Lazylegz et Ill-Abilities

Lazylegz, breakdanseur international

Carrière et famille

Après quelques années, nous sommes retournés voir Lazylegz et prendre connaissance de la vie qu’il mène.

Flora Lassalle dossier Lazy Legz Luca Patuelli

Lazyleg2

Photo: Norm Edwards.

Même si sa détermination reste inchangée, on voit bien que Luca a mûri. Clairvoyant sur son avenir, plus respectueux de son corps, il s’adapte sans pour autant réduire la richesse de ses projets.

Lorsque Lazylegz a découvert la danse, il est tombé amoureux de la pratique. Son handicap ne l’a jamais arrêté: bien vite, il est devenu un danseur professionnel.

À défaut de pouvoir se servir de ses jambes, ses béquilles lui ont permis de développer son propre style et de se faire reconnaître à l’international. Mais le corps de Luca fatigue plus vite qu’un corps en bonne santé. Il avait déjà conscience il y a quatre ans de ce problème, et il a pris le temps de s’y adapter.

Tout en douceur, il ajuste ses projets aux contraintes que lui impose son organisme: «J’aime toujours créer, mais je ne suis plus aussi compétitif qu’avant. J’ai opté pour une manière différente de m’entrainer. Alors que je tentais toujours de repousser mes limites, mon but est aujourd’hui de me maintenir en forme et de préserver ma façon de danser.

«Je prends plus soin de mon corps que je ne le faisais avant. Je l’écoute davantage, l’idée étant d’aller jusqu’au fond de moi-même. J’ai aussi réalisé que lors des battles, je dansais moins contre un adversaire que contre moi-même.»

Travailler autrement

Lazylegz gagne davantage sa vie en tant que conférencier que comme danseur. Mais lors des colloques qu’il organise, il tient tout de même à performer.

«Il m’arrive parfois de ne pas danser, mais j’ai alors l’impression qu’il manque quelque chose. C’est étrange pour moi de m’imaginer sans la danse, mais avec le temps je me fais à cette idée et j’apprends à l’accepter. Je pourrai toujours échanger mes performances dans les conférences contre mes vidéos ou les chorégraphies des jeunes du Projet RAD (Réservé aux danseurs – Organisme fondé par Lazylegz qui offre des cours de danse urbaine aux personnes ayant un handicap).»

Pour se renouveler, Luca propose de nouveaux types de conférences qu’il axe sur ses propres expériences de vie. L’une parle d’entrepreneuriat, pour pousser les gens à créer un projet qui leur est propre, à essayer de nouvelles choses et à prendre des risques. Une autre sur l’éducation et l’inclusion pour montrer comment s’adapter au corps de chaque personne. L’idée étant d’améliorer la confiance des élèves en les faisant aller un peu plus loin à chaque séance.

Cette année, il a aussi été sélectionné pour parler en tant qu’ambassadeur du Canada pour la journée internationale de la danse.

ILL-Abilities continue

La force de Lazylegz réside certainement dans le fait que rien ne lui fait peur. Comme il le dit lui-même: «Mes choix sont basés sur mes sensations.» Et ce, même si ses rêves semblent irréalisables au premier abord. Comme avec son projet ILL-Abilities, qui consistait à monter un groupe de danseurs handicapés venus des quatre coins du monde. «Lorsque j’ai lancé le projet, personne ne pensait que ça marcherait», dit-il.

Pourtant, l’association de danseurs perdure. «En prenant des risques ensemble, on se met dans des conditions inconfortables, mais les résultats apportent d’autant plus de satisfactions.»

Ces derniers mois ont été chargés pour eux: un spectacle pour les jeux panaméricains à Toronto, un autre en Corée et un mois aux Pays-Bas pour la création d’un spectacle avec un chorégraphe local.

«C’est parfois compliqué, car chaque danseur de notre crew est unique et possède une carrière individuelle. C’est difficile de combiner les égaux et les emplois du temps de chacun.» Malgré les contraintes, le groupe reste actif, au grand bonheur de Luca.

Carrière et vie de famille

Luca est maintenant marié et le jeune couple a eu son premier enfant en 2015. Sa vie de famille ne l’empêche pas d’envisager le développement de ses projets. Il y voit même un avantage: «Avoir un enfant va m’apprendre à prioriser les choses. Avant, j’avais peur de blesser les gens en refusant leurs demandes, je disais oui à tout. Il va falloir que je fasse des choix et que j’apprenne à dire “non” parfois.»

Voyager a été l’un de ses plus grands rêves, un rêve dont il a d’ailleurs beaucoup profité. Mais à présent, il compte aussi être sélectif dans ses déplacements.

Le Projet RAD continue d’occuper Luca et sa femme: «Nous avons ouvert cette école de danse en 2012. À l’époque, il y avait un cours avec 5 jeunes. Aujourd’hui, 80 personnes viennent y danser. On possède 6 studios et 13 cours accueillent les jeunes du vendredi au dimanche.»

Le succès de ce projet enchante le couple qui désire toujours améliorer la qualité de ses actions. «Nous avons mis en place un processus de certification pour nos professeurs. L’instructeur passe une formation chez nous. On le forme sur les divers handicaps. On lui montre comment créer un spectacle, comment s’adapter aux jeunes… Je n’enseigne plus, mais je passe dans les cours au moins une fois par mois pour rencontrer les jeunes, les profs et leur parler.

«Je continue aussi d’organiser des événements. Je désire les penser de la manière la plus inclusive possible. Comme le projet Défi Je Peux, pour lequel je marche 2.5km sans béquilles et qui inclut de la danse. Le but est de mettre tout le monde ensemble, quelles que soient leurs différences, et de célébrer la vie.

«En ce moment, je m’entraîne encore pour un battle qui se déroulera à Los Angeles. Tous mes plans continuent de me prendre mon énergie, le Projet RAD, la ligne de vêtement… Je veux continuer de les développer. On est toujours en apprentissage. Je ne veux jamais arrêter.»

Malgré son corps capricieux et les aléas de la vie, on n’a pas fini d’entendre parler des initiatives de Lazylegz!

Distinction fédérale

En décembre 2015, les 3 dirigeants du projet RAD (Lucas «Lazylegz» Patuelli, Melissa Emblin et Marie-Elaine Patenaude) ont reçu une médaille pour service méritoire par le gouvernement fédéral.

Cette médaille vise à récompenser des personnes ayant accompli des actions exceptionnelles et qui ont fait rejaillir l’honneur sur le Canada.

Textes sur Lazy Legz

Lazy Legz présente son T-Shirt Pas d’excuses… pas de limites

T-Shirts Pas d'excuses Pas de limites Lazy LegzPour soutenir le breakdancer Lazy Legz dans ses conférences de motivation dans les écoles.

Les T-Shirts Pas d’excuses, pas de limites en noir ou encore No excuses, no limits en bleu sont maintenant disponibles. 20$ (plus taxes et transport).

Par téléphone pour paiement par carte de crédit 514-256-9000. Par Internet. ou courriel cafegraffiti@cafegraffiti.net

En passant au Café-Graffiti 4237 Ste-Catherine est du lundi au vendredi de 9:00 hres à 17:00 hres. vous pouvez payer en argent, chèque, carte de crédit ou débit.

Par la poste: 4237 Ste-Catherine est Montréal, Qc. H1V 1X4. N’oubliez pas de mentionner la grandeur et si vous voulez le T-Shirt français ou anglais.

Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs!

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logoVotre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en bleu, rouge, noir ou blanc. Ou encore votre Sweat-shirt disponible en gris pour seulement 39,95$.

Pas d’excuses, pas de limites. Le t-shirt de Lazy Legz

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://editionstnt.com/categorie-produit/t-shirt/

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900.

Commission des droits de la personne: Prix droits et libertés

Remise du prix 2012

Une centaine de personnes se sont réunis pour la remise du prix Droits et Libertés 2012 au Journal de la Rue.

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Bénévolat

prix droits et libertés 2012 commission droit de la personneM. Gaétan Cousineau le président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a remis le Prix Droits et Libertés au Journal de la Rue. Une mention a été présenté à l’organisme Autisme et troubles envahissants de développement Montréal (ATEDM).

La cérémonie s’est déroulée hier soir. Le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, était présent pour la remise du Prix. Rencontre que nous avons fortement appréciée.

Pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas du genre très à l’aise dans ce genre de foule. Les relations prix droits libertés commission droit personne droits jeunessepubliques ne font pas parti de mes forces. La cérémonie s’est bien déroulée malgré tout. D’une part, nous avions pu inviter plusieurs membres de l’organisme et de nos partenaires. Une partie de la famille était présente. Juan était accompagné de sa conjointe Myriam et de son garçon Philipe. Johnny, Patrick, Louise, Nicole, Normand. Même Christine qui débarquait de France. Je veux souligner et remercier la présence et l’implication de Sylvie Norris et François Savoie du Rocajq (regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec).

D’autre part, autant M. Cousineau que l’ensemble du personnel de la Commission ont tout fait pour mettre en place une cérémonie, officielle mais intime permettant aux gens de se parler et d’échanger.

prix droits libertés commission droit personnes droits jeunesse justice jeunesUne soirée qui sera très importante pour le Journal de la Rue.

La radio de Radio-Canada avait passé dans l’après-midi pour une entrevue pour l’émission de René-Homier Roy. Le journaliste me soulignait que Radio-Canada avait fait beaucoup de coupures et que personne ne pourrait être présent pour le 5 à 7 de la Commission des droits de la personne. Il faudra maintenant prévoir les conférences de presse dans les heures ouvrables pour éviter le temps supplémentaire!

Merci à tous pour votre soutien et votre implication à un organisme, non subventionné, qui s’implique sans relache auprès des jeunes. Après 20 ans d’implication auprès des jeunes, une remise de prix qui nous va nous aider à continuer.

Le Journal de la Rue a déjà reçu plusieurs autres prix.

  • Prix Iso-Famille, décerné par le Conseil du Statut de la Femme pour son travail auprès de ses employés dans la conciliation Travail-Famille;
  • Prix Claire-Bonenfant, pour son enseignement des valeurs démocratiques auprès des jeunes, décerné par le Ministère des Relations avec les Citoyens et de l’Immigration;
  • Nominé magazine de l’année par l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM). Une cinquantaine de prix en journalisme.
  • Champions de la croissance au Québec par L’actualité. Au Canada par Profit 100 à Toronto.

Photos de Juan

Autres textes sur Communautaire

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti. www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net

Prix Droits et Libertés 2012

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Les 20 ans du Journal de la Rue

Pour souligner les 20 ans du Journal de la Rue et son implication auprès des jeunes, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse lui décerne le Prix Droits et Libertés 2012.

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Bénévolat

Après avoir reçu les:

  • Prix Iso-Famille, décerné par le Conseil du Statut de la Femme pour son travail auprès de ses employés dans la conciliation Travail-Famille;
  • Prix Claire-Bonenfant, pour son enseignement des valeurs démocratiques auprès des jeunes, décerné par le Ministère des Relations avec les Citoyens et de l’Immigration;
  • Nominé magazine de l’année par l’Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM).

Le Journal de la Rue recevra, le 6 décembre prochain, le Prix Droits et Libertés 2012.

Les membres du jury ont tenu à souligner l’engagement et la détermination remarquable de ces deux organismes qui travaillent depuis de nombreuses années, souvent dans l’ombre, à la défense des droits de la personne, a déclaré monsieur Gaétan Cousineau, président de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et président du jury du Prix Droits et Libertés – Édition 2012. Leurs actions rejoignent les préoccupations de la Commission envers les personnes les plus vulnérables de notre société.

L’organisme Autisme et troubles envahissants du développement Montréal (ATEDM) recevra une mention d’honneur.

Depuis 20 ans, le Journal de la Rue, utilise l’animation culturelle, l’intervention psychosociale et l’économie sociale pour intervenir auprès des jeunes marginalisés directement dans leur milieu de vie. Le Journal de la Rue est un outil d’information visant à approfondir des thèmes souvent traités de manière sensationnaliste dans les médias traditionnels – prostitution, toxicomanie, violence – ainsi qu’un organisme d’intervention offrant plusieurs projets novateurs aux jeunes.

Le Journal de la Rue a créé en 1997 le Café Graffiti, un milieu de vie pour les jeunes. Reflet de Société, un magazine d’information et de sensibilisation sur les thèmes sociaux, rejoint 500 000 lecteurs avec ses copies papiers et 100 000 visiteurs sur ses sites Internet. Les éditions TNT, une maison d’édition soutient les jeunes dans la publication de livres, la production de documentaires, de CD, de vidéos et de produits dérivés. Ces projets permettent aux jeunes de se développer en utilisant la création et l’expression, tout en étant soutenus par une intervention adaptée à leurs réalités.

L’intervention du Journal de la Rue se base sur la reconnaissance des jeunes comme individus à part entière, de leurs aspirations, leurs talents et leurs sentiments. Peu importe le parcours ou les problèmes vécus par les jeunes, le Journal de la Rue leur offre un appui et un amour inconditionnels, devenant une nouvelle famille sociale pour ces jeunes.

Merci à tous pour votre soutien et votre implication à un organisme, non subventionné, qui s’implique sans relache auprès des jeunes.

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

%d blogueurs aiment cette page :