Le feu sacré d’Anne-Catherine

L’école de la vie

Étudier autrement

L’université et les diplômes sont devenus des outils indispensables pour bien se placer sur le marché de l’emploi. La société aime bien souligner l’importance de l’éducation pour parfaire ses connaissances et développer ses possibilités. Mais l’école n’est pas faite pour tous. Il est possible de s’offrir une vie pleine de défis et d’apprentissages par l’expérimentation. Reflet de Société vous présente l’histoire d’Anne-Catherine, une jeune femme pleine d’énergie et de volonté qui ne se voyait pas sur les bancs d’école.

Dominic Desmarais  Dossiers Éducation

Anne-Catherine a toujours été bonne à l’école. Ses parents l’encourageaient, elle et ses six frères et sœurs, à étudier avec sérieux. «Les études étaient très prisées chez moi. Surtout du côté de ma mère. Elle passait plusieurs heures par semaine à nous aider avec nos devoirs. Dans la famille, on ne se posait pas de questions. C’était naturel que les études se terminent avec un diplôme universitaire.»

Née à Ottawa en 1980, Anne-Catherine passe son enfance dans le système scolaire ontarien où le CEGEP n’existe pas et le secondaire se termine par une treizième année avant d’accéder à l’université. «Ça allait super bien à l’école mais j’ai fait ma 12ème année dans une école alternative. J’avais perdu le beat d’être toujours à l’école. Je voulais essayer quelque chose de différent.»

Anne-Catherine va en classe en matinée et fait ses devoirs l’après-midi à la maison. Elle met à profit son autonomie. «J’avais de super bonnes notes. Je n’avais pas besoin de professeurs. Je n’ai pas vraiment comparé les deux façons. C’est juste que ça m’a fait du bien de changer. Je suis retournée à mon école pour la fin de ma 13ème année. Je voulais graduer avec mes amis!»

Vouloir tout faire, tout apprendre

Jeune, Anne-Catherine s’intéresse à tout. Elle est incapable de se brancher sur son avenir. Au secondaire, elle fait partie d’un programme spécial orienté vers les arts visuels. Elle touche à la photo, la peinture et la gravure. À la fin de son secondaire, les universités viennent présenter leurs programmes pour inciter les étudiants de son école à choisir leur avenir. «Il y avait tellement de choses qui m’intéressaient. Les communications, le marketing, la mécanique, le théâtre, les arts visuels… C’est là que je me suis perdue. Ça m’a tellement écœurée d’avoir à choisir.»

Incapable de se brancher, elle reçoit les conseils de son père. «Il s’est permis de me dire que l’université, ce n’était pas si important, que je n’avais pas besoin d’y aller pour réussir dans la vie. Mon père est médecin! Est-ce qu’il m’a influencée? Oui. Mais c’était ma réflexion, ma décision. J’ai choisi ma plus grande passion, la nourriture! Je suis allée en hôtellerie.»

Pour Anne-Catherine, c’est un choix logique. Depuis ses 14 ans, elle travaille dans plusieurs hôtels d’Ottawa. Elle va parfaire ses connaissances dans un domaine qui la comble déjà de bonheur.

Mais, son expérience la déçoit. Au début de sa 2ème année en hôtellerie, ses professeurs lui repassent les mêmes cours. «Ils m’ont ramenée ce que j’avais déjà appris en 1ère année. Je me suis demandé pourquoi étudier. En hôtellerie, c’est tellement logique. J’apprenais 10 fois plus vite dans le département du Royal Service, un service aux chambres de haute qualité. Et plutôt que débourser pour apprendre, j’étais payée!»

Anne-Catherine quitte l’école pour s’appliquer à son travail. Et le temps fait son œuvre. «J’ai travaillé 6 ans dans le domaine. C’était tellement plaisant que je me suis dit que c’était impossible que je fasse ça toute ma vie. Je ne me creusais pas la tête, c’était juste du gros fun. Il me manquait du challenge.»

Apprendre au travail

Anne-Catherine s’ennuie à Ottawa. Sa grande sœur, installée à San Diego, lui offre un emploi d’un mois à travailler pour les placements en Bourse. La jeune femme tombe en amour… avec une boutique d’aliments naturels. «C’était vraiment les débuts du bio. C’était super bon! La fraîcheur des aliments, j’y goûtais. J’y allais tous les deux jours.»

Ce coup de foudre pour le bio va changer le cours de ses prochaines années. De retour de San Diego, elle décide de suivre un cours intensif en marketing à la Toronto School of Business. «Je ne savais pas pourquoi. J’ai juste suivi mon instinct. Le cours durait moins d’un an. Je n’ai pas de patience et j’apprends vite. Je voulais que ce soit court!»

Dans l’un de ses cours, on lui demande de monter un plan d’affaires fictif. Elle le fait sur une boutique bio, dans l’esprit de celle qu’elle a tant aimée à San Diego. «J’avais eu de bons guides et du bon feedback à la Toronto School of Business. Mon plan d’affaires était sérieux.»

L’entreprise familiale

Elle revient chez elle, à Ottawa, excitée. «J’avais tellement d’énergie à dépenser. Je voulais m’occuper. J’ai ouvert mon commerce. Je suis allée voir ma grand-mère pour qu’elle investisse dans ma boutique. Elle a hésité au début. J’étais jeune, j’avais 21 ans! Mais même ma mère a décidé d’embarquer. Mon père aussi était emballé. Finalement, c’était toute la famille qui s’excitait. J’étais comme une enfant, je n’avais aucune idée dans quoi je m’embarquais.»

Avec l’aide de ses proches, Anne-Catherine aspire à créer une entreprise familiale où chacun travaillerait un peu. Mais, deux semaines après l’ouverture, sa mère décède. «Ça été une grosse claque. J’ai dû gérer la boutique avec ma sœur et l’aide de mon père.»

Le deuil passé, Anne-Catherine plonge dans les affaires. «Je ne suis peut-être pas allée à l’université, mais ça a été mon école. J’ai appris la finance, l’honnêteté, la confiance, à travailler fort. Un business, c’est comme un bébé. Tu dois en prendre soin. Tu ne peux pas t’en détacher. J’apprenais tellement.»

«Mon petit cours en marketing à Toronto m’a beaucoup aidé. Je l’appliquais. C’était de la logique simple comme tout. Pas besoin de trois ans d’université pour l’apprendre. Tout ce dont tu as besoin, c’est de la drive. Et moi, je n’ai pas de doute, je n’ai pas froid aux yeux. J’étais comme une enfant qui apprenait à tous les jours!»

Fuir la routine

La lune de miel avec son entreprise dure trois ans. Jusqu’à ce que la routine s’installe. «Je commençais à étouffer. J’étais entre quatre murs, à toujours voir le même monde, les mêmes clients. En hôtellerie, il y a toute une équipe. J’avais besoin de ça, de l’échange d’énergie et de connaissances. Ma sœur, qui s’en occupait avec moi, est enseignante à temps plein. Elle venait le soir seulement pour fermer la caisse. J’étais trop souvent seule. C’est quand j’étais avec elle et mon père que je m’amusais le plus. Mais c’était rare. J’ai compris que j’avais besoin de travailler avec un gang.»

La jeune femme cherche des idées. Elle décide de prendre conseil auprès d’un ami de la famille, entrepreneur. «Je n’avais jamais entendu parler de mentor. L’idée m’est venue comme ça, soudainement. Il m’a donné le livre What color is your parachute, pour me guider vers un emploi qui me satisferait. L’hôtellerie, pour moi, c’était trop facile. Je ne me voyais pas en faire une carrière. Donc, ça devait être le marketing. Et comme j’aime le sport, j’ai fait l’équation: mon prochain emploi serait avec le club de hockey les Sénateurs d’Ottawa.»

Diplôme de la vie

Au moment où Anne-Catherine a son éclair de génie, les propriétaires des équipes de hockey ont décrété un lock-out. Rien pour décourager l’énergique jeune femme de 24 ans. «Je me suis trouvé un petit emploi à la billetterie, pour les concerts pendant le lock-out du hockey. Je n’y travaillais que 6 à 8 heures par semaine. La dame en entrevue m’avait demandé pourquoi je voulais cet emploi alors que j’étais propriétaire d’une boutique. Moi, j’attendais la saison pour postuler dans mon domaine! C’était tout réfléchi!»

Un mois et demi avant le début de la saison, une entente est conclue entre l’association des joueurs et la ligue. Chez les propriétaires des Sénateurs, c’est le stress. «Ils n’avaient pas d’employés alors que la saison devait commencer. Ils étaient en mode urgence. Ils ont fait une foire à l’emploi. J’avais cinq minutes pour me présenter au vice-président marketing. Je lui ai expliqué ce que j’avais fait avec ma boutique.»

Anne-Catherine est convoquée pour une 2ème entrevue, puis une 3ème. Elle n’obtient pas le poste. «J’étais déçue. Mais un mois plus tard, on me rappelle d’urgence, un jeudi. Je travaillais alors à la Coupe Rogers, l’Omnium de tennis, à Montréal. Ils avaient besoin de moi le lundi matin! Celle qui avait eu l’emploi n’était plus intéressée. Ainsi, je suis devenue coordonnatrice marketing. Je gérais une douzaine de comptes clients. Mon embauche par les Sénateurs a été un point culminant. Un homme de plus de 50 ans qui parle avec une petite jeune de 24 ans qui avait ouvert une boutique de A à Z et qui la gère seule. Il en a été bouche bée. C’est comme si ma boutique, c’était mon diplôme universitaire. On me reconnaissait, on reconnaissait mes compétences. Dix mois plus tard, les Canadiens de Montréal me recrutaient!»

Les Canadiens de Montréal, le véritable objectif de ses démarches auprès des Sénateurs, lui ouvraient les portes moins d’un an après ses débuts dans la Ligue Nationale de hockey. «Tout ce que j’ai fait était planifié. Mon but, c’était le Canadien. En rentrant aux Sénateurs, j’ai rencontré une fille de mon âge qui faisait le même boulot pour le Canadien de Montréal. On est devenues bonnes amies et quand il y a eu ouverture d’un poste, elle m’a appelée. Je suis descendue à Montréal pour une entrevue et j’ai été engagée sur le champ.»

Anne-Catherine restera à l’emploi du prestigieux club de hockey pendant trois ans. «J’avais le même poste qu’avec les Sénateurs. Je m’occupais des commanditaires. L’affichage sur les bandes, la pub à la radio et la télé, les événements. J’ai trippé. Mais, je suis tombée malade et j’ai dû tout arrêter. Ma boutique était toujours ouverte. Je passais la semaine à Montréal et je retournais à Ottawa y travailler les samedis et dimanches. Je travaillais sept jours sur sept. C’était fou!»

À tête reposée

«Quand le contrat de location du local est arrivé à terme, on en a parlé, ma sœur, mon père et moi, à savoir si on voulait le reconduire. Il n’y avait plus d’intérêt. J’étais là juste les fins de semaine, ma sœur qui travaillait comme enseignante… Je ne voulais pas forcer. Je voulais que la boutique continue parce que pour moi, c’était un cadeau à la communauté. Je l’ai vendue à un de mes employés.»

Après s’être reposée, Anne-Catherine fait un court détour par le communautaire. Puis, elle cogne à la porte du Cirque du Soleil. Elle se trouve une niche au sein du département des alliances corporatives où elle se démarque par sa volonté d’apprendre.

Ce qui lui vaudra de travailler sur un projet bien personnel du fondateur du Cirque, Guy Laliberté. La jeune femme, qui préférait le terrain plutôt que l’université, côtoie régulièrement l’un des Québécois les plus reconnus pour organiser ses conférences à la grandeur de la planète. Déplacements, longues heures et stress font partie de son quotidien. Avec en prime le sentiment de l’accomplissement, le travail d’équipe et l’excitation.

Il n’y a pas qu’un seul chemin pour se réaliser et gagner sa vie. Pour Anne-Catherine, le bonheur ne passait pas par l’université mais par l’expérience. Mais pour y arriver, la jeune femme a dû s’écouter.

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Cybercap et le multimédia

CyberCap fête ses 10 ans

Carburer aux multimédias

Comment garder les jeunes à l’école? Comment intéresser un jeune finir ses études?

Frédéric Lacroix-Ccybercap-multimedia-education-jeune-decrocheurouture   Dossier Éducation, Communautaire, DécrochageInternet

Les intervenants scolaires cherchent souvent des solutions pour garder les jeunes sur les bancs de l’école. Pourtant, il ne faut pas chercher bien loin. En 2000, quelques personnes issues des domaines communautaire et social ont vu dans le multimédia une approche intéressante.

CyberCap s’est donné, il y a 10 ans, le mandat d’améliorer la situation des jeunes en difficulté au niveau personnel, social et professionnel grâce aux nouvelles technologies de l’information. «La jeunesse carbure à la technologie», affirme Christian Grégoire, directeur général de l’organisme.

Louis Chussereault et Benoît Gélinas-Marché, mordus de multimédia, peuvent témoigner de l’apport de leur séjour chez CyberCap. Tous les deux travaillent maintenant pour l’organisme à but non-lucratif. «La formation ici m’a donné la chance de travailler avec des clients et sur des contrats», explique Louis qui n’a pas pu obtenir son diplôme d’études secondaires puisqu’il a échoué son cours de français de secondaire 5.

Ancien travailleur autonome et déclaré inapte à travailler à cause d’un problème de santé durant quelques années, de nouvelles possibilités se sont offertes à Benoît. À la fin de sa formation de 10 mois, il a œuvré à TQS et comme pigiste. «Ça m’a ouvert beaucoup d’horizons.»

Les deux jeunes hommes ont aimé l’interaction entre les gens et le travail d’équipe. Ils ont expérimenté différents volets du multimédia comme le Web, l’animation et la vidéo.

Éviter le décrochage

Christian Grégoire précise toutefois que CyberCap n’est pas une école ou une institution académique. L’organisme montréalais travaille selon deux axes d’intervention : l’intégration socioprofessionnelle et la prévention du décrochage scolaire. Elle veut servir de tremplin vers le marché de l’emploi mais, d’abord et avant tout, maintenir l’intérêt des jeunes pour l’école.

«Prenons l’analogie des feux de circulation. Quand un jeune fonctionne bien la lumière est verte. Quand le feu devient jaune, ça signifie qu’il éprouve des difficultés. Le feu rouge est synonyme de décrochage. Notre but est d’aller chercher les jeunes avant que la lumière devienne rouge.»

Résultats positifs

Le directeur général trace un bilan des 10 dernières années qui ont été  très intéressantes. «Les efforts ont été plus que positifs. Chaque jeune qui retourne à l’école ou sur le marché du travail est une victoire.»

Un des projets de CyberCap a un taux d’intégration de 70 %, estime M. Grégoire. Cette formation est destinée à des personnes âgées entre 18 et 30 ans, sans emploi ou n’ayant pas complété leurs études secondaires. Pendant quelques mois, ils acquièrent des connaissances en production multimédia tout en développant différentes capacités comme la communication et le sens des responsabilités. 400 jeunes ont participé à ce projet depuis sa mise sur pied en 2000.

Récemment, une nouvelle initiative a pris son envol. Ce projet a pour but d’encourager la persévérance scolaire par des activités de sensibilisation et des ateliers d’exploration, notamment.

Les technologies occuperont toujours une place importante dans l’avenir. On peut s’imaginer que l’idée et la mission de CyberCap se poursuivront encore pour un autre 10 ans. Pour informations: www.cybercap.qc.ca

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Pierre Chantelois, blogueur phoenix

Pierre Chantelois: le blogueur phoenix

Raymond Viger

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Biographie

Après une dizaine d’années dans le secteur privé des communications (radio-télévision), Pierre Chantelois s’est orienté vers le secteur de la Fonction publique du Canada et du Québec du 1970 à 2005. Conseiller, gestionnaire et analyste, Pierre Chantelois s’est particulièrement intéressé à la télédiffusion des débats parlementaires, aux services en ligne gouvernementaux et aux communications stratégiques gouvernementales. Pierre Chantelois a aussi touché au domaine des relations internationales et du développement international au sein du gouvernement du Canada et auprès d’une importante université francophone du Québec. Pierre Chantelois a oeuvré auprès d’une société internationale d’informatique à titre d’analyste-conseil avant de prendre sa retraite en 2006.

La retraite et la naissance du blogueur

Que devient un retraité comme Pierre Chantelois? Un blogueur très actif e18f17e9a8f9b54280dce839ba2c3f43et très  présent dans la blogosphère. Pierre Chantelois a publié plus de 1 000 billets. Des billets songés, écrit avec la main de l’expérience et de la sagesse.

Pierre Chantelois a été actif sur son blogue, De ce côté-ci de l’Amérique. Pierre Chantelois a aussi été un blogueur très actif sur des blogues tels que Agoravox, Les 7 du Québec ainsi que Cent Papiers. Actif parce qu’il publiait régulièrement, mais aussi parce qu’il commentait régulièrement d’autres billets. Des commentaires tout aussi songé et pertinent que ses billets.

La retraite du blogueur

Le 14 mars dernier, Pierre Chantelois nous annonce une nouvelle retraite. Pierre Chantelois ne sera plus un blogueur comme il l’a été. Il sera un blogueur photographe. S150_auton11241ous le nom Les beautés de Montréal, le nouveau blogue de Pierre Chantelois nous présente des photos de Montréal. Des photos qu’il prend quotidiennement, des photos sensibles et humaines de Montréal. Sous le noms Les beautés de Montréal Bis, Pierre Chantelois présente sa photo du jour.

Pierre Chantelois veut que ses photos voyagent. Vous pouvez le contacter pour l’utilisation de ses photos. Il sera ravi de prendre arrangement avec vous.

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Le plaisir de bloguer

Lorsque l’idée de créer un blogue a été lancée, j’ai commencé par stresser. Un blogue est un moyen de communication qui se doit d’être régulier, idéalement d’être quotidien.

Étant habitué de communiquer par l’intermédiaire d’un magazine publié aux deux mois, mon besoin d’écrire était plus grand. Mais étais-je prêt à faire le saut dans une écriture quotidienne? De plus, dans un magazine, nous avons un comité de rédaction pour préparer la direction de nos textes, nous avons aussi un comité de lecture pour s’assurer que les textes sont acceptables. Des correcteurs qui corrigent toutes nos coquilles. Sans oublier ma conjointe et ma complice de tous les jours, Danielle, qui lit mes textes avant même qu’ils se rendent au comité de lecture. Avec un horaire de travail des plus chargés, est-ce que j’ai le temps de bien remplir cette tâche additionnelle? En écrivant à tous les jours, est-ce que je vais tomber en panne d’inspiration? Vous avez deviné avec tout ce questionnement que je suis une personne insécure. Un blogue devient un moyen de communication sans aucun filet de sécurité. C’est du direct. Beaucoup plus stressant!

Mais après presqu’une semaine, je commence à m’habituer. D’une part, je me lève et j’ai hâte de sauter sur mon blogue. D’autre part, je remarque qu’en vous livrant certains de mes états d’âmes, certains de mes commentaires sur l’actualité, cela fait de la place dans mes idées. Ça me libère d’une série d’idées qui seraient demeurées congestionné dans ma tête. Cela stimule ma créativité et d’autres idées poussent en arrière. Plus j’écris et plus j’ai d’idées pour les prochains blogues. Pour l’instant, je me limite à un texte par jour, même si ma boîte à poulx voudrait en sortir plus d’un!

Au plaisir de continuer ce blogue.

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introduction

Introduction

Journée mémorable. Je fais une autre avancée dans le cyber monde. Moi qui ait boycoté l’arrivée des calculatrices et qui tenait à sa règle à calcul, me voici lancé dans le monde de la cyber-nouvelle!

C’est avec une grande insécurité, mais aussi avec le plaisir intense de vous partager mon état d’âme sur l’actualité et sur notre société que je débute ce blogue.

N’hésitez pas à commenter ce que vous y lirez. Un blogue n’est pas un monologue, mais une façon d’être en contact direct avec ses lecteurs. Rien de pire qu’un écrivain, seul dans une chambre à peine éclairée. L’écriture est un moyen de communication. Et la communication doit être bilatérale.

Au plaisir de lire vos commentaires.

Raymond.

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