L’économie, un château de cartes ?

Attention fragile

Économie et justice sociale

Apparemment, les sciences économiques ne sont pas des sciences exactes, pas plus qu’elles ne sont infaillibles. Cela ressemble à une grande expérience planétaire dont personne ne connaît réellement les enjeux.

Normand Charest – chronique Valeurs de société, dossiers Économie, Environnement

D’un côté, des spécialistes qui s’opposent. De l’autre, ceux qui n’y connaissent rien, mais en subissent les conséquences. Un jeu dangereux que l’on joue les yeux bandés, pendant que les chiffres peuvent servir à cacher des injustices sociales.

Depuis longtemps, l’économie ne repose plus sur des valeurs facilement identifiables, comme le nombre de bêtes dans un troupeau, les bonnes terres pour l’agriculture, la qualité du bois dans la forêt. Des choses comme ça, bien concrètes, qu’on peut toucher de la main.

L’argent illusoire

crise économique économie finance financiaire financierToutes les valeurs ont été graduellement changées en une unité abstraite que l’on appelle « argent ». L’argent, au départ, reposait sur son équivalent en richesse : de l’or ou la richesse du pays en général. Maintenant, on ne sait plus tellement comment cela fonctionne.

Si, comme moi, vous n’êtes pas un spécialiste de l’économie, vous aurez l’impression que toute la richesse du monde repose sur peu de choses, qu’il s’agit d’un mirage. Ou d’un château de cartes qui peut tomber au moindre vent. Des spécialistes tentent de nous en expliquer le fonctionnement, mais les équations qu’ils nous proposent ne sont pas claires.

Économiser ou consommer ?

crise économique économie endettement finance financière financierÀ une certaine époque, il fallait économiser, faire des provisions comme la fourmi, l’abeille, l’écureuil. Mettre nos sous dans le petit cochon, plutôt que de les dépenser en bonbons. À cette époque, on ne prêtait qu’aux riches.

Ensuite, ce fut le contraire. On nous a demandé de consommer de plus en plus. Cela faisait rouler l’économie et créait des emplois. Lorsque nous n’avions plus les moyens d’acheter, on nous a débloqué des crédits. Cela sentait déjà un peu la fraude.

Et puis (oups !) les cartes du château se sont mises à tomber. On nous a dit d’arrêter de dépenser, de faire des économies pour nos vieux jours parce que l’État ne pourrait plus payer nos rentes. Mais les prix augmentent, les gens perdent leurs emplois. Ceux qui travaillent doivent augmenter leur productivité, payer plus d’impôts.

D’un autre côté, on doit baisser les impôts des entreprises pour attirer les investisseurs qui créent des emplois. Résultat : les riches s’enrichissent, les autres s’appauvrissent. Ce qui réduit du même coup leur capacité d’achat.

Endettement des ménages

économie crise économique finance financièreÀ cause de cela, il n’est pas possible, pour beaucoup, d’augmenter leurs économies. Au contraire, l’endettement des ménages canadiens dépasse maintenant de taux de 160 % du revenu disponible. Un taux semblable s’est traduit en crise immobilière aux États-Unis et au Royaume-Uni.

En même temps, les problèmes d’endettement des pays augmentent. On le voit aux États-Unis, en Europe et ailleurs. Le seul remède à cet endettement, dit-on, est l’austérité. C’est-à-dire une plus grande misère pour beaucoup.

Mais les gens ne sont pas d’accord, ils sortent dans les rues. La situation devient « contre-productive », pourrait-on dire. Et puis, revirement : le Fonds monétaire international (FMI) surprend en proposant plus de souplesse dans les mesures d’austérité des pays (15 octobre 2012).

Les « naïfs ordinaires » que nous sommes ont parfois l’impression d’être à la merci des « experts » de toutes sortes. Comme des bouchons de liège sur l’océan, ballottés par les tempêtes. Or, comme les experts se contredisent souvent, il n’est pas facile de discerner le vrai du faux dans cette affaire.

L’économie n’est pas une science exacte, visiblement. La notion même de science exacte est déjà discutable, quand on sait qu’en physique, par exemple, on n’a pas encore trouvé une théorie unifiée qui s’appliquerait à tous les aspects de l’univers.

La vraie qualité de vie

Un des problèmes modernes, c’est qu’on a cru à l’objectivité des mathématiques et des sciences. Il y a quelques années de cela, il suffisait d’inviter un expert à la télévision pour nous dire qu’il n’y a aucun danger à utiliser le nucléaire ou tel pesticide, et le problème était résolu.

Cela ne fonctionne plus maintenant, parce que depuis longtemps on a compris que les experts n’avaient pas tous la même opinion. Dans l’affaire de Gentilly-2, on a vu s’opposer des scientifiques qui disaient, d’un côté, que les femmes enceintes devaient quitter Bécancour et qu’il ne fallait pas que les habitants consomment les légumes de leurs jardins – et de l’autre qu’il n’y avait aucun danger.

Tant que la science servait à justifier le travail de l’industrie et les politiques gouvernementales, on la tenait en haute estime. Maintenant qu’elle s’y oppose souvent, elle devient un peu moins crédible pour les pouvoirs qui l’utilisaient jusqu’alors.

La conception actuelle de l’économie dépend d’une croissance constante… comme dans le cas des ventes pyramidales. Mais on sait qu’il y aura toujours des perdants, dans ce genre de « fraude ». En fait, toute la conception économique actuelle est à revoir parce qu’elle repose sur des bases erronées.

Il est impossible de sauver ce château de cartes, et il nous faudra, en fin de compte, reconstruire l’économie mondiale sur des bases plus solides. Sur des bases qui respectent les lois naturelles et qui nous offrent une qualité de vie qui n’a rien à voir avec l’accumulation de biens matériels.

Dans une entrevue accordée au Devoir, le 16 octobre dernier, l’écologiste David Suzuki s’élève contre cette croissance sans frein :

Tout ce que nous faisons doit nous permettre de protéger la qualité de l’air, de l’eau et du sol. C’est la base. Ensuite, on peut se demander comment bâtir une économie en tenant compte de ces éléments essentiels. Mais ce n’est pas ce que nous faisons. Nous élevons l’économie au-dessus de tout en disant que tout le reste doit servir l’économie. Et la nature en paie le prix. C’est suicidaire.

Y a-t-il d’autres solutions ?

Pour être plus positifs, il faudrait parler de tout ce qui se fait de bien en marge de l’économie dominante. Des économistes dissidents qui travaillent à l’économie sociale ; des investissements responsables qui sont en pleine progression ; de l’entraide, de l’échange de produits et de services qui remplacent l’argent ; de l’austérité ou de la simplicité volontaire, et ainsi de suite. Nous y reviendrons dans une prochaine chronique.

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Organismes de crédit communautaire

Desjardins et le Réseau québécois du crédit communautaire

Micro Crédit : Muhammad Yunus, prix Nobel

Fondé sur les principes de solidarité et de réciprocité, le micro crédit était originellement destiné à enrayer la pauvreté dans les milieux ruraux, bidonvilles et quartiers défavorisés des pays en développement.

Morgane Lapeyre   Dossiers Économie , Communautaire

Ce concept ingénieux, qui consiste à prêter aux petits entrepreneurs à risque, doit son succès et sa popularité au fondateur de la Banque Grameen au Bangladesh et prix Nobel de la paix, Muhammad Yunus. De nombreux pays industrialisés s’en sont ensuite inspirés. Au Québec, les exclus du système bancaire traditionnel peuvent, depuis maintenant 20 ans, adresser leurs demandes à 22 organismes d’emprunt communautaire.

Travailleurs autonomes ou propriétaires de petites entreprises, ils ont un historique de crédit négatif ou n’ont pas d’antécédents de crédit. D’autres sont au chômage ou travaillent à temps partiel. Ils représentent une clientèle précaire et donc un risque financier aux yeux des banques traditionnelles, qui refusent par conséquent de leur accorder un prêt. Cet argument est toutefois contestable, puisque le taux de remboursement est d’environ 90 % dans le secteur de la micro finance.

Le micro crédit au Québec

Au Québec, les institutions de micro crédit sont connues sous le nom d’organismes de crédit communautaires. Financés par la communauté et non par des organisations financières internationales ou des ONG, ils pallient le manquement des banques conventionnelles en offrant une aide technique et financière à une clientèle marginalisée. À leurs yeux, chacun a un potentiel et personne ne devrait être limité dans la réalisation de ses projets.

Dans les pays émergents, 50 $ suffisent à acheter l’engrais ou les machines nécessaires pour augmenter le rendement de la production agricole ou établir un commerce. Au Québec, les prêts varient entre 3 000 $ et 20 000 $. Divergence de pouvoir d’achat oblige.

Chacun sa clientèle

Le Réseau québécois du crédit communautaire (RQCC) rassemble les fonds et cercles d’emprunt qui sont à l’origine de sa création. Ils partagent les mêmes valeurs et se sont donc regroupés « pour se donner une force », selon la coordinatrice du réseau, Lucie Villeneuve. Leur clientèle et leurs modalités de remboursement sont toutefois différentes.

La mission d’un cercle d’emprunt est d’apprendre à ses membres comment développer un projet d’entreprise à partir d’une idée. Les prêts n’excèdent pas 5000 $ et la période de remboursement se limite à trois ans. Un fonds d’emprunt s’adresse au contraire à des entrepreneurs ayant déjà une ébauche d’un plan d’affaires, voire un projet élaboré. Les conseillers du Fonds les accompagnent dans leur démarche et les prêts concédés atteignent 20 000 $.

Le Réseau effectue un travail de coordination entre ses membres et négocie avec le gouvernement pour obtenir des subventions. Il a également comme fonction de faire connaître le crédit communautaire pour que les organismes soient reconnus au même titre que d’autres institutions financières.

Viabilité avant tout

Le principal critère d’admissibilité est la « viabilité raisonnable du projet », explique Jean Desbiens. Leur clientèle subit diverses formes d’exclusion sociale et économique, notamment parce que leur situation professionnelle est instable. Aux yeux des conseillers, les projets retenus doivent être irréprochables. « Nous sommes très exigeants dans la mesure où ces personnes sont déjà en situation d’échec. »

Faire faillite risquerait d’augmenter leur sentiment d’insuccès. D’autre part, 70 % des personnes qui se présentent auprès de l’Association communautaire d’emprunt de Montréal (ACEM) n’auraient pas de plan d’affaires, note Yasmine Nacro, conseillère au suivi et soutien des entreprises au sein de l’organisme.

« Il y a cependant encore trop de refus », estime Jean Desbiens. La forte sélection des projets d’entreprise est toutefois justifiée puisqu’elle assurerait le succès des nouvelles entreprises parrainées par le Fonds. Les conseillers évaluent le potentiel de gestion des entrepreneurs et jugent ainsi de la nécessité de leur offrir une formation de 30 heures échelonnée sur 6 semaines.

Cette formation initiale comprend l’utilisation d’outils informatiques, des cours de marketing et de comptabilité, précise-t-il. Ils apprennent par exemple à faire une étude de marché et à réaliser un budget. Par la suite, ils peuvent participer à des ateliers sur les techniques de planification publicitaire et budgétaire. Les membres bénéficient également d’un suivi régulier et individualisé, une particularité des organismes de crédit communautaire.

Clé du succès

Les exigences et la rigueur des conseillers financiers garantissent un taux de remboursement élevé. Le bon fonctionnement des fonds et cercles d’emprunt s’explique également par le lien de confiance entre les investisseurs, les conseillers et leurs débiteurs. Chaque organisme repose sur le soutien financier de nombreux investisseurs, tels des syndicats, des communautés religieuses ou encore des caisses Desjardins.

Les organismes de micro crédit peuvent prêter à une clientèle à risque, puisque leur taux d’intérêt est plus élevé que celui des banques traditionnelles. S’il est inacceptable pour eux qu’une clientèle à risque soit condamnée à vivre dans la précarité, il est parfois difficile de proposer une alternative raisonnable aux 6 % de projets qui échouent. Ces organismes doivent donc assurer leurs arrières et compenser pour les prêts non remboursés.

Le Fonds d’emprunt communautaire de Québec aurait ainsi contribué à la mise sur pied d’une soixantaine d’entreprises depuis sa création en 1997, d’après Jean Desbiens. Le secteur d’activité le plus exploité est celui de l’artisanat.

Yasmine Nacro explique que les seuls projets non admissibles sont les franchises, les cybercommerces ainsi que le secteur des nouvelles technologies. Dans le cas des cybercommerces, les clients pourraient se retrouver impliqués dans des situations de fraude, et le fonds, être involontairement complice, dit-elle. Quant aux nouvelles technologies, cela demanderait trop de ressources.

Desjardins fait fructifier la petite entreprise

Le partenariat entre le RQCC et le Conseil des représentants des caisses Desjardins de Québec Est, qui regroupe les présidents de chacune des 18 caisses de la région, remonte à 2002. Les deux parties s’étaient alors rencontrées pour discuter d’un projet d’alliance visant à soutenir le micro crédit au Québec. L’entente prévoit notamment le versement annuel de 75 000 $ aux organismes de crédit communautaire.

En laissant libre choix aux caisses régionales d’apporter un soutien financier à ses organismes, le Mouvement Desjardins rejoint indirectement une clientèle à risque et favorise le développement économique régional. Outre leur volonté de s’impliquer, les caisses doivent cependant être en mesure de prêter sans intérêt aux fonds et cercles d’emprunt communautaire.

Les caisses participantes offrent un volet capitalisation aux institutions de crédit communautaire locales. Leur rentabilité financière leur permet de partager leurs excédents annuels après impôts entre les ristournes individuelles aux membres et les ristournes collectives, c’est-à-dire destinées à la communauté. En 2006, environ 55% des excédents de l’ensemble de ces caisses auraient ainsi été versés à la collectivité.

Ce produit de solidarité Desjardins a son équivalent international, Développement international Desjardins. Fondé en 1997, son mandat consiste à donner aux communautés locales des pays en voie de développement les moyens de gérer de manière autonome leurs caisses d’épargne collective à travers la création d’une expertise locale et la mise en place de coopératives.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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Qui dit vrai? Future Shop ou Home Depot?

Payer dans un an sans intérêt, Protection du consommateur

Future Shop ou Home Depot, qui dit vrai?

Deux entreprises qui offrent un service de crédit similaire mais qui interprêtent différemment les lois sur le crédit au Québec!

Raymond Viger   Dossier Protection du consommateur, Crédit

futureshop J’ai fait des achats chez Future Shop et Home Depot. Les deux marchands m’ont offert un an sans intérêt pour payer le solde de mes factures. J’ai accepté dans les deux cas.

Je reçois un état de compte mensuel de Future Shop. Pas d’intérêt, pas de paiement à faire avant la fin de l’année de grâce. En ce qui concerne Home Depot, je reçois un état de compte mentionnant que si je veux conserver le privilège de ne pas payer d’intérêt, je dois home-depot acquitter un paiement minimum qui représente environ 3% du solde. Je téléphone au service à la clientèle de Home Depot. Non négociable. Je dois acquitter le solde minimum sous prétexte qu’au Québec c’est un règlement qui obligerait ceux qui offrent des contrats de crédit sans intérêt d’exiger un paiement minimum mensuel. Cette clause n’est valide qu’au Québec. Partout ailleurs, il n’y a aucun paiement minimum exigé lors des contrats de vente avec un an sans intérêt.

Qui dit vrai? Future Shop ou Home Depot?

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Contrat: peut-on l’annuler?

Contrat: peut-on l’annuler?

Jean-Jacques Préaux                 Dossier Protection du consommateur

La rumeur veut que l’on puisse annuler n’importe quel contrat dans un délai de 10 jours. C’est faux, sauf dans certains cas d’exception.

Parmi les contrats que l’on peut annuler, on trouve les contrats conclus par un commerçant itinérant, de services à exécution successive (tels les cours de langue, de danse, les services de garde, les forfaits des studios de santé), le contrat d’achat de sépulture, de services funéraires, de crédit (tels la vente à paiement différé et le prêt d’argent) et, enfin, le contrat de location à long terme d’un bien (tel une voiture) avec valeur résiduelle garantie.

Commerçant itinérant

Ce type de contrat, signé au domicile du consommateur à la suite du démarchage d’un commerçant, peut être résolu à l’intérieur d’un délai de 10 jours. Le commerçant doit remettre les sommes perçues du consommateur alors que celui-ci devra remettre le bien au commerçant. Évidemment, le bien doit être dans le même état qu’à sa livraison. À certaines conditions, notamment l’absence de permis du commerçant et la non-conformité du contrat, le délai de résolution peut aller jusqu’à un an.

Studio de santé

Ce contrat, d’une durée maximale de 12 mois, peut être résilié à l’intérieur d’un délai n’excédant pas un dixième de sa durée totale. À l’intérieur de ce délai, le commerçant doit accepter l’annulation faite par le consommateur. Le consommateur pourrait devoir payer une pénalité représentant 10 % du prix total du contrat.

Services à exécution successive

Ce contrat peut être résilié à n’importe quel moment par le consommateur. Il devra acquitter les services qui lui ont été fournis. De plus, il devra payer, à titre de pénalité, la moins élevée des sommes suivantes: 50$ ou une somme représentant 10% du prix des services non fournis.

L’achat de sépulture ou d’arrangement préalable de services funéraires

Il faut d’abord prendre en compte l’endroit où a été conclu le contrat. Le contrat d’arrangement préalable de services funéraires signé dans une résidence funéraire ou à la place d’affaires du vendeur, peut être résolu en tout temps. Par ailleurs, le contrat d’achat de sépulture signé à la place d’affaires du vendeur ou dans une résidence funéraire ne peut pas être annulé.

Par contre, il existe un délai d’annulation tant pour les contrats d’arrangement de services funéraires que pour les contrats d’achat de sépulture qui sont signés ailleurs qu’à la place d’affaires du vendeur ou que dans une résidence funéraire. Ainsi, à l’intérieur d’un délai de 30 jours suivant leur signature, l’un ou l’autre de ces contrats peut être résolu de plein droit dès l’envoi d’un avis au commerçant. Après ce délai de 30 jours, seul le contrat d’arrangement préalable de services funéraires peut être résolu.

Le contrat de crédit

Un contrat de prêt d’argent ou un contrat d’achat assorti d’un crédit peut être résolu dans les deux jours suivant celui où les deux parties ont en leur possession une copie du contrat. Cette annulation est faite sans frais ni pénalité pour le consommateur. La remise du capital net, dans le cas du contrat de prêt d’argent, est considérée équivalente à l’envoi de l’avis écrit.

Location d’un bien à long terme

Dans le cas d’un contrat de location d’un bien à long terme avec valeur résiduelle garantie, il peut être annulé dans les deux jours qui suivent celui où les parties ont en leur possession une copie du contrat, sauf si le consommateur a déjà pris possession du véhicule automobile neuf. Notons que ce type de location semble se faire de plus en plus rare. La location simple, souvent avec option d’achat, est aujourd’hui beaucoup plus courante. Dans ce cas, le consommateur a le droit de résilier le bail en tout temps mais il pourrait avoir à payer des dommages et des intérêts au locateur.

Le profil du commerçant

Il est préférable de connaître le profil du commerçant. Vous voulez savoir si un commerçant a déjà fait l’objet de plaintes? Et si c’est le cas, de quel type de plaintes il s’agit, ou encore s’il détient le permis requis par l’Office de la protection du consommateur dans certains secteurs d’activité? Consultez le site de l’Office de la protection du consommateur ou téléphonez au 1 888 OPCALLO (672-2556).

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poesie-urbaine-roberto-mayerjours-de-nuit Poésie urbaine. Jours de Nuit. Roberto Mayer. 11,95$

Entre en mon univers, infiniment petit. Que se libère ta galaxie. Entre, là, tu es ton enfer, ton paradis. Ton repère y est enfoui. Entre, il ne manque que toi en ces mots. En ces vers dont j’aime me croire l’auteur.

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Des promotions qui ne sont que des arnaques et de la fausse représentation

Carte de crédit CIBC Visa, taux d’intérêt promotionnel et protection du consommateur

Raymond Viger   Dossier Protection du consommateurBanque

carte-de-credit-fraude-arnaque-cibc-visa-promotion Quand la carte de crédit VISA CIBC vous présente une promotion avec un taux d’intérêt réduit tel que 3,9%, faites attention à l’arnaque suivante.

La promotion peut sembler alléchante. Tu reçois 2 chèques que tu peux utiliser en octobre. Les montants ainsi empruntés porteraient un taux d’intérêt de 3,9% jusqu’à l’état de comte de mars 2010. Si vous ne payez les montants dûs à chaque mois vous perdez le privilège et le taux d’intérêt remonte à 20% pour l’ensemble de la période. Évidemment, il faut aussi vérifier si les montants empruntés remontent à un taux d’intérêt de 20% la journée d’émission de l’état de compte du mois de mars ou à la date d’échéance en avril!

Les petits caractères à lire avec une loupe

J’ai fait une photocopie en la grossissant à 200% pour pouvoir lire les conditions réelles de remboursement. L’arnaque débute avec l’utilisation de votre carte de crédit pour vos usages de consommation réguliers. Il est clairement spécifié que les remboursements que vous ferez pendant la période de promotion s’appliquent premièrement aux montants empruntés à taux promotionnel et ensuite aux achats ou avances de fonds à taux d’intérêt régulier. Je n’en croyais pas mes yeux. J’ai téléphoné à CIBC VISA et ils m’ont confirmé que je savais lire, mais surtout interpréter leurs petits caractères.

carte-credit-cibc-visa-taux-d-interet-promotionnel-fraude-arnaque-protection-du-consommateur En clair cela veut dire que pour tous vos achats courants, même si vous les payer en recevant l’état de compte, vous allez payer 20% d’intérêt sur tous vos achats, tant et aussi longtemps que votre promotion ne sera pas terminé! Vous avez emprunté 1000$ à un taux préférentiel de 3,9%. Vous avez acheté dans le mois pour 500$. Vous recevrez votre état de compte avec un paiement minimum qui va tourner autour de 30$. Tous les paiements que vous ferez vont premièrement s’appliquer sur le 1000$ à taux réduit. Vous leur envoyez un paiement de 530$ en pensant payer vos achats et le paiement minimum du montant emprunté. CIBC VISA va déduire 530$ du montant de 1000$ emprunté en promotion et vous charger des intérêts de 20% sur vos achats de 500$. Ces mêmes achats qui, en temps normal, n’auraient pas porté d’intérêt puisque vous les payez au complet.

La différence entre les groupes criminalisés et la carte de crédit CIBC VISA est simple. Les groupes criminalisés viennent chercher ton argent et tu es conscient que tu viens de te faire voler. CIBC VISA vient chercher ton argent et tu lui dis merci d’en avoir fait la promotion!

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Les premieres lecons de la crise economique

Les premières leçons de la crise économique

Lisa Melia DOSSIER Économie ET Politique

C’est dans un amphithéâtre rempli que Lionel Jospin a fait son entrée, sous les applaudissements, le 20 avril dernier à l’Université de Montréal. Lionel Jospin est une figure politique française très connue dans l’Hexagone, puisqu’il a été Premier ministre du président Jacques Chirac de 1997 à 2002. Affilié au parti socialiste, il a un temps enseigné l’économie, ce à quoi il est revenu le temps de cette conférence, organisée par le Centre d’études et de recherches internationales, sur les enseignements que les gouvernements et les institutions économiques devraient tirer de la crise économique qui secoue la planète depuis le début de l’année 2008.

Une crise d’abord financière

Lionel Jospin a d’abord souligné que la crise était avant tout financière. D’après lui, on a réalisé en 2007 que quelques établissements financiers regroupés à Wall Street pouvaient mener le système entier à la banqueroute. «Aucune zone de la planète n’est épargnée, rappelle M. Jospin. Chacun a sa part de responsabilité dans les dysfonctionnements, mais en vérité, si on va au fond des choses, c’est le système économique et financier lui-même qui est déséquilibré.»

Lionel Jospin - cerium Depuis les années 80, une industrie financière mondiale sans régulation s’est développée. Des crédits sont accordés à des familles qui n’ont pas les moyens de les rembourser. La spéculation, ce jeu qui consiste à anticiper les mouvements de la bourse, et même à les influencer, en achetant ou vendant des produits financiers, a été laissée sans contrôle.

Pourtant, plusieurs alertes auraient dû inquiéter les experts financiers. Dans la décennie 90, les crises financières se sont multipliées au Mexique, au Japon, en Argentine, en Russie. «Elles n’étaient pas tenues pour alarmantes, en dépit de leur ampleur, parce qu’elles survenaient à la périphérie du système», assène Lionel Jospin. C’est pourquoi le choc a été d’autant plus violent en 2008: cette fois, c’est le cœur du système qui était touché, dans le pays du capitalisme, que l’on croyait pourtant inébranlable.

Une crise économique et sociale

Il était pourtant inévitable que la crise financière devienne une crise économique car ces deux mondes sont intimement mêlés l’un à l’autre, ce qui mène à une augmentation des faillites et des licenciements. «La crise économique va entraîner son lot de souffrances, affirme M. Jospin. Subiront le plus ces maux ceux qui en sont le moins responsables.» Il souligne le sentiment d’injustice et de colère parmi les citoyens, qui vont devoir supporter le coût de la crise alors que les grands patrons de la finance continuent à recevoir des salaires et des primes de départ très élevés.

Les réponses gouvernementales à la crise

Les gouvernements se sont empressés de renflouer les établissements financiers, «ce qui était absolument indispensable pour éviter la banqueroute générale et un désastre économique», affirme Lionel Jospin.

Il note d’ailleurs que la crise a conduit à une véritable réhabilitation de l’Etat: ce sont les mêmes experts qui sommaient les Etats de ne pas intervenir dans l’économie qui demandent maintenant des aides pour éviter au système de sombrer. «Les dogmes libéraux ont volés en éclat!» Cependant, les milliards dépensés par les banques centrales et les gouvernements seront, à plus ou moins long terme, payés par les citoyens.

Les solutions de la crise

L’ancien Premier ministre est clair sur la question des solutions de la crise: il faut assainir le système financier global. Contrairement à la crise de 1929, qui a trouvé son origine dans les déséquilibres nés de la pemière guerre mondiale, la crise de 2009 vient du système lui-même. «Sortir de cette crise vraiment et éviter son renouvellement suppose de modifier [le système] profondément.»

Or, le G20, tenu à Londres le 2 avril dernier, est très insatisfaisant, selon Lionel Jospin. Le fait de tenir une réunion «élargie» à 20, qui inclue des pays comme la Chine et le Brésil, des acteurs économiques aujourd’hui incontournables, est un point positif. De même que le refus du protectionnisme et l’affirmation du besoin de contrôle et de régulation. Cependant, les gouvernements ne sont pas allés assez loin, estime M. Jospin.

«La crise ne doit pas nous faire oublier les défis de long terme.» L’ancien Premier ministre a en effet rappelé que d’autres problématiques telles que les ressources naturelles, les catastrophes climatiques dues au réchauffement de la planète, la famine et les problèmes de démographie étaient à prendre en compte aussi. En conclusion, «nous devons chercher un nouveau mode de développement. Il ne faut pas tourner le dos à l’idée de progrès, mais en renouveler le sens.»

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site du CERIUM

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Le micro-crédit

Le micro-crédit

Lisa Melia                      Dossier Égalité Homme-Femmes, Économie

Prix Nobel de la paix 2006: Muhammad Yunus

En 2006, le bangladais Muhammad Yunus a reçu le prix Nobel de la paix. Ce qui a pu surprendre ceux qui le connaissaient déjà: Yunus est en effet un économiste. Né en 1940 dans ce qui était encore à l’époque une partie de l’Inde sous colonisation anglaise, il étudie d’abord près de chez lui. Il visite cependant pendant sa jeunesse l’Amérique du Nord, l’Europe, et une partie de l’Asie.

En 1957, il part à l’université de Dakha étudier l’économie, obtient son diplôme et devient enseignant. Il s’essaie à diriger une entreprise, et rencontre le succès. Mais il décide finalement de partir étudier aux États-Unis, où il obtient son doctorat.

Il restera pour travailler, mais en 1971 éclate la guerre de libération du Bangladesh. Muhammad Yunus soutient les indépendantistes Muhammad Yunus le 17 mars à Tokyo. Photo AFP/Yoshikazu Tsunoet s’implique. Il rentrera finalement chez lui en 1972, quelques mois après la déclaration de l’indépendance du Bangladesh.

Une banque pour le développement: la Grameen Bank

Il occupe alors le poste de responsable du département d’économie de l’université de Chittagong. La pauvreté qui règne le choque: «Une terrible famine frappait le pays, et j’ai été saisi d’un vertige, voyant que toutes les théories que j’enseignais n’empêchaient pas les gens de mourir autour de moi.»

En étudiant la situation des pauvres, il en vient finalement à la conclusion que le principal problème vient du fait qu’ils n’ont pas accès à des capitaux. Les banques refusent de prêter et les usuriers locaux pratiquent des taux d’intérêts à la limite de l’indécence. L’idée germe alors. En utilisant son propre argent, ils proposent à quelques villageois des «micro-prêts» de quelques dollars, dont les conséquences s’avèrent très positives. En 1977, il crée finalement sa propre banque, la Grameen Bank, qui se consacre au micro-crédit.

Le micro-crédit: qu’est-ce que c’est?

Le fonctionnement est relativement simple. Lors de ses recherches, Yunus a rencontré un groupe d’artisans ayant besoin de 27 dollars pour acheter du bambou. Les banques refusaient de prêter une si petite somme à des clients soi disant insolvables. Yunus a finalement prêté les 27 dollars de sa propre poche, ce qui a permis aux artisans d’acheter le bambou, donc de produire, et même de créer de nouveaux emplois. Ils ont remboursé le prêt sans difficulté. C’est là tout le principe du micro-crédit.

La Grameen Bank propose à des artisans ou entrepreneurs à l’échelle locale des petits prêts à taux d’intérêt nul, ce qui leur permet de financer leurs activités et d’entrer dans une dynamique de production et de profit. L’impact sur le développement social est considérable car le micro-crédit profite à divers secteurs et directement aux plus pauvres qui peuvent alors améliorer leur situation économique par leurs propres moyens.

Cela a également permis l’accès aux services sociaux de bases, ainsi que la revalorisation de la place et du travail de la femme dans plusieurs pays en développement, car ce sont les femmes qui utilisent en majorité ce système de prêt. Le micro-crédit est donc un vecteur de pacification social et d’amélioration de la vie de ses utilisateurs.

C’est pour cela que Muhammad Yunus et son institution la Grameen Bank ont reçus en 2006 le prix Nobel de la paix. La Grameen Bank a soutenu quelques 2,4 millions d’emprunteurs. Selon la Banque mondiale, il y aurait maintenant près de 10 000 institutions de micro-crédit dans 85 pays qui brassent 30 milliards de dollars. Environ 300 millions de personnes dans le monde en bénéficient.

Profiter de la crise économique pour changer le monde

Muhammad Yunus est intervenu ce mardi à Tokyo, où il a estimé que la crise financière était une opportunité de changer le fonctionnement du monde de la finance à l’échelle mondiale en faveur des plus démunis.

Dans le journal Le Monde, il a ainsi déclaré: «Le système financier doit être entièrement repensé. Il ne fonctionne pas pour le peuple de toute façon ! Pour les riches, oui ! Les grandes entreprises, oui ! Mais pas pour le peuple […]. Un petit nombre de personnes d’un seul pays avaient créé une situation désastreuse pour le monde entier, [ce qui démontre] la fragilité du système capitaliste actuel.»

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