Les Voix du Panda au Québec

Journalisme citoyen et médias sociaux

Les Voix du Panda font leurs entrées

Vous avez sûrement remarqué ce nouvel icône qui a apparu dans les colonnes de ce blogue. En cliquant dessus, vous atterrirez directement sur le blogue des Voix du Panda en France.

Raymond Viger   Dossiers Média Internet , Communautaire, Francophonie

les voix du panda média citoyen journalisme france Qui se cache derrière cette image du Panda ?

Le grand manitou des Voix du Panda, c’est Patrick Juan. Journaliste, auteur, enseignant, conférencier… mais surtout, un citoyen impliqué et passionné pour la Justice et l’Équité.

Patrick Juan a écrit un livre tiré à 170 000 exemplaires. Par l’entremise de l’Unesco, de médecins sans frontières, pharmaciens sans frontières, de la Croix Rouge, il a versé tous les revenus de la vente de ce livre pour acheter des Pandas. Trois containers rempli de petits pandas en peluche pour offrir aux orphelins à travers le monde. Un panda qui est devenu le confident des jeunes démunis de la planète.

Lors de ses nombreux voyages à travers le monde, partout où Patrick Juan passait, on le surnommait le Panda. C’est avec cet héritage que Patrick Juan a créé un magazine et un site Internet, les Voix du Panda.

Une collaboration France-Québec

patrick-juan-les-voix-du-panda Patrick Juan et moi avons eu plusieurs échanges, à la recherche de solutions pour une société toujours plus juste et équitable. Avec l’avènement de l’Internet, les frontières de l’intervention sociale n’a plus de limites. C’est pourquoi vous voyez maintenant cet échange se concrétiser. Un partenariat entre la France et le Québec.

En plus de voir cette réciprocité sur nos sites Internet, à compter du numéro de février, dans notre magazine Reflet de Société, Patrick Juan aura désormais sa chronique. Les Voix du Panda prennent maintenant un envol vers le Québec.

Les internautes qui lisent, commentent ou publient sur notre blogue, sont invités à le faire aussi sur les Voix du Panda. Une simple inscription vous permettra de le faire. Ainsi vos textes et vos commentaires, en plus d’être archivés sur notre blogue, pourront l’être aussi sur ce blogue français.

Pour rejoindre le site des Voix du Panda, vous cliquez sur l’une des photos ou encore sur le lien que je laisse ici sur Patrick Juan.

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Enfants soldats et leurs victimes à la même école

Enfants-soldats Sierra Leone

Bourreaux et victimes à l’école

Kabala, Sierra Leone – Sunkarie a 16 ans. À la fin de la guerre, elle avait 12 ans. Lorsque les rebelles ont attaqué son village, ils l’ont pris avec sa mère. «Ma mère était enceinte. Ils lui ont ouvert le ventre brutalement pour connaître le sexe de l’enfant. J’ai vu ma mère mourir.» Elle a sept ou huit ans à l’époque. Elle vit encore sous le choc aujourd’hui. «Je vais toujours me souvenir de la mort de ma mère. La plupart du temps, quand je me rappelle comment je l’ai perdue, je pleure. Quand j’ai besoin d’aide, que je vis des moments tristes, je me sens seule. Je n’ai pas de famille», raconte-t-elle avant de rajouter que son frère a été tué pendant la guerre, que son père est mort et que sa belle-mère a perdu son bras à la suite à des bombardements.

Dominic Desmarais, Enfants-soldats, International

Sunkarie est devenue une enfant-esclave. Elle accomplissait les tâches que les rebelles lui assignaient, explique-t-elle laconiquement, avare d’explications. Difficile de savoir sienfants-soldats-enfants-de-la-rue-enfant-guerre elle a oublié cet épisode de sa vie ou si elle évite le sujet. Un regard sur son oreille gauche suffit pour comprendre qu’elle a vécu l’enfer. L’ouverture est bouchée par son lobe, recousu au centre de l’oreille. Elle a été poignardée. Sur les jambes, également, comme en témoignent ses vilaines cicatrices. Ses réponses sont brèves.

Trois ans passent avant qu’elle ne s’évade des rebelles. Malchanceuse, elle tombe entre les mains des soldats du gouvernement. Le cauchemar de Sunkarie se prolongera une autre année. «Les rebelles et les soldats du gouvernement, c’est du pareil au même», dit-elle à la dérobée. L’adolescente s’adresse à l’un de ses professeurs en créole, qui joue à l’interprète et au journaliste. Peu troublé par l’histoire de son élève, mille fois entendue, il la pousse à s’ouvrir. Sunkarie s’est portée volontaire, parmi la trentaine de jeunes filles de sa classe, pour témoigner de son vécu. Ses rares sourires sont provoqués par la gêne. Elle détourne rarement le regard de son interprète. Parfois, elle répond en anglais. Mais toujours cet air honteux.

L’école de la réintégration

Depuis octobre, la jeune fille est prise en charge par un centre de réintégration pour jeunes victimes de la guerre. Opéré par la Croix-Rouge, qui a quatre autres projets similaires à travers le pays, le centre de Kabala aide 150 jeunes de 10 à 18 ans. Comme Sunkarie, ils ont un passé douloureux. Mères-enfants que personne ne supporte, jeunes dont les parents ont tout perdu pendant la guerre et n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école, victimes de la guerre (traumatismes), abusés sexuellement, enfants-soldats, enfants abandonnés pendant la guerre…

Le centre mélange enfants-soldats et autres victimes, filles et garçons. La Croix-Rouge évite toute stigmatisation. «À travers ces centres, on veut leur redonner une structure, un mode de vie normal. Beaucoup de ces enfants n’ont pas connu d’encadrement, une autorité plus ou moins présente», explique Philippe Stoll, agent de communication de l’organisme international. Philippe a délaissé le journalisme pour l’aide humanitaire. Il vit l’aventure d’une autre manière.

Les enfants sont divisés en fonction de leur âge. Les plus jeunes, les 10-13 ans, s’adaptent à leur nouvelle vie d’étudiant. Une première pour la grande majorité. «On leur donne une structure scolaire, dans le but qu’ils puissent, après un an, réintégrer le système régulier», raconte Philippe, convivial. Ils ont tout à apprendre, la guerre les ayant fait fuir des bancs d’école.

Les plus âgés, les 14-18 ans, reçoivent une éducation de base et apprennent un métier. Couture, cuisine, charpenterie, construction, agriculture, coiffure. Leur pratique profite au centre. La récolte du groupe en agriculture est utilisée par le groupe en cuisine pour faire le repas du midi. Les tables et les chaises sont fabriquées et réparées par les charpentiers. De nouveaux bâtiments servant de classes ont été construits par le groupe en construction. Sunkarie, elle, a choisi la couture. En sortant du centre, elle souhaite ouvrir un petit commerce. De quoi lui permettre, pense-t-elle, de gagner sa vie dans son village.

«L’idée, c’est que les gens qui ont appris un métier travaillent dans leur communauté. Qu’ils apprennent ensuite leur métier à des apprentis. De renégats, ils deviennent utiles et aident leur communauté», dit Philippe Stoll.

Le défi du recrutement

En ces temps difficiles, on se bouscule aux portes du centre de la Croix-Rouge. L’école est un mirage pour des milliers de jeunes de la province. Les enfants affectés par la guerre sont la norme. «Récemment, 715 personnes ont demandé une place. Plus de 80% étaient vulnérables. Mais le programme peut seulement supporter 150 enfants à la fois», raconte Amadu, le responsable du centre de réintégration de Kabala. Pour lui, est vulnérable tout enfant dont le passé correspond aux critères de sélection du centre. Ces filles déjà mères, ces anciens enfants-soldats, ces jeunes estropiés de la guerre, ces esclaves, ces filles-épouses de militaires…

Amadu et son équipe rencontrent un à un les enfants qui s’inscrivent. Ils passent des journées entières à écouter des histoires d’horreur. Comment choisir 150 enfants sur 715? «C’est tout un défi. Une décision difficile pour nous tous», affirme Amadu, à la fois sincère et lucide. «Pendant l’entrevue, on laisse le jeune parler de lui. Ce qu’il a vécu pendant la guerre. Certaines histoires sont si pathétiques qu’on a pas le choix de les prendre.» Comme l’histoire de Sunkarie, par exemple.

La fin des enfants soldats

Diplômé en agriculture, jadis enseignant au secondaire, Amadu ramène son stress à la maison. Son travail de responsable l’occupe à la semaine longue. Il a en mémoire les histoires de ses bénéficiaires, comme il appelle les jeunes du centre. Aujourd’hui, il a un poids de plus. La deuxième année du centre n’est pas encore achevée qu’il se demande comment éviter la fin du programme.

La quarantaine, l’homme cache mal sa lassitude. Sa fatigue l’emporte sur son enthousiasme. Les regards horrifiés par cette violence qui a volé la vie à des dizaines de milliers d’enfants se sont déplacés au gré des autres tragédies. La guerre est terminée depuis 2002. Quatre longues années suffisantes aux yeux des donateurs pour rétablir un pays et réhabiliter cinq millions de personnes. «On ne peut plus parler d’enfants-soldats aujourd’hui. La guerre est terminée depuis quatre ans, résume le superviseur, cynique. On veut cibler les jeunes. Ils n’ont rien à faire. Les enfants de la rue, la prochaine guerre, c’est eux qui la feront.»

Amadu craint l’abandon du programme par la Croix-Rouge d’ici un ou deux ans. «Je vais probablement regarder ailleurs pour trouver des fonds. Nous sommes chanceux d’avoir les bâtiments scolaires.» L’avenir du centre le hante. Les investisseurs ne courent pas les rues, dans son coin de pays.

Discrimination pour les femmes

Sur les 150 bénéficiaires de 2006, 112 sont des filles. «Traditionnellement, la femme ici est dépouillée de ses droits. Elle ne va pas à l’école. Ou sinon elle abandonne à mi-parcours. Elle tombe enceinte. Pas de mari. Pas de travail. Elle est seule. À la fin de la guerre, le programme de réintégration ne concernait que les hommes soldats. Ils ont oublié qu’il y avait des femmes soldats. Plusieurs garçons ont reçu tous les fonds. Alors, il y a plus de femmes vulnérables. Elles n’ont jamais participé au programme de réintégration. Maintenant c’est leur tour», explique Amadu.

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AK-47 et enfants-soldats

Chaudrons et AK-47 à 13 ans, témoignage de Sarah

Enfants-soldats, enfants de la rue et jeunes de la guerre

Waterloo, Sierra Léone – C’est jour de célébration à Waterloo. On y célèbre la fin des classes pour 150 jeunes de 10 à 18 ans. Ils terminent leur année d’apprentissage au Child advocacy and rehabilitation Center (CAR) de la Croix-Rouge.

Dominic Desmarais, Dossier Enfants-soldats, International

enfants-soldats-sierra-leone-enfant-guerre Ces jeunes, triés sur le volet, ont été victimes de la guerre civile des années 1990. Sarah, de la promotion 2001, est présente à la demande de la Croix-Rouge. Cette jeune femme de 20 ans est un bel exemple de réussite pour l’organisation humanitaire.

En retrait des festivités, Sarah se raconte. Bien que timide, le regard fuyant, elle affiche un aplomb et un bien-être qui cadrent mal avec l’idée que l’on se fait de son passé. À 13 ans, elle voit les rebelles débarquer dans sa ville jusqu’alors épargnée par les affrontements. «Les rebelles m’ont enlevée. Le premier jour, j’ai été violée par 5 hommes. J’ai été adoptée par le Commandant pour être sa femme.» Sarah a l’habitude de raconter sa vie. Elle semble fredonner cette histoire comme une vieille chanson. Ce sont des faits qu’elle relate, pas des émotions.

Le maniement de la mitraillette AK-47

Pendant un an, elle fait la cuisine pour son «mari» de 39 ans. Elle apprend à manier la mitraillette AK-47. «Je l’utilisais lors des embuscades ou quand je n’avais pas le choix de me défendre», explique-t-elle en regardant le vide, sans toutefois être gênée par son histoire. Elle ne sait si elle a donné la mort. Elle tirait en direction du feu ennemi. «Je n’aimais pas ça. Mais je n’avais pas d’autre choix», raconte-t-elle, soudain plus sérieuse.

Ses propos deviennent plus vagues. Son assurance se déstabilise sitôt qu’on la fait déborder du cadre de son récit. Comme si cette histoire était complètement oubliée, ses souvenirs sont plus flous. Elle raconte, sans trop de détails, que les soldats la battaient parce qu’elle était trop fainéante. «Je ne pouvais pas m’échapper. Je ne connaissais aucune route pour fuir», avance-t-elle pour se justifier. Elle a été relâchée à la fin des hostilités, un an plus tard. Elle est rentrée à la maison, là où elle a été enlevée.

Son «mari» est revenu la voir chez elle à trois reprises, depuis la fin de la guerre. «Il m’a demandé comment j’allais. Il voulait me marier. Je ne voulais pas. C’est arrivé pendant la guerre. Maintenant elle est terminée.» Sarah parle calmement, sans aucune amertume envers cet homme, plus vieux de 26 ans, qui l’a forcée à devenir femme. Comme si c’était une autre vie. «C’est le passé. Je ne ressens plus rien aujourd’hui. Je me sens bien avec moi-même», dit-elle en avouant qu’elle a mis du temps avant d’oublier, de pardonner.

Réinsertion des enfants-soldats

Son parcours tient du rêve américain, version sierra-léonaise. À 15 ans, elle est choisie pour suivre les enseignements du centre de réhabilitation de la Croix-Rouge à Waterloo: une bénédiction pour cette jeune femme qui n’avait pas les moyens d’aller à l’école. Elle reçoit une éducation, de l’aide pour son traumatisme, on la nourrit une fois par jour, elle y apprend un métier. Celui de cuisinière. Une formation qui lui permet de gagner sa vie, de réintégrer positivement la société. Elle a un suivi à l’extérieur du centre. Elle est encadrée.

Elle a la chance d’être vue. L’un de ses enseignants remarque son potentiel. Il l’encourage à retourner aux études. «Il m’a expliqué à quel point c’est important, l’éducation. Que je serais alors capable de vivre dans toutes les sociétés.» Sarah reprend sa bonne humeur. Elle vient de terminer ses études collégiales. Deux ans d’efforts rendus possibles grâce à une aide financière provenant d’un organisme albertain, CAUSE Canada.

Aujourd’hui, elle est reconnaissante. Elle attend ses résultats finaux pour savoir si elle pourra poursuivre son parcours: étudier la comptabilité à l’université.

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Enfant soldat et Cause: de la guerre à la rue

Enfants soldats et Cause

De la guerre à la rue

Dominic Desmarais   Dossier Enfants-soldats, International

ecole afrique sierra leone enfants soldats réinsertionCAUSE Canada, une ONG albertaine qui œuvre dans le développement, a déjà piloté un projet destiné aux enfants-soldats. De janvier 2000 à juillet 2001, 2274 enfants, victimes de la guerre et amputés, ont profité d’un programme de réintégration. Le tiers des participants était composé de filles. Faute de fonds, le projet a duré un an et demi. La directrice de CAUSE, Beverley Carrick, souhaitait un projet de cinq ans. La guerre est trop loin dans la mémoire des donateurs qui sont constamment sollicités pour soulager les nombreux maux de la planète. Pour obtenir du financement, les ONG doivent trouver d’autres projets plus attrayants.

Prince Cotay, directeur de CAUSE pour la Sierra Leone, constate que le vent a tourné. Depuis la fin de la guerre, les besoins ont changés. «Maintenant, il n’y a pas de besoin pour les enfants-soldats. On a un besoin urgent pour les enfants de la rue.» Plusieurs enfants-soldats ont glissé entre les mailles des programmes de réintégration. Ils n’ont reçu aucune aide. D’autres n’ont pas réussi à s’intégrer, après leur séjour au sein d’un centre de réhabilitation. «Ils ont perdu leur famille, leurs parents. Ils ne peuvent pas retourner chez eux. Ils ont été soldats, ils sont habitués de commander. Ils ne veulent pas retourner vivre sous l’autorité de leurs parents. Ils sont retournés vivre dans la rue», explique M. Cotay.

Plutôt que d’aider des jeunes en particulier comme les enfants-soldats, les nouveaux projets touchent la communauté. Avec le support d’Unicef Canada, CAUSE veut favoriser l’accès à l’éducation pour les enfants. Tous victimes de la perte de leur système d’éducation en raison de la guerre. Les écoles se reconstruisent, les enseignants sont formés. Un travail complémentaire au centre de la Croix-Rouge, qui envoie, après un an, ses plus jeunes sur les bancs d’école.

Pour épauler son projet de rétablissements des écoles, CAUSE s’apprête à mettre sur pied un programme pour sponsoriser l’éducation d’enfants. L’organisme espère rejoindre 5 000 enfants sur les 100 000 de la province. «Les parents doivent payer 50 000 à 60 000 léones par année (20$ US) pour envoyer un enfant à l’école. Certains parents n’ont pas ces moyens», raconte Prince Cotay.

«Le plus gros problème des victimes de la guerre, c’est que la plupart se sont appauvris. Ils n’ont aucune source de revenu. Pas de soins médicaux. Pas d’éducation. Avoir un toit est un autre problème important. Ils vivent au jour le jour. Ils ne peuvent pas penser à demain, car demain n’existe pas. Et plusieurs ont des femmes, des enfants. Avant la guerre, entre 70 et 80% des gens étaient pauvres. Avec la guerre, ça s’est empiré.» Le directeur de CAUSE possède une vaste expertise. Il a supervisé des projets concernant les enfants-soldats, les femmes, les amputés, l’éducation, la santé, les maladies sexuelles.

De la pauvreté à la guerre

Si la pauvreté est visible, la misère ne se sent pas. Philippe Stoll, de la Croix-Rouge, l’admet. «C’est calme en surface. Mais les gens explosent rapidement.» Comme cette fois où, expropriés de leurs terrains, des habitants s’en sont pris au ministre responsable du dossier. Ils l’ont torturé. Il a payé de sa vie sa décision.

Les signaux pour une autre guerre sont là. «Le sous-emploi, les abus aux droits de l’homme, l’accès à la propriété. Le gouvernement garde l’argent. C’est ce qui est arrivé il y a dix ans», fait savoir Daphne Olu Williams, de l’organisation FAWE (Forum for african women Educationalists). Assermentée commissaire pour les élections de 2007, cette femme énergique et bouillante n’a pas peur de ses opinions. Entre des directives à ses enfants, des conversations au téléphone qui ne dérougit pas, elle clame tout haut ce que les gens de la communauté internationale racontent sous le couvert de l’anonymat. Elle aussi remarque que les indicateurs qui ont mené à la guerre en 1991 sont aujourd’hui présents. Il ne manque plus qu’un leader, un rassembleur. Les ONG, elles, poursuivent leur travail. En espérant ainsi empêcher une autre boucherie.

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RueFrontenac.com, une presse libre et indépendante en Haïti

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Raymond Viger  Dossiers Rue Frontenac.com, Médias et Internet, Journal de Montréal

rue-frontenac-com-blogue-journaliste-journal-de-montreal On se souvient que les journalistes du Journal de Montréal sont en lock-out. Les journalistes, passionnés par leur travail, ont créé un site Internet et des blogues: RueFrontenac.com. Une façon originale de montrer à la direction du Journal de Montréal, Québécor et Pierre-Karl Péladeau que les journalistes ont à coeur la relation qu’ils ont développés avec leur lectorat. Et à la limite, que la direction du Journal de Montréal a plus besoin de ses journalistes que les journalistes ont besoin de leur direction!

Haïti vit des heures tragiques. Pour continuer dans leur lancés journalistiques, et rien ne les arrêtant, les journalistes de Rue Frontenac ont sollicité tous leurs amis, réels ou virtuels, pour ramasser les argents nécessaires pour se rendre en Haïti pour couvrir les événements. Nouvelle forme de financement possible pour une presse libre et indépendante en vue. Les lecteurs peuvent maintenant s’impliquer dans le financement des reportages qui les tiennent à coeur.

Pour soutenir RueFrontenac.com dans la couverture des événements qui se déroule en Haïti, ils ont un système d’amis à vous offrir. Si Haïti vous tient à coeur, vous pouvez voir sur RueFrontenac.com certains endroits pour trouver où donner pour Haïti. Cécile Gladel vous en présente d’autres.

Est-ce que Pierre-Karl Péladeau serait bon prince et ferait un don aux journalistes de Rue Frontenac pour couvrir le séisme en Haïti? Les journalistes du Rue Frontenac ne cessent de nous épater et de nous démontrer que le journalisme et l’intérêt du public sont importants pour eux. Cela mériterait sûrement un petit geste courtois de Pierre-Karl Péladeau? Qu’en dites-vous?

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

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