un besoin viscéral de changer le monde dans lequel nous vivons.

À la suite d’une grande dépression qui m’a poussé vers deux tentatives de suicide, j’ai erré dans les rues de Montréal. J’ai tellement erré que je suis devenu travailleur de rue. En 1992, avec le père André Durand, nous étions deux bénévoles au Journal de la Rue à parcourir les rues de la province pour aider les jeunes marginalisés. Nos motivations étaient différentes, mais nous avons réussi à développer une complicité dans notre missionnariat.

Être bénévole, pour certains, ce n’est pas seulement donner du temps. C’est aussi mettre à contribution les équipements que l’on possède. C’est aussi, ponctuellement ou d’une façon permanente, refuser un salaire pour son travail, de façon à s’impliquer encore plus. Dans certains cas, il faut même payer pour faire du bénévolat. Une façon d’aider un jeune et d’aider l’organisme à poursuivre sa mission. Pour d’autres, le bénévolat devient un prétexte pour se rencontrer, échanger, éviter d’être seul à la maison.

Quelques grands bénévoles

Au cours des années, nous avons tenté de vous faire découvrir quelques grands bénévoles du Québec. Louise Gagné qui a participé à la création de plus d’une trentaine d’organisme communautaire. André Paradis de l’Estrie, un jeune bénévole de 76 ans. Laurent Pontbriand du Cap-de-la-Madeleine et sa bonne humeur contagieuse. Éléonore Mainguy, ancienne croupière qui dénonce les abus de Loto-Québec envers les joueurs. Did Tafari Bélizaire, ce joueur compulsif qui a sauté en bas du pont Jacques-Cartier et qui est devenu conférencier dans les écoles en prévention du jeu compulsif. Docteure Christiane Laberge que nous avions proclamé personnalité de l’année.  Jacqueline Blais de Sept-Îles avec la médaille du gouverneur et l’ordre du mérite. Chéli Sauvé-Castonguay,  vidéojockey de Musique Plus. Alain Dubois qui se dévoue corps et âme pour la cause des joueurs compulsifs. Julie Rhéaume à la radio communautaire de Québec. Ou encore les 50 ans d’implication de Louis-Phillipe Tremblay de St-Félicien. Des gens qui méritent qu’on écoute le message qu’ils ont à nous livrer et qu’on les soutienne dans leurs actions.

Le bénévolat est aussi important pour les gens qui le font que pour la société. Trop souvent, des bénévoles se brûlent à vouloir changer le monde. Parce que le changement demande du temps, de la patience, de la persévérance… De l’organisation aussi.

Des bénévoles sont prêts à faire des conférences dans les écoles auprès de jeunes. Il faut avoir une ligne téléphonique, répondre aux informations, trouver l’argent pour le transport, prendre une journée de congé (souvent pas payée) pour se rendre dans l’école… Beaucoup de temps de gestion. En plus, ce n’est pas facile pour un bénévole de dire non, de mettre ses limites.

Prenons le temps de soutenir les bénévoles qui se donnent corps et âme pour une société meilleure, de les aider à éviter le burnout, de définir avec eux les limites qu’ils doivent s’imposer. Reconnaissons le travail qu’ils font auprès des jeunes. Merci à vous tous pour votre engagement. Merci pour votre générosité.

C’est en informant et en sensibilisant les jeunes que nous allons réussir à changer le monde, à bâtir une société plus humaine, plus juste et plus équilibrée.

Autres textes sur le Bénévolat

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Docteure Christiane Laberge, personnalité de l’année

Portrait du Docteur Christiane Laberge

Médecin dans ses temps libres

Christiane Laberge compare le système de santé à un pâté chinois, s’insurge que la population québécoise connaisse davantage les noms des joueurs des Canadiens que ceux des médicaments qu’elle consomme. Docteur Laberge porte tour à tour les chapeaux de médecin de famille, chroniqueuse à l’émission du matin de Paul Arcand, conférencière, formatrice et mère. Avec tous ces symptômes, Reflet de Société n’a eu d’autre choix que de poser son diagnostic: nul doute, Docteur Laberge est la personnalité de l’année 2010.

Valérie R. Carbonneau    Dossiers Communautaire, Personnalité de l’année

christiane-laberge-docteure-personnalite-de-l-anneeLes journées du Docteur Laberge sont programmées au quart de tour: debout à 5 h 30 pour  préparer son intervention dans la revue de presse au 98,5 FM, Christiane Laberge revisite son lit que vers 22 h, avec, entre les deux, à peine quelques minutes pour souffler. Fan finie de Grey’s Anatomy, Christiane Laberge se détend en regardant travailler «ses collègues américains» au petit écran avant de sombrer dans les bras de Morphée. Mais entre l’écriture de sa chronique hebdomadaire et un examen au stéthoscope, docteur Laberge a trouvé le temps de nous prescrire une bonne dose de lucidité.

Une journée avec Christiane Laberge

Au quotidien, le travail de Christiane Laberge ne ressemble cependant en rien à celui dépeint dans sa série américaine préférée. Docteur Laberge partage son temps entre son bureau en médecine familiale et le CLSC de Dorval-Lachine, où elle a contribué à mettre sur pied un programme de gestion intégrée sur le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) dans cinq écoles primaires et une secondaire.

docteure-christiane-laberge-doc Plongée dans le bain de la pédiatrie dès ses premières expériences en internat, Docteur Laberge nage maintenant dans cette spécialité comme un petit poisson. C’est d’ailleurs en compagnie de son propre médecin de famille que Christiane Laberge a appris les rudiments du métier. «Celui-là même qui a vu mes fesses en me mettant au monde», blague celle qui avait à l’époque à peine 24 ans. Malgré son jeune âge, docteur Laberge accumulait les mandats; en plus de son apprentissage avec le médecin qui l’a vue grandir, on pouvait la trouver 16 heures par semaine aux urgences pédiatriques de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et le mardi, au Cégep Maisonneuve en santé scolaire.

Les passions du Docteur Laberge

Qu’est-ce qui peut bien animer cette hyperactive? «Donner au suivant», répond Docteur Laberge sans hésiter. «J’ai toujours enseigné à mes patients à la fois leurs maladies et la façon de se prendre en main», cite docteur Laberge comme exemple. Christiane Laberge a aussi la sagesse de ne pas tenter de se battre contre des moulins à vent. «J’accepte ce que je ne peux pas changer», dit-elle humblement, même si elle admet toujours trouver difficile de refuser de nouveaux clients.

Christiane Laberge se réjouit cependant de voir des familles qui avec l’encadrement et la persévérance avancent et s’en sortent. «J’ai bien hâte de commencer à assister à la remise des diplômes de cinquième secondaire des enfants que nous suivons en clinique TDAH!», affirme celle qui devra par ailleurs bientôt assister à la collation des grades de sa propre fille de 22 ans. Sa descendante a d’ailleurs choisi un domaine connexe à celui de sa mère : l’orthophonie.

Christiane Laberge et la bureaucratie

En grattant un peu, on lui découvre enfin une bête noire : la bureaucratie. Ainsi, elle ne compte par les heures travaillées et tant pis si les consultations dépassent le temps prévu. Sa famille et ses amis bénéficient également des précieux conseils de la docteure. «Je pense qu’on peut sortir la fille de la médecine, mais jamais la médecine de la fille. Ce n’est pas une vocation de 9 à 5!», s’exclame-t-elle.

docteure-christiane-laberge Le monde des communications s’est présenté par hasard dans sa vie. Toujours motivée par le désir d’apprendre, elle a relevé ce nouveau défi sans hésiter. «Depuis le temps que j’expliquais aux gens toutes sortes de concepts!», affirme-t-elle, ajoutant que la seule différence est l’auditoire. Nullement intimidée, elle confie avoir l’impression de s’adresser qu’à un ou deux «patients». La langue de bois et le politiquement correct sont des concepts qu’elle ignore soigneusement. «Il n’y a rien de plus important que le message», renchérit celle qui ne ménage pas les exemples pour être certaine d’être comprise.

D’ailleurs, pour elle, il est inconcevable que la population connaisse par cœur les noms des joueurs des Canadiens de Montréal comme Kostitsyn et de Koïvu, mais qu’elle ignore presque tout de ce qui concerne sa santé et du système qui s’en occupe. «Quand on demande aux gens le nom des médicaments qu’ils prennent, moins de 5% sont au courant», illustre-t-elle, découragée. «Les gens devront être plus responsables», tranche docteure Laberge.

Les souvenirs du Docteur Laberge

Elle raconte son pire souvenir, lorsqu’elle a réanimé un enfant de deux ans, noyé par sa mère à qui le psychiatre avait donné congé sachant qu’elle avait des idées meurtrières. «Et le patient suivant qui t’engueule, car il attend dans la cabine depuis plus d’une heure et veut faire voir son enfant de huit ans à 23 h pour des poux», se rappelle-t-elle, toujours amère. Selon elle, l’on devrait mettre en place un système de «débreffages» du même type que celui qui existe chez les policiers où les gens doivent décrire les raisons pour lesquelles ils sont à l’urgence pour que les responsables puissent les «trier» à l’entrée.

Critique, elle compare le système de santé à un pâté chinois où la viande – les travailleurs sur le terrain – de moins en moins nombreux au détriment des patates pilées – les gérants de programme – qui prennent de plus en plus de place. «Et c’est la croûte de parmesan qui coûte cher et qui décide des avenues sans vision et sans application concrète» conclut-elle, réaliste.

Heureusement cependant que des médecins comme elle existent, pour mettre un peu de ketchup à ce plat qu’est le système de santé et qui devient de plus en plus incomestible.

Autres textes sur Personnalité de l’année

Docteure Christiane Laberge, personnalité de l’année

Remerciements d’Alain Dubois, personnalité de l’année 2008

Les personnalités du web québécois

Personnalité de l’année 2008: Alain Dubois

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Docteure Christiane Laberge, personnalité de l’année

Personnalité de l’année

Docteure Christiane Laberge

Raymond Viger  Dossiers Bénévolat, Communautaire, Personnalité de l’année.

docteure-christiane-laberge Pour une 4e année, Reflet de Société veut souligner le travail assidu d’une personnalité. Des gens qui donnent un sens à la démocratie et à la justice, au bien-être de notre société. Des gens qui sont des exemples pour tous.

Anne Panasuk, Radio-Canada

En 2007, nous avions sélectionné Anne Panasuk comme personnalité de l’année. Son acharnement dans son travail dans des dossiers tels que le reportage sur les appareils de loterie-vidéo à Shefferville avait attiré notre attention. Même si Mme Panasuk est journaliste pour Radio-Canada, Loto-Québec lui avait mis plusieurs bâtons dans les roues pour l’empêcher de terminer son travail. La pertinence de son reportage aura créé des changements sociaux importants et aura fait reculer Loto-Québec.

Carole Beaulieu, L’actualité

En 2008, c’est Carole Beaulieu, rédactrice en chef du magazine L’actualité qui a mérité le titre de personnalité de l’année de Reflet de Société. Mme Beaulieu, malgré son horaire très chargé avec L’actualité, est toujours prête à s’impliquer lors d’ateliers et de conférences auprès de jeunes journalistes.

Anne Panasuk Son ouverture d’esprit pour aider et soutenir tout journaliste qui lui demande son aide, sa capacité de nommer  et de montrer clairement les manquements aux règles d’éthique journalistiques ont fait de Mme Beaulieu un excellent exemple de rigueur journalistique. Quand Mme Beaulieu prend la parole devant les journalistes, et elle l’a encore bien démontré au congrès 2007 des journalistes, ceux-ci écoutent.

Alain Dubois et le jeu compulsif

En 2009, Reflet de Société a voulu souligner le travail de moine d’Alain Dubois. M. Dubois s’est impliqué bénévolement pour soutenir les joueurs compulsifs au Québec: création et participation sur plusieurs sites Internet sur le jeu compulsif, conférences, son cellulaire toujours ouvert pour répondre aux différents besoins d’informations des journalistes…

alain Son travail se fait à toute heure du jour et de la nuit. Il s’est impliqué dans le recours collectif Brochu contre Loto-Québec, au point de recevoir une injonction de non publication comme blogueur! Il a mérité, sans contredit, son titre.

Docteure Christiane Laberge

Christiane Laberge compare le système de santé à un pâté chinois, s’insurge que la population québécoise connaisse davantage les noms des joueurs des Canadiens que ceux des médicaments qu’elle consomme. Elle porte tour à tour les chapeaux de médecin de famille, chroniqueuse à l’émission du matin de Paul Arcand, conférencière, formatrice et mère. Avec tous ces symptômes, Reflet de Société n’a eu d’autre choix que de poser son diagnostic: nul doute, elle est la personnalité de l’année 2010.

Ses journées sont programmées au quart de tour: debout à 5 h 30 pour  préparer son intervention dans la revue de presse au 98,5 FM, elle revisite son lit que vers 22 h, avec, entre les deux, à peine quelques minutes pour souffler. Fan finie de Grey’s Anatomy, elle se détend en regardant travailler «ses collègues américains» au petit écran avant de sombrer dans les bras de Morphée. Mais entre l’écriture de sa chronique hebdomadaire et un examen au stéthoscope, docteur Laberge a trouvé le temps de nous prescrire une bonne dose de lucidité.

Un médecin dans les écoles

Au quotidien, le travail de Christiane Laberge ne ressemble cependant en rien à celui dépeint dans sa série américaine préférée. Elle partage son temps entre son bureau en médecine familiale et le CLSC de Dorval-Lachine, où elle a contribué à mettre sur pied un programme de gestion intégrée sur le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) dans cinq écoles primaires et une secondaire.

Plongée dans le bain de la pédiatrie dès ses premières expériences en internat, elle nage maintenant dans cette spécialité comme un petit poisson. C’est d’ailleurs en compagnie de son propre médecin de famille qu’elle a appris les rudiments du métier. «Celui-là même qui a vu mes fesses en me mettant au monde», blague celle qui avait à l’époque à peine 24 ans. Malgré son jeune âge, la docteure accumulait les mandats; en plus de son apprentissage avec le médecin qui l’a vue grandir, on pouvait la trouver 16 heures par semaine aux urgences pédiatriques de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et le mardi, au Cégep Maisonneuve en santé scolaire.

Donner au suivant

Qu’est-ce qui peut bien animer cette hyperactive? «Donner au suivant», répond-elle sans hésiter. «J’ai toujours enseigné à mes patients à la fois leurs maladies et la façon de se prendre en main», cite docteur Laberge comme exemple. Elle a aussi la sagesse de ne pas tenter de se battre contre des moulins à vent. «J’accepte ce que je ne peux pas changer», dit-elle humblement, même si elle admet toujours trouver difficile de refuser de nouveaux clients.

Elle se réjouit cependant de voir des familles qui avec l’encadrement et la persévérance avancent et s’en sortent. «J’ai bien hâte de commencer à assister à la remise des diplômes de cinquième secondaire des enfants que nous suivons en clinique TDAH!», affirme celle qui devra par ailleurs bientôt assister à la collation des grades de sa propre fille de 22 ans. Sa descendante a d’ailleurs choisi un domaine connexe à celui de sa mère : l’orthophonie.

Médecine et bureaucratie

En grattant un peu, on lui découvre enfin une bête noire : la bureaucratie. Ainsi, elle ne compte par les heures travaillées et tant pis si les consultations dépassent le temps prévu. Sa famille et ses amis bénéficient également des précieux conseils de la docteure. «Je pense qu’on peut sortir la fille de la médecine, mais jamais la médecine de la fille. Ce n’est pas une vocation de 9 à 5!», s’exclame-t-elle.

Le monde des communications s’est présenté par hasard dans sa vie. Toujours motivée par le désir d’apprendre, elle a relevé ce nouveau défi sans hésiter. «Depuis le temps que j’expliquais aux gens toutes sortes de concepts!», affirme-t-elle, ajoutant que la seule différence est l’auditoire. Nullement intimidée, elle confie avoir l’impression de s’adresser qu’a un ou deux «patients». La langue de bois et le politiquement correct sont des concepts qu’elle ignore soigneusement. «Il n’y a rien de plus important que le message», renchérit celle qui ne ménage pas les exemples pour être certaine d’être comprise.

D’ailleurs, pour elle, il est inconcevable que la population connaisse par cœur les noms des joueurs des Canadiens de Montréal comme Kostitsyn et de Koïvu, mais qu’elle ignore presque tout de ce qui concerne sa santé et du système qui s’en occupe. «Quand on demande aux gens le nom des médicaments qu’ils prennent, moins de 5% sont au courant», illustre-t-elle, découragée. «Les gens devront être plus responsables», tranche docteure Laberge.

Elle raconte son pire souvenir, lorsqu’elle a réanimé un enfant de deux ans, noyé par sa mère à qui le psychiatre avait donné congé sachant qu’elle avait des idées meurtrières. «Et le patient suivant qui t’engueule, car il attend dans la cabine depuis plus d’une heure et veut faire voir son enfant de huit ans à 23 h pour des poux», se rappelle-t-elle, toujours amère. Selon elle, l’on devrait mettre en place un système de «débreffages» du même type que celui qui existe chez les policiers où les gens doivent décrire les raisons pour lesquelles ils sont à l’urgence pour que les responsables puissent les «trier» à l’entrée.

Le système de santé, un pâté chinois

Critique, elle compare le système de santé à un pâté chinois où la viande – les travailleurs sur le terrain – de moins en moins nombreux au détriment des patates pilées – les gérants de programme – qui prennent de plus en plus de place. «Et c’est la croûte de parmesan qui coûte cher et qui décide des avenues sans vision et sans application concrète» conclut-elle, réaliste.

Heureusement cependant que des médecins comme elle existent, pour mettre un peu de ketchup à ce plat qu’est le système de santé et qui devient de plus en plus incomestible.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Personnalité de l’année 2008: Alain Dubois

Personnalité de l’année 2008: Alain Dubois

Raymond Viger

alain-journal2 Pour la 3e année, le magazine Reflet de Société présente une personnalité qui a su être socialement significative.

Les finalistes pour la Personnalité de l’année 2008 vous avait été présenté le 10 janvier dernier.

Le choix a été très difficile à faire. Nous voulons souligner l’excellent travail de chacun des finalistes, Michelle Blanc, Alain Dubois, Christiane Laberge et Claude Poirier.

Pour l’année 2008, notre choix s’est arrêté sur M. Alain Dubois. Nous avons décidé de présenter la Personnalité de l’année le 14 février, jour de la St-Valentin. Une façon originale de dire à M. Dubois que nous l’aimons et appréçions le magnifique travail qu’il a réalisé.

Rappelons que M. Dubois s’est investi dans sites de prévention sur les dépendances. Il a aussi soutenu et fait connaître des conférenciers pertinents sur les thèmes sociaux tels que Éléonore Mainguy, Did Tafari Bélizaire. Toujours volontaires et disponibles pour répondre sans relâche aux médias qui l’ont sollicité dans les grands débats sociaux, M. Dubois s’est impliqué dans le recours collectif des joueurs compulsifs contre Loto-Québec et fait parti des militants contre le projet de déménagement du Casino de Montréal ainsi que, plus récemment, le projet de transformation des installations de courses de chevaux Blue Bonnets en complexe de jeu. Rappelons-nous aussi que c’est le travail de M. Alain Dubois pour informer les citoyens sur le recours collectif des joueurs compulsifs contre Loto-Québec qui avait valu à M. Dubois une ordonnance de non publication de ces informations sur son blogue.

Félicitations M. Dubois pour votre magnifique travail et profiter de cette journée de St-Valentin avec votre famille.

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Personnalité de l’année 2008: Alain Dubois

Raymond Viger

alain-journal2 Pour la 3e année, le magazine Reflet de Société présente une personnalité qui a su être socialement significative.

Les finalistes pour la Personnalité de l’année 2008 vous avait été présenté le 10 janvier dernier.

Le choix a été très difficile à faire. Nous voulons souligner l’excellent travail de chacun des finalistes, Michelle Blanc, Alain Dubois, Christiane Laberge et Claude Poirier.

Pour l’année 2008, notre choix s’est arrêté sur M. Alain Dubois. Nous avons décidé de présenter la Personnalité de l’année le 14 février, jour de la St-Valentin. Une façon originale de dire à M. Dubois que nous l’aimons et appréçions le magnifique travail qu’il a réalisé.

Rappelons que M. Dubois s’est investi dans sites de prévention sur les dépendances. Il a aussi soutenu et fait connaître des conférenciers pertinents sur les thèmes sociaux tels que Éléonore Mainguy, Did Tafari Bélizaire. Toujours volontaires et disponibles pour répondre sans relâche aux médias qui l’ont sollicité dans les grands débats sociaux, M. Dubois s’est impliqué dans le recours collectif des joueurs compulsifs contre Loto-Québec et fait parti des militants contre le projet de déménagement du Casino de Montréal ainsi que, plus récemment, le projet de transformation des installations de courses de chevaux Blue Bonnets en complexe de jeu. Rappelons-nous aussi que c’est le travail de M. Alain Dubois pour informer les citoyens sur le recours collectif des joueurs compulsifs contre Loto-Québec qui avait valu à M. Dubois une ordonnance de non publication de ces informations sur son blogue.

Félicitations M. Dubois pour votre magnifique travail et profiter de cette journée de St-Valentin avec votre famille.

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la-personnalite-de-l-annee-2008/

La personnalité de l’année 2008

Raymond Viger               Dossier Michelle Blanc.

Le début de l’année marque la saison des résolutions, rétrospectives et faits saillants de l’année. Pour Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, c’est aussi la période de mise en candidature pour la personnalité de l’année, la personne qui, par son travail et ses implications, a su marquer socialement le Québec et être significatif pour les citoyens?

Anne Panasuk, Radio-Canada

En 2006, nous avions souligné le travail de Anne Panasuk, journaliste à Radio-Canada. La qualité des reportages de Anne Panasuk, mais surtout l’impact de ceux-ci sur notre société méritait à Anne Panasuk le titre de personnalité de l’année 2006.

Carole Beaulieu, L’actualité

En 2007, Carole Beaulieu, rédactrice en chef du magazine L’actualité, avait été notre personnalité de l’année. L’implication de Carole Beaulieu lors d’ateliers et de conférences auprès des journalistes, son ouverture d’esprit à aider et soutenir tout journaliste qui lui demande son aide, sa capacité de nommer  et de montrer clairement les manquements aux règles d’éthique journalistiques ne sont que quelques unes des qualités de Carole Beaulieu qui lui ont méritées le titre de personnalité de l’année 2007. Quand Carole Beaulieu prend la parole devant les journalistes, ceux-ci écoutent. Carole Beaulieu est un excellent exemple de rigueur journalistique.

Les finalistes pour la personnalité de l’année 2008

Michelle Blanc

Michelle Blanc est consultante en Web-Marketing et influente dans son milieu. Lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, Michelle Blanc a profité de la présence de Pauline Marois pour parler de l’importance des blogues dans la démocratie d’un pays. La présence de Michelle Blanc à l’émission de Guy A. Lepage risque de changer la relation entre les politiciens et les citoyens, favorisant une démocratie plus accessible.

Alain Dubois

Alais Dubois est intervenant en prévention de l’alcoolisme, de la toxicomanie et du jeu compulsif. Malgré les pressions de son employeur et de son syndicat, Alain Dubois s’est impliqué dans la prévention du jeu compulsif et participe au recours collectif Brochu contre Loto-Québec pour permettre aux joueurs compulsifs de se faire rembourser les frais de traitement contre le jeu compulsif.

Docteure Christiane Laberge

Médecin, animatrice et vulgarisatrice en matière de santé personnelle, Christiane Laberge utilise plusieurs plate-forme médiatique pour informer et sensibiliser les Québécois à mieux prendre soin d’eux. Christiane Laberge a une chronique santé à l’émission Puisqu’il faut se lever avec Paul Arcand au 98,5 FM.

Claude Poirier

Claude Poirier est président et chef de la direction des services funéraires Magnus Poirier. Claude Poirier s’implique dans différentes fondations et actions sociales, notamment Réseau-ado en prévention du suicide. L’implication bénévole de Claude Poirier dans ces différents mouvements sont presqu’un travail à temps plein, supplémentaire à son travail de chef d’entreprise.

Nomination de la personnalité de l’année 2008

Je profite de l’occasion pour féliciter les 4 finalistes pour la personnalité de l’année 2008. La nomination finale aura lieu samedi le 31 janvier prochain. D’ici là, vous pouvez nous laisser vos commentaires et votre opinion sur nos 4 finalistes 2008.

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La personnalité de l’année 2008

La personnalité de l’année 2008

Raymond Viger   Dossier Michelle Blanc.

Le début de l’année marque la saison des résolutions, rétrospectives et faits saillants de l’année. Pour Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, c’est aussi la période de mise en candidature pour la personnalité de l’année, la personne qui, par son travail et ses implications, a su marquer socialement le Québec et être significatif pour les citoyens?

Anne Panasuk, Radio-Canada

En 2006, nous avions souligné le travail de Anne Panasuk, journaliste à Radio-Canada. La qualité des reportages de Anne Panasuk, mais surtout l’impact de ceux-ci sur notre société méritait à Anne Panasuk le titre de personnalité de l’année 2006.

Carole Beaulieu, L’actualité

En 2007, Carole Beaulieu, rédactrice en chef du magazine L’actualité, avait été notre personnalité de l’année. L’implication de Carole Beaulieu lors d’ateliers et de conférences auprès des journalistes, son ouverture d’esprit à aider et soutenir tout journaliste qui lui demande son aide, sa capacité de nommer  et de montrer clairement les manquements aux règles d’éthique journalistiques ne sont que quelques unes des qualités de Carole Beaulieu qui lui ont méritées le titre de personnalité de l’année 2007. Quand Carole Beaulieu prend la parole devant les journalistes, ceux-ci écoutent. Carole Beaulieu est un excellent exemple de rigueur journalistique.

Les finalistes pour la personnalité de l’année 2008

Michelle Blanc

Michelle Blanc est consultante en Web-Marketing et influente dans son milieu. Lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, Michelle Blanc a profité de la présence de Pauline Marois pour parler de l’importance des blogues dans la démocratie d’un pays. La présence de Michelle Blanc à l’émission de Guy A. Lepage risque de changer la relation entre les politiciens et les citoyens, favorisant une démocratie plus accessible.

Alain Dubois

Alais Dubois est intervenant en prévention de l’alcoolisme, de la toxicomanie et du jeu compulsif. Malgré les pressions de son employeur et de son syndicat, Alain Dubois s’est impliqué dans la prévention du jeu compulsif et participe au recours collectif Brochu contre Loto-Québec pour permettre aux joueurs compulsifs de se faire rembourser les frais de traitement contre le jeu compulsif.

Docteure Christiane Laberge

Médecin, animatrice et vulgarisatrice en matière de santé personnelle, Christiane Laberge utilise plusieurs plate-forme médiatique pour informer et sensibiliser les Québécois à mieux prendre soin d’eux. Christiane Laberge a une chronique santé à l’émission Puisqu’il faut se lever avec Paul Arcand au 98,5 FM.

Claude Poirier

Claude Poirier est président et chef de la direction des services funéraires Magnus Poirier. Claude Poirier s’implique dans différentes fondations et actions sociales, notamment Réseau-ado en prévention du suicide. L’implication bénévole de Claude Poirier dans ces différents mouvements sont presqu’un travail à temps plein, supplémentaire à son travail de chef d’entreprise.

Nomination de la personnalité de l’année 2008

Je profite de l’occasion pour féliciter les 4 finalistes pour la personnalité de l’année 2008. La nomination finale aura lieu samedi le 31 janvier prochain. D’ici là, vous pouvez nous laisser vos commentaires et votre opinion sur nos 4 finalistes 2008.

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