Samian mentor de jeunes autochtones

L’émission : Le Rythme

Samian mentor de nouveaux talents

Un rythme, des voix et beaucoup de volonté. Le rappeur Samian et ses 7 protégés chantent pour faire vivre leur art dans l’émission de télévision Le rythme des nations. Les communautés autochtones ont maintenant leur show pour propulser leurs talents.

Delphine Caubet | Dossiers AutochtoneCulture.

Samian mentor artistes autochtones Le rythme des Nations

Photo: Gracieuseté Samian

«On veut montrer les talents des communautés», explique Samian.

Si le reste du Québec a La voix, les communautés autochtones ont désormais leur émission de découverte de talents. «Mais ce n’est pas une téléréalité, précise Samian, je n’aime pas ce terme.» C’est une émission. Pendant 13 épisodes, les téléspectateurs d’APTN (Aboriginal Peoples Television Network) pourront suivre le rappeur Algonquin être animateur et mentor pour 7 jeunes artistes.

Concept

Effectivement, Le rythme est loin des émissions de téléréalité. «Avec nous, il n’y a pas d’élimination. Ils sont tous gagnants», ponctue le mentor. Les artistes ont vécu pendant 2 mois dans une maison pour perfectionner leur art et produire une chanson qui figure dans l’album final. Mais loin d’être reclus, les jeunes sont retournés chez eux les fins de semaine, pour se ressourcer et recommencer la semaine d’attaque.

Pendant les 2 mois de formation, ces jeunes ont perfectionné leur écriture et leur composition, mais ils ont aussi appris à prendre conscience de leur talent et à s’accepter. Pour cela, rien de moins que des cours d’estime de soi.

Quand on interroge Samian sur l’incongruité de ce cours, il explique: «Les jeunes des communautés sont très introvertis et timides. C’est dans toutes les communautés autochtones qu’il y a des difficultés à s’exprimer. Mais les jeunes se sont vraiment investis et cela a permis de débloquer des émotions, et de créer à partir d’elles. C’était un outil comme les autres.»

Lancement

Si l’enregistrement de l’émission a été réalisé en automne 2013, ce n’est qu’un an plus tard que la diffusion a lieu. Seul le premier épisode a été diffusé en avant-première. «Et il y a eu d’excellents commentaires, précise le rappeur, c’est d’ailleurs pour ça qu’une deuxième saison est prévue.» Et lui sera toujours présent.

Pour les 7 jeunes artistes, les fruits de l’aventure restent encore à déterminer. «C’était une expérience à essayer, explique Samian, maintenant il faut attendre la diffusion pour voir.» Mais d’ores et déjà, nous savons qu’une participante a quitté l’émission en cours de route et qu’une autre réalise ne pas vouloir entrer dans le monde de la musique. Elle préfèrerait garder son talent pour le plaisir.

C’était le rôle du mentor de répondre à leurs questions et inquiétudes. «J’ai eu le beau rôle, rit Samian, ce n’est pas moi qui avais la pression. J’ai aimé être là et les voir s’épanouir. C’est comme polir un diamant.» Lui avait à cœur de montrer que c’est possible de réussir, même si parfois en tant qu’autochtones, ils se sentent éloignés.

APTN a eu une belle idée pour encourager les jeunes talents des communautés. Kessy, Mélonie, Alex, Anne-Marie, Shaushiss, Marie-Soleil et Kerry ont eu l’opportunité de perfectionner leurs habiletés. Maintenant, leur avenir est entre leurs mains. Si tous ne savent pas s’ils souhaitent évoluer dans le monde de la musique, une chose est sûre, tous sont passionnés par leur art.

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    Wardah Hafidz et les tsunami

    Défenderesse des survivants du tsunami

    Wardah Hafidz, «la Mère Teresa de l’Indonésie», fait de la reconstruction un combat pour la démocratie

    Patrick Alleyn et Benoit Aquin | Dossier International

    La veille du 1er anniversaire du tsunami, Wardah Hafidz et des survivants avaient installé 200 banderoles partout dans la ville de Banda Aceh, sur le passage du président indonésien venu commémorer la catastrophe.

    «La reconstruction d’Aceh doit être dirigée par les gens eux-mêmes», est-il écrit sur les banderoles que l’armée n’apprécie pas du tout. Durant la nuit, les soldats arrachent les bannières et menacent Mme Hafidz d’arrestation.

    «Les officiers ont vu nos bannières comme une insulte, un appel à se rebeller contre l’autorité gouvernementale», pense Mme Hafidz, l’infatigable défenderesse des pauvres en Indonésie. «Nous voulions rappeler aux institutions, aux organismes humanitaires et au gouvernement que les victimes du tsunami doivent participer à la reconstruction de leur village et de leur quartier. La reconstruction doit être démocratique», insiste-t-elle.

    Fondatrice du réseau Uplink, Wardah Hafidz défend les habitants des bidonvilles en Indonésie. Elle s’est rendue célèbre en 1999 lorsqu’elle a révélé une vaste corruption autour d’un fonds de 800 M $US d’aide sociale ayant servi à acheter les votes de fermiers et de petits entrepreneurs. «C’est notre Mère Teresa», lance notre chauffeur de taxi, en route vers le bureau de la militante à Banda Aceh.

    Hiroshima?

    Le deuxième jour suivant le tsunami, elle quittait Jakarta pour débarquer dans la province d’Aceh avec ses collègues pour participer aux secours et aider les gens à rebâtir leurs maisons.

    Aceh, province de l’île de Sumatra en Indonésie, est la région d’Asie du Sud la plus durement touchée par l’immense raz-de-marée du 26 décembre 2004 causé par un tremblement de terre. «Hiroshima! C’est Hiroshima!» s’est exclamé un réalisateur japonais, en débarquant à Aceh. Dans la ville bombardée par la bombe atomique, «on pouvait voir des édifices debout à 1km, mais ici, on ne voit rien même à 3km!», compare le japonais.

    À Banda Aceh, la capitale régionale, Wardah Hafidz mobilise les rescapés contre les lenteurs de la reconstruction. «Avec des millions de dollars de dons et plus de 200 organisations internationales sur le terrain, je refuse que des milliers d’habitants d’Aceh vivent encore sous la tente un an après le tsunami», dénonce-t-elle.

    L’œuvre de reconstruction est immense. La vague a pénétré jusqu’à 6 km à l’intérieur des terres. L’ONG catholique canadienne Développement et paix a alloué 2 millions au projet d’Uplink pour bâtir 3200 maisons et relancer l’activité économique dans 25 villages. Le gouvernement canadien y contribue aussi, à hauteur de 5,9 millions, et l’ONG catholique allemande Misereor, pour 19 millions.

    Expulsion des rescapés

    «Certaines ONG internationales remettent la reconstruction entre les mains des entrepreneurs sans que les habitants aient pratiquement un mot à dire», réprouve Wardah Hafidz. Elle décrit son plan: «Dans ces villages, le tsunami a tué la moitié des habitants. L’eau potable, les égouts, la santé publique, les rues et les maisons, nous travaillons à tous les niveaux avec les survivants. Mais notre objectif, à travers la reconstruction, c’est de créer des communautés organisées, capables de défendre leurs droits», rappelle la militante.

    En janvier, un mois après le séisme, le gouvernement a décrété l’interdiction de construire dans une zone de sécurité de deux kilomètres de large le long de la côte. Mme Hafidz est replongée dans son premier combat: nombre d’habitants refusaient de quitter leurs terres. Elle devait les défendre comme elle a l’habitude de le faire pour les familles squattant les bidonvilles.

    La militante et son équipe d’Uplink ont développé un plan de rechange avec les villageois, dans l’espoir de le voir adopter par le gouvernement. «On assurerait plutôt la sécurité par des protections naturelles comme des plantations de mangroves et en aménageant des montagnes artificielles où les gens pourraient courir se réfugier», explique-t-elle.

    Cette idée insensée de zone tampon a été abandonnée en mars, on a obtenu gain de cause, mais cela nous a fait perdre beaucoup de temps», déplore Mme Hafidz.

    La province d’Aceh était en guerre avant le tsunami. La catastrophe a poussé le gouvernement indonésien et la guérilla du GAM (Mouvement pour une Aceh libre) à signer un accord de paix après une guerre de 29 ans. Mais il s’agit là d’une trêve fragile, que menace notamment la corruption. Rappelant l’épisode des bannières arrachées par les militaires, Wardah Hafidz souligne que les droits des gens d’Aceh ne sont pas encore respectés.

    Mais ne me comparez pas à Mère Térésa, je ne suis pas à la hauteur», termine la femme de 53 ans, qui a choisi une vie sans enfants pour se consacrer totalement à sa cause.

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      Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
      Par Internet. Aussi disponible en anglais: LOVE in 3D

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