Philippe Couillard, la Santé alternative et les médias

L’ombre du ministre de la Santé

Le retour de Philippe Couillard

Je me souviens! Philippe Couillard a été ministre de la Santé sous le règne de Jean Charest. Pendant plus de deux années nous avons demandé une entrevue au ministre de la Santé.

Raymond Viger Dossiers Politique, Philippe Couillard

philippe-couillard-ministre-de-la-sante-quebec_elections quebecPhilippe Couillard se présente comme chef du Parti Libéral. Une ombre au tableau. Philippe Couillard a déjà été ministre de la Santé.

Ministre de la Santé au moment où notre magazine, Reflet de Société, signait un dossier sur les coopératives de santé.

Pendant plus de 2 ans, Reflet de Société a demandé à Philippe Couillard une entrevue pour compléter notre dossier sur les coopératives de santé.

De 6 mois en 6 mois, le personnel de Philippe Couillard recule la date d’une entrevue éventuelle… jusqu’au jour où Philippe Couillard quitte la politique en 2008.

Maintenant, Philippe Couillard part en élections. Il rêve de devenir Premier ministre du Québec avec le Parti Libéral.

Peut-on accepter qu’un politicien qui brigue le poste de Premier ministre refuse une entrevue à un média comme le nôtre?

Que s’est-il passé depuis 10 ans, où il n’y avait que quelques coopératives de santé qui répondaient aux besoins des citoyens de leur quartier et aujourd’hui où la prolifération maladive des coopératives de santé ne ressemblent qu’à une façon détournée de privatiser la santé?

Mais comment peut-on répondre à la question lorsque le principal intéressé de l’époque, le ministre de la Santé Philippe Couillard a refusé nos demandes d’entrevue?

P.S. Il est vrai que Philippe Couillard attaque Pierre-Karl Péladeau parce qu’il détient des actions d’un énorme conglomérat médiatique. Serait-ce que Philippe Couillard voit les médias du même oeil que Stephen Harper?

Autres textes sur Politique

Pour ceux qui seraient découragé par la vie politique du Québec, je vous laisse les informations sur notre guide d’intervention auprès de personnes suicidaires:

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Comment demeurer maître de notre santé?

Coopérative de santé

Notre système de santé, autrement

Les CLSC sont moins nombreux et ils sont désormais intégrés dans de grandes structures, les centres de santé et de services sociaux. La capacité des citoyens pour influencer ces organisations est, dans le meilleur des cas, fort réduite. Comment peut-on demeurer maître de notre santé?

Jean-Pierre Girard        Dossier Coopérative de santé, Santé

Les manchettes de l’actualité nous rappellent fréquemment que notre système de santé doit composer avec quelques problèmes de fonds:

• Nombre croissant de ménages ne disposant pas de médecins de famille;
• Problèmes récurrents de l’accès aux services;
• Tendance à la surmédicalisation de la pratique;
• Consommation vertigineuse de médicaments (25 milliards $ en 2005 pour le Canada);
• Réduction du nombre de cliniques et de leur accessibilité.

Sur le plan de l’offre des services, en grattant un peu, on relève que la situation est, pour le moins, inquiétante. Les CLSC sont moins nombreux et ils sont désormais intégrés dans de grandes structures, les centres de santé et de services sociaux. La capacité des citoyens pour influencer ces organisations est, dans le meilleur des cas, fort réduite.

Grandes surfaces commerciales et la santé

Par ailleurs, de plus en plus de cliniques sont la propriété de grandes surfaces commerciales, épiceries ou pharmacies de grandes tailles. La clinique est sise à proximité du commerce, pour des raison de commodité. En quittant la clinique, de plus en plus souvent, une prescription à la main, il n’y a que quelques pas à faire pour se retrouver au comptoir des ordonnances. Intéressant, diront certains, car on ne perd pas de temps. Préoccupant diront d’autres, car ces cliniques fonctionnent essentiellement selon un modèle sans rendez-vous. On oublie l’idée du suivi du patient comme le permet un médecin de famille et en ce qui concerne la promotion d’une approche préventive en santé, il faudra carrément repasser!

Notre système de santé, autrement, un livre publié chez BLG convie le lecteur à être bien conscient de ces changements de fond qui marquent l’organisation et l’offre des services de santé au Québec, mais sans se cantonner dans la seule dénonciation et le pessimisme, ouvre sur des actions concrètes, permettant de changer la donne, l’engagement citoyen par les coopératives.

Être acteur de sa santé

De St-Étienne-des-Grès à St-Camille, en passant par le cas très urbain d’Aylmer, dans la ville de Gatineau, l’ouvrage expose des cas où des individus ont décidé d’être acteurs du système de santé et non simples spectateurs ou plaignants. Ce sont des citoyens qui mettent la main à la pâte, consultant leurs concitoyens, rassemblant les forces vives du milieu, et travaillant en concertation avec des professionnels de la santé dans un cadre coopératif.

En s’ouvrant aussi sur d’autres expériences dans la santé, basées sur le modèle coopératif (Saskatchewan, Belgique, Japon), le livre démontre qu’il n’y a pas une fatalité d’accepter le système comme il l’est, mais plutôt des opportunités pour la société civile de s’investir et jouer un rôle actif dans la définition et l’organisation des services. Révolutionnaire? Depuis près de 30 ans, l’Organisation mondiale de la santé s’évertue à répéter qu’il s’agit plutôt d’un facteur clé de réussite des systèmes de santé de première ligne. En d’autres mots, dans notre système de santé, on peut trouver de tout, mais il faut aussi avoir de la démocratie!

Autres textes sur les Coopérative de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

La coopérative de santé: le citoyen prend en main son bien-être

Dossier Coopérative de Santé.                     Écrit par Dominic Desmarais, Vol 14-4

cooperative-de-sante-aylmer-lucerne-sante-alternative Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

Aux prises avec la détérioration de services de santé à Aylmer, dans la ville de Gatineau, deux médecins mobilisent la population. Pratiquant à la clinique privée Aylmer-Lucerne, les Dr Bernard Gélinas et Claude Archambault cherchent à éviter le pire: la fermeture de leur centre médical et la perte pour la population de services indispensables.

Coopérative de santé à Aylmer-Lucerne

La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

Grâce à l’implication de la communauté, non seulement la clinique reste-t-elle en opération, mais les services s’améliorent. Tous mettent l’épaule à la roue, ce qui permet de recruter des médecins, de se doter de meilleurs équipements, offrir de meilleurs services et mettre sur pied des programmes de prévention. Des services que l’ancienne clinique, privée, n’aurait jamais pu fournir aux gens d’Aylmer.

Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

Coopérative de santé: meilleurs équipements et meilleurs services

Avec ses 4337 membres qui déboursent chacun 50$ pour leur part sociale, la coopérative possède un fonds avoisinant les 250 000$. «On l’utilise comme un levier financier qui nous permet d’aller chercher d’autres capitaux», souligne M. Van Den Borre, qui soutient que de meilleurs équipements attirent les médecins. Avec plus de médecins, plus d’entrées d’argent et plus de membres, la possibilité d’améliorer les services augmente.

Les besoins ciblés sont l’agrandissement de la clinique, l’augmentation du nombre d’heures pour les urgences, l’amélioration des services de radiologie et la création d’un Groupe de médecine familiale (GMF).

Coopérative de Santé: prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Coopérative de Santé: une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

Un médecin récalcitrant.

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La coopérative de santé

La coopérative de santé

Dossier Coopérative de Santé.           Dominic Desmarais

Modèle nouveau genre au Québec, la coopérative de santé met le citoyen au cœur des décisions sur sa santé. Terminé, le simple rôle de consommateur. Regard sur une autre façon de rendre des soins.

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La décision est prise. Plutôt qu’une clinique privée, qui n’a pas fonctionnée, on formera une coopérative où les utilisateurs, les travailleurs et les médecins seront membres avec le même pouvoir, soit un vote chacun. La réponse est telle que 3 ans plus tard, le 1er janvier 2004, la Coopérative de santé devient propriétaire de la clinique Aylmer-Lucerne.

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Médecins recherchés

Le nombre de cliniques a chuté dramatiquement ces dernières années. Alors qu’on en comptait 1500 il y a quelques années, ce nombre est passé à 800 aujourd’hui. La rémunération des médecins, avec leur quotas, a diminué, alors que le coût d’opération a augmenté. De plus, le ministère de la Santé et des Services sociaux oblige les médecins à délivrer des actes médicaux prioritaires dans les institutions hospitalières. Ces heures passées à l’hôpital enlèvent du temps à la gestion de la clinique par le médecin.

À la Coop d’Aylmer, la mobilisation du milieu a permis de créer nombre de comités, dont un spécifique au recrutement de médecins. «On offre un service clé en main, explique Martin Van Den Borre, administrateur de la coop. On n’exclut pas les médecins du développement de la santé, mais de l’administration.» Libérés de cette tâche, les praticiens, en cette époque de loisirs, ont davantage de temps à consacrer à eux-mêmes ou à leur famille. Ou à offrir des services à la population.

De meilleurs équipements pour de meilleurs services

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Prévenir plutôt que guérir

L’ensemble des membres, donc la population, décide des besoins à combler. En ce sens, des programmes de prévention, en partenariat avec d’autres organismes de la communauté, sont mis sur pied. Un projet pour la communauté latino-américaine, aux prises avec des problèmes d’isolement, de pauvreté, de manque d’estime et le manque de connaissances des services offerts est maintenant offert. Des cours de sensibilisation au diabète, un programme de prévention et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, des cours de santé alimentaire, l’offre ne manque pas. On fait même de la prévention pour les chutes des personnes âgées par le biais d’un programme d’éducation physique et des conseils pour adapter leur domicile.

«Souvent ça ne coûte pas bien cher. Il suffit simplement d’avoir du temps. Souvent, c’est fait en partenariat avec les groupes communautaires. Il y a beaucoup d’initiatives dans ce milieu. Ils ont des ressources, mais pas médicales. Les médecins, dans les cliniques, n’ont pas le temps», fait remarquer l’administrateur de la coopérative.

Une réponse à l’engorgement des hôpitaux

Ces programmes de prévention ont pour effet direct de désengorger les urgences. Avec ses 39 000 visites en 2004, la coopérative commence à connaître les besoins de sa population. Prochaine étape, désengorger les cas moins lourds des hôpitaux, tels les grippes, les pneumonies, les coupures et les brûlures. «Nous avons 2 salles où l’on peut faire des chirurgies mineures», raconte M. Van Den Borre.

Avec de tels services, qui a dit que le citoyen ne pouvait pas s’impliquer activement pour sa propre santé?

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

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Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec ainsi qu’à la Librairie du Québec à Paris.

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Jonquière Médic, médecin à domicile à Jonquière

Jonquière Médic, un médecin à domicile à Jonquière

Jonquière Médic est un service unique à travers la province. Jonquière Médic fait de l’urgence à domicile et couvre le secteur de Jonquière. Regard sur cet organisme que le ministère de la santé aurait intérêt à observer attentivement.

Dominic Desmarais  Dossier Coopérative de santé

L’époque du médecin à calèche qui se déplaçait pour rendre visite à ses patients est révolue au Québec. Partout? Non. À l’image de l’irréductible village gaulois d’Astérix, l’arrondissement de Jonquière, dans la nouvelle ville de Saguenay, perpétue cette pratique. Adaptée au goût du jour, avec Jonquière Médic, la carriole a fait place à une voiture médicale dernier cri.

Appuyés par la ville de Jonquière, des médecins ont mis sur pied Jonquière Médic, un service à domicile pour se rapprocher des cas d’urgence et mieux desservir leur clientèle. C’était en 1982, avant l’avènement du 911. Jonquière Médic comprenait alors une quinzaine d’omnipraticiens ou d’urgentologues, offrait deux quarts de travail, 7 jours sur 7, même en période des fêtes.

En raison de la pénurie de médecins et des responsabilités plus lourdes au sein de la pratique, le service de Jonquière Médic a diminué. 8 médecins offrent leur temps, et ce, 6 jours semaine. Ces professionnels de la santé, qui opèrent en clinique ou dans une institution hospitalière, prennent de leur temps libre pour sillonner les rues de Jonquière et répondre aux besoins des gens à même leur résidence.

Fonctionnement de Jonquière Médic

Grâce à l’appui de la municipalité de Jonquière, le patient téléphone directement à la centrale de répartition de la sécurité publique – la police – qui relaie l’appel à la voiture médicale de Jonquière Médic. Le médecin priorise alors les appels, se dirigeant vers les cas plus urgents. Sur place, l’infirmier s’occupe de l’inscription, laissant le médecin s’occuper du problème. Une fois la visite terminée, le médecin complète le dossier du patient qu’il vient de voir pendant que l’infirmier conduit.

«La façon dont c’est structuré me permet de voir autant de gens dans une journée qu’au bureau, raconte le Dr Roger Gagnon, l’un des membres fondateurs de Jonquière Médic. Dans une journée de 8 heures, je peux faire 35 à 40 cas», poursuit-il de sa voix grave et calme. Selon le directeur général de Jonquière Médic, Ghyslain Bouchard, le service effectue entre 10 000 à 13 000 visites annuellement, pour une moyenne de 35 à 40 appels par jour. «Je me souviens d’avoir eu des discussions avec d’autres médecins, rajoute le Dr Gagnon. Ils sont tous surpris des résultats de Jonquière Médic. Ils se demandent comment on fait pour voir autant de personnes.»

Jonquière Médic comble un besoin

Ces milliers de visites, aux dires de M. Bouchard, ont pour effet de désengorger les salles d’urgences. «Si Jonquière Médic n’existait pas, combien de gens se présenteraient à l’hôpital», questionne-t-il sans chercher de réponse. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. «La personne âgée qui fait une chute le matin… Qui va lui donner un coup de main? Son enfant qui travaille? Son médecin qui a des rendez-vous? On va envoyer une ambulance la chercher? Elle va aller à l’urgence…», explique le Dr Gagnon qui rajoute que 90% des consultations de Jonquière Médic se règlent à domicile. «Les gens vivent de plus en plus seuls. La solitude est un des problèmes sociaux les plus aigus. Les gens n’ont pas beaucoup de ressources pour se dépanner. Donc ils ont davantage besoin de l’État. C’est plus rentable que Jonquière Médic aille les voir plutôt qu’eux viennent à l’hôpital. Jonquière Médic permet d’éviter des déplacements. Les gens sont dans leur solitude. Ce n’est pas dans le bureau qu’on peut les aider», souligne celui qui est appelé le patriarche par ses collègues vu sa présence depuis les tous débuts de Jonquière Médic.

Pour le directeur général de Jonquière Médic, le service est en accord avec l’orientation du ministère de la  Santé qui veut mettre l’accent sur le maintien à domicile.

L’attachement de la population envers Jonquière Médic

Le président de l’arrondissement de Jonquière, Réjean Laforest, estime que la population s’est appropriée Jonquière Médic. «Par sa contribution, la population montre qu’elle veut maintenir Jonquière Médic. Elle ne veut pas que l’on lui enlève ce service qu’elle adore», explique-t-il avec fierté, comme si lui aussi partageait l’opinion de ses concitoyens.

La campagne de financement de Jonquière Médic, de l’ordre de 90 000$, fait fureur auprès des 70 000 habitants de Jonquière. «Quand on fait notre barrage routier, en juin, les gens qui sont pris par surprise reviennent donner leur 5$. Pour le porte-à-porte de Jonquière Médic, si on ne passe pas chez certaines personnes, ils appellent pour nous le dire et donnent de l’argent», raconte M. Bouchard, visiblement touché par cet intérêt et engouement envers Jonquière Médic.

«Dans les municipalités limitrophes, des personnes déménagent pour avoir accès à Jonquière Médic», rajoute le Dr Gagnon, pour qui ce geste démontre à quel point Jonquière Médic répond à un besoin.

En sus de la campagne de financement, Jonquière Médic est alimenté par les médecins participants. De l’ordre de 15% de leurs gains pour chaque journée passée à Jonquière Médic, la contribution des médecins avoisine les 90 000$ annuellement, et ce, sur un budget d’opération de 190 000$. Soit près de la moitié du financement de Jonquière Médic. «Depuis 1982, les médecins ont versé tout près de 2 millions à Jonquière Médic. C’est de l’argent», s’exclame le directeur général qui y voit dans ce geste l’intérêt de ces professionnels envers ce service de première ligne. Autre signe de cet engouement, pendant 9 ans, un médecin de Québec profitait de ses fins de semaines pour travailler à Jonquière Médic.

Jonquière Médic doit également une fière chandelle à la municipalité. M. Bouchard précise que l’arrondissement fournit le local, le téléphone, le service de répartition des appels ainsi qu’une subvention de 10 000$ par année à Jonquière Médic. Soit le même apport qu’avant la fusion entre Jonquière et Chicoutimi.

«La hauteur du financement est la même. La ville de Saguenay continue à donner parce que le Jonquière Médic est  proche de la population. On veut continuer ce service unique dans la province du Québec», affirme M. Laforest.

Jonquière Médic: un service de santé unique

Jonquière Médic est grandement apprécié de la population. La municipalité y croit. Les médecins s’y investissent et remettent une partie de leurs gains. Jonquière Médic coûte peu cher alors qu’il répond à deux priorités du Ministère de la Santé, à savoir désengorger les urgences et maintenir le patient à domicile. Pourtant, Jonquière Médic ne fait pas partie du réseau de la santé. Il est toléré par l’Agence de santé. Pourquoi?

«Le ministère de la santé ne veut pas que Jonquière Médic s’étende ailleurs. Il n’a pas de contrôle comme sur une clinique ou un hôpital», avance le directeur général d’un ton qui ne cherche pas la confrontation. Jonquière Médic, contrôlé par les médecins, aurait heurté certaines sensibilités dans le milieu médical par le passé.

«On était des marginaux du système. On ne se préoccupait pas des autres. On ne peut plus faire ça aujourd’hui. La pratique a changé. On est sur plusieurs tables de concertation. Faut être conscient qu’on doit participer au réseau», affirme M. Bouchard, qui voit à rétablir les relations entre Jonquière Médic et les différents acteurs de la santé.

Le ministère pourrait-il s’inspirer de Jonquière Médic pour maintenir les gens à domicile? «Le réseau se questionne depuis 10 ans sur sa nouvelle orientation. Personne n’est venu voir Jonquière Médic pour savoir comment ça fonctionne», déclare le Dr Gagnon, sans aucune animosité. Les mots suffisent à démontrer l’absurdité de la situation. Les 70 000 personnes satisfaites de Jonquière Médic seraient dans l’erreur?

Numéro de téléphone de Jonquière Médic: (418) 699-6030

Autres textes sur les coopératives de santé.

La coopérative de santé

Jonquière Médic

Coopérative de santé Aylmer Lucerne.

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L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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Coopérative de santé

Ce qui me désole le plus dans ce départ, c’est que Mario Dumont avait été le seul politicien à parler de coopérative de santé. Mario Dumont avait questionné Jean Charest et André Boisclair lors du débat des chefs il y a 2 ans. Ni Jean Charest, ni André Boisclair n’ont osé répondre à la question. Charest et Boisclair n’ont même pas prononcé ce mot tabou.

Mario Dumont en a même reparlé lors de son discours d’adieu. Les coopératives de santé est un sujet que les partis politiques n’osent pas discuter, même lorsque nous les invitons à le faire. Les coopératives de santé représentent-elles une nouvelle façon de voir, une alternative pour notre système de santé déficient? Les coopératives de santé existent depuis 25 ans et les politiciens évitent encore ce sujet.

Qu’adviendra-t-il maintenant des coopératives de santé dans le discours politique? Reflet de Société va relancer le débat. Histoire à suivre.

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Philippe Couillard, ministre de la Santé, quitte la politique: fin d’un fantasme

Philippe Couillard, ministre de la Santé, quitte la politique: fin d’un fantasme

Dossier Coopérative de Santé, Philippe Couillard

philippe-couillard-ministre-de-la-sante-quebec Reflet de Société a présenté un dossier très bien documenté sur la santé alternative et les coopératives de santé. Nous avions demandé au ministre de la Santé, M. Philippe Couillard de nous accorder une entrevue pour compléter ce dossier. Notre demande d’entrevue a été remise, de 6 mois en 6 mois, jusqu’à ce que mort s’en suive. Nous n’avons jamais eu notre entrevue. Notre dossier sur la santé alternative et les coopératives ne manque qu’un seul intervenant pour que nous puissions le fermer: le ministre de la Santé, M. Philippe Couillard.

Mais voilà que M. Couillard vient d’annoncer sa démission. Il nous quitte sans nous donner cette entrevue que nous avons demandé depuis plusieurs années. Cela m’attriste, me choque et me sidère. Voici le contexte de ce dossier:

En matière de santé, plusieurs intervenants, incluant des médecins ont proposé et réalisé des projets alternatifs tels que la coopérative de santé ou encore Jonquière Médic qui permet aux médecins de faire des visites à domicile. Ces projets ont peut-être leur force mais aussi leur faiblesse. Ils ont leurs limites, leurs contraintes. Dans notre demande d’entrevue, l’objectif n’était pas de mettre le ministre de la Santé, M. Philippe Couillard, en boîte. Nous voulions comprendre pourquoi on n’entend jamais parlé par le gouvernement de ces projets de santé alternative. Des projets qui, depuis maintenant 25 ans, semblent porter fruit et répondre aux besoins de la population.

Soit Philippe Couillard, soit un des membres de son personnel, quelqu’un au Ministère de la Santé a décidé que nous n’aurions pas notre entrevue. Quelqu’un a décidé que nous ne pourrions pas renseigner le public et les intervenants en matière de santé alternative.

Je demeure avec un sentiment d’amertume et d’échec. Un échec social de répondre aux besoins des citoyens et de leur offrir un sujet d’intérêt public. Je ne m’avoue pas encore vaincu et je ne classe pas ce dossier dans la filière  »réglé ». Je demeure songeur. Très songeur. Pas terminé ce dossier sur la médecine alternative.

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

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