Cellulaires et hôpitaux

Les cells sont-ils permis dans les hôpitaux?

Raymond Viger Dossier Santé

cellulaire hôpitaux clsc hôpital cell santé urgenceSuite à mes dernières hospitalisations, j’ai été surpris des récentes avancés technologiques.

Je suis à l’hôpital Santa Cabrini. Les cellulaires sonnent de partout. Pas juste les patients mais le personnel aussi. Pourtant, pour ne pas interférer avec les différents appareils médicaux, il fût une époque pas si lointaine où l’on m’aurait fusiller pour avoir utiliser un cellulaire dans un hôpital.

Je vérifie avec le personnel si l’usage du cellulaire est officiellement accepté. On me répond que non mais que personne n’en fait le contrôle.

Après avoir été hospitalisé, je me disais que tout comme la location d’un téléviseur, il serait intéressant d’avoir accès à un réseau Internet pour mettre mes messages à dates et que le coupure avec mes différents projets communautaires soient moins grands.

téléphone cellulaire cell urgence hôpital clsc santéJe serais opéré pour une double chirurgie cardiaque au nouveau complexe hospitalier du Royal Victoria, le CSUM dans le Far-West.

Quel ne sera pas ma surprise d’apprendre qu’il existe effectivement un réseau Wi-fi gratuit disponible pour tous les patients.

Je dois aussi prendre des rendez-vous au CLSC pour certains de mes suivis. À l’entrée leur règlementation est bien claire:

Cellulaires interdit à l’urgence. Usage limité dans la salle d’attente. Pas d’appel. Ne pas parler fort. Un temps d’appel court.

cellulaire autorisé urgence hôpital clsc santé réseau wifiEn résumé cela veut dire:

  • On ne veut pas avoir 25 cellulaires qui sonnent en même temps pour déranger tout le monde.
  • On ne veut pas que tu fasses un appel conférence pour montrer à tout le monde que tu brasses de grosses affaires.

C’est une forme d’éthique pour les patients qui se retrouvent à l’urgence et qui ont tous le niveau de stress et de fatigue à un niveau relativement critique.

Autres textes sur Santé

Publicité D’un couvert à l’autre: être un entrepreneur communautaire

D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café GraffitiLe livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Bistro le Ste-Cath

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Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

4264, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, Québec, H1V 1X6.     www.stecath.com.

Un séjour à l’hôpital

Violence à l’urgence

Le système de Santé en chute libre

Raymond Viger Dossier Santé

Pourquoi le niveau de violence a augmenté dans les hôpitaux ?

Je profite d’un nouveau séjour à la même hôpital en deux ans pour comparer la dégradation du système de Santé. De 2013 à 2015, les hôpitaux ont bien changés.

  • Plus d’équipements brisés ou en pénurie. Cela oblige les préposés à débuter leur travail en cherchant qui utilise un équipement adéquat pour faire le test. Attendre après un collègue pour lui emprunter une partie de son équipement. Plusieurs équipements sont utilisés mais ne sont pas fonctionnels à 100%. Le personnel perd du temps à échanger quelques bonnes pièces sur des équipements fonctionnels peut-être à 80%.
  • Il y a aussi le partage de l’électricité, des sorties d’oxygène… Emprunter mes services de base à partir des branchements de mon voisin peut devenir périlleux. D’une part, à chaque fois que je dois débrancher l’électricité de mon soluté pour aller à la toilette, je dois entrer dans l’intimité de mon voisin pour retirer ma prise électrique de son panneau. Je dois ensuite faire l’opération inverse à mon retour. Mais dans son délire de se débrancher, il arrachait tout mon filage en même temps que les siens. Les aiguilles plantées dans mes veines en ont mangées tout un coup.
  • Moins de préposés. Une estimation sans étude scientifique. Il pourrait y avoir qu’il y en autant qu’à mon hospitalisation précédente. Sauf que leur charge de travail et les pertes de temps ont fortement augmenté.
  • Plus de patients. Une autre évaluation non scientifiquement prouvé. Est-ce le hasard des saisons qui fait varier le nombre d’hospitalisation ou encore le refus des hôpitaux psychiatriques de recevoir les psychiatrisés qui ne sont pas suivi à long terme qui en augmente leur présence à Santa Cabrini ?
  • Les clients qui étaient vu en psychiatrie à Louis H. Lafontaine sont maintenant détournés vers les hôpitaux généralistes. Par hasard, la semaine précédente mon hospitalisation, l’Hôpital St-Luc m’avait appelé pour me dire qu’ils ont trop de gens psychiatrisés. Ils doivent les refuser et cherche des organismes communautaires pour les recevoir ! Je leur ai expliqué qu’on est un organisme non subventionné et que nous ne sommes pas équipé pour recevoir des psychiatriques qui ne sont pas suivi. Nous les référions à Louis H. Lafontaine et à St-Luc selon l’adresse du domicile de la personne. Ni Louis H. Lafontaine, ni St-Luc ne peuvent continuer leur travail avec les psychiatriques.

Je propose à l’agente de l’hôpital St-Luc d’appeler les organisateurs des CLSC. Ils connaissent les contacts des organismes de leurs secteurs. Elle me répond que depuis les dernières fusions, ils n’ont plus d’aide des CLSC.

Notre organisme avait déjà perdu cet important soutien du CLSC lors des fusions CLSC – CHSLD. Maintenant, même les hôpitaux perdent aussi ce contact. Inacceptable. Depuis fort trop longtemps les CLSC ne sont devenus que l’ombre de leur raison d’être. Comme avalés par la grosse machine de la Santé qui bouffe tout sur son passage.

Une histoire à suivre…

Autres textes sur Santé

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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Témoignage de jeunes décrocheurs

Décrochage et scolarité

Trois parcours, trois avenirs

Extravertis, renfermés, décidés ou hésitants… Maryrose, Alexandre et Rock ont un point commun: avoir décroché de l’école avant la fin du secondaire. Ces jeunes de 16 et 17 ans entrent dans la vie active et cherchent leur voie dans cette société de diplômés.

Delphine Caubet            Dossier Jeunes, Décrochage

«Maryrose, c’est une rose avec des épines.» Telle est la façon dont Yannick Gratton, intervenant à Diapason Jeunesse, décrit la jeune fille de 16 ans. En septembre 2012, elle a décroché, et comme chez d’autres jeunes, les causes sont multiples. Aujourd’hui, elle est en recherche d’emploi et est décidée à reprendre sa vie en main.

«Le décrochage peut venir de partout»

Jeune fille vivante, se déclarant elle-même différente, Maryrose a été intimidée à l’école. «Je suis plus gamer (personne passionnée par les jeux vidéos). Enfin, pas comme les autres filles.» «Et puis, comment peux-tu travailler, quand des gens se font écœurer à côté de toi? Ou bien quand ça tombe sur toi?» L’intimidation n’a pas été l’unique facteur de son décrochage. Car, avec la réforme, l’école a continué à la faire avancer dans son cursus. «Pourtant, je ne pouvais plus suivre depuis le secondaire 1.» Alors, elle a arrêté, sans terminer son secondaire 3.

Le parcours de Rock est différent. Le jeune homme de 17 ans, très lucide sur son propre vécu, l’annonce lui-même: «J’ai fait une dépression pendant au moins un an, suite au décès d’un proche. Mais il y a eu d’autres facteurs. Je voulais peut-être énerver mon père aussi.»

Il est difficile de donner une explication au décrochage. Les jeunes, eux-mêmes, parlent de la multiplicité de facteurs. Et à partir de 16 ans, les écoles ne sont plus obligées de les scolariser. Rock, en difficulté scolaire, l’a vécu: «La directrice m’a convoqué dans son bureau et… je me suis plus ou moins fait mettre dehors.»

La réalité de la vie active

Alexandre est un jeune homme plutôt manuel. À 17 ans, démotivé, il décide d’arrêter l’école pour travailler.

Si Maryrose pouvait compter sur ses parents, pour Alexandre, la situation est plus délicate. «Mon père est en prison et ma mère n’a pas son mot à dire.» Alors, il fait différents petits boulots: deux mois à Michelin, quelques semaines dans un entrepôt, puis dans agence. «Mais ils ont commencé à ne plus m’appeler.»

La réalité de la vie active commença à s’imposer. Les intervenants le constatent souvent: un jeune qui décroche rêve de la grande vie. Il veut travailler, avoir une auto… Pourtant, la réalité est autre.

Rock a pu le constater par lui-même. Le jeune homme dépose une vingtaine de CV et ne reçoit que deux appels. L’un d’eux lui donne espoir pendant 3 semaines, pour finalement ne pas aboutir.

Yannick Gratton, intervenant à Diapason Jeunesse, constate: la plupart des emplois, sans un diplôme du secondaire, sont dans des entrepôts ou bien font des ménages. Bien qu’il reconnaisse l’intelligence des jeunes, il ajoute: «On vit dans une société de diplômés, et il faut ce papier pour travailler.»

Au travers du sport et de la musique, Diapason Jeunesse enseigne aux jeunes les aptitudes à l’employabilité. Comme le travail en équipe, la gestion des conflits ou encore le sentiment d’appartenance. Car, sur un lieu de travail, pas question d’être en retard ou de taper dans un mur. Et il faut arrêter de tout leur passer à cause de leurs blessures, précise Yannick Gratton.

Alors pendant la formation, les jeunes démystifient la vie active. À l’ordre du jour: ouverture d’un compte avec un banquier et atelier gestion de budget. Mais également, apprentissage de la cuisine et du ménage. Le tout pour acquérir des réflexes de base sur le marché de l’emploi.

Résolution des problèmes

À Diapason Jeunesse, d’autres intervenants apprennent aux jeunes à gérer leurs émotions, et à prendre confiance en eux.

«Étonnamment, ça m’a beaucoup aidé», ajoute Rock avec humour, «j’ai appris à ne plus avoir peur de l’avenir». Pour Maryrose, l’objectif était différent. Elle a appris à s’ouvrir et à faire confiance aux autres. «Au début, j’étais renfermée et je ne parlais pas vraiment.»

Aujourd’hui, lorsqu’elle cherche du travail, les effets sont significatifs: «Je n’ai plus peur de m’adresser au gérant. Plutôt que déposer mes papiers, je demande à parler à quelqu’un, au besoin je repasse à un autre moment.»

À 17 ans, Rock a une bonne connaissance de la résolution des problèmes personnels: «Les problèmes sont comme des petits monstres. Moins tu y prêtes attention, plus ils vont se nourrir de toi… Alors, il faut lever le voile, et regarder la réalité en face. C’est au moins 50% du travail, voire 75%.»

Rock a consulté le psychologue de l’école, «très gentil, mais pas très utile». Alors, avec l’aide de sa petite amie, il a travaillé pour surmonter sa dépression. «Faut se raccrocher à tout, tant que ce n’est pas une corde et un crochet.»

Si tous n’ont pas développé leur propre philosophie, les jeunes doivent affronter leurs problèmes pour avoir un meilleur avenir.

Trouver sa voie

Alexandre a décroché, car il voulait travailler. Son grand-père ayant une ferme, il avait déjà expérimenté le travail de la terre. Alors, avec l’aide d’intervenants de Perspective Jeunesse, il décide de profiter de cette expérience. Il se présente aux Pousses urbaines pour y faire un stage d’horticulture et est accepté. Une première victoire pour le jeune homme.

Quant à Maryrose, ses parents l’ont soutenue lorsqu’elle décida d’arrêter l’école. «Ils voyaient que je n’arrivais pas à suivre, et que je n’allais plus à mes cours.» Alors, après une période difficile, elle décide de se reprendre en main. «Diapason Jeunesse m’a littéralement sauvé la vie.» Maintenant, elle sait qu’elle va reprendre ses études, «un DEP en esthétique peut-être», même si son cursus n’est pas encore défini.

Rapport à l’école

Leur point commun est d’avoir un problème avec le système éducatif. Alexandre le reconnaît, «l’école, c’est important». Lui a essayé d’aller aux adultes, mais cela n’a pas fonctionné, car l’encadrement n’était pas suffisant. Si le jeune homme n’a pas encore de trajectoire définie, avec l’agriculture il a trouvé un secteur d’activité qui lui plait.

Rock a des projets pour l’avenir, il veut devenir infographiste: «faire des cartes de visite et tout ça». Il veut également emménager en appartement dans les mois à venir. «J’attends déjà de terminer mes 3 mois d’approbation à Métro.» Dans un même temps, le jeune homme compte terminer son secondaire par correspondance, tout en travaillant. «Après, on verra.»

Quant à Maryrose, elle doit davantage prévoir l’avenir. Elle vit en centre et, à ses 18 ans, elle ne pourra pas retourner chez ses parents. «Mon argent est compté.» En recherche d’emploi, elle calcule son budget en fonction de l’avenir.

Elle envisage de terminer ses études aux adultes, car pour les jeunes comme elle, «qui ont été intimidés», c’est ce qu’il y a de mieux. «T’as pas d’idiots à côté de toi, et tu peux avancer à ton rythme.» «Par contre, si c’est du monde populaire qui ont juste de la difficulté, je leur conseille d’aller plutôt dans des aides aux devoirs. Ou de voir les ressources de l’école.» «En tout cas, c’est normal de vouloir une pause. Il faut avoir de bonnes bases et après tu repars.» «J’ai encore le temps de me reprendre», rit-elle.

Rock a une vision légèrement différente: «Ceux qui se font intimider, je leur conseille de persévérer, car le temps passe et l’école va se terminer. Le gars qui t’a écoeuré, il va finir par lâcher et il ira au McDo. Toi, tu vas passer ton DEP et tu auras ta petite maison… Puis, je ne sais pas pourquoi je rajoute ça, mais des classes de 35, sérieusement!? Déjà à 25, on avait de la misère à suivre.»

Chacun de ces jeunes a un parcours et un vécu très différent. Qu’ils aient décroché par envie de gagner leur vie, ou pour d’autres raisons plus personnelles, chacun d’eux a le potentiel d’un bel avenir.

Le décrochage en quelques chiffres

  • Entre 1999 et 2009, le taux de décrochage au niveau provincial a sensiblement diminué : de 23,5% en 1999, il a diminué à 20,5% en 2009.
  • Dans la région de Montréal, il reste supérieur à la moyenne provinciale, même s’il a diminué: de 28,6% en 1999 à 24,6% en 2009.
  • L’inégalité entre les sexes est réelle. En 2009, 25,5% des garçons ont décroché sans leur diplôme du secondaire, contre 15,5% des filles.
  • Plus alarmants à la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, 35% des jeunes du secondaire décrochent.
  • À la Commission scolaire Lester-B.-Pearson, le taux est le moins élevé de la province, avec une moyenne de moins de 15%.
  • À Montréal, le ministère de l’Éducation note une concordance entre le décrochage scolaire et la vulnérabilité socioéconomique. Néanmoins, il existe des exceptions, notamment dans les CLSC de NDG-Montréal-Ouest, René-Cassin ou Pointe-aux-Trembles-Montréal-Est.

Autres textes sur le Décrochage:

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Internet, Facebook, Twitter… Les nouvelles formes de dépendance

Cyber-dépendance

Internet; une nouvelle drogue

Ce qui a débuté par une activité sporadique est vite devenue une activité de plus en plus régulière, quotidienne.

Claude   Dossiers Internet

J’ai une amie qui a commencé à clavarder sur différents réseaux. Elle a établi des relations avec des gens qu’elle n’a jamais rencontrés, jamais entendu la voix.

Ce qui a débuté par une activité sporadique est vite devenue une activité de plus en plus régulière, quotidienne. Aujourd’hui, c’est plusieurs heures par jour qu’elle passe devant son écran à jaser de tout et de rien avec tous ces étrangers.

Elle avait un copain. Leur relation s’est dégradée et ils se sont séparés. Elle préférait continuer à discuter avec ses cyber-amis. Je ne la vois plus, nous n’avons plus d’activités ensemble comme avant. Elle s’est isolée dans son monde artificiel. Même au bureau, j’ai entendu dire que son rendement a diminué, profitant de toutes les occasions pour aller vérifier ses messages. J’ai peur qu’elle finisse par perdre son emploi aussi.

Pour certains, Internet est une ouverture sur le monde et peut briser l’isolement. Pour d’autres, c’est la fin d’une relation saine avec leur environnement. Je ne sais même plus comment je peux l’aider. Je suis impuissant face à sa cyberdépendance.

NDLR: L’impuissance que nous pouvons vivre lorsque nous voyons un proche dépendant est bien réelle. Nous pouvons prendre le temps de consulter les ressources pour nous aider à rester présent et significatif pour la personne en difficulté.

Il ne faut pas hésiter à demander l’aide appropriée. Demandez à un intervenant psycho social de votre CLSC, il pourra vous diriger dans les ressources disponibles dans votre quartier et vous aider à évacuer les émotions qui peuvent remonter en vous. Si on veut continuer à aider une personne proche, il faut aussi accepter d’être aidé.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Les personnes derrière les institutions

Intervenant en CLSC

Salut à mon amie Marie-Louise

Dans le merveilleux monde de l’intervention et du travail de rue, on a la critique facile quand ça touche les institutions. Les CLSC, on les dit fermés, mal adaptés, pas commodes, comme notre système de santé. Mais on rencontre des individus qui changeront ces perceptions à jamais. Marie-Louise Côté a été une de ces personnes.

Alain Martel, travailleur de rue Montérégie.  Dossier Communautaire

Marie-Louise a été une organisatrice communautaire chevronnée. Je dis qu’elle l’a été parce que, ce 27 juin, j’assistais à son dîner de retraite. Femme de caractère, organisée, intelligente, et ce ne sera pas ce que je retiendrai le plus d’elle. Ce sont ses qualités humaines qui demeureront dans ma mémoire.

J’ai rencontré Marie-Louise quand on m’a assigné à la table de concertation jeunesse de Brossard. Je venais à peine d’être promu coordonnateur du travail de rue pour le Carrefour Jeunesse Rive-Sud. J’arrivais avec un bagage de douze années de travail terrain et j’assistais à ma première table de concertation officielle. J’avais l’habitude de repasser dans ma tête chaque commentaire qui me venait à l’esprit. Je trouvais ça plate, ces réunions-là. Et les deux animatrices, les deux Maries (je vous salue Marie pleines de grâce…) rigolaient. Marie-Louise a senti qu’il lui fallait un genre d’animation qui saurait attirer mon attention et pour me mener dans une sphère de réflexion mieux organisée sans déshumaniser le résultat. Elle a su le faire avec sa collègue Marie-Claude.

L’humanisme de Marie-Louise

Marie-Louise est une femme profondément humaniste. Sans préjugés. Pour vrai. Elle n’a pas de préjugés. Elle veut être proche des gens. Elle aurait pu monter dans la hiérarchie, mais ça l’aurait éloignée des gens. Elle a décidé d’influencer les décideurs par son analyse et son ardeur à promouvoir les bonnes conditions humaines. Elle est sensible à la condition des gens. Elle partage volontiers ses idées et son énergie. Elle a compris la nécessité et l’utilité de la concertation, du travail d’équipe. Elle a réussi à nous mener dans une forme de concertation où l’être humain qui recevait les services prenait la place qui lui revenait. Je pense qu’elle a influencé l’ensemble de la table. Elle a laissé un riche héritage à Chantal, sa digne successeure.

Ce que je retiendrai, donc, c’est sa patience angélique. Elle a su me comprendre et m’attendre dans mon développement. Son regard. Quand elle trouvait que je dépassais les bornes, elle n’avait qu’à me lancer ce regard. Ceux qui l’ont reçu savent de quoi je parle. Par ce seul regard, accompagné d’un sourire diabolique, je comprenais que c’était le temps de me la fermer. Elle a toujours su reconnaître le potentiel des gens. Heureusement pour moi. Et finalement, sa grande fidélité. Comme dit la chanson, quand elle aime une fois, elle aime pour toujours! Heureusement pour moi. Merci pour tout ça.

Cherchez donc qui est votre Marie-Louise. On en a tous une. Prenez la chance de la remercier comme il se doit. Salut à mon amie Marie-Louise. Merci de me lire. Merci de me publier.

Autres textes sur Communautaire

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Vu et entendu au Forum sur les inégalités sociales en santé

Dans les couloirs du Forum sur les inégalités sociales en santé

Vision des intervenants communautaires en santé

Pour préparer le rapport du directeur de la santé qui sera publié en novembre 2011, le directeur Richard Lessard a convoqué regroupement et organismes communautaires. La dernière consultation remontait à 5 ans. Lors du Forum sur les inégalités sociales en santé, pendant les plénières et les pauses, les intervenants communautaires se sont exprimés. À la lecture des commentaires, vous comprendrez qu’il est préférable de respecter l’anonymat des intervenants concernés.

Raymond Viger   Dossiers Santé, Inégalités sociales en Santé  

Quelques commentaires des intervenants lors du Forum sur les inégalités sociales en santé. Seront-ils repris dans le rapport du directeur de la santé publique en novembre prochain?

Les organismes communautaires

  • Les impacts sur la santé se vivent sur le terrain. On sectorise tout. Les organismes communautaires ont une approche globale leur permettant d’atteindre des résultats concrets. Les approches globales ne sont pas subventionnées. Les subventions répondent à une commande pour régler un problème, créant cette sectorisation.
  • Les citoyens vont chercher les informations dans des espaces de socialisation et non pas dans les institutions.
  • Il faut soutenir les organismes communautaires et les gens qui veulent s’y impliquer.
  • Le communautaire est en péril. Les cadres des organismes communautaires sont proches du burn out.
  • Les organismes communautaires sont là pour soutenir la communauté, ils sont des leviers. Ils n’ont pas le rôle de gérer la communauté.
  • Un itinérant est-il devenu un parcomètre?

CLSC et CHSLD

  • Les CLSC étaientde bons outils pour l’intégration des communautés.
  • Les organisateurs communautaires dans les CLSC ne sont pas remplacés à leurs départs.
  • Les médecins devaient initialement être salarié dans les CLSC. Mais on a implanté le paiement à l’acte.
  • Résidence pour personnes âgées: obligé de faire affaire avec le médecin de la résidence. La première semaine celui-ci facture la moitié des cartes de la Régie de l’assurance-maladie des résidents, la deuxième semaine il facture la seconde moitié. Qu’il ait vu les résidents ou non!

La Direction de la santé publique

  • Ce n’est pas seulement aux regroupements communautaires de mettre de la pression sur le gouvernement. La direction de la Santé publique se doit de le faire aussi.
  • La Direction de la santé publique doit être un leader et être plus agressive. Ce n’est pas au gouvernement ou à la Fondation Chagnon de dire à la Direction de la santé publique quoi faire.
  • Ce n’est pas avec des interventions individuelles qu’on va réussir. La Direction de la santé publique doit s’impliquer.

Gouvernement et institutions

  • Il n’est pas facile de toucher aux problèmes structurels.
  • Nous avons de belles chartes mais elles ne s’appliquent pas parce qu’il y a une clause qui stipule que nous l’appliquons selon nos moyens financiers.
  • Est-il concevable que le gouvernement du Québec considère la Fondation Chagnon comme un partenaire de la Santé? On responsabilise l’individu au lieu de l’état.
  • Est-ce acceptable que la Fondation Chagnon impose ses critères en matière de santé plutôt que de répondre aux besoins des citoyens?
  • Est-ce que la mixité sociale fait taire les vrais problèmes sociaux ou ne fait que les camoufler?
  • Soutenir les pauvres, ce n’est pas de l’adapter à la structure. C’est à la structure de s’adapter aux pauvres.
  • Les rapports du BAPE n’inclut que le volet environnemental sans tenir compte du volet social.
  • Le logement demeure un problème majeur. On laisse la responsabilité à l’individu qui doit faire des mises en demeure et que les délais sont trop longs. Ville de Montréal se doit de prendre ses responsabilités concernant la salubrité des logements sur son territoire.
  • Il y a de beaux rapports qui ont été écrits mais qui demeurent tablettés. Peut-on mettre de vraies politiques en matière d’inégalités sociales en santé?
  • Tanné des chiffres et des statistiques. On a besoin de service.
  • L’indécence des revenus, des abus, de la capacité de polluer. Éduquer le peuple est une chose mais sensibiliser le haut de la pyramide en est une autre.
  • Le Québec régresse. Il ne va pas chercher l’argent dans les poches des riches.
  • Souvenons-nous du ministre Sam Hamad qui en 2007 avait dit que les gens sur l’aide sociale qui pourraient travailler ne le veulent pas parce qu’ils sont trop bien: lunettes, médicaments… Sam Hamad les avaient même traités de BS!

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Stephen Harper et l’avortement

Lutte à la drogue: les Conservateurs contre la science

Site d’injections supervisées

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