Mensonges d’un joueur compulsif

Gambling et jeu compulsif

La vie d’un joueur compulsif

Un joueur compulsif s’arrête-t-il de miser lorsqu’il n’a plus les moyens? Pour Ali, la réponse est non. Le jeu est devenu une obsession qu’il nourrit en volant son entourage. Voici la descente aux enfers d’un homme qui a entraîné sa famille dans sa chute.

Dominic Desmarais   Dossier Gambling et jeu compulsif

gambling-prevention-jeu-compulsif-joueur-pathologiqueAli a perdu 25 000$ en 3 mois dans les machines de vidéo-poker. Pour assouvir sa dépendance, il devient aveugle. Tous les moyens sont bons pour qu’il puisse s’installer devant une machine qui lui murmure à l’oreille qu’elle va combler ses désirs. Malgré le deuil des économies d’une vie, Ali persiste à jouer. Sa vie est toute orientée vers le jeu.

«Je vivais au jour le jour. Je n’avais plus d’argent de côté. J’en empruntais souvent. 300$  à mon frère, 500$ à ma sœur, un autre 400$ à ma mère. Je disais que j’allais le remettre tel jour. Au début, j’y arrivais. Mais ça n’a pas été long avant que je devienne incapable de respecter ma parole.» Bien que la famille connaisse ses problèmes antérieurs de jeu, personne ne songe à lui poser des questions. Et on ne lui fait pas de reproches s’il tarde à rembourser. «Ce n’était pas grave. Par chez nous, on peut remettre l’argent plus tard.»

Le jeune homme peut passer deux jours sans dormir, à alterner entre le casino et ses quarts de travail. «Après ma journée de travail, je passais la nuit au casino pour retourner travailler le matin et ensuite revenir jouer toute la nuit.» Ali a un sursaut. Ces moments qui refont surface lui déplaisent. Il digère encore mal tout ce temps dépensé en vain et est rempli de remords. Il se retient d’éclater en sanglots. Une scène qu’il a jouée mille et une fois depuis toutes ses misères. Pleurer son mal-être, Ali y a goûté.

Un gambler qui vole son frère

gambling-gambler-jeu-compulsif-joueur-pathologique-loterieLes emprunts sans remboursements ne contentent pas Ali. Il lui faut toujours plus d’argent pour jouer. Il en devient obsédé. Un jour, en l’absence de son frère, il s’infiltre dans sa chambre. «J’ai fouillé. J’ai mis la main sur 3400$. Je me suis mis à courir jusqu’au casino.»

Le lendemain, repentant, Ali obtient l’appui de sa mère qui rembourse la malheureuse victime. «J’ai pleuré, j’ai demandé pardon. Ce n’était pas moi, voler mon frère. Ma famille sait bien que je ne suis pas une mauvaise personne. Que le jeu m’avait changé. J’ai dit que j’allais faire tout ce qu’il fallait. Je me suis brûlé auprès de toute ma famille.» Ali prend du recul sur son récit. «Ça me semble si loin. Mais ça a été un moment tellement difficile», dit-il en retenant ses larmes.

Les stratégies d’un joueur compulsif

Après cet incident, son frère prend la responsabilité de gérer son argent. La prestation de chômage d’Ali, virée en dépôt direct, est versée sur un compte administré par le frangin. Ali est plein d’astuces. Il fait changer le compte sur lequel son chômage est versé. Puis, avec des papiers officiels, il fait croire à son frère que son allocation chômage a été supprimée. «Je lui ai menti pour recevoir le dépôt direct. J’avais de la misère à payer mon loyer. J’avais perdu 20 livres. Je ne mangeais plus. Je ne me nourrissais que du jeu. Et quand je perdais, je me punissais en ne mangeant pas pendant 2 ou 3 jours. Jusqu’à ce que mon corps n’en puisse plus.»

«Une autre fois, mon frère a oublié son portefeuille dans la chambre de bain. Je suis passé après lui pour me laver les mains. J’ai ramassé le portefeuille et les 1800$ qu’il contenait. Je me suis habillé et je suis allé au casino. Mon frère n’a pas arrêté de m’appeler. J’ai fermé mon cellulaire. J’étais parti de l’appartement à 22h, je suis rentré à 8h en pleurant, en m’excusant. Mon frère voulait me sortir de l’appartement. Ma mère m’a encore appuyé. Elle lui a remis l’argent que j’avais volé. Ils m’ont pardonné. En me faisant bien comprendre que c’était la dernière fois.»

Puis, il y a eu cette fois où Ali s’est servi dans les poches de son employeur. «J’ai préparé mon vol pendant des semaines. J’ai trouvé une façon d’ouvrir la porte de son bureau. J’ai attendu le moment propice pour y entrer. Pendant qu’il dînait à la cafétéria, je suis descendu en coup de vent. Je suis entré dans son bureau. J’ai trouvé les clés du coffre-fort sur son bureau. Il y avait quelques centaines de dollars. Mon patron n’a jamais parlé du vol. Il ne m’en a rien dit. J’ai tellement honte. Tout ça par obsession du jeu…»

Ali, de nature enjouée et serviable, complote pour voler son employeur. Ses pensées, son stress, sont dirigés vers le jeu. Et vers les façons qui lui permettront de se sentir apaisé devant sa machine à sou.

Un joueur compulsif arrêté pour vol

Ali n’en finit plus de s’enfoncer. En 2006, Dans un bar où il va jouer de temps à autre, en prévision de ses virées au casino, le jeune homme fait la connaissance d’individus qui lui propose de l’argent facile. 300$ pour qu’il aille les chercher en voiture à un lieu convenu d’avance. «Ils savaient que je perdais beaucoup d’argent, que j’en avais besoin. Au rendez-vous, ils ont embarqué dans ma voiture des choses volées. Ils avaient volé une voiture et la vidaient quand quelqu’un les a vus. La police nous a arrêtés. J’ai été relâché car je n’avais aucun antécédent. Eux étaient en probation pour vol de voiture. Ils ont abusé de ma faiblesse, de ma vulnérabilité. J’étais devenu un criminel pour avoir voulu assouvir mon obsession du jeu.»

Ali est accusé sous 8 chefs. En plaidant coupable, les accusations tombent à trois. Il est passible d’une peine maximale de 10 ans pour vol. Comme il n’a aucun antécédent, il obtient une sentence de 12 mois de probation et 120 heures de travaux communautaires. Mais l’accusation pèse lourd. Elle permet à Immigration Canada d’entamer des procédures d’expulsion car Ali, bien que vivant au Québec depuis 25 ans, n’a pas demandé sa citoyenneté. «L’immigration veut me déporter en Algérie. Je n’ai pas de famille là-bas. J’ai passé plus de la moitié de ma vie ici. Je ne connais rien de l’Algérie. Je sais juste que c’est dangereux. Tout ça m’arrive à cause du jeu. Pour un 300$ que je n’ai même pas eu.»

Autres textes sur Gambling et jeu compulsif

  • Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/videos.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Sylvio Lamarre au Vietnam

Stage en journalisme international

Construire son paradis au milieu de la jungle

Dire au revoir à la routine, bâtir un havre de paix pour les voyageurs afin de partager sa vision des choses et vivre sans trop penser à demain. Sylvio Lamarre a choisi un parcours unique. Il ne sait pas où il terminera ses jours, mais le Vietnam est désormais sa terre d’accueil.

Martin Thiboutot  Dossiers Journalisme, International, Journalisme international

vietnam-sylvio-lamarre-journalisme-internationale-stage-journaliste Vêtu d’un paréo coloré et d’un collier où se côtoient grenouilles et singes, Sylvio Lamarre, 52 ans, accueille depuis près de huit ans des touristes de partout dans le monde. On ne peut plus accueillant, cet homme de Granby est poli et attentionné envers ses visiteurs qui auront voyagé plusieurs heures avant d’arriver à Jungle Beach, son resort en pleine forêt. Cet endroit, il l’a créé de A à Z.

Installé en Colombie-Britannique pendant plusieurs années, il part à la conquête de l’Asie du Sud-Est. Il débute par la Thaïlande en 1992 et dit adieu au froid: «J’ai décidé que plus jamais je ne passerai l’hiver au Canada», affirme-t-il sans regret. C’est d’abord en 1996 qu’il découvre les terres vierges qu’il allait plus tard transformer en havre de paix.

Au cours des années suivantes, sa route croise Singapour, les Philippines et l’Indonésie, mais c’est le Vietnam qu’il choisit en 1998. Sa passion d’alors: le kayak de mer.

Ses années passées dans l’Ouest canadien n’auront pas été qu’une folle aventure. Sylvio Lamarre y a notamment étudié l’agronomie. Suivant ses convictions, le passionné de jardinage est passé du secteur industriel au développement d’engrais et de terreaux biologiques.

Aujourd’hui, il applique ces principes environnementaux à Jungle Beach. Le Vietnamien d’adoption ne manque pas de travail. «Je suis à la fois architecte, ingénieur, balayeur et électricien», plaisante-t-il. Il est effectivement impressionnant qu’une seule personne ait pu concevoir la quinzaine de bâtiments que compte aujourd’hui Jungle Beach. À cela s’ajoute le mobilier des constructions principales. «On fait tout ici», assure-t-il. Il reçoit même des commandes de propriétaires hôteliers ayant remarqué la qualité de ses chaises en bois. Côté achalandage, ces 18 derniers mois, toutes les nuits sauf une, il a affiché complet.

Amoureux de la flore et de la faune

vietnam-sylvio-lamarre-journalisme-internationale-stage-journaliste Comme si la gestion d’un hôtel en pleine nature n’était pas suffisante, Sylvio Lamarre collabore, depuis 2005, avec la Frankfurt Zoological Society. Quelques mois auparavant, son équipe et lui-même avaient remarqué la présence de singes dans les montagnes environnantes. Une fois les photos reçues, la Société leur a appris que les macaques en question étaient des langurs à mollets noirs, une espèce classée vulnérable par le Endangered Primate Rescue Center. Depuis, des observations sont notées quotidiennement par un biologiste du centre et c’est Sylvio qui paie l’employé. «Peut-être qu’on va réussir à faire une réserve naturelle», espère-t-il.

Toujours considéré comme un résident temporaire, cette implication bénévole lui a valu un certificat de mérite qui pourrait bien l’aider celui à obtenir sa citoyenneté vietnamienne. Mais les démarches sont longues: «Ça en prend, des papiers!», affirme le Canadien. Les autorités du pays exigent entre autres une biographie complète du demandeur, ses diplômes remontant au primaire ainsi que les raisons justifiant sa demande. Son mariage avec une Vietnamienne et la naissance de leur fille devraient jouer en sa faveur.

Même s’il parvient à obtenir sa citoyenneté, rien n’assure que Sylvio Lamarre terminera ses jours dans ce pays. «Je n’en ai aucune idée», avoue-t-il. Chose certaine, il ne reviendra pas au Canada. Parions que son nouveau mode de vie, son petit paradis et surtout les deux femmes de sa vie sauront le retenir sur la côte vietnamienne.

Photos équipe ENDIRECTion du Vietnam.

Autres textes sur Journalisme international

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Un parc en latence

Un parc en latence

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

Le parc Morgan est-il abandonné par les élus d’Hochelaga-Maisonneuve? C’est ce que croient certains citoyens et membres d’organismes locaux, qui déplorent le triste état dans lequel est laissé ce parc historique. Le conseiller municipal d’Hochelaga depuis 2005 pour le parti Vision Montréal, Laurent Blanchard, a accepté de partager son point de vue sur la question avec les lecteurs de Reflet de mon quartier.

Propos recueillis par Ariane Aubin                       Dossier Parc Morgan

Depuis le début années 1980, plusieurs citoyens et organismes du quartier nous demandent que les parcs Morgan et Champêtre soient réunis dans le cadre de la modernisation de la rue Notre-Dame [NDLR: les deux espaces sont en ce moment séparés par la rue Notre-Dame, sans passage piétonnier]. Le projet a été retravaillé à chaque changement d’administration, mais l’idée de fusionner les deux parcs est demeurée la même. Ce printemps, on nous a annoncé que les coûts avaient explosé et que des fonctionnaires avaient été chargés de revoir l’ensemble du projet. Le 30 juin, les élus du coin ont rencontré la ministre des transports Julie Boulet qui nous a assuré que l’essentiel des coupures seront faites dans le Centre-Sud et dans Ville-Marie, sans qu’Hochelaga-Maisonneuve ne soit touché.

Selon les plans déposés en 2005, le parc Morgan subira plusieurs transformations. En ce moment, la partie Sud du parc Morgan et le parc Champêtre se situent trois mètres plus bas que le kiosque Morgan, mais tout ça sera bientôt mis à niveau. Si le gouvernement actuel respecte l’échéancier anticipé, on peut espérer que les modifications prévues pour le parc Morgan soient complétées en 2011.

En attendant que ces travaux majeurs soient lancés, les services locaux se sont dit qu’il valait mieux ne pas investir massivement dans le parc. Ce qui ne veut pas dire qu’on ne fait rien: dans une première étape d’entretien, le kiosque du parc Morgan a subi des restaurations mineures pour qu’il tienne jusqu’au moment des travaux de la rue Notre-Dame. Selon les plans qui nous ont été présentés l’hiver dernier, ces travaux comprendront, en plus de la mise à niveau des terrains, la réfection des terrains de soccer et de football et l’installation d’estrades dans la partie Est du parc.

Il est certain que le parc Morgan mériterait quand même d’être rajeuni et ce sera fait, mais il n’est pas le seul à être dans cette situation. La durée de vie des jeux pour enfants en général est courte: après une génération, il faut souvent les remplacer. Sans oublier que certains parcs servent plus que d’autres, en particulier ceux situés dans les secteurs les plus habités. Le parc Hochelaga [situé entre les rues Davidson et Darling] par exemple, se trouve juste à côté d’une garderie et d’une école et beaucoup d’enfants utilisent ses jeux. C’est donc là que les travaux ont commencé en premier plutôt qu’au parc Morgan, qui est plus en périphérie des secteurs habités. On peut dire que le parc Morgan a une fonction récréative de quartier plutôt qu’une fonction de proximité.

Pour que le parc retrouve cette fonction récréative, je souhaiterais que l’on ressuscite le comité d’animation du parc Morgan, formé à mon souvenir de quatre organismes du coin. Si jamais de telles initiatives renaissaient, bien sûr qu’on y participerait! L’arrondissement verrait la chose d’un très bon œil, mais il ne faudrait pas que nous soyons la seule vache à lait du comité organisateur. Nous ne contribuerions pas de façon monétaire, mais plutôt en fournissant de l’équipement, car la Ville ne finance que les organismes de loisirs partenaires offrant des prestations de services.

Il serait aussi important d’augmenter l’animation hivernale du parc. Dans notre plateforme électorale, nous allons intégrer l’idée de créer un anneau de glace dans le parc Morgan. Restera à voir si la patinoire sera utilisée par les citoyens et si elle ne sera pas la cible de vandales. Il y a beaucoup d’incivilités au parc, ce qui explique pourquoi nous avons investi dans la surveillance d’installations sportives extérieures afin qu’elles ne se dégradent pas davantage. Deux jeunes en t-shirts orange se sont donc promenés tout l’été dans le parc. Je me suis rendu compte que leur utilité n’est pas nécessairement évidente, mais il faut comprendre qu’ils n’ont pas le droit de poser des actes relevant de la convention collective d’autres employés de la Ville. Ils sont donc obligés d’être de simples observateurs. Je pense par contre que leur simple présence a découragé certains individus de commettre des incivilités, parce que ces employés ont des walkies-talkies et peuvent appeler la police ou un surveillant.

Ce genre de mesure a créé des améliorations, pas spécifiquement au parc Morgan, mais en général. Par exemple, des jeunes ont causé 60 000 dollars de dommages au parc Pierre-Bernard dans le secteur Tétreauville, en attaquant la pompe à eau de la pataugeoire à coups de bâton de baseball il y a quelques mois. La présence de surveillants réduit ce genre de vandalisme.

Le parc Morgan n’est pas moins bien traité que les autres. Si une balançoire est brisée, nous allons la remplacer, mais nous ne changerons pas le module en entier. Nous avons aussi acquis une nouvelle machine pour nettoyer le sable autour des jeux pour enfants, car nous recevions beaucoup de plaintes quant à l’état de ce sable. Mais sans vouloir déprécier mes électeurs, ceux qui laissent leur chien courir dans le parc Morgan et faire ses besoins dans le sable ne contribuent pas à rendre les lieux fréquentables! Nous avons tendance à oublier que le civisme citoyen n’est pas toujours au rendez-vous. Je trouve que les parcs en règle générale sont le meilleur lieu de l’expression des citoyens et il suffit de jeter un œil aux parcs impeccables que l’on trouve en Angleterre ou en Allemagne pour réaliser comment il est possible d’avoir des lieux publics en bon état, accueillants. C’est ça aussi qu’il faut régler au Québec!

Autres textes sur le dossier Parc Morgan:

Triste histoire: Parc Morgan dans Hochelaga-Maisonneuve

Un joyau en friche

Les beaux jours du parc Morgan

Réal Ménard et le parc Morgan

Jimmy Vigneux, la SDC Ste-Catherine Est et le parc Morgan

Un parc en latence

Bien plus qu’une chicane de clôture

Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

PUBLICITÉ

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Un joyau en friche

Un joyau en friche

Propos recueillis par Ariane Aubin                Dossier Reflet de mon QuartierParc Morgan

Reflet de mon quartier est un hebdomadaire consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais Hochelaga-Maisonneuve.

Caméra à la main, Pierre Chantelois arpente plusieurs fois par semaine les sentiers du parc Morgan, situé à l’intersection des rues Morgan et Sainte-Catherine Est. Des excursions méthodiques motivées par un engagement citoyen auquel le retraité consacre toutes ses énergies depuis bientôt 6 mois. Il en a tiré un blogue, Le Journal de bord du parc Morgan, dédié à ce parc abandonné par les élus et les citoyens auquel il rêve de redonner sa splendeur d’antan.

Propos recueillis par Ariane Aubin

Pavillon du parc Morgan, photo Pierre Chantelois

Tout a commencé le jour où la Ville a enlevé la clôture qui entourait le parc. Depuis, les activités qui animaient les lieux ont cessé, sous prétexte qu’elles coûtaient trop cher d’électricité et que sans clôture, il était impossible d’assurer la sécurité des participants. [NDLR: La clôture patrimoniale en fer forgé a finalement été volée et n’a jamais été réinstallée au parc Morgan.]

Pour ma part, j’ai commencé à m’intéresser au parc en décembre dernier en cherchant de nouveaux lieux à photographier pour mon premier blogue, Les beautés de Montréal. J’y suis allé souvent pendant l’hiver, parce que c’est un parc magnifique et que sous la neige, c’était féérique. Je n’avais aucune idée du triste état des lieux, mais lorsque la neige a fondu, j’étais consterné. Partout, on voyait des poubelles renversées, des canettes de bière, des bouteilles vides. Quelle déception! J’ai demandé à Raymond Viger, du Café-Graffiti, si le parc était toujours dans cet état et il m’a raconté l’histoire des lieux, l’animation qui y régnait il y a quelques années, puis leur lente dégradation. Je me suis dit que j’allais en faire ma petite croisade, avec pour seule arme ma caméra.

Du mois de décembre au mois d’août, j’ai pu voir le parc se dégrader sensiblement. Les bancs, par exemple, se sont couverts de tags et les piliers qui soutenaient autrefois la clôture volée ont été rongés par la rouille. En ce moment, ce parc est une vraie saloperie. Les jeunes qui font la patrouille dans ses sentiers pour le compte de la Ville de Montréal ne font rien. Quant aux employés municipaux qui passent parfois, je ne les ai jamais vus agir, autrement que pour couper la pelouse une fois de temps en temps Bon, ils ont bien remis en marche la fontaine, mais on n’y voit pas vraiment d’enfants… juste des adultes et des chiens.

Ce parc est pourtant un des joyaux du quartier. C’est sur ce terrain que le riche homme d’affaires Morgan, qui possédait les magasins Morgan’s à l’époque, avait installé son chalet. Après sa mort, sa famille en a fait don à la Ville. Il s’agissait alors d’un parc très luxueux, reconnu pour la qualité de sa végétation. L’axe Bain Morgan – Marché Maisonneuve – Parc Morgan devait devenir une sorte de Champs Élysées pour la riche ville de Maisonneuve, où était à l’époque situé le parc. On en est bien loin… Le théâtre Denise Pelletier, un des plus beaux édifices patrimoniaux du quartier, est en train d’être rénové au coût de 8 millions de dollars. Mais quand les gens sortiront du bâtiment tout rénové, qu’auront-ils devant les yeux? Ce parc en friche, sale et peu accueillant.

DeRue Morgan vue du pavillon du Parc Morgan - Au bout, le marché Maisonneuve - Photographie Pierre Chanteloisux parcs, deux mondes

Depuis que je m’intéresse à la question, rien n’a changé. Depuis deux mois, il ne se passe strictement rien. Les élus semblent peu préoccupés par l’état du parc. Pas surprenant quand on sait que la page web dédiée aux parcs de la Ville n’a pas été modifiée depuis 2005!

Quand je pose des questions, on me dit que les enfants ne fréquentent pas le parc et qu’il est donc inutile d’y prévoir de l’animation. Pourtant, entre le Marché Maisonneuve et le kiosque du parc Morgan, il y a trois écoles. Qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’y a pas assez d’enfants! Un parc plus accueillant, serait sans doute bien fréquenté. En attendant, si j’avais des enfants, je ne les emmènerais certainement pas jouer là. Les jeux ont été vandalisés, brûlés en partie. Des clous dépassent des structures, des substances non-identifiées suintent des parois… rien de très invitant.

Il n’y a qu’à prendre l’exemple du Parc Champêtre, situé juste de l’autre côté de Notre-Dame, pour comprendre comment il faut gérer nos parcs. Ce grand terrain est bien animé, il y a toujours des enfants qui y jouent au football, au soccer… Ce qui fait la différence, c’est le travail merveilleux d’une fondation privée, la fondation [Andrew J.] Robinette. Elle est dédiée à fournir aux jeunes défavorisés des occasions de se développer et le fait bien: le parc, où sont installés ses bureaux, est toujours plein.

Ce que je recommande, c’est d’abord que l’on creuse un tunnel pour relier les deux parcs, pour que les enfants puissent profiter de l’animation du parc Champêtre. En ce moment il est impossible de passer de l’un à l’autre; ce sont deux parcs autonomes qui se regardent, mais ne se parlent pas. Je pense que cette option serait préférable au projet actuel de la Ville, qui est d’aplanir le terrain du parc Morgan au même niveau que celui du parc Champêtre, dans le cadre des travaux de l’autoroute Notre-Dame.

Il faut aussi investir dans l’animation du parc. Il suffit de regarder les parcs autour, à Montréal, à Laval… En ce moment, la tendance est aux jets d’eau, qui sont très populaires auprès des enfants et ont l’avantage de nécessiter moins de surveillance que les piscines et pataugeoires.

Question de fierté

Terrasse maculée de déchets, Parc Morgan - Photographie Pierre Chantelois À une certaine époque, on accusait Verdun et Ville-Émard d’être pauvres et mal entretenues. Ces villes-là ont beaucoup évolué depuis, alors qu’ici la situation s’est dégradée. Je suis parti en voyage pendant quelques années et à mon retour, je ne reconnaissais plus ce quartier où j’ai vécu toute ma vie. Il n’y a pas de fierté associée au fait de vivre à Hochelaga-Maisonneuve. Et pourtant, le secteur Maisonneuve est appelé à devenir le nouveau Plateau, dit-on. On construit de nouveaux condos, mais pendant ce temps les parcs sont en friche. Il y a pourtant moyen de créer de beaux espaces dans des zones densément peuplées. Je pense par exemple au petit parc qui a été créé sur Ste-Catherine, en face des Foufounes électriques. C’est bien aménagé, à un point tel que des amis européens m’en ont parlé après leur visite.

Mon impression est qu’on laisse le parc tomber en décrépitude dans l’espoir que dans 20 ans, tout soit tellement pourri de partout qu’on n’aura plus le choix de tout raser. La seule chose que je veux, c’est qu’il se passe quelque chose. Je me sens tout seul dans ce combat. Je me demande parfois pourquoi je fais ça… sans doute par sentimentalité, parce que c’est un beau parc. Il y a quelques années, les Amis du Parc Morgan avaient fait le même constant et s’étaient battus pour le parc, mais ils ont laissé tomber depuis un bon bout de temps. Mon but est de tenir jusqu’en août ou septembre, pour montrer que pendant deux mois, il ne s’est rien passé.

Mes photos seront mon patrimoine, un témoignage de l’inaction généralisée qui a caractérisé ce dossier. Les gens pourront voir qu’en 2009, quelqu’un avait tenté de prévenir la population du triste état de ce beau parc. Et si jamais le projet de l’autoroute Notre-Dame mène au massacre du parc Morgan, il restera une trace visuelle de ce que cet espace vert était autrefois.

Toutes les photographies sont tirées du blogue de Pierre Chantelois:

Le Journal de bord du parc Morgan
Les beautés de Montréal

Autres textes sur le dossier Parc Morgan:

Triste histoire: Parc Morgan dans Hochelaga-Maisonneuve

Un joyau en friche

Les beaux jours du parc Morgan

Réal Ménard et le parc Morgan

Jimmy Vigneux, la SDC Ste-Catherine Est et le parc Morgan

Un parc en latence

Bien plus qu’une chicane de clôture

Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

La flamme de la Francophonie

La flamme de la Francophonie

Lisa Melia             Dossier Francophonie et Jeux Olympiques.

Dès septembre 2009, la flamme de la Francophonie brûlera dans tout le Canada. Cette initiative de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures en partenariat avec les programmes d’éducation de Vancouver 2010 et le ministère de l’Éducation de l’Ontario visent à promouvoir les projets de francophones ou de francophiles, en vue des jeux olympiques et paralympique de Vancouver en 2010, dans les milieux scolaires et auprès des jeunes.

La flamme olympique francophone

Le projet veut «dévoiler le visage d’une jeunesse allumée, active, engagée et créative» autour du symbole qu’est la flamme olympique, qui se passe de génération en génération, et rependre l’esprit olympique par le biais de la jeunesse canadienne francophone. «La flamme de la francophonie encourage les individus et les communautés à poursuivre leurs buts et à se surpasser», soutiennent les organisateurs.

Sur tous les supports et par tous les moyens, les jeunes d’âges scolaires sont invités à exprimer leur vision du monde et exploiter leurs talents dans un projet en français, afin de «communiquer de quelles façons ils sont porteurs de la flamme de la francophonie.»

Culture et citoyenneté francophone

Pour leur venir en aide, un guide à l’attention des enseignants et des éducateurs a été réalisé par le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, privilégiant les thématiques tels que le corps, la culture et la citoyenneté.

Pour proposer un projet, c’est le site Vancouver 2010 qu’il faut visiter. Le site officiel la flamme de la Francophonie donne davantage d’informations sur les projets existants.

Les Jeux olympiques de Vancouver veulent-ils discréditer le graffiti?

Autres textes sur la Francophonie

Éducation francophone dans l’Ouest du Canada

Éducation francophone en milieu anglophone. École Gabrielle Roy.

Éducation francophone en milieu anglophone. Écoles Rose-des-vents et Jules-Vernes.

Société francophone de Maillardville, bastion de la francophonie en Colombie-Britannique

La qualité du français dans la blogosphère

Meeting francophone. Le français est-il une maladie en voie d’extinction?

PUBLICITÉ

show_imageQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :