Hypersexualisation: la mode en question

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Petites filles hypersexualisées

Les lolitas des temps modernes

Aujourd’hui, nos petites filles ne font plus leur âge. Maquillage, vernis à ongles, brassière, g-string, tenues courtes et provocantes… le sexy est à la mode et il semblerait qu’il n’y ait pas d’âge pour s’y mettre.

Gifty Mane dossiers HypersexualisationSantéSociété.

Hypersexualité petites filles danger

Illustrations: Cyril

Victimes de la mode de plus en plus jeunes, ces minis lolitas veulent tout faire comme des adultes et elles sont poussées, très tôt, à découvrir le culte de la beauté et de la féminisation du corps.

Mais une telle tendance comprend des risques et peut nuire à leur développement. Qu’est-il arrivé à l’âge de l’insouciance? Que pouvons-nous faire pour inverser la tendance?

Toutes les petites filles ont déjà joué «à la madame»: enfiler une jolie robe, se glisser dans les chaussures à talon de maman, porter ses bijoux, son parfum, son rouge à lèvres et déambuler dans la maison, maquillées comme une voiture volée, dans un accoutrement trop grand.

Jeux d’enfants

Cette phase d’imitation est tout à fait normale, quoi de plus naturel que de vouloir ressembler à son premier modèle féminin? Mais lorsqu’un marché se crée autour de cette phase de mimétisme et propose aux petites filles des produits initialement destinés aux adultes, la situation devient problématique. Notre société pousse les enfants à grandir trop vite, au risque de leur voler leur innocence.

«De nos jours, on a tendance à percevoir l’enfant à partir de considérations adultomorphes, en d’autres termes, on impose à l’enfant ce qui appartient à l’adulte, et on le voit comme tel», affirme la psychanalyste Marie-Claude Argant-Le Clair.

Petites reines du spa

Le phénomène des lolitas est une tendance occidentale inquiétante et la société de consommation y joue un rôle important. Au nom de la mode, nous laissons nos enfants consommer des produits et services normalement réservés aux plus âgés. Aujourd’hui, on peut voir des petites filles de 5 ans aller au spa ou chez l’esthéticienne pour un soin du visage, un bronzage ou une pédicure.

Depuis peu, le concept des instituts de beauté pour enfants gagne en popularité et se développe dans les métropoles: Montréal, Toronto, New York, Paris, Bruxelles… toutes les grandes villes sont touchées.

Ces instituts ont développé des produits et services spécialement destinés aux très jeunes enfants: soins du visage au chocolat, massages, manucures colorées, impression sur ongles, du rose, des paillettes… Il n’y a aucune limite, tout est fait pour plaire aux petites filles. Il est même possible d’organiser son anniversaire au spa.

Mimétisme

Cette nouvelle tendance intrigue: est-il vraiment sain de laisser des enfants si jeunes se préoccuper autant de leur image? «L’enfant naturellement se préoccupe de son image et veut être comme maman, mais en lui proposant sérieusement de se maquiller ou de se mettre du vernis, on vient perturber l’ordre des choses», explique le Dr Argant-Le Clair.

D’après Émilie Mane, conseillère familiale et spécialiste de la petite enfance, un enfant à 4/5 ans se construit d’images, il imite ce que fait l’adulte sous forme de jeu. «Il joue à la madame, à la maman, au pompier ou au docteur […]. Quand on l’emmène dans un institut de beauté, il n’y a plus de semblant, ça devient réel. On le pousse à reproduire l’adulte, on lui impose un modèle, sans le laisser exprimer sa créativité et cela pose problème, car on ne l’aide pas à bâtir son identité.»

Idoles dévoyés

En allumant la télévision ou en scrutant les pages d’un magazine, on comprend mieux l’origine de cette tendance. Les célébrités adulées par les petites filles (Rihanna, Selena Gomez ou Miley Cyrus) font la une de la presse à sensation dans des tenues provocatrices. L’image de la femme projetée dans les médias est réduite à l’état d’objet sexuel. Et laisser nos enfants suivre la mode sans discernement peut entrainer des risques sérieux.

Mini moi

Modèles sexys fillettes imitation

Le phénomène des lolitas touche les petites filles de plus en plus tôt et l’industrie de la mode est à remettre en cause. Il suffit de visiter les boutiques de prêt-à-porter ou les cours d’école pour se rendre compte de la réalité. Les tenues indécentes sont aux goûts du jour, et c’est ce que veulent les enfants et parfois, ce qu’encouragent les parents.

Dans un centre commercial, nous rencontrons Haley et sa maman: cette petite Ontarienne de 10 ans sort très rarement sans son lip gloss rose bonbon et son faux piercing au nez. Et lorsqu’on lui demande pourquoi, elle répond: «c’est jolie et ça match avec le piercing que porte ma maman, comme ça on est pareilles.»

Il est vrai que la ressemblance de la fillette et de sa mère est frappante, d’autant plus qu’elles portent les mêmes vêtements: un mini short et une camisole rose. Ce petit jeu d’assortiment semble amuser sa mère Nancy: «Les gens trouvent qu’on se ressemble, ils pensent des fois qu’on est sœur. Haley aime bien qu’on porte la même chose pour qu’on soit « comme des jumelles ». Mais bon, c’est plus un mini moi qu’une jumelle.»

Victime de la mode

Le Dr Argant-Le Clair explique que c’est la responsabilité du parent d’éduquer son enfant et de lui apprendre le bon goût.

«C’est le rôle des parents d’imposer des limites. Et de savoir dire non. On ne va pas partout habillé de la même manière. On ne va pas à l’école habillé comme à la plage ou comme une star… On doit éduquer l’enfant à respecter les conventions sociales… Tout ce qui est à la mode ne convient pas forcément esthétiquement aux jeunes et ne sied pas non plus au corps de l’enfant. C’est aux parents de voir ce qui est convenable.»

Pour Ophélie (8 ans) et sa sœur Valérie (12 ans), magasiner est une vraie passion, et comme beaucoup de jeunes filles de leur âge, elles apprécient les sorties au centre commercial. Bien qu’elles soient encore trop jeunes pour aller magasiner sans leur mère, ces jeunes filles ont déjà une idée bien précise de ce qu’elles veulent porter.

«Moi j’aime les vêtements qui ont des couleurs et des paillettes, le rose et le violet surtout, confie Ophélie. Quand on va magasiner, je choisis mes habits et après c’est ma mère qui achète et décide ce que je peux porter à l’école.» «Moi j’aime les jeans, et les crop top (demi T-shirts), ajoute sa grande sœur, Valérie. Ma mère ne voulait pas m’en acheter au début, mais elle a dit oui, mais pas pour l’école, juste en vacances pour aller à la plage ou à la piscine.»

Rôle des parents

Le travail de supervision de Lucie, la maman, est très important, spécialement à cet âge-là. «En tant que parent, c’est vrai qu’on a une pression. Elles veulent être bien habillées, et nous, on veut qu’elles soient heureuses, mais si on ne dit pas non de temps en temps, elles vont suivre toutes les modes. Par exemple la grande (Valérie), elle voulait commencer à mettre du maquillage, comme les copines. J’ai dû dire non, pour moi elle est trop jeune. Du maquillage sur une fillette de 12 ans, ça n’a pas d’allure, elle ne va pas aller à l’école comme ça.»

Le Dr Argant-Le Clair encourage les parents à imposer des limites à leurs enfants. «Bien souvent la pression sociale sape l’autorité parentale. Mais il est important pour les parents de ne pas céder et d’imposer un cadre à leurs enfants pour qu’elles se construisent sainement.

«Quand on habille une fille de 10 ans comme une adulte de 18 ans, on lui envoie le message qu’elle peut tout faire comme une adulte de cet âge. Il y a là un problème de cadre et de limite qui incite aux débordements…», explique le Dr Argant-Le Clair. Les parents doivent considérer qu’avec certaines modes, il est facile de tomber dans l’hypersexualisation et en laissant les petites filles les suivre sans limites, on les rend vulnérables à la perversité de certains.

«À long terme, ces petites filles risquent de devenir des surconsommatrices, ajoute le docteur. Elles peuvent suivre la mode sans questionnement: est-ce que ça me convient? Puis-je choisir librement de façon appropriée ce qui me plaît?» Autant de dangers auxquels le Dr Argant-Le Clair veut alerter les parents.

Phénomène durable

Toute mode n’est pas forcement bonne à suivre, et le phénomène des lolitas est bien parti pour durer. Il appartient aux parents d’agir en adultes responsables et d’imposer des limites visant à protéger leurs enfants des excès de notre société de consommation.

L’impact de l’hypersexualisation et sa banalisation auprès des fillettes est un sujet ouvertement débattu. En revanche, l’impact de ce phénomène sur les petits garçons est encore un thème mystérieux qui reste à étudier.

Hypersexualisation: terme moderne dont la définition est encore incertaine. Les professionnels de la santé s’accordent à dire que l’hypersexualisation désigne un comportement sexuel précoce. Jocelyne Robert, sexologue, résume ce terme comme une «représentation de l’enfant comme une sorte d’adulte sexuel miniature.» Ce terme peut aussi désigner l’utilisation de la sexualité à des fins commerciales.

Lolita: concept occidental relativement récent. Utilisé dans les médias, le terme lolita désigne les préadolescentes et les adolescentes qui plaisent par leur jeunesse. Ce terme provient du roman Lolita de Vladimir Nabokov, contant l’histoire du narrateur amoureux d’une fillette de 12 ans. Aujourd’hui, on parle de phénomène des lolitas pour décrire la tendance de ces petites filles qui se prennent pour des jeunes femmes, et qui par le biais de la mode, entrent de manière précoce dans le monde adulte.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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DIOR: de l’immigration à la consommation

Dior, une jeune Québécoise d’origine sénégalaise, a une relation avec sa mère faite de menaces et de violence, qui l’a déstabilisée au point où elle a fui dans la consommation de marijuana, s’attirant problème par-dessus problème.

Dominic Desmarais             Dossier Croissance personnelle

fille immigration jeune consommationDior est pleine de compassion et d’empathie. Dès son enfance, elle se démarquait par une énergie peu commune. «Au primaire, on m’appelait madame Pompadour ou la princesse de Saba. J’arrivais en grande pompe! J’étais gentille et serviable, mais je parlais tout le temps.» Dissipée, la jeune Dior parvenait mal à se concentrer. En classe, elle dérangeait les autres élèves, au grand dam de ses professeurs et de sa mère qui ne savait pas comment la discipliner.

La première tentative de sa mère fut de l’envoyer dans un établissement privé au secondaire. Un encadrement plus strict permettrait à sa fille de mieux canaliser son énergie. Dior le concède, le secondaire l’a poussée à travailler. Mais ses débordements verbaux refusaient de disparaître. Tout en développant un côté studieux qu’elle ne se connaissait pas, l’adolescente continuait de prendre trop de place en classe. «Ma mère avait de la peine quand elle apprenait que je dérangeais. Elle ne savait pas comment agir avec moi alors elle me criait après. Elle n’était pas toujours d’accord avec ce que je voulais faire. J’étais déséquilibrée entre ce qu’elle voulait de moi et ce qui m’intéressait.»

Une relation orageuse

En pleine crise d’adolescence, Dior se bute à sa mère qui compose mal avec la différence entre la vie et l’attitude des jeunes dans son pays d’origine et le Québec. Mère monoparentale, elle mettait ses espoirs en sa fille unique pour qu’elle réussisse là où elle-même avait échoué. «Je devais prendre le meilleur des deux mondes. De la culture africaine enrichie des possibilités qu’offre l’éducation au Canada. Je défiais beaucoup l’autorité de ma mère. J’avais l’impression qu’elle me donnait des ordres dont je ne comprenais pas la raison. Je commençais à être irrespectueuse. Je devenais de plus en plus agitée à l’école, ce qui l’amenait à vouloir me contrôler encore plus.»

À 14 ans, les cris et la violence physique font partie de leur dynamique familiale. Pour essayer de régler leurs différends, elles vont en médiation devant un travailleur social. Rien n’y fait.

À partir de 16 ans, Dior commence à consommer du cannabis avec des amis. Elle s’aperçoit que son volcan intérieur se calme à chaque inhalation. Puis s’enchaînent les sorties, les danses et l’alcool. Elle rentre au petit matin. Sa relation avec sa mère s’envenime.

Sa mère prend rapidement le réflexe d’appeler la police qui débarque aux trois jours pour les empêcher d’en venir aux coups. À 17 ans, sa mère, excédée, la met à la porte.

Dior venait de compléter sa première session au cégep Brébeuf, un établissement privé haut de gamme. Elle avait travaillé tout l’été pour s’offrir cette éducation privilégiée. «Quand elle m’a sorti de la maison, je me suis rendue au cégep avec mes sacs remplis de vêtements, accompagnée de policiers. La directrice, pour m’aider, m’a trouvé une chambre en résidence.» Dior n’a pas d’argent, pas de meubles ni d’instruments de cuisine. Parfois, elle vole de la nourriture à d’autres résidents. Pour se faire de l’argent, elle commence à vendre du pot et vole une partie de la marchandise à son profit. Quand elle va voir sa mère, elle fouille dans son portefeuille et lui subtilise de l’argent. «J’allais la voir parce que je me sentais seule. J’avais besoin de son affection.»

La jeune femme le concède, elle faisait de mauvais choix. Sans égard pour les autres et pour les conséquences que ses actions engendraient, Dior se croyait tout permis. Comme de fumer des joints en résidence. Une fois elle est dénoncée et mise à la porte. Un deuxième déménagement forcé en moins d’un an. Un deuxième choc qui la traumatisait et exacerbait d’autant sa colère.

Par chance, Dior se trouve une famille pour l’héberger. Un couple qui, un an plus tôt, avait perdu sa fille des suites d’une overdose. La jeune femme, encore une fois, passe à côté de la perche qui lui était tendue. Ses problèmes émotionnels la rendent aveugle. Le peu d’argent qui passe entre ses mains disparaît dans l’alcool et le pot pour éteindre ses souffrances. À 18 ans, incapable de payer ses études, elle quitte son beau collège privé pour travailler.

Un cadeau empoisonné

À 19 ans, elle reçoit un montant d’argent pour la dédommager d’un accident de voiture survenu quatre ans plus tôt. Elle place son magot, mais sa mère en réclame la moitié. Elle exerce du chantage sur Dior qui se rebiffe. La confrontation entre les deux continue. La jeune femme tient son bout en pensant à ses rêves d’avenir.

Mais ce répit est de courte durée. Quelques mois plus tard, sa cousine, maniaco-dépressive, se suicide. Dior arrête tous ses projets. Elle noie son chagrin de la seule façon qu’elle connaît: en fumant des joints. «J’avais besoin de me détendre. J’étais complètement dépassée par les événements. En un an, j’ai dépensé tout mon argent.»

Dior touche le fond. Elle fait ses études collégiales dans un établissement public. Elle emménage en appartement avec une amie d’enfance. Un nouveau départ. Mais ses problèmes, trop lourds, refont surface. Sa colocataire, grande consommatrice de crack, l’agresse. Encore une fois, elle se retrouve à la rue.

Elle décide de cogner à la porte du centre Dollar-Cormier pour l’aider à cesser de consommer. Elle y suit une thérapie de deux mois et y retourne un an plus tard pour un séjour de quatre mois, vu l’insuccès de sa première tentative. «Là-bas, l’approche est axée sur la réduction des méfaits. C’est plus un éveil face à la consommation. Mais je n’étais pas encore rendue à pouvoir faire des choix éclairés.»

Commence alors une période d’instabilité où elle fait ressortir sa violence. De 2000 à 2007, elle voit passer 33 colocataires. «Que ce soit les autres qui aient quitté ou moi, ça fait beaucoup. J’étais très frustrée et peu conciliante. C’était la chicane perpétuelle.» Dior est une bombe qui n’attend que d’exploser. Dès qu’on lui en donne l’occasion, elle fait sortir sa colère refoulée. Son attitude lui attire aussi la violence des autres.

Dior s’inscrit à une thérapie donnée par le centre pour toxicomanes Portage. «À mon arrivée, je résistais complètement. J’étais toujours sur la défensive, j’étais agressive. Ils ne m’ont pas laissé tomber.» Après deux mois, elle est envoyée en thérapie pour adolescents. Avec des plus jeunes qu’elle, Dior trouve chaussure à son pied. Elle travaille son humilité tous les jours. «Il fallait que je m’ouvre devant elles parce que je suivais les mêmes thérapies. Des ados, c’est plus direct. J’ai appris à me remettre en question. Je m’améliorais, je faisais moins de crises, mais j’étais encore trop autoritaire.»

À la fin de sa thérapie de quatre mois, le directeur de Portage l’approche pour lui proposer de travailler au centre. Le directeur veut qu’elle intervienne auprès des communautés culturelles pour qui les problèmes de consommation sont tabous. Sous sa carapace farouche et agressive, il aime son côté maternel et son écoute. «À Portage, ils voulaient changer la mentalité d’intervention où l’approche était répressive, méchante. La bonne vieille méthode de la confrontation. Mais les problèmes de toxicomanie ont changé. La demande vient de gens qui n’ont pas reçu d’amour dans la vie. Ma façon d’intervenir dans les groupes collait bien avec cette nouvelle approche, celle d’une famille communautaire.»

Comme intervenante, Dior continue son propre apprentissage. Elle apprend à améliorer son écoute, des autres comme de sa personne. Ses débuts dans son nouvel emploi sont ardus. Elle est blessée par la colère que les jeunes lui envoient. «Même si je suis devenue une intervenante, je reste un être humain. Les crises des autres me permettent de me remettre en question, de me découvrir.» Ses collègues sont, pour la plupart, passés par les services de Portage avant d’y travailler. Sans cette expérience, Dior conçoit mal qu’il soit possible d’y œuvrer. «Je sais que je vais rentrer dans mes chocs émotifs que j’ai laissés de côté. C’est difficile, au début. Les gens sont en réaction parce qu’ils sont en rétablissement. Il faut toujours se détacher comme les intervenants l’ont fait avec moi. Au début, les toxicomanes se protègent pour, petit à petit, apprendre à gérer leurs émotions. Ce sont tous des toxicomanes. Tout le monde est obligé d’accepter son état plutôt que de le nier ou de le fuir.»

Dior est retournée vivre avec sa mère. Leur relation est moins tendue. Bien que son volcan intérieur soit apaisé, elle éprouve de la difficulté à prendre des décisions, à faire des choix pour elle. Encore fragile, elle continue d’apprendre à se connaître. Il lui a fallu prendre un long détour avant de revenir à la case départ.

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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À la croisée de 2 buzz

Toxicomanie

Toxicomane à 10 ans

Dans son habit de danseur hip-hop, Kenhell, 32 ans, est venu avec sa compagne Nikou, son ange. Après 20 ans de consommation, 16 thérapies et une sacrée dose de persévérance, il voit le bout du tunnel. C’est la musique qui l’a sauvé.

Lucie Barras Dossier Drogue

drogue toxicomanie thérapie toxicomane junkie sevrage dépendance consommation«J’avais 10 ans lorsque j’ai touché à la drogue pour la première fois. J’ai pris des champignons hallucinogènes avec des amis. J’y ai pris tant de plaisir! Mais, mon premier contact avec la drogue, j’avais 3 ans. Ma mère m’a fait garder par des personnes qui consommaient du cannabis. J’ai cru, ce jour-là, qu’elle m’abandonnait. J’ai arrêté de manger et de dormir. Je suis devenu hyperactif.»

À trois ans, une rage s’empare de Kenhell. En grandissant, il la canalise en jouant de la batterie. Mais ses parents ne veulent pas en entendre parler. Très vite, la musique ne lui suffit plus. À l’entrée dans l’adolescence, il se tourne vers la drogue, pour combler le manque.

Drogues et suicide

«J’ai commencé avec du cannabis. Un ou deux ans plus tard, je suis passé à la cocaïne. Ça a été le coup de foudre. J’y ai trouvé mon calme. La coke apaisait mes angoisses et mon hyperactivité. À cette époque, je réussissais, j’avais ce que je croyais être des amis. J’étais loin d’être conscient de ma dépendance. Comment la drogue aurait-elle pu m’arrêter? En même temps, mes idées suicidaires faisaient leur chemin, tranquillement. Je voulais vivre ma vie à fond, et la terminer à fond.»

«À quinze ans, ma famille tentait d’avoir un peu d’autorité sur moi. Je ne voulais rien écouter. J’ai perdu la tête. J’ai fini en centre d’accueil pour voie de fait contre mes parents et vente de stupéfiants. Puis, on m’a envoyé en centre de thérapie. J’y ai fait une tentative de suicide.»

À sa sortie, Kenhell rencontre le groupe de punk rock Impact. «J’avais une faible estime de moi, ils m’ont donné ma chance. Impact m’a fait comprendre que la musique pouvait devenir un métier et me sauver la vie. Mais entre temps, j’avais remis le nez dans la drogue.

Les mêmes amis m’attendaient à la sortie… Je sentais la pression de mes parents. Ils voulaient que je gagne ma vie. Je ne voyais pas d’autre option que vendre. Le jour de mes 16 ans, je suis allé voir le directeur de mon école pour lui demander à combien s’élevait son salaire. Il gagnait autant que moi avec mon deal. Je lui ai dit adieu.»

Kenhell poursuit ses activités musicales. Il se tourne vers les drogues dures. Le crack et l’héroïne, surtout. «J’ai commencé à fuguer pour éviter mes parents et la police. Je partais pendant des mois. Je revenais seulement pour me laver et manger lorsque tout le monde était au travail. Je dormais à droite, à gauche, dans des squats ou chez des compagnons de trips

Psychose et prison

Un soir, Kenhell voit la police débarquer dans l’immeuble où il se trouve avec des amis. Il a sur lui une grosse quantité de drogues. La police vient pour les autres mais Kenhell ne le sait pas. Pris au piège, il consomme tout, one shot… et fait une psychose.

Il a 20 ans. C’est un choc, pour Kenhell qui perd ses repères, pour ses proches également, qui perdent confiance en lui. «On me croyait fou. Les membres de mes groupes de musique sont devenus suspicieux. Alien Fœtus, pour qui je jouais, m’a fait porter le chapeau d’un vol de guitare qui n’avait en fait jamais été volée, elle a été retrouvée par la suite. J’ai voulu me défendre. J’y ai été un peu trop fort. L’un des membres du groupe a porté plainte. Il m’accusait de cannibalisme pour une morsure. J’ai atterri en prison, pour voie de fait aggravé. La drogue m’avait rendu psychiquement vulnérable. Je n’avais pas la force de comprendre ce qui m’arrivait, encore moins de me défendre. Le juge a réalisé que j’étais intoxiqué, il m’a envoyé en thérapie. J’en étais déjà à ma huitième.»

À sa sortie, Kenhell est sobre. Et seul. Alors qu’il cherche un job, il est engagé comme DJ dans un club de danseuses. Un univers sombre. Il retombe subtilement dans les stupéfiants, la vente de coke, d’ecstasy, de speed ou encore du viagra. «J’étais un bon DJ. On m’a offert plus de travail, un plus gros salaire, et plus de responsabilités. Je n’ai pas supporté cette pression.»

Un pied dans la tombe

Kenhell a 22 ans. Il fait la rencontre du groupe Whisper et commence une double vie, entre les clubs et le groupe. «Jouer avec eux aurait pu me sauver. Mais j’avais déjà un pied dans la tombe. Je ne pouvais plus faire marche arrière.»

Un jour, alors qu’il rentre d’une fugue, il retrouve la maison familiale vendue. Ses parents, endettés, ne pouvaient plus faire tourner leurs 3 commerces. «J’étais déraciné. Je m’étais toujours vu reprendre cette bâtisse plus tard. Je ne suis pas le seul à ne pas l’avoir supporté. En un an, ma famille s’est effondrée. Ma mère est partie.

«Deux loyers et des dettes sont retombés sur mes épaules. J’ai dû vendre le dépanneur familial pour un prix infime. Je me suis retrouvé à la rue. Je travaillais comme aide-cuisinier, dormais sur les terrasses des restaurants que mes patrons avaient la gentillesse de chauffer par grands froids. Ils savaient que j’étais shooté. Mais, je faisais mon boulot. Je travaillais uniquement pour ma consommation de drogue, et ce jusqu’à épuisement.»

Peu après le décès de son père, le chanteur de Whisper et ami de Kenhell meurt subitement. «J’ai pleuré de toutes les larmes de mon corps. Ça m’a désinfecté. C’est comme si après ce chagrin, la drogue ne me satisfaisait plus. La dépression était trop forte.

Je suis allé en thérapie, de mon plein gré cette fois. À reculons, certes, mais je l’avais promis à cet ami. J’espérais y trouver un peu de sécurité aussi. Enfermé, j’ai commencé l’écriture de ce qui allait devenir mon album solo.»

À l’issue de cette thérapie, Kenhell trouve une certaine stabilité. Il continue ses activités de DJ et de vendeur. Plusieurs années passent, il entre comme chanteur dans le groupe de hip-hop Addiktion.

«En deux jours, quatre de mes amis ont perdu la vie dans un accident de voiture. Et mon ami de toujours s’est suicidé. Il était bassiste pour le groupe Arqueslange, comme nos noms de famille: Arbour, Quesnel, Bélanger. Je lui avais présenté sa femme. C’est sa fille de quatre ans qui l’a retrouvé. J’ai pleuré trois jours sans m’arrêter. J’en avais le visage noir. Cette peine m’a fait renaître. Kenhell allait être mon nom, je devenais moi-même. Je ne voulais plus entendre parler de suicide.»

L’album d’une vie

Il y a un an, il rencontre Nikou dans un bar-restaurant. Elle va lui redonner confiance, le pousser à aller au bout de son projet: l’album solo. «Avant, les questions d’argent, de droits, me décourageaient. Mais ça y’est, il est bel et bien sorti. Le double album que j’avais imaginé est devenu deux albums distincts. J’y ai tout mêlé. Mon côté sombre et mon côté clair, mon côté métal et mon côté reggæ, mon côté hip-hop et ma part plus sentimentale.»

Le premier album, Légitime démence, est en vente depuis juin 2010. Plusieurs artistes y ont collaboré: Fatal, Bumperman, Arabouish d’Alien Fœtus, Morin de V-ztoars, Critical Raf, Leaving for LA ou encore le groupe de Kenhell Ogotaï.

Lutte quotidienne

Kenhell n’a pas touché à la drogue depuis plusieurs mois. Son combat, il le mène «un jour à la fois». Il est bénévole pour les Émotifs, Narcotiques et Alcooliques Anonymes. À côté de sa carrière solo, il enseigne la batterie. Il est également batteur pour le groupe de rock progressif V-Ztors qui produit son 1er album, et  DJ… pour les évènements seulement.

«Pour évacuer ma rage, j’avais le choix entre les trois T: la tombe, la tôle ou la thérapie. J’ai choisi. Mon deuxième album porte un message pour les découragés. Il est dédié à ceux qui ont des problèmes de dépendances.

«Il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide. Aux services anonymes, aux structures médicales, et même à Dieu. Il faut s’accrocher à un but, y aller petit pas par petit pas. On peut juste rencontrer un ange.»

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    Dominic Desmarais Dossiers Drogue

    toxicomanie héroinomane héroine droguePierre dit être sobre depuis près de 20 ans. Il n’en est pas certain. L’usage prononcé de drogues dures a nui à sa mémoire. «C’est difficile de me situer parce que j’ai eu de petites rechutes de deux ou trois jours, au début des années 1990. Je n’ai plus la même capacité de me rappeler, j’oublie vite. C’est plus à cause du LSD et de la colle parce que ç’a brûlé mes cellules.»

    Séquelles à la consommation

    Pierre prend le temps de fouiller dans sa mémoire. Il parle lentement avec, à l’occasion, des absences qui lui font perdre ses idées. Il a des éclairs de lucidité suivis de doutes. Il a beau être sorti de l’enfer de la dépendance, la drogue continue de l’affecter. «Ça m’a pris au moins 10 ans pour me remonter. D’abord physiquement, j’en souffre encore. Je n’étais pas une beauté, mais je paraissais bien. Aujourd’hui, on voit les résultats.» Pierre a la peau jaunâtre et flasque. Ses dents, pour ce qu’il en reste, sont gâtées. Âgé de 49 ans, il en paraît 15 de plus. Mais son apparence est le moindre de ses soucis. Il a des problèmes de foie, de la difficulté à dormir et à marcher.

    «J’ai encore des séquelles. Je suis affecté mentalement. Quand je vis une crise, je suis maintenant capable de faire avec sans me doper. Avant, quand je n’étais pas bien dans ma peau, que je rêvais de gens qui se piquent, je ne dormais plus la nuit. Des fois, je ressens un malaise profond quand j’ai un flashback de cette période. Ça peut être quelque chose qui me ramène au passé. Et quand ça m’arrive, j’ai peur. J’ai peur de rechuter. Pourtant, ça fait des années que je n’ai rien consommé. C’est impossible d’oublier ça. Je vais toujours être de même. Je suis cicatrisé à vie.»

    Junkie à l’héroïne

    À force de côtoyer la mort et les endroits malsains, la fragilité de Pierre est sortie de l’ombre. Il doit affronter ce qu’il a fait semblant de ne pas voir quand il était sous l’effet de l’héroïne. «Quand je réalise ce que j’ai fait à certaines personnes, je me sens mal. Ça prend un salaud pour donner une aiguille à une femme enceinte. Je me déculpabilisais en me disant que c’est elle qui l’avait demandé. Je n’étais pas moi-même, à lui procurer de l’héroïne. Un junkie, pour moi, c’était comme un numéro quand je vendais de la drogue.»

    En discutant, Pierre revit un malaise qui le secoue. Le passé revient le hanter. Pour passer au travers, il pense à ses garçons. «Ce qui me ramène immédiatement, ce sont mes fils. Je ne me mettrais jamais une aiguille dans un de mes bras avec mes enfants. Je ne leur ferais jamais vivre ça. C’est impensable. Plutôt me tirer une balle.»

    L’amour d’un père

    seringue drogue injectable injection dependance consommation udi Pierre a commencé à se droguer pour fuir son père. Il veut être un autre modèle pour ses fils de 17 et 16 ans, qu’il n’a pu voir tout au long de leur enfance en raison d’une mésentente avec la mère. «Elle a été abusée sexuellement par son père. J’ai essayé de l’aider, mais je lui nuisais. La rupture était inévitable. Elle était centrée sur le matériel et l’argent. Mais je n’ai pas de rancune, c’est elle qui m’a donné mes deux enfants. J’ai vu, plus tard, qu’elle avait bien fait de me quitter.»

    Sa conjointe part avec leurs garçons alors qu’ils sont en bas âge. Pierre se bat pour les voir puisqu’il partage la garde. «Mais elle me faisait trop de troubles. Elle a appelé la police plus d’une fois de sorte que si je me présentais chez elle, la police allait rappliquer. Ça m’a démoralisé. J’ai été voir des avocats, ce que je ne voulais pas au début parce que je n’avais pas d’argent. Je me sens mieux et je suis capable d’accepter ce qu’elle m’a fait. Elle avait des problèmes à régler. Tout comme moi.»

    La DPJ

    De loin, Pierre essaie de garder le contact avec ses fils. Il leur envoie des cadeaux et des cartes pour Noël et aux anniversaires. Elle lui retourne tout ce qu’il offre. «Ils ne les ont jamais vus! Elle avait peur qu’ils aient une relation avec moi. Elle ne voulait pas que je les voie. Elle leur a dit que j’étais un pourri, un dopé. Ils me l’ont avoué il n’y a pas longtemps.»

    L’ancien junkie se résigne. Il s’attend à revoir ses enfants à leur 18e anniversaire. Jusqu’à ce que la DPJ entre en contact avec lui au sujet de Brian, son plus jeune fils. «Il avait 15 ans. Il créait des problèmes parce qu’il me cherchait. Il en voulait à sa mère.

    Et quand la DPJ entre dans la vie d’un jeune, les deux parents doivent être rencontrés. Si j’ai une belle relation avec mes enfants, c’est grâce à lui parce qu’il a forcé les choses pour me voir. Il manquait la présence de son père. Un enfant a besoin de ses deux parents.»

    Un rapprochement difficile

    Même s’il a cessé de consommer, Pierre a de la difficulté à se rapprocher de sa famille. Son père reste aussi dur à toucher. «J’aurais aimé qu’il puisse s’ouvrir et me dire qu’il m’aime. Avec le temps, j’ai vu que c’était impossible. Pour lui, un homme n’affiche pas ses émotions et sentiments. C’est sa mentalité.

    Un homme ne pleure pas, il n’a pas le droit. C’est comme ça que j’ai grandi. On va avoir une relation froide jusqu’à sa mort. J’ai fait mon deuil. Je ne peux pas devenir ami avec lui, ou même avoir une relation père-fils. J’ai arrêté d’essayer.»

    Avec sa mère, c’est la même chose. «C’est pire encore. Elle a toujours eu l’esprit d’une femme au foyer. Faire le ménage, le souper sur la table quand son époux arrive pour le voir content. Il n’y avait pas de vie familiale.

    Si on faisait une activité, un voyage, on ne partageait pas ce qu’on voyait, ce qu’on vivait. On le gardait chacun pour soi. J’aurais aimé ça qu’on s’ouvre. Ma mère non plus ne m’a pas pris dans ses bras pour me dire qu’elle m’aimait.»

    Impossible pour Pierre de tisser des liens qui n’ont jamais existé avec ses parents. L’amour et l’écoute qu’il aurait aimé recevoir, il l’offre à ses fils. «Avec mes enfants, c’est complètement différent. On a une relation amicale. J’accepte les erreurs que je fais avec eux. Je leur dis quand j’en fais. Et je leur demande de me le dire quand je leur fais vivre quelque chose. Ça m’encourage.

    Si je suis encore debout et positif, c’est à cause d’eux. J’ai été un junkie, plusieurs personnes sont mortes indirectement parce que je leur ai vendu de la drogue. Mais mes deux enfants me font dire que je n’ai pas tout raté. Je donnerais ma vie pour eux. Ils viennent avant moi.»

    Autres textes sur Toxicomanie

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    Fausse représentation sur les taux d’intérêt en magasin

    Protection du consommateur

    20% par année ou 10%?

    Sur le contrat de financement, il est inscrit un taux d’intérêt de 19%. Le vendeur s’empresse de dire au client de ne pas s’inquiéter, il ne va payer que 10%. Qui dit vrai?

    Raymond Viger Dossier Protection du consommateur

    Entre ce que le vendeur vous dit verbalement et ce qui est écrit sur le contrat que vous signerez, le contrat fait force de loi. Et sur ce contrat, c’est inscrit 19% par année. C’est effectivement le taux d’intérêt que vous payerez pour ce genre de vente.

    Dans ce cas vécu par un jeune dans un magasin d’électronique, le vendeur s’est empressé de rassurer le client en lui mentionnant qu’il ne payera que 10% d’intérêt. Même si le vendeur a fait une fausse représentation, mathématiquement, il n’a pas tort. C’est pour cela qu’il se permet de faire une telle présentation pour conclure sa vente.

    Se financer à 19%

    Personne n’est intéressé à faire un achat à tempérament avec des taux d’intérêts de 19% ou plus. C’est pourquoi le chiffre lancé par le vendeur est plus attrayant.

    Si vous empruntez 100$ pendant une année à 19% en ne payant mensuellement que les intérêts, sans faire aucune remise en capitale, vous paierez 19$ d’intérêt. Il est facile de voir que l’on paye du 19% d’intérêt.

    Mais si vous payez capital et intérêt sur une année, le montant d’intérêt à payer diminuera à chaque mois. Dans votre année, vous aurez effectivement payé autour de 10$ d’intérêt. Soit 10% du montant financé. Mais cette demeure à un taux d’intérêt de 19% par année.

    Contrat de vente à tempérament

    Et si le vendeur insiste pour vous dire que votre taux d’intérêt n’est que de 10%, faites-lui biffer sur le contrat le montant de 19% et faites-lui remplacer par 10%. Vous verrez qu’il ne le fera pas parce qu’il sait très bien qu’il est en train de vous monter un bateau.

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    Ressources protection du consommateur

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    Récupération, consommation et empreinte écologique

    Pour réduire votre empreinte écologique:

    Changez vos habitudes de consommation

    En moyenne, chaque Canadien produit 2,2 kg de déchets par jour. Mettez-vous au défi de réduire votre empreinte écologique.

    Édition Nouvelle: Dossier Environnement

    environnement récupération protection environnemental écologieIl est peut-être plus facile que vous ne le croyez d’adopter des habitudes de vie écologiques. Tout d’abord, déterminez votre empreinte écologique. Pour ce faire, utilisez le calculateur d’émissions de carbone en ligne de la Fondation TD des amis de l’environnement (FAE TD).

    « Des entreprises mettent en œuvre des politiques leur permettant de réduire à zéro la quantité de déchets qu’elles produisent, souligne Mary Desjardins, directrice générale, FAE TD. Pourquoi est-ce que monsieur et madame Tout-le-Monde ne feraient pas la même chose? En suivant ces quelques conseils suivants, vous réduirez de façon considérable votre empreinte écologique et contribuerez à la protection de notre planète, ce qui suscitera l’envie dans votre entourage. »

    Conseils pour protéger l’environnement

    La FAE TD, un des organismes sans but lucratif qui œuvrent depuis le plus longtemps pour la protection de l’environnement au Canada, donne les cinq conseils suivants pour réduire son incidence sur l’environnement.

    • Réduisez l’emballage au minimum : Il existe plusieurs façons de réduire au minimum les produits d’emballage que vous utilisez. Apportez des sacs réutilisables lorsque vous allez à l’épicerie, utilisez des contenants réutilisables lorsque vous emportez votre lunch au travail et, le matin, buvez votre café dans votre propre tasse. Vous contribuerez ainsi grandement à changer les choses et à réduire la quantité de déchets dans les sites d’enfouissement.
    • Réfléchissez avant de jeter : Avant de jeter des déchets, demandez-vous s’ils peuvent être recyclés, réutilisés ou mis dans le bac à compost. Au lieu de jeter vos déchets, optez pour l’une de ces options lorsque la situation s’y prête.
    • Réduisez votre consommation d’eau : Le Canada bénéficie d’abondantes réserves d’eau, mais les Canadiens arrivent au premier rang pour ce qui est du gaspillage de cette ressource. Diminuez votre empreinte écologique en fermant le robinet lorsque vous vous brossez les dents, en évitant l’arrosage excessif de votre pelouse et en prenant des douches au lieu de bains.
    • Limitez la quantité de courrier reçue : Chaque année, les Canadiens reçoivent en moyenne 76 kg de courrier non sollicité. Tout ce courrier a une incidence négative sur l’environnement : limitez donc la quantité de courrier reçue en retirant votre nom des listes d’envoi et en annulant vos abonnements aux magazines que vous ne lisez plus. Par ailleurs, n’oubliez pas de recycler le courrier publicitaire.
    • Achetez des aliments produits à l’échelle locale : Rendez-vous au marché local pour vous procurer les aliments biologiques que produisent les agriculteurs de votre région. De cette façon, vous réduirez votre empreinte écologique et soutiendrez les agriculteurs qui assurent la production alimentaire dans votre collectivité.

    Une minute suffit pour calculer vos émissions de carbone.

    Autres textes Environnement

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    Les jeunes et la consommation

    Protection du consommateur

    Des jeunes nous préparent une petite révolution en consommation

    À travers leur consommation, les jeunes cherchent à explorer, à se lier entre eux. Enthousiastes et inquiets, ils sont de plus en plus nombreux à penser planète quand ils achètent. Par là, ils poussent les plus vieux à renouveler leur vision de la protection des consommateurs.

    Denis Breton, Office de la protection du consommateur Dossier Protection du consommateur

    Être jeune aujourd’hui

    J’ai la chance de côtoyer de près les ados à travers des projets scolaires. Leur intérêt pour les technologies d’avant-garde, pensons au cellulaire ou au chat, m’apparaît cacher une impulsion très saine: c’est celle d’entrer en contact et de repousser toujours plus loin leurs frontières. Nés en pleine mondialisation, je les vois étonnamment prêts à penser planète, environnement, changement, dès qu’ils trouvent quelqu’un qui n’a pas peur de leurs questions ni de leurs remises en question.

    Les jeunes sont en aller-retour entre la générosité et l’insécurité. Ils se révoltent qu’on exploite des enfants au travail, et ça leur fait découvrir le commerce équitable. Ils s’affligent que des goélands s’intoxiquent avec nos sacs d’épicerie, et ça leur donne envie de se mettre au recyclage. En même temps, ils s’inquiètent de la dette publique et des changements climatiques qui pourraient bien ébranler leur avenir. Ils sont aussi furieux que nous de s’être fait avoir par une pub mensongère, aussi choqués d’apprendre qu’ils ne pourront pas annuler un contrat de location de cellulaire avant son expiration.

    Mais ils ont aussi l’œil ailleurs, par exemple sur la facture du protocole de Kyoto, qui s’élèverait entre 10 et 20 milliards$, qui pourrait hypothéquer pas mal plus encore leur pouvoir d’achat, demain. Plus rapidement que les adultes, ils sentent que la protection des consommateurs est en train de se jouer sur d’autres terrains, et pas seulement sur celui d’un article qu’on paie à la caisse.

    Les jeunes questionnent, font des liens

    Avec le renouveau scolaire qui multiplie les projets d’exploration, les jeunes ont l’occasion plus que jamais d’explorer de telles questions. Prenez le cas d’Alain et de sa classe, en secondaire 5, qui ont eu à débattre la question «Acheter dans un mégacentre ou chez un commerçant du coin: quelle différence?»

    Cette démarche les a conduits à explorer le circuit d’un bien de consommation, ses conséquences sur la pollution et la santé, les coûts d’entretien de nos routes, les conditions de travail aussi bien au Sud qu’ici, les facteurs du chômage, et même sur la migration des jeunes hors de leur région. C’est là qu’ils se sont aperçu que l’article le moins cher à la caisse n’est pas forcément celui qu’on croit. Ils ont vite fait alors de demander «Qui paie ça?», avec une oreille sensible à entendre parler des impôts et de la dette publique.

    «Acheter, c’est voter»

    Sauriez-vous dire le sens de ce slogan d’Équiterre? De plus en plus de jeunes pourraient vous l’expliquer. De telles explorations leur font réaliser que les détaillants et les producteurs sont à l’affût des signaux donnés par nos choix d’achat. Ceux-ci commencent à entendre que nous voulons des produits moins emballés, davantage santés, fabriqués autrement que sur le dos des travailleurs, bref, que nos valeurs changent et que les produits doivent suivre. Alain ou ses copains, eux, vous résumeraient ça dans le temps de le dire: «En avoir pour son argent et pour sa planète en même temps.»

    Dans les fait, qu’est-ce qu’on choisit?

    Imaginez le test de vérité: Alain et son équipe ont eu à faire l’achat de la bouffe pour leur après-bal. Aie! Aie! Aie! Pas simple de se tirer d’affaire avec un budget de 300$ pour 30 personnes, et de tenir compte de toutes ces considérations-là en plus! Comment pensez-vous qu’ils s’en sont tirés?

    On les retrouve au supermarché. Ils comparent les prix, discutent… pour finalement s’entendre. Pour la bière, Martial vante une petite brasserie artisanale où lui et des copains aiment se retrouver le vendredi soir. Pour les fruits, on ira chez un marchand du quartier, connu pour faire une bonne place aux produits locaux. Il y aura même du chocolat équitable pour garnir le gâteau, et quelques bouchées sucrées. L’affaire est dans le sac. Ouf! acheter responsable, ça demande des compromis.

    Quelque chose comme un très beau chantier

    Oui, c’est un réel bouillonnement auquel on assiste chez les jeunes actuellement. Au moyen du site OPCjeunesse et de son matériel de sensibilisation sur les défis de consommer aujourd’hui, l’Office de la protection du consommateur désire accompagner les jeunes aussi loin que vont leurs questions.

    Autres textes Protection du consommateur:

    Bell Mobilité, les cellulaires et la protection du consommateur

    Taux promotionnel CIBC VISA et fausses représentations

    Quand l’argent des cartes de crédit disparaît de la circulation

    Fausses représentations des cartes de crédit

    Carte de crédit et taux usuraire

    Dépassement de la limite autorisée

    Endettement sur carte de crédit

    Canadian Tire devient une banque et une carte de crédit

    Ressources

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