Coronavirus: déconfinement ou laxisme à la Banque Nationale du Canada (BNC)

Covid-19 et la BNC; d’un extrême à l’autre

Au début de la pandémie, des mesures strictes étaient imposées presque partout. La BNC se déconfine à outrance.

Raymond Viger dossiers Coronavirus, Banque

Pour la BNC, un agent de sécurité nous accueillait pour faire respecter le 2 mètres, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il nous présentait la bouteille de désinfectant et nous devions nous exécuter devant lui.

Après trois mois de pandémie, l’agent de sécurité est congédié. On le remplace par une machine automatique fixée au mur pour distribuer le désinfectant.

14 Juillet 20. La machine distributrice ne fonctionne pas. Possiblement vide et les responsables de la banque n’ont pas eu le temps de la remplacer.

21 juillet 20. Toujours dans l’impossibilité d’avoir accès à du désinfectant un écriteau est installé au-dessus de l’appareil et mentionne qu’il est défectueux. Ils sont donc au courant du problème.

28 juillet 20. L’écriteau y est toujours. Aucune alternative n’est offerte. Déjà plus de deux semaines que nous n’avons plus de désinfectant à la BNC de Pointe-Aux-Trembles.

Ça détonne avec les autres commerces qui imposent encore la désinfection à l’entrée.

Autres textes sur le Coronavirus

Victor Hugo et un de mes poèmes

Un livre de français pour Hachette Maroc

La poésie en période de coronavirus

Raymond Viger Dossiers CoronavirusLivres

Je viens de recevoir de Hachette France, un livre imprimé en Italie pour Hachette Maroc. Un livre d’activités pour apprendre le français en 6e année.

12 poèmes d’autant de poètes de différentes origines et de différentes époques s’y retrouvent. Un de mes poèmes de mon premier livre s’y retrouve aux côtés de celui de Victor Hugo.

Le plus curieux de cette expérience c’est que ce poème se retrouvait dans une section de mon premier livre que je voulais couper lors de sa réédition.

En cette période de pandémie, au moment où toutes nos soirées et nos événements de poésie ont été annulés, que notre tournée provinciale des salons du livre l’a été aussi, cette publication est un baume sur une période où la culture en prend pour son rhume.

Ouverture illégale des terrasses chez A&W, IGA, Harvey’s, St-Hubert express…

La restauration rapide à deux vitesses

Nous sommes un organisme communautaire. Nous gérons un restaurant, Bistro le Ste-Cath, qui a une terrasse hors rue de 48 places. Je suis attristé de voir des terrasses de certaines grandes chaînes tel que A&W, Harvey’s et St-Hubert express illégalement ouvertes et opérationnelles.

Raymond Viger dossiers Coronavirus, Restaurant

Respectueux des lois, nous avons fermé notre salle à manger et notre terrasse le 14 mars dernier, tel que demandé par le Premier ministre François Legault. Nous remercions les différentes instances gouvernementales pour leur soutien permettant autant à nos employés qu’aux entreprises de tenter de respirer un peu le temps d’une reprise.

Pour la restauration à Montréal, le signe d’un nouveau départ est lancé pour lundi le 22 juin. Malgré tout, un goût amer demeure. Des chaînes telles que A&W vendent des repas pour emporter. Ce qui est légal. Malgré que les terrasses doivent être fermées, A&W les a ouvertes. Même les parasols sont installés. Leurs clients achètent des aliments pour emporter et s’installent sur les tables de A&W, sur leurs terrains. Puisqu’ils ne sont pas supposées être ouvertes, aucune consigne de désinfection est mise en place entre chaque client.

Même IGA verse dans l’illégalité en installant trois tables à pique à la sortie de son épicerie. Eux aussi vendent des mets pour emporter. Leurs clients s’installent sur leurs tables à pique-nique pour manger. Et il n’y a pas 2 mètres entre chaque client. Ils sont pour ainsi dire dos-à-dos. Et on repassera pour la désinfection entre chaque client.

Bistro le Ste-Cath va réouvrir sa salle à manger et sa terrasse en toute légalité à partir de lundi le 22 juin. Nous servirons maintenant déjeuner et dîner de 8h le matin jusqu’à 17h sans rendez-vous. Soirs et week-ends, nous serons ouvert à votre demande dès que vous réserverez vos places. Pour respecter les règles de distanciation sociale, notre salle à manger de 80 places sera restreinte à 22 places. Vous comprendrez alors l’importance de réserver pour que nous puissions vous accueillir adéquatement.

Autres textes sur le Coronavirus

Bistro le Ste-Cath

Où culture et social se rencontrent

Un restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, le Bistro le Ste-Cath saura vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Professeur de chant, une profession « oubliée » durant le confinement ? (5 de 5)

Quand le coronavirus a frappé de plein fouet le Québec en mars 2020, la culture et les loisirs ont été relégués aux oubliettes — ou presque. Et pourtant, plusieurs personnes vivent de cette passion pour les arts. Parmi elles, les professeurs de chant, ont dû arrêter de travailler. Voici le cinquième et ultime article d’une série de 5 mettant en vedette Mathilde Recly et Catherine Vezeau.

Frédéric Lebeuf | Dossier Culture

Lors des cours virtuels, comme l’élève se tient à proximité de son téléphone pour bien voir l’écran ainsi que pour entendre les propos de son enseignant, Mathilde Recly admet qu’elle a du mal à observer la posture de celui-ci. Par exemple, c’est difficile de déterminer s’il engage suffisamment sa respiration (implication du diaphragme et ouverture des côtes) pendant les exercices : « J’y vais donc à l’oreille : par habitude. Je peux dire à peu près quand je sens qu’il doit donner encore plus d’énergie physique ou soutenir davantage du côté de la respiration ; mais j’avoue que l’aspect visuel du corps au complet me manque un peu, pour conseiller l’élève le mieux possible. » 

Mathilde Recly et Catherine Vezeau

Étant donné que la grande majorité des répondants sont également des chanteurs professionnels, plusieurs s’inquiètent de leur avenir musical. Les deux métiers de Catherine Vezeau se voient extrêmement touchés par cette pandémie : « J’ai tellement hâte de remonter sur une scène et de regarder le public. Je sais que ça ne reviendra pas tout de suite comme avant, c’est ce qui m’angoisse. Je m’accroche à l’écriture et à la création de nouveaux extraits. Cela fait du bien au moral. Cela me permet de mettre mon énergie à 100 % dans la composition. »

Pour clore le débat, voici une petite pensée d’Olivier Chagnon : « Nous offrons un service, pas un produit. Il y a donc des limites à ce que nous pouvons faire. »

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Professeur de chant, une profession « oubliée » durant le confinement ? (4 de 5)

Quand le coronavirus a frappé de plein fouet le Québec en mars 2020, la culture et les loisirs ont été relégués aux oubliettes — ou presque. Et pourtant, plusieurs personnes vivent de cette passion pour les arts. Parmi elles, les professeurs de chant ont dû arrêter de travailler. Voici le quatrième article d’une série de 5 mettant en vedette Catherine Vezeau, Olivier Chagnon, Annie Comtois, Francis Lacelle et Florence Théoret.

Frédéric Lebeuf | Dossier Culture

Catherine Vezeau, Olivier Chagnon et Annie Comtois

En ce qui a trait au retour « à la normale », Catherine Vezeau suggère de rouvrir les écoles de chant en septembre prochain, tout comme les autres écoles : « Pour le moral, c’est la meilleure solution ». Étant donné que les activités culturelles et de loisirs reprendront plus tard que les autres, Olivier Chagnon proposerait au premier ministre de débloquer un fonds d’urgence pour les entreprises de ces secteurs : « S’il n’y a pas de reprise pendant un certain moment, certains établissements spécialisés en musique fermeront leurs portes. De toute façon, il y aura une baisse d’inscriptions. » Puisqu’ils apportent du bien-être avec leur pratique, Annie Comtois aimerait que le gouvernement considère les coachs vocaux comme un service essentiel.

Francis Laceille et Florence Théoret

Est-ce que la clientèle continuera de suivre ses activités de formation ? C’est la question que se pose Francis Lacelle. Malgré tout, il est encouragé puisqu’un bon nombre d’étudiants ont repris leurs cours à distance. Même constat pour Florence Théoret qui souligne par contre que certains élèves lui ont dit qu’ils n’auraient pas les moyens de poursuivre leurs apprentissages : « Je sais que certains éprouvent des difficultés financières. Donc, ils ne pourront plus s’offrir ces leçons. »

Prochain (et ultime) article :  Vendredi 5 juin avec Mathilde Recly et Catherine Vezeau

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Professeur de chant, une profession « oubliée » durant le confinement ? (3 de 5)

Quand le coronavirus a frappé de plein fouet le Québec en mars 2020, la culture et les loisirs ont été relégués aux oubliettes — ou presque. Et pourtant, plusieurs personnes vivent de cette passion pour les arts. Parmi elles, les professeurs de chant ont dû arrêter de travailler. Voici le troisième article d’une série de 5 mettant en vedette Marie-Pierre Leduc et Marie-France Lemaire.

Frédéric Lebeuf | Dossier Culture

Même si le premier ministre autorisait la réouverture des écoles de musique, Marie-Pierre Leduc hésiterait pour des raisons familiales : « Je vis dans une maison intergénérationnelle. Je ne veux pas mettre mes parents en danger, il n’y a pas de risque à prendre en ce qui concerne leur santé. Et c’est difficile d’envisager des formations en ligne ou avec le port du masque », souligne-t-elle.

Marie-Pierre Leduc et Marie-France Lemaire

Selon Marie-France Lemaire, il est possible d’appliquer les normes sanitaires dans le cadre de sa profession. Alors, elle aimerait que le gouvernement Legault fasse confiance aux enseignants : « J’ai le plus grand respect pour ma clientèle. On peut reprendre les leçons de chant en toute sécurité. La musique incarne le bonheur. C’est bon pour l’âme et pour le cœur. Elle favorise l’équilibre mental et permet d’exprimer des émotions par la voix. C’est bien triste de devoir nous en priver, surtout en ces temps difficiles. »

Voici quelques conditions de travail proposées pour le déconfinement :

Un local adapté ; une distanciation de deux mètres ; un nettoyage du local et du matériel entre chaque étudiant ; accès à des produits nettoyants ; un désinfectant pour les mains ; le port du masque ; un écran protecteur entre l’enseignant et l’étudiant ; une seule personne à la fois ; aucune salle d’attente ; aucune manipulation de matériel ; aucun échange de matériel ; l’élève se tient dans un angle de 90 degrés par rapport au professeur (pour éviter des projections de gouttelettes lorsqu’il chante) ; le paiement par carte de débit ou de crédit ; un enseignement virtuel privilégié.

Prochain article : Jeudi 4 juin avec Catherine Vezeau, Olivier Chagnon, Annie Comtois, Francis Latreille et Florence Théoret.

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Professeur de chant, une profession « oubliée » durant le confinement ? (1 de 5)

Quand le coronavirus a frappé de plein fouet le Québec en mars 2020, la culture et les loisirs ont été relégués aux oubliettes — ou presque. Et pourtant, plusieurs personnes vivent de cette passion pour les arts. Parmi elles, les professeurs de chant, qui ont dû arrêter de travailler après une certaine confusion initiale. Voici le premier article d’une série de 5 mettant en vedette Mathilde Recly, Olivier Chagnon et Florence Théoret.

Frédéric Lebeuf | Dossier Culture

« Pour vous donner une idée, cela a pris plusieurs jours après l’annonce de la fermeture des écoles par le premier ministre François Legault pour que l’établissement où j’enseigne décide de suspendre ses activités. La direction se défendait de ne pas avoir 30 étudiants par classe à l’instar des écoles “classiques” et positionnaient l’école comme une petite PME plus qu’un lieu d’étude. J’ai eu du mal à trouver des ressources pour justifier ma volonté d’arrêter d’enseigner au début de la crise, car nous sommes souvent des “oubliés du gouvernement», s’est exclamée Mathilde Recly, qui enseignait à 30 personnes par semaine en moyenne dans la région métropolitaine.

Mathilde Recly, Olivier Chagnon et Florence Théoret

Si ça se passe bien en général pour ceux qui ont repris les cours de façon virtuelle, certains avouent que les applications de vidéoconférence ont leurs limites : « Les élèves sont heureux de pouvoir continuer à suivre des leçons à distance. Ça les occupe. Cependant, cela demande beaucoup d’ajustements. Ce ne sont pas tous les étudiants qui arrivent à recevoir une formation de qualité, ce n’est pas fait pour tous», souligne Olivier Chagnon.

Seulement deux élèves de Florence Théoret ont décidé de poursuivre l’aventure durant la pandémie. Comme elle les accompagne au piano, elle confie que c’est impossible à reproduire en direct à cause de l’effet de décalage dû à leurs connexions internet respectives. Alors, elle doit soit fournir des enregistrements préparés préalablement, ce qui représente un investissement de temps, ou soit leur envoyer des trames de karaoké qui ne sont pas toujours adaptées à leurs voix : « Toutefois, ça sera difficile de donner des leçons de pianos puisque je dois être assise à côté d’eux.»

Prochain article :  Mardi 2 juin avec Annie Comtois, Véronique Lemay et Cynthia Harvey.

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