On n’oublie rien, un livre de Serge Côté

Premier livre de Serge Côté

On n’oublie rien

Le chanteur québécois Serge Côté vient de publier son premier livre. Avec On n’oublie rien, l’homme de 55 ans observe son parcours, pour nous faire partager son expérience de la persévérance et de la résolution.

Delphine Caubet. Dossier Culture 

Serge Côté livre cirque du soleil dragone art cultureSerge Côté signe son premier livre. Sur la couverture apparaît la mention «roman». C’est pourtant son autobiographie qu’il nous offre. Dans ces quelques centaines de pages, il y retrace son parcours professionnel. De ses débuts dans la chanson, avec les encouragements de sa mère, «la Madeleine», jusqu’aux différentes rencontres qui ont sculpté sa vie.

La passion du «Jacques»

Selon lui, Henri Salvador a été la rencontre la plus surprenante. Lorsque «Monsieur Henri» (comme il l’appelle dans le livre) vient à Montréal, Serge Côté travaille pour le Cirque du Soleil. Il est chargé de lui faire visiter la structure et de lui présenter les artistes. Pendant cette visite, le chanteur français lui parle de Jacques Brel. Et du personnage «hors du commun» qu’il était.

livre Serge Côté cirque du soleil dragoneC’est cette rencontre qui pousse Serge Côté à se renseigner davantage sur l’homme et tout ce qu’il a accompli. Le Québécois a 6 ans de plus que Brel à son décès. Lorsqu’il parle de lui, une admiration se dégage pour le Belge. «C’est fabuleux de voir des personnages se consumer d’amour à tel point.» Il a une admiration pour ses chansons, mais aussi pour son mode de vie. Car, Brel refusa toujours de devenir adulte et de se prendre au sérieux. Une philosophie que Serge Côté tâche de mettre en œuvre.

Pour le Québécois, cette passion du «Jacques» a été progressive, mais déterminante. Brel est omniprésent dans le livre. Chaque chapitre porte le titre d’une de ses chansons, et est associé à une personne qui a marqué sa vie. Notamment «la Madeleine», sa mère, qui n’a cessé de l’encourager.

Dans le livre, il assimile littéralement le Belge. Serge y retrace les périodes les plus difficiles de sa propre vie. Mais toujours avec humour et l’aide de Brel, il prend les choses avec philosophie. Au fil des pages, on retrouve les paroles du «Jacques» qui s’intègrent parfaitement au récit. Au point que par moment, leur style est à s’y méprendre.

Le complexe de l’autodidacte

Au fil du récit, on comprend que Serge Côté a mené sa vie telle qu’il l’entendait. Le complexe de l’autodidacte selon lui. Mais il ne «regrette absolument rien». Même si certaines décisions ont été plus difficiles que d’autres à «digérer».

Notamment sa démission du Cirque du Soleil pour reprendre sa carrière musicale. Cette nouvelle tentative se solda par un insuccès, et il traversa l’un des plus grands passages à vide de sa carrière. Il en parle notamment comme d’une période où il vivait de l’aide sociale.

Dans ce roman, il veut offrir une réflexion sur le thème de l’échec et de la détermination. Il qualifie lui-même sa carrière musicale «d’échec» d’un point de vue commercial, puisqu’il n’a pu en vivre. Et c’est ce regard sur le passé qui lui permet d’être en paix. C’est peut-être ça, la persévérance: savoir accepter les conséquences de ses décisions. Mais avant d’en arriver là, il avait tout tenté, tout essayé pour suivre ses rêves et faire de la chanson.

Sa philosophie de vie

Serge Côté voit un roman en chaque personne. Et chaque rencontre peut mener à des choses insoupçonnées. Si ce premier roman est sous forme autobiographique («bien que légèrement altéré par les souvenirs et les émotions»), c’est parce qu’il faut écrire sur ce que l’on connaît, selon lui. Et dans ces pages, il rend hommage à chaque rencontre qui a sculpté sa vie.

Cette philosophie, il essaye de la transmettre à ses proches. Car pour lui, la vie est faite de surprises. «On prend des chemins et l’on n’arrive pas là où l’on veut.» Par le passé, chacun de ses projets est dû à une rencontre, comme «Monsieur Henri» qui lui inspira ce livre. Mais aussi, à ses débuts, avec son ami le «grand Serge», avec qui il se produisit à la Ruche. Le journal le Droit, à Ottawa, leur consacra une critique élogieuse à propos de leur «antishow». Il avait la vingtaine et déjà l’envie d’aller à contre-courant.

Ce livre, il a pu l’écrire, car il est en paix avec lui-même. Or, il voudrait aussi l’adresser aux jeunes. Car la beauté de la jeunesse, «c’est de reconnaître que d’autres sont passés avant, mais de décider de faire les choses autrement». Avec ce premier livre, il veut partager son expérience. Mais Serge Côté voudrait surtout faire découvrir aux jeunes «ces artistes d’avant».

En ce moment, il tente d’intéresser les éditions Jacques Brel à faire paraître une version numérique de son livre. La beauté de cette nouvelle édition serait l’intégration de tous les artistes qui jalonnent les pages. En cliquant sur une chanson de Brel, par exemple, le lecteur pourrait l’écouter et peut-être découvrir ce monument de la chanson française.

Projets à venir

Pour l’avenir, il a de nombreux projets. Notamment un livre, qui sera sous forme de fiction, mais toujours philosophique. Serge y travaille. Il peut déjà nous révéler son titre: Un. Un titre énigmatique, pour un homme aux multiples facettes.

La persévérance est ce qui le caractérise le mieux. Si Serge Côté parle d’échec et de résilience dans son livre, le lecteur n’y voit que courage et obstination. Une autre leçon de vie.

Mais le grand projet du Québécois est d’écrire LA chanson. Une qui touchera, bouleversera et restera dans les cœurs. Peu importe si cela lui prend 20 ans ou 30 ans. Puisque selon lui, la vie est en avant.

Vous pouvez trouver son livre (en version numérique simple) au lien suivant: www.miroirsauvage.com 

Serge Côté

Serge Côté est un chanteur-compositeur-interprète québécois. Né en 1957, il donne son premier concert à l’âge de 15 ans à la Maison de la Haute et Basse-Côte-Nord à Sillery (Québec).

Il écrit ses chansons et occasionnellement en compose la musique. Serge Côté joue principalement du piano, mais aussi de l’accordéon et du ukulélé.

Parmi ses chansons les plus connues se trouve «L’amour et la cage», interprétée par Claude Dubois qui en signa la musique (album Mémoire d’adolescent, 1993). Son spectacle le plus populaire est Boulevard du crime, avec sa partenaire de l’époque, Michelle Scott. Ensemble, ils produisirent plus de 250 représentations entre 1984 et 1986.

Après avoir travaillé 13 ans au Cirque du Soleil à la découverte de nouveaux talents, il est aujourd’hui directeur de distribution (casting) pour Franco Dragone. Une société qui produit des spectacles à travers le monde.

Autres textes sur Humour

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$. Disponible en anglais Love in 3 D.

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Autres livres pouvant vous intéresser:

L’amour en 3 dimensions. l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle. Version anglophone LOVE in 3D

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Rencontre avec le clown Dézo

Pour se souvenir des fêtes de quartier

Dézo, un précurseur des arts de la rue à Montréal, était en fin de vie lorsque nous l’avons rencontré en septembre dernier, mais il ne souhaitait pas qu’on en fasse un mélodrame. Il est décédé trois semaines plus tard, le 1er octobre. Hommage à un artiste. Et à travers lui, à tous ceux qui ont contribué aux fêtes de quartier, à l’origine des arts de la rue.

Normand Charest        Dossier CultureCirque du Soleil

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Naissance de Dézo

«Je suis né à côté de la traque, à Trois-Rivières en 1946, et je suis resté à côté de la traque. C’est le propre d’un artiste de ne pas rallier les rangs. Dans le clown, il y a aussi de cela: une contestation sociale.»

Après ses études, Jean-Pierre Desaulniers s’installe à Vancouver. Il travaille à la radio de Radio-Canada, dans un studio minuscule. «Je faisais une émission d’affaires publiques, mais j’ai réalisé que je n’étais pas qualifié pour parler d’économie. J’ai laissé l’emploi.»

Une copine fait partie d’un groupe nommé «Circus Minimus», une parodie de cirque qui fait des spectacles pour les enfants dans les parcs. «Ils me demandent de me joindre à eux comme chauffeur. Puis un jour, de remplacer une fille absente. Après le numéro, on me dit que j’ai été bon, alors je continue. Dans le ferry qui me mène de Victoria à Vancouver, je comprends que je viens de trouver ce que je voulais faire.

«Je reprends ma vieille trompette et j’apprends par moi-même comment jouer devant les foules. Le personnage Dézo est en train de naître. Et on le verra toujours avec un instrument de musique: la trompette, le violon, l’accordéon…»

Carré Saint-Louis: Miron, Godin, Jutra

clown dezo jean-pierre desaulniers fête de rue cirque«J’ai rencontré le poète Gaston Miron qui m’a présenté à Gérald Godin, un autre poète alors ministre. C’était en 1985, autour du Carré Saint-Louis. Godin m’a remis plus tard une bourse, puisée dans son budget discrétionnaire de ministre. J’étais à ses funérailles. Selon ses désirs, une fanfare portugaise suivait le cortège, et une fanfare des fêtes de quartier le précédait, avec des gens comme François Gourd (clown, cinéaste, politicien du très surréaliste parti Rhinocéros).»

«J’ai travaillé avec Claude Jutra sur le film Un petit bonhomme de chemin, qui n’a pas été terminé. C’était sur les amuseurs publics et on filmait au Carré Saint-Louis. En cours de route, le projet s’est transformé en une série de courts métrages. Mais la chicane a pris et le ou les films ne se sont jamais rendus au montage. Ç’a beaucoup attristé Jutra.»

Avant le Cirque du Soleil et Juste pour rire

clown dezo jean-pierre desaulniers cirque art rue fête foraineÀ l’époque, Dézo voyage beaucoup. Il fait partie d’un réseau d’amuseurs qui s’activent dans les rues, dans les fêtes de quartier, dix ans avant la naissance du Cirque du Soleil. Cela le déçoit qu’on ait oublié tous ces précurseurs: Chocolat (Rodrigue Tremblay), Chatouille (Sonia Côté) et les autres.

«Au début des années 1980, Guy Laliberté me demande de participer à des spectacles à Baie-Saint-Paul.» Mais Dézo conservera toujours sa liberté, et lorsqu’il travaillera avec le Cirque du Soleil, ce sera d’une façon autonome.

En 1984, Dézo est invité au Printemps de Bourges, en France, un grand festival avec des noms comme Francis Cabrel et Renaud. La même année, il participe à l’événement «Québec 84» à Saint-Malo. Puis à Rennes, il dit non à Rozon qui veut l’embarquer dans «La grande rencontre», avant la naissance de «Juste pour rire». «Dézo, c’est un petit clown tout en douceur, il n’est pas à sa place dans les grands spectacles.»sera toujours de manière indépendante. «Laliberté, c’est un petit gars comme les autres, comme tous nous autres. Ce n’est pas lui qui a tout inventé.»

Reconnaissance : on oublie trop vite

En 1988, il reçoit l’Ordre de la Fleur des organisateurs du 21e Festival d’été de Québec: «Le Festival», pouvait-on lire dans le communiqué de presse, «s’est toujours fait l’ardent défenseur des artistes de la rue qui, chaque été, transforment Québec en un théâtre de rêve où les rires se mêlent à l’étonnement. Dézo, figure de proue des arts de la rue à Québec a participé fidèlement pendant de nombreuses années à donner une âme vibrante au Festival» (Paulette Dufour).

Il est touché par le fait que l’on reconnaisse ainsi, pour une première fois, l’art du clown. Et doublement par le fait qu’on ait remis cette même récompense à Félix Leclerc, l’année précédente.

En 2002, à Rennes, il reçoit aussi une médaille pour sa contribution aux arts de la rue. Voici ce qu’écrivait un journal local à ce propos, sous le titre «Vingt ans après»: «Les fidèles des Tombées de la nuit se souviennent sans doute du clown Dézo, qui avait marqué de sa présence les premières éditions du festival, dans les années quatre-vingt. Le public rennais avait été conquis par cet artiste québécois… qui avait de son côté gardé une certaine tendresse pour la capitale bretonne. Dézo est venu récemment faire le marathon de Paris. Edmond Hervé a tenu à profiter de son passage en France, pour l’accueillir à l’hôtel de ville.»

Ces reconnaissances font plaisir, mais on oublie trop facilement les fêtes de quartier de l’époque, pense-t-il, les amuseurs qui étaient là avant les grands événements commerciaux, comme ceux du Cirque du Soleil ou de Juste pour rire. On demeure sans cesse dans la nouveauté, et il ne reste plus de place pour ce qui était là avant.

Se changer soi-même, sans attendre

«Je lis Edgar Morin. À 92 ans, il écrit comme un jeune. Il nous dit : changez les choses, mais changez-vous vous-mêmes en premier, et tout de suite. N’allez plus au MacDo, ne jetez plus vos papiers dans les rues.»

«Pour moi, l’engagement social est important. Si tu restes devant ta télé, c’est certain qu’il ne se passera rien. Michel Chartrand et sa femme Simonne Monet ont agi jusqu’à leur mort pour que les choses changent.»

Rire comme des enfants

«J’ai fait une belle vie. Je ne veux pas qu’on pleure sur mon sort. Je demeure toujours le même à l’intérieur, ce qui inclut le petit garçon que j’ai été.»

À la fin de la rencontre, je lui remets ma carte de visite. Il la regarde et me la redonne en me disant qu’elle est imprimée à l’envers. Il l’a seulement tournée vers le haut, mais son vieux truc de clown fonctionne et je ris. Étonnement, candeur : voilà tout l’art du clown.

Je me prépare à partir avec mes notes. «Faites ce que vous voulez avec tout ça, me dit-il. Gardez l’essentiel. Et si je n’ai pas le temps de lire votre article avant de m’en aller, ce n’est pas grave. Je vais le ressentir de toute façon.» Il aura eu le temps de le lire. Et de trouver la première version un peu trop sentimentale. Je l’ai corrigé, pour que Dézo nous quitte avec un sourire.

Autres textes sur Culture

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Le feu sacré d’Anne-Catherine

L’école de la vie

Étudier autrement

L’université et les diplômes sont devenus des outils indispensables pour bien se placer sur le marché de l’emploi. La société aime bien souligner l’importance de l’éducation pour parfaire ses connaissances et développer ses possibilités. Mais l’école n’est pas faite pour tous. Il est possible de s’offrir une vie pleine de défis et d’apprentissages par l’expérimentation. Reflet de Société vous présente l’histoire d’Anne-Catherine, une jeune femme pleine d’énergie et de volonté qui ne se voyait pas sur les bancs d’école.

Dominic Desmarais  Dossiers Éducation

Anne-Catherine a toujours été bonne à l’école. Ses parents l’encourageaient, elle et ses six frères et sœurs, à étudier avec sérieux. «Les études étaient très prisées chez moi. Surtout du côté de ma mère. Elle passait plusieurs heures par semaine à nous aider avec nos devoirs. Dans la famille, on ne se posait pas de questions. C’était naturel que les études se terminent avec un diplôme universitaire.»

Née à Ottawa en 1980, Anne-Catherine passe son enfance dans le système scolaire ontarien où le CEGEP n’existe pas et le secondaire se termine par une treizième année avant d’accéder à l’université. «Ça allait super bien à l’école mais j’ai fait ma 12ème année dans une école alternative. J’avais perdu le beat d’être toujours à l’école. Je voulais essayer quelque chose de différent.»

Anne-Catherine va en classe en matinée et fait ses devoirs l’après-midi à la maison. Elle met à profit son autonomie. «J’avais de super bonnes notes. Je n’avais pas besoin de professeurs. Je n’ai pas vraiment comparé les deux façons. C’est juste que ça m’a fait du bien de changer. Je suis retournée à mon école pour la fin de ma 13ème année. Je voulais graduer avec mes amis!»

Vouloir tout faire, tout apprendre

Jeune, Anne-Catherine s’intéresse à tout. Elle est incapable de se brancher sur son avenir. Au secondaire, elle fait partie d’un programme spécial orienté vers les arts visuels. Elle touche à la photo, la peinture et la gravure. À la fin de son secondaire, les universités viennent présenter leurs programmes pour inciter les étudiants de son école à choisir leur avenir. «Il y avait tellement de choses qui m’intéressaient. Les communications, le marketing, la mécanique, le théâtre, les arts visuels… C’est là que je me suis perdue. Ça m’a tellement écœurée d’avoir à choisir.»

Incapable de se brancher, elle reçoit les conseils de son père. «Il s’est permis de me dire que l’université, ce n’était pas si important, que je n’avais pas besoin d’y aller pour réussir dans la vie. Mon père est médecin! Est-ce qu’il m’a influencée? Oui. Mais c’était ma réflexion, ma décision. J’ai choisi ma plus grande passion, la nourriture! Je suis allée en hôtellerie.»

Pour Anne-Catherine, c’est un choix logique. Depuis ses 14 ans, elle travaille dans plusieurs hôtels d’Ottawa. Elle va parfaire ses connaissances dans un domaine qui la comble déjà de bonheur.

Mais, son expérience la déçoit. Au début de sa 2ème année en hôtellerie, ses professeurs lui repassent les mêmes cours. «Ils m’ont ramenée ce que j’avais déjà appris en 1ère année. Je me suis demandé pourquoi étudier. En hôtellerie, c’est tellement logique. J’apprenais 10 fois plus vite dans le département du Royal Service, un service aux chambres de haute qualité. Et plutôt que débourser pour apprendre, j’étais payée!»

Anne-Catherine quitte l’école pour s’appliquer à son travail. Et le temps fait son œuvre. «J’ai travaillé 6 ans dans le domaine. C’était tellement plaisant que je me suis dit que c’était impossible que je fasse ça toute ma vie. Je ne me creusais pas la tête, c’était juste du gros fun. Il me manquait du challenge.»

Apprendre au travail

Anne-Catherine s’ennuie à Ottawa. Sa grande sœur, installée à San Diego, lui offre un emploi d’un mois à travailler pour les placements en Bourse. La jeune femme tombe en amour… avec une boutique d’aliments naturels. «C’était vraiment les débuts du bio. C’était super bon! La fraîcheur des aliments, j’y goûtais. J’y allais tous les deux jours.»

Ce coup de foudre pour le bio va changer le cours de ses prochaines années. De retour de San Diego, elle décide de suivre un cours intensif en marketing à la Toronto School of Business. «Je ne savais pas pourquoi. J’ai juste suivi mon instinct. Le cours durait moins d’un an. Je n’ai pas de patience et j’apprends vite. Je voulais que ce soit court!»

Dans l’un de ses cours, on lui demande de monter un plan d’affaires fictif. Elle le fait sur une boutique bio, dans l’esprit de celle qu’elle a tant aimée à San Diego. «J’avais eu de bons guides et du bon feedback à la Toronto School of Business. Mon plan d’affaires était sérieux.»

L’entreprise familiale

Elle revient chez elle, à Ottawa, excitée. «J’avais tellement d’énergie à dépenser. Je voulais m’occuper. J’ai ouvert mon commerce. Je suis allée voir ma grand-mère pour qu’elle investisse dans ma boutique. Elle a hésité au début. J’étais jeune, j’avais 21 ans! Mais même ma mère a décidé d’embarquer. Mon père aussi était emballé. Finalement, c’était toute la famille qui s’excitait. J’étais comme une enfant, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais.»

Avec l’aide de ses proches, Anne-Catherine aspire à créer une entreprise familiale où chacun travaillerait un peu. Mais, deux semaines après l’ouverture, sa mère décède. «Ça été une grosse claque. J’ai dû gérer la boutique avec ma sœur et l’aide de mon père.»

Le deuil passé, Anne-Catherine plonge dans les affaires. «Je ne suis peut-être pas allée à l’université, mais ça a été mon école. J’ai appris la finance, l’honnêteté, la confiance, à travailler fort. Un business, c’est comme un bébé. Tu dois en prendre soin. Tu ne peux pas t’en détacher. J’apprenais tellement.»

«Mon petit cours en marketing à Toronto m’a beaucoup aidé. Je l’appliquais. C’était de la logique simple comme tout. Pas besoin de trois ans d’université pour l’apprendre. Tout ce dont tu as besoin, c’est de la drive. Et moi, je n’ai pas de doute, je n’ai pas froid aux yeux. J’étais comme une enfant qui apprenait à tous les jours!»

Fuir la routine

La lune de miel avec son entreprise dure trois ans. Jusqu’à ce que la routine s’installe. «Je commençais à étouffer. J’étais entre quatre murs, à toujours voir le même monde, les mêmes clients. En hôtellerie, il y a toute une équipe. J’avais besoin de ça, de l’échange d’énergie et de connaissances. Ma sœur, qui s’en occupait avec moi, est enseignante à temps plein. Elle venait le soir seulement pour fermer la caisse. J’étais trop souvent seule. C’est quand j’étais avec elle et mon père que je m’amusais le plus. Mais c’était rare. J’ai compris que j’avais besoin de travailler avec un gang.»

La jeune femme cherche des idées. Elle décide de prendre conseil auprès d’un ami de la famille, entrepreneur. «Je n’avais jamais entendu parler de mentor. L’idée m’est venue comme ça, soudainement. Il m’a donné le livre What color is your parachute, pour me guider vers un emploi qui me satisferait. L’hôtellerie, pour moi, c’était trop facile. Je ne me voyais pas en faire une carrière. Donc, ça devait être le marketing. Et comme j’aime le sport, j’ai fait l’équation: mon prochain emploi serait avec le club de hockey les Sénateurs d’Ottawa.»

Diplôme de la vie

Au moment où Anne-Catherine a son éclair de génie, les propriétaires des équipes de hockey ont décrété un lock-out. Rien pour décourager l’énergique jeune femme de 24 ans. «Je me suis trouvé un petit emploi à la billetterie, pour les concerts pendant le lock-out du hockey. Je n’y travaillais que 6 à 8 heures par semaine. La dame en entrevue m’avait demandé pourquoi je voulais cet emploi alors que j’étais propriétaire d’une boutique. Moi, j’attendais la saison pour postuler dans mon domaine! C’était tout réfléchi!»

Un mois et demi avant le début de la saison, une entente est conclue entre l’association des joueurs et la ligue. Chez les propriétaires des Sénateurs, c’est le stress. «Ils n’avaient pas d’employés alors que la saison devait commencer. Ils étaient en mode urgence. Ils ont fait une foire à l’emploi. J’avais cinq minutes pour me présenter au vice-président marketing. Je lui ai expliqué ce que j’avais fait avec ma boutique.»

Anne-Catherine est convoquée pour une 2ème entrevue, puis une 3ème. Elle n’obtient pas le poste. «J’étais déçue. Mais un mois plus tard, on me rappelle d’urgence, un jeudi. Je travaillais alors à la Coupe Rogers, l’Omnium de tennis, à Montréal. Ils avaient besoin de moi le lundi matin! Celle qui avait eu l’emploi n’était plus intéressée. Ainsi, je suis devenue coordonnatrice marketing. Je gérais une douzaine de comptes clients. Mon embauche par les Sénateurs a été un point culminant. Un homme de plus de 50 ans qui parle avec une petite jeune de 24 ans qui avait ouvert une boutique de A à Z et qui la gère seule. Il en a été bouche bée. C’est comme si ma boutique, c’était mon diplôme universitaire. On me reconnaissait, on reconnaissait mes compétences. Dix mois plus tard, les Canadiens de Montréal me recrutaient!»

Les Canadiens de Montréal, le véritable objectif de ses démarches auprès des Sénateurs, lui ouvraient les portes moins d’un an après ses débuts dans la Ligue Nationale de hockey. «Tout ce que j’ai fait était planifié. Mon but, c’était le Canadien. En rentrant aux Sénateurs, j’ai rencontré une fille de mon âge qui faisait le même boulot pour le Canadien de Montréal. On est devenues bonnes amies et quand il y a eu ouverture d’un poste, elle m’a appelée. Je suis descendue à Montréal pour une entrevue et j’ai été engagée sur le champ.»

Anne-Catherine restera à l’emploi du prestigieux club de hockey pendant trois ans. «J’avais le même poste qu’avec les Sénateurs. Je m’occupais des commanditaires. L’affichage sur les bandes, la pub à la radio et la télé, les événements. J’ai trippé. Mais, je suis tombée malade et j’ai dû tout arrêter. Ma boutique était toujours ouverte. Je passais la semaine à Montréal et je retournais à Ottawa y travailler les samedis et dimanches. Je travaillais sept jours sur sept. C’était fou!»

À tête reposée

«Quand le contrat de location du local est arrivé à terme, on en a parlé, ma sœur, mon père et moi, à savoir si on voulait le reconduire. Il n’y avait plus d’intérêt. J’étais là juste les fins de semaine, ma sœur qui travaillait comme enseignante… Je ne voulais pas forcer. Je voulais que la boutique continue parce que pour moi, c’était un cadeau à la communauté. Je l’ai vendue à un de mes employés.»

Après s’être reposée, Anne-Catherine fait un court détour par le communautaire. Puis, elle cogne à la porte du Cirque du Soleil. Elle se trouve une niche au sein du département des alliances corporatives où elle se démarque par sa volonté d’apprendre.

Ce qui lui vaudra de travailler sur un projet bien personnel du fondateur du Cirque, Guy Laliberté. La jeune femme, qui préférait le terrain plutôt que l’université, côtoie régulièrement l’un des Québécois les plus reconnus pour organiser ses conférences à la grandeur de la planète. Déplacements, longues heures et stress font partie de son quotidien. Avec en prime le sentiment de l’accomplissement, le travail d’équipe et l’excitation.

Il n’y a pas qu’un seul chemin pour se réaliser et gagner sa vie. Pour Anne-Catherine, le bonheur ne passait pas par l’université mais par l’expérience. Mais pour y arriver, la jeune femme a dû s’écouter.

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Dominic Champagne : pour une nouvelle démocratie

Le gouvernement invisible

Engagement des citoyens et démocratie véritable 

Normand Charest – chronique Valeurs de société, Dossiers Politique, Économie, Environnement

valeurs de société débats sociaux réflexions sociales socialeLe metteur en scène Dominic Champagne a publié un petit livre en août 2012 intitulé Le gouvernement invisible qui commence sur cette formidable citation du président américain Theodore Roosevelt, rédigée en 1906 :

« Derrière le gouvernement visible siège un gouvernement invisible qui ne doit pas fidélité au peuple et ne reconnaît aucune responsabilité. Anéantir ce gouvernement invisible, détruire le lien impie qui relie les affaires corrompues avec la politique, elle-même corrompue, tel est le devoir de l’homme d’État. »

Rien n’a changé

On est surpris de voir, plus d’un siècle plus tard, que la situation n’a pas changé et que les racines du gouvernement invisible et de la corruption sont aussi pérennes et persistantes que celles du chiendent ou du pissenlit.

Comme nous le démontrent en ce moment les histoires d’horreur de la commission Charbonneau, ainsi que toutes les dérives, les patinages de fantaisie et l’impossibilité des politiciens à nous donner des réponses claires. Comme des petits garçons qui ne souhaiteraient pas avouer leurs vols de bonbons ou de monnaie, et qui tenteraient de détourner l’attention des parents.

« Les raisons de nous indigner ne manquent pas », écrit Dominic Champagne, « spoliation de nos ressources, accroissement des inégalités, appauvrissement de la classe moyenne, dégradations de nos milieux de vie, privilèges fiscaux, corruption érigée en système, investissements militaires démesurés, convergence médiatique, perte de démocratie. »

Et cela donne le ton de ce véritable pamphlet.

Pour un gouvernement des citoyens

Dominic Champagne a surtout œuvré au théâtre, comme dramaturge et metteur en scène. Il vient de recevoir, en octobre de cette année, le Prix Gascon-Thomas de l’École nationale de théâtre. En 2006, il a mis en scène le spectacle Love à Las Vegas, basé sur des chansons des Beatles et produit par le Cirque du Soleil en collaboration avec Apple Corps.

Mais c’est « la saga du gaz de schiste » qui l’a « amené à prendre parti sur l’échiquier politique, en faveur des citoyens contre la domination de cette industrie prête à prendre le risque de sacrifier la qualité de vie des gens sur l’autel du développement à tout prix, au profit d’une minorité ». Car « Nous ne vivons pas que de pain », écrit-il. « Nous avons aussi soif de vérité et de justice. »

Dans son livre, Dominic Champagne plaide pour  un retour à la social-démocratie, à une économie qui serve les citoyens et non l’inverse. On a accusé la social-démocratie de tous les maux et prétendu que seul le néo-libéralisme était viable.

Une solution taillée à notre mesure

Mais pourtant, nous dit l’auteur, on parle peu des solutions nouvelles mises de l’avant par la Norvège, la Suède ou la Finlande et des surplus engrangés par ces pays, alors que le reste de l’Europe vit des heures difficiles.

Or, chacun de ces pays a trouvé une solution différente, taillée à sa mesure, adaptée à ses ressources et à ses besoins. Le Québec doit faire de même, nous dit Dominic Champagne, car nous ne manquons ni de créativité, ni de ressources naturelles.

Ce petit livre offre, en moins de 80 pages, une multitude de courts chapitres qui se lisent aussi facilement qu’un journal ou que des articles sur le Web.

Et l’auteur y ratisse large. Le Plan Nord, le gaz de schiste, les régions et les ressources. Éducation, culture. Démocratie. Protection du français, mais aussi diversité culturelle, recherche d’une voie commune avec les anglophones, les allophones et les Premières Nations.

La vigilance et l’implication des citoyens sont essentielles

Mais avant tout, son message souligne qu’il ne faut plus attendre des gouvernements ou des partis politiques qu’ils résolvent tous nos problèmes, puisque toutes ces organisations ont les mains liées par les finances.

La situation actuelle demande plutôt un engagement des citoyens, comme cela s’est fait pour le gaz de schiste. La vigilance et l’engagement constant des citoyens sont essentiels pour parvenir à une véritable démocratie.

Bien sûr, cette publication est un pamphlet, un manifeste dans lequel l’auteur exprime son opinion de citoyen, en se basant sur son engagement et ses expériences personnelles.

D’autres pourraient réfuter ses arguments, mais ces autres trouvent déjà leurs tribunes dans les pages financières et politiques des journaux et des autres médias.

Tandis que cet écrit fait une belle synthèse d’idées intéressantes qui peuvent inspirer notre réflexion et stimuler une plus grande implication sociale.

Cette implication et cette vigilance représentent la meilleure façon de réduire les abus, le laisser-aller et la corruption des administrations. Ou à l’inverse : le désintéressement et le laisser-faire sont les meilleurs moyens de se faire abuser.

Notes

  • Il faut signaler, au passage, une petite erreur en page 51 où il écrit : « Jacques Attali disait que le 21e siècle serait spirituel ou qu’il ne serait pas ». Cette phrase n’est certainement pas de Jacques Attali. On l’attribue généralement à André Malraux, et même dans ce cas, l’attribution est contestée.
  • Autre détail : ce livre est un pamphlet contre le gouvernement libéral de Jean Charest. Depuis sa publication, les Libéraux ont perdu le pouvoir et l’ancien Premier ministre s’est retiré de la vie politique. Mais outre ce détail, tout le reste du livre n’a rien perdu de sa pertinence.
  • Livre cité : Dominic Champagne, Le gouvernement invisible, éd. Tête première, 2012.

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Fermeture de la galerie graffiti dans le Vieux-Montréal

Art urbain et Street art

Une galerie graffiti dans le Vieux-Montréal

Raymond Viger Dossiers Hip-Hop, Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos

t-shirt graffiti street art urbain fleo graffer graff affiche illustrationsMise à jour. Le partenaire qui nous accueillait dans le Vieux-Montréal a terminé son bail. Nous avons dû fermer notre galerie du Vieux-Montréal.

Une 4e salle d’exposition permanente pour le Café Graffiti. Situé au 408 St-Sulpice No 1, cette galerie met à l’honneur l’art urbain et le street art des graffiteurs de Montréal.

Situé près du Cirque du Soleil, Imax 3D et du Centre des Sciences de Montréal sur les Quais du Vieux-Port de Montréal, cette nouvelle galerie graffiti vient se positionner tout près des galeries officielles de Montréal.

Rappelons que la galerie principale est située au 4237 Ste-Catherine est dans Hochelaga-Maisonneuve. Depuis plus de 3 ans, le Café Graffiti présente ses toiles au Skate Parc le TAZ, situé au 8931 Papineau et depuis 2 ans au Night Vibes situé au 314 Rue Saint-Georges à St-Jérome.

Des négociations sont en cours pour l’ouverture d’une galerie du Café Graffiti en Europe.

Galerie virtuelle pour l’art urbain

nessi graffiti art urbain hiphop street art graff graffer expositionEn plus de ses 4 galeries permanentes, le Café Graffiti travaille sur un centre d’achat virtuel pour présenter les artistes urbains et leurs boutiques. Cette galerie virtuel, en plus de présenter les oeuvres des différents artistes permet de présenter les produits dérivés des artistes; T-shirt, cartes de souhaites, affiche, kangourou… Un souvenir original pour des occasions particulières. Une visite de la boutique graffiti. La boutique étant en constante amélioration, vous pouvez y faire une visite régulièrement.

Horaire

Galerie du Vieux-Port 408 St-Sulpice suite no1 (2e étage).

  • Lundi au Vendredi de 16:00 à 21:00 hres
  • Samedi et Dimanche de 11:00 à 17:00 hres

Café Graffiti 4237 Ste-Catherine est

Lundi au vendredi de 9:00 hres à 17:00 hres

Pour informations, (514) 259-6900 cafegraffiti@cafegraffiti.net

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Safewalls, les affiches du Cirque du Soleil

Du graffiti sur affiches pour le Cirque du Soleil

Safewalls et des artistes internationaux

Issu de l’imaginaire de deux jeunes québécois, le projet Safewalls associe des artistes internationaux au Cirque du Soleil. Après un vif succès, le projet se tourne vers les talents de la relève d’ici. Entrevue avec André et Yan, les deux concepteurs qui ont des idées plein la tête.

Dominic Desmarais Dossiers Cirque du Soleil, Culture

ovo affiche cirque du soleil safewalls

André ressemble à un enfant pris dans un corps d’homme. Expressif et enjoué, sa créativité est à l’image de sa chevelure: abondante et qui tire dans toutes les directions. Il parle beaucoup, toujours avec enthousiasme. Yan, lui, donne l’impression d’avoir les pieds sur terre. Moins volubile, il laisse son complice s’épancher en terminant ses phrases ou en rajoutant un éclairage nécessaire. Les deux se complètent à merveille.

Amis depuis près de 15 ans, ils ont créé le projet Safewalls pour le bénéfice de leur employeur, le Cirque du Soleil. Leur idée, simple en apparence, est d’associer des artistes de renom au Cirque par l’entremise de créations d’affiches pour les spectacles produits par le Cirque du Soleil.

«Le moteur de Safewalls, c’est l’opportunité que le Cirque donne à ses employés de développer leurs idées, leurs intérêts», explique André. Les deux amis, alors colocataires, se sont mis à rêver en réunissant leurs passions pour l’art et Internet. Leur employeur, qui encourage les idées, leur a permis de créer sans se limiter. «Le Cirque du Soleil, ce n’est pas juste un spectacle. Il y a de la musique, des couleurs, des formes. Le projet est un dérivé de ce qu’on faisait déjà.»

Avec Safewalls, André et Yan relient le passé du Cirque du Soleil avec son présent. «Comme moyen promotionnel, le Cirque du Soleil, à ses débuts, demandait à ses employés de placarder les affiches et crier sur la place publique pour annoncer un spectacle. Ça nous a fascinés. On voulait quelque chose d’authentique. Une collection d’affiches qui ont toutes le même format. On a 22 spectacles dans lesquels on peut aller chercher des univers différents», raconte Yan.

«La beauté de l’idée, c’est que chaque spectacle est vu différemment par chacun. Nous avons 17 œuvres originales. On donne carte blanche aux artistes. Notre intention, c’était de choisir des artistes renommés. Comme ça, ces artistes sont associés au Cirque du Soleil.» Ces partenariats sont bénéfiques pour chacun. Les artistes reçoivent l’attention des clients de l’entreprise qui, elle, s’ouvre aux cercles de ces artisans. La renommée de l’un renforce celle de l’autre.

Expériences du passé

cirquedusoleil_ronenglishL’idée de cette réunion entre le Cirque du Soleil et les arts à travers Safewalls est venue de projets passés réalisés par les deux compères. Passionnés d’art et de création, André et Yan organisaient, en dehors du travail, des événements où les participants façonnaient un jouet à leur guise selon une thématique donnée.

«Tous les artistes devaient utiliser le même jouet. Le thème était libre ou, si on l’imposait, il était assez large, comme l’univers du cinéma, par exemple. Et on pouvait leur signifier le thème d’avance pour que les participants se préparent. Ou ils le savaient à la dernière minute et venaient sur place créer en deux ou trois heures leur œuvre. C’était toujours complet. Les gens attendaient avec impatience l’annonce du prochain événement. C’était drôle de voir des jeunes de 6 ans et des personnes de 75 ans créer ensemble», raconte André.

Pendant cette période, soit de 2006 à 2009, ils font la connaissance de talents prometteurs. Tous deux travaillent au Cirque du Soleil mais ont besoin de projets à l’extérieur pour assouvir leur besoin de créer.
Grâce à Internet, les œuvres de leurs participants sont immortalisées. L’événement est terminé, le jouet tel que redessiné, rangé; mais son image demeure. André et Yan se familiarisent de plus en plus avec les possibilités qu’offre Internet. André, qui a étudié le e-commerce à HEC, expérimente cette nouvelle façon de faire. «Au début, on était limité à ce qui était offert sur le net. C’est une nouvelle habitude de consommation qui s’est créée. L’offre était limitée alors qu’il y avait plusieurs acheteurs en même temps. On a utilisé cette idée pour Safewalls.»

Safewalls, du graffiti sur des affiches

À partir de leurs expériences et de leurs passions, André et Yan peaufinent une idée qu’ils présentent à leurs supérieurs. Safewalls, dont le nom est inspiré des murs légaux pour graffiteurs, voit le jour. «Les gens ont tellement aimé notre parcours: deux employés qui proposent un projet à 7 directeurs et qui montent ensuite jusqu’au vice-président pour le présenter. Notre projet est utilisé en exemple pour dire que le Cirque du Soleil est une maison d’idées. C’est notre passion, c’est pour ça qu’on a monté le projet. On le faisait sans être payés! Maintenant, on ne fait plus la différence entre notre travail et le réseautage. C’est notre vie aujourd’hui, ce projet», explique Yan qui ne compte plus les heures de plaisir qu’André et lui ont passées à matérialiser cette idée.

Avec Safewalls, ils choisissent des artistes qui vont recréer l’imagerie des spectacles du Cirque du Soleil. «On leur demande de faire une version d’une affiche de spectacle et on limite l’offre pour la vendre. Pour nous aider dans notre sélection, on a pris certains spectacles. Par exemple, pour Totem à Londres, on a choisi des artistes anglais. En ayant un pays et un spectacle en tête, on sait qui on veut. Et comme on ne veut pas d’œuvres du même style, on choisi des artistes différents. Les seules contraintes qu’on leur donne, c’est de suivre les valeurs du Cirque du Soleil. Pas de violence, de sexe», explique André.

Les deux complices entrent dans l’univers de la création et des artistes. Ils se lient d’amitié avec leurs collaborateurs qu’ils rencontrent dans leur studio. «Il n’y a rien de plus pur, de non censuré, qu’un studio. Ça en dit long sur l’artiste, son atelier. Ça nous permet de mieux le comprendre, de voir l’origine de certaines œuvres», raconte Yan, honoré par ces rencontres qui l’ont fait voyager un peu partout sur le globe. «Ils deviennent des amis. Ils nous demandent ce qu’on pense de leurs œuvres même si ce ne sont pas celles qu’ils réalisent pour le Cirque du Soleil. C’est flatteur de faire partie de leur univers créatif», ajoute André.

Retour aux sources

Safewalls, par l’utilisation d’artistes renommés à la grandeur de la planète, vise grand dès le début. L’idée est une réussite. «On s’est servi tout de suite de la notoriété du Cirque du Soleil pour s’établir mondialement. On n’est pas parti petit! On a fait un coup d’éclat avec des artistes internationaux, on reçoit des courriels de partout, même d’endroits où le Cirque du Soleil n’est pas présent», dit Yan avec fierté. Mais le projet, animé par les deux employés du Cirque du Soleil, change de trajectoire. André et Yan, subjugués par le talent des gens d’ici, veulent mettre l’accent sur des artistes québécois.

«Là, on revient ici, plus petit, mais avec une marque déjà reconnue. Montréal, c’est rempli de gens hyper talentueux. On peut le dire, on a fait toutes les grandes villes artistiques! Et Montréal n’a pas à rougir», affirme André aussitôt coupé par son collègue. «Tout ce qui manque, ce sont les investisseurs. Et les acheteurs viennent de l’extérieur. Si Safewalls peut ouvrir les yeux des gens de partout et mettre la lumière sur le talent d’ici, tant mieux. Pour l’artiste, ça signifie plus de visibilité et plus de portes qui s’ouvrent.»

Les deux créateurs ont été impressionnés par leurs rencontres avec les artistes, d’ici ou de l’étranger. Visiblement marqués par la volonté et les efforts déployés par leurs collaborateurs, ils ont envie de les faire connaître. Avec Safewalls, le monde s’ouvre au talent. Des jeunes québécois sont prêts à prendre la relève.

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Guy Laliberté, Fondation One Drop et Gaia

GAIA, exposition de photos et le livre de Guy Laliberté

Guy Laliberté et GAIA

Guy Laliberté publie le livre GAIA présentant ses photos de voyage à bord de la Station spatiale internationale au profit de la Fondation One Drop.

Raymond Viger   Dossiers CultureGuy Laliberté

gaia fondation one drop guy laliberté cirque du soleilDu 1er septembre au 10 octobre 2011, le Quartier des spectacles présente en première mondiale l’exposition GAIA. Il s’agit du projet photographique du fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, qui fait suite à sa « mission sociale et poétique » à bord de la Station spatiale internationale en 2009. 60 photographies géantes, saisies à plus de 350 km de la Terre. Sur la promenade des Artistes du Quartier des spectacles, les photographies géantes sont présentées sur 13 stations avec un fond musicale.

L’exposition devient ainsi accessible au public 24 heures sur 24. Une façon originale de rendre public l’art. Les photos sont saisissantes. On a  l’impression que ce sont des oeuvres d’art naturelles.

Lancement  du livre GAIA de Guy Laliberté

gaia guy laliberté fondation one drop cirque du soleilLe lancement est à 18:30 heures. J’ai reçu une invitation pour le lancement du livre GAIA de Guy Laliberté. Un livre de 300 pages présentant près de 200 photos du voyage spatial de Guy Laliberté.

J’ai planifié d’y être pour 18:15 heures. Ma réalité d’intervenant auprès des membres du Café-Graffiti ne me permet pas d’être aussi précis. Je suis arrivé en retard. Comme il arrive souvent dans ce genre d’événements, j’espère que Guy Laliberté va débuter plus tard que prévu. Malheureusement non, j’arrive pour assister aux dernières phrases de l’allocution de Guy Laliberté.

GAIA et la Fondation One Drop

Publié aux Éditions Assouline, les profits du livre GAIA de Guy Laliberté seront versés à la Fondation One Drop, fondé par Guy Laliberté.

J’ai été surpris par le prix du livre GAIA. Un livre haut de gamme et très luxueux qui ne se vend que 68$! En tant qu’éditeur, je connais les coûts pour publier un livre. Je n’aurais pas été surpris de voir ce livre vendu à 200$. Une façon de rendre accessible l’art à tous. À ce prix, avec la qualité du livre présenté, je me suis laissé charmé. J’ai ramené un livre GAIA à la maison.

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