Consommation et paradis artificiels

Ces barreaux qui entravent notre développement

Engourdir sa solitude, griser son irresponsabilité ou saouler sa peine ne sont que des solutions éphémères que l’on peut se procurer en vente libre dans des bouteilles en tout genre.

Jean-Pierre Bellemare, prison de Cowansville | Dossiers Chronique du prisonnier, Alcool et drogue, Gambling et jeu compulsif

consommation-alcool-drogue-gambling-toxicomanie Combien d’entre nous avons choisi le moyen le plus simple pour éviter l’inévitable? Si le mal s’estompe rapidement, ce n’est que d’une durée proportionnelle à notre consommation. Le besoin de calmer son angoisse avec une pilule bleue, d’étouffer une blessure en ingurgitant un cocktail qui supprime les émotions ou, encore, d’endormir son malheur avec l’espoir qu’il se volatilise, voilà des rêves qui ne se réaliseront jamais.

Ignorer son sentiment de culpabilité en boucanant toute lucidité possible ou sniffer toutes ses envies refoulées ou jouer pour fabuler un futur parce que son présent n’est qu’une suite d’attentes avant de vivre prochainement.

Toutes ces manières de respirer, marcher et courir enveniment un mal de vivre. Cette idée magique que tout peut s’arranger, que l’extérieur est un prétexte idéal pour s’enfermer, pour verrouiller sa porte de sortie en croyant à tort que c’est du dehors que viendra ce qui doit venir du dedans.

Ce sont des barreaux qui entravent sérieusement notre développement. Ils proviennent de certitudes que nous refusons de confronter, car elles nous remettent en question.

J’ai réussi à briser ces chaînes parce que j’ai accepté de sortir de mes vieilles idées pour aller en explorer de nouvelles. Aujourd’hui, mes nouveaux voisins cultivent des sourires biologiques et m’en offrent dans la mesure où je consens une participation à leur culture. Depuis ce jour, mon jardin produit un fruit nourrissant et surtout agréable au goût et au toucher.

Je vous souhaite tout ce qui m’arrive pour que vous puissiez à votre tour sortir de ces paradis artificiels aux couleurs aveuglantes.   Bonheurs vous est souhaité!

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    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    À Anne-Marie, ma mère alcoolique

    Valérie, Vol14-2 | Dossiers Alcool et drogue, Alcooliques Anonymes (AA)

    alcoolisme-alcoolique-alcool-dépendance-consommation Je n’avais que 11 ans. Presque chaque soir j’entends mes parents se disputer. Je ne comprends pas pourquoi. Pourtant mon père aime follement ma mère. Il lui a toujours offert tout ce dont elle voulait: vêtements, maison, bijoux…

    Un jour, j’ai finalement compris ce qui se passait. Je me suis réveillée. Je suis descendue dans la cuisine. J’aperçois encore mes parents se disputer. Mon père m’a dit: «Regarde ta mère, c’est une alcoolique». Alcoolique, un mot que je ne connaissais pas encore. Je savais juste qu’à chaque fois qu’elle buvait des bouteilles brunes, elle devenait bizarre. Mon père se mettait toujours a lui crier après. Je le sais, car je me réveillais toujours à cause du vacarme qu’ils faisaient.

    Ma mère était une femme de maison remarquable. Elle a toujours pris soin de mes deux jeunes soeurs et de moi. Elle ne consommait de l’alcool que le soir. Mon père lui avait totalement interdit de boire dans le jour quand il travaillait et qu’elle s’occupait de mes sœurs et moi. Cela a duré des mois. Ma mère buvait tous les soirs. Presque chaque fois, c’était la chicane avec mon père. Moi, toute innocente, j’étais persuadée que j’avais la mère idéale… Jusqu’au jour où mon père est revenu de travailler. Ma mère était complètement ivre. Il a demandé le divorce…

    Conséquences de l’alcoolisme

    Toute ma vie venait de chambouler. Je venais de perdre la belle maison où je vivais depuis près de 5 ans pour aller vivre dans un appartement minable à Montréal. Je venais de perdre ma meilleure amie. Je devais changer d’école pour ma dernière année du primaire. C’était beaucoup en même temps pour une jeune fille de mon âge… Tout ça pour aller vivre avec une mère alcoolique qui ne travaillait pas et dont le seul revenu était le chèque de bien-être social et les chèques de pension pour mes sœurs et moi.

    Je n’avais que 12 ans. Je devais m’adapter à ma nouvelle vie. Ma mère s’est fait un nouveau copain. Il est venu habiter avec nous. Encore là, je devais m’adapter à lui.  Par chance, c’était une bonne personne. Il était plus jeune que ma mère. Il ne consommait rien. Il s’occupait souvent de mes soeurs et moi quand ma mère était ivre.

    Alcoolisme: impacts sur la famille

    Malheureusement, lui non plus n’a pu endurer cela. Après quelques mois, il a décidé de quitter ma mère. J’étais maintenant seule avec mes soeurs et une mère alcoolique, toujours ivre. Quand je revenais de l’école, je faisais à manger à mes soeurs, je leur disais de prendre leur bain et finalement je les bordais dans leur lit. C’était définitivement beaucoup trop pour une jeune fille de 12 ans. Alors, après quelques mois, j’ai pris l’initiative d’appe-ler  la protection de la jeunesse.

    Mon père n’a eu d’autre choix que de prendre notre garde, malgré tous ses pro-blèmes financiers. Depuis le divorce avec ma mère, il avait fait faillite et perdu son travail. Il est allé travailler pour sa soeur qui avait une quincaillerie à Saint-Hyacinthe. Le temps qu’il trouve un appartement convenable, mes soeurs et moi avons été séparées pendant plusieurs semaines. J’habitais chez ma tante avec mon père. Mes soeurs étaient chacune chez leur marraine respective. J’ai dû changer d’école en plein milieu de ma 6e année… Pas juste d’école, de ville aussi. Les enfants étaient très méchants avec moi. Je venais de Montréal,  j’arrivais en plein milieu de l’année scolaire.

    Tout a commencé à aller mieux quand mon père a trouvé un bel appartement et que je suis entrée au secondaire. Une nouvelle vie débutait pour moi. J’allais enfin vivre normalement, comme tous les enfants de mon âge. Mon père nous a élevées jusqu’à aujourd’hui. Cela a sûrement été très dur pour lui. Mais il a fait un excellent travail. Jamais je ne serais devenue la personne que je suis aujourd’hui sans lui. J’aimerais le remercier d’avoir toujours été là pour moi et lui dire que je l’aime…

    Malheureusement, ma mère est toujours alcoolique. Après 10 ans. Personne ne peut l’aider. Elle doit prendre la décision d’arrêter de consommer par elle-même et faire les démarches  pour atteindre son but. Quand ce jour viendra-t-il? Personne ne le sait. Jusqu’à maintenant, elle a perdu son mari et ses filles à cause de l’alcool.

    Peut-être un jour vais-je retrouver ma mère. Malgré tout, je t’aime…

    Autres textes sur Alcool et drogues

    Ressources pour le jeu compulsif

    • Gamblers Anonymes et Gam-Anon (514) 484-6664 ou 1-800-484-6664
    • Narcotiques Anonymes (514) 249-0555 ou 1-800-463-0162
    • Nar-Anon (514) 725-9284
    • Alcooliques Anonymes (514) 376-9230

    Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

    Le livre est disponible au coût de 4,95$.
    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
    Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

    Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel      

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