« Il faut s’unir pour construire un monde meilleur » – Kathia Rock

L’auteure-compositrice-interprète innue Kathia Rock était l’invitée de David Goudreault pour la deuxième lecture du projet Déconfine tes pensées en novembre 2020. L’occasion d’aborder avec elle son parcours d’artiste autochtone, sa culture et sa place dans l’industrie musicale d’aujourd’hui.

Un texte de Mélodie Descoubes publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Culture

« Elle nous a légué un grand message de paix. Peu importe les enquêtes sur les femmes autochtones agressées ou les pensionnats, nous ne cultivons pas la colère. Peu importe la violence, nous sommes une nation résiliente. C’est Joyce qui a éveillé les consciences pour un appel au changement. “Je ne te ferai pas mal même si tu m’as fait mal”, c’est le message qu’elle nous a laissé », confie-t-elle à propos de la mort de Joyce Echaquan qui a secoué le Québec à l’automne 2020.

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Autres textes sur Culture

Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

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Autres articles publiés dans ce magazine

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Autres textes sur le Suicide

Autres textes sur Santé mentale

Autres livres pouvant vous intéresser

Amour bipolaire : Contrer la violence conjugale en chanson

L’auteure-compositrice-interprète Izabelle ne croyait jamais qu’elle se retrouverait un jour dans une relation toxique teintée par des épisodes de violence conjugale. L’artiste s’est libérée de cette histoire douloureuse en écrivant la chanson Amour bipolaire. La jeune femme souhaite désormais aider d’autres victimes à s’en sortir, notamment avec les textes engagés que propose son premier album Version 2.0.        

Un texte de Frédéric Lebeuf publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Culture

« Ma première impression me prévenait de me méfier de lui. Il semblait avoir tout un caractère. C’est un homme très séducteur. J’ai fini par croire que mon intuition s’était trompée. Je voulais croire que ses crises de colère étaient des cas isolés, un signe de fatigue ou une mauvaise humeur passagère », explique l’auteure-compositrice-interprète.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Burn-O 2021

Burn-O 2021 (2019)

Un livre de Bruno Robitaille

Paroles de chansons – 9,95$ (13,90$*)

Description sommaire du livre

Cher lectorat, le mardi 2 avril de l’an de grâce 2019 officialisait l’immortalisation concrète de mon unique rêve d’adolescence. J’ai non seulement la fierté d’avoir assumé la totalité des frais requis pour sa production sans l’aide de personne, mais j’ai aussi tout écrit puis interprété seul avec ma vraie voix. Oyez, oyez, j’ai l’immense plaisir de vous présenter l’œuvre de ma vie. Après 5 longues années de dur labeur pour le bien de la cause, voici sans plus tarder mon premier album solo en paroles, 2021 LP.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteur (Bruno Robitaille)

Passager occidental, né à Montréal le 2 avril 1985 selon Wiki-pédiatre. Issu d’une famille nucléaire à revenu modique, tranquille et débrouillarde. Élève dissipé réfractaire à l’académisme, placé en marge des communautés, et même des cas isolés.

Personne à qui ressembler en pleine crise d’identité, seul le dessin concorde. Des sanctions seront d’ailleurs imposées pour vandalisme prémédité. Les copies infligées attisent la passion pour les mots. Soudain, surgît la sonorité distinctive qui change une vie, le coup de foudre avec la musique rap. Me sentir interpellé, des collaborations exclusives avec les plus grands rappeurs du moment. Habité par une culture à découvrir, écrire pour mieux s’exprimer. Volonté d’apprentissage linguistique, intérêt pour les racines oubliées.

Des pages jaunissent, hibernant au gré des saisons. Les poèmes s’empilent pendant plus d’une décennie jusqu’au Café-Graffiti. Adhésion aux ateliers d’écriture et de perfectionnement, maîtrise de figures de style et matérialisations littéraires. Droits d’auteur reconnu et légitimés, retour aux sources par l’entremise de la parution des bandes-dessinées, de connivence avec M. Raymond Viger, un père fondateur mentor à ses heures. Le dernier patriote en terre natale, fier combattant de l’épanouissement d’une jeunesse négligée.

Autres livres de l’auteur (Bruno Robitaille)

La fin d’une époque

La fin d’une époque (2020)

Un livre de Bruno Robitaille

Poésie – 10,00$ (13,95$*)

Description sommaire du livre

Bruno Robitaille présente cette année son 8e recueil. Un auteur stimulé par la culture urbaine, lui-même rapper, il profite de ses présences sur scène pour rapper, slamer et verser dans la poésie.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteur (Bruno Robitaille)

Passager occidental, né à Montréal le 2 avril 1985 selon Wiki-pédiatre. Issu d’une famille nucléaire à revenu modique, tranquille et débrouillarde. Élève dissipé réfractaire à l’académisme, placé en marge des communautés, et même des cas isolés.

Personne à qui ressembler en pleine crise d’identité, seul le dessin concorde. Des sanctions seront d’ailleurs imposées pour vandalisme prémédité. Les copies infligées attisent la passion pour les mots. Soudain, surgît la sonorité distinctive qui change une vie, le coup de foudre avec la musique rap. Me sentir interpellé, des collaborations exclusives avec les plus grands rappeurs du moment. Habité par une culture à découvrir, écrire pour mieux s’exprimer. Volonté d’apprentissage linguistique, intérêt pour les racines oubliées.

Des pages jaunissent, hibernant au gré des saisons. Les poèmes s’empilent pendant plus d’une décennie jusqu’au Café-Graffiti. Adhésion aux ateliers d’écriture et de perfectionnement, maîtrise de figures de style et matérialisations littéraires. Droits d’auteur reconnu et légitimés, retour aux sources par l’entremise de la parution des bandes-dessinées, de connivence avec M. Raymond Viger, un père fondateur mentor à ses heures. Le dernier patriote en terre natale, fier combattant de l’épanouissement d’une jeunesse négligée.

Autres livres de l’auteur (Bruno Robitaille)

Le hip-hop au féminin : Vision du breakdance par des bgirls

Les bgirls, ces femmes qui pratiquent l’art du breakdance, sont de plus en plus présentes sur la scène hip-hop montréalaise et elles le valent bien! Malgré des difficultés d’acceptation dans les années 1990, ces femmes ont su écrire l’histoire du breakdance façon bgirling. Entre l’organisation d’événements hip-hop, les cours de danse et leur pratique personnelle, ces femmes nous racontent leur histoire dans un monde qui semble masculin. 

Dossier Hip-Hop

Kate (bgirl Lynx), Dana Schnitzer (bgirl Radio), Franchesca (bgirl Franchess) et Alexandra Landé ont eu des parcours différents. Elles ont eu besoin de s’exprimer à travers leur corps. Le hip-hop fut pour elles un monde, une passion et une famille. Même si elles ont un grand respect à l’égard de leurs pairs masculins (fondateurs du breakdance), elles n’en oublient pas les difficultés à gagner en crédibilité dans une discipline encore très masculine.

Faire sa place!

Ces femmes ne cherchent pas à être favorisées ou valorisées pour leur sexe. Dans le cypher (cercle de freestyle) où le battle (compétition de breakdance), le sexe ne prime pas! Ce qui compte c’est la performance. Elles aspirent à faire évoluer des mentalités, faire changer la vision des bboy à leur sujet et le langage masculin du breakdance. En plus de devoir être plus performantes que leurs compères masculins, les bgirls doivent également faire face aux regards souvent critiques et sceptiques des bboys.

« Avant c’était mal vu d’être une bgirl. C’était rare de voir des filles faire du breakdance », explique bgirl Radio. Pour Lynx, l’histoire va beaucoup plus loin : « Lors de mes voyages, je voyais que le breakdance féminin n’était pas accepté. Au Vietnam par exemple, ce n’est pas très féminin de voir une fille se rouler par terre! » À Montréal, les mentalités concernant la femme évoluent, ce qui est un avantage. « On est de plus en plus acceptées dans le milieu », précise-t-elle.

Alexandra Landé, chorégraphe hip-hop et organisatrice du désormais célèbre Bust A Move (compétition de breakdance), ajoute que les danseuses hip-hop canadiennes ont beaucoup plus de mal sur la scène internationale (exception faite des États-Unis).

Elle explique également sa vision mitigée du genre dans le hip-hop : « Je ne crois pas en la différence de sexe. Je pense que nous sommes tous passionnés. La différence entre la femme et l’homme se fait dans les valeurs que tu défends à travers ta danse. »

Elle affirme que le plus gros dans le breakdance est physique : « Les bgirls doivent constamment faire face au langage et à la critique des hommes. Dans la danse hip-hop, ça nous sauve, car le seul langage connu, c’est celui du corps, et la discipline est moins physique  », dit-elle. Rappelons que lors de la compétition Bust A Move de 2015, les victoires dans 4 des 6 catégories ont été remportées par des femmes. Par rapport aux années précédentes, c’est une grande avancée.

Déconstruire les préjugés

Le plus dur pour elles, confie Lynx, c’était de trouver quelqu’un pour leur enseigner le breakdance. C’est leurs mentors Radar et Omegatron qui prennent le risque de les former. À l’époque très peu de bboys les poussent à apprendre. « Mon crew (groupe) n’était pas accepté, un groupe de filles qui débarquent dans les battle et s’intéressent au breakdance? Ce n’était pas commun de voir ça! Et les bboys nous l’ont bien fait savoir! Ils ne nous ont pas accueillies très chaleureusement… »

À l’époque, certains voient le breakdance féminin comme une révolution et s’intéressent phénomène. Malheureusement ce qui devait être un moyen de valoriser le bgirling a pris une tout autre tournure. Les bgirls étaient vues comme des profiteuses qui utilisaient le hip-hop pour se faire de l’argent alors qu’elles n’avaient pas eu à se battre pour faire leur place.

Lynx explique avec regret cette expérience : « Les bgirls étant rares à l’époque, on était souvent approchées pour faire des publicités, car c’était vendeur. Très naïves, on a foncé dans le stigmate, ce qui nous a décrédibilisées auprès des bboys. Nous, on voulait  simplement s’amuser et prouver que nous aussi avions notre place. »

Le plus drôle, ajoute-t-elle, ce n’est pas que les MC’s l’annonçaient comme un bboy mais plutôt que certains la critiquaient physiquement : « On essayait de trouver un peu de féminité dans nos mouvements et notre style vestimentaire, ce qui n’était pas du goût de tout le monde. Certains disaient “Tu ressembles à un garçon, arrête de mettre des baggies!” Quand j’y repense, c’était drôle qu’un mec me conseille d’être féminine. Mais je prenais cette critique pour la transformer en énergie positive. »

« Pas fake mais real! » Lynx et Radio seront d’accord sur ce point, « On devait se battre encore plus pour être valorisées. Ce n’était pas gratuit de convaincre les gens. On devait leur montrer qu’on était légitimes. Être autant capables que les bboys », expliquent-elles avec tristesse.

Ouvrir le chemin

Pour les anciennes du milieu comme Lynx, Radio et Alexandra, transmettre leur savoir et l’énergie du hip-hop à la nouvelle génération est essentiel. Après s’être battues pour donner une place et une crédibilité aux bgirls, elles doivent maintenant la partager.

Voir de plus en plus de femmes présentes sur la scène hip-hop pousse la nouvelle génération à se frotter au breakdance. Ellementale 5 (premier groupe de breakdance féminin fondé par Lynx et Radio) et les autres bgirls des années 1990 ont ouvert le chemin aux jeunes femmes d’aujourd’hui.

Certains breakdancers de la précédente génération voient la nouvelle comme des compétiteurs qui ont tendance à oublier les valeurs qui animent le breakdance. Le partage d’énergie, d’émotions et l’entraide sont des principes qui se perdent, bien que l’accès au breakdance pour les femmes et les jeunes soit facilité, notamment par Internet. Ne pas tomber dans l’imitation est d’autant plus difficile!

Franchesca est l’une de ces jeunes. Bgirl depuis presque deux ans, elle débarque dans le milieu avec les bases que son mentor lui a enseignées au Cégep, en plus des heures de répétitions effectuées dans son sous-sol, devant YouTube. Pour elle, l’enjeu est différent. Elle n’a plus à changer les stéréotypes physiques, mais à travailler plus dur pour prouver sa valeur. Elle doit convaincre les bboys et encore plus les bgirls qu’elle a sa place. «Les attentes sont plus élevées pour ces jeunes et la compétition est de plus en plus dure», explique Radio.

« Pour gagner sa place aujourd’hui, il faut beaucoup de motivation et des heures d’entraînement, explique Franchesca. Admettons qu’un bboy me critique sur le fait que je sois une bgirl, je lui dirais “très bien, faisons un battle”. Ça arrive rarement. Quand je danse, on remarque plus mes lacunes que mon sexe. Mais on gagne en maturité et on brise la glace. Et je pense que ce changement de mentalité s’est fait grâce au travail des anciennes bgirls. »

« Pour progresser dans ce milieu, il est primordial d’être entouré d’un groupe. C’est compliqué pour une jeune femme d’en trouver un qui veuille bien t’accepter, surtout quand tu es récente dans le milieu. Il faut faire ses preuves et être présente de manière régulière dans les battle et cypher, » rappelle Franchesca.

Dans cette culture vivante, chacun à sa propre histoire. Mais que l’on soit homme ou femme, la seule chose qui compte, c’est la manière de s’approprier cette culture. Ce qui est sûr c’est que pour y arriver il faut d’abord commencer par se prouver à soi-même qu’on peut le faire et se lancer dans le cypher avec amour et détermination.

Autres textes sur Hip-Hop

Le nouveau Q à la mode

Qu’ont en commun Gaétan Paré et Tina Satter? D’abord,  ils sont tous les deux des artistes multidisciplinaires accomplis. Ensuite, les deux créateurs s’identifient comme queer.

Un texte de Mélina Soucy | Dossier Sexualité

Ce mot («queer») a soulevé bien des interrogations au cours des deux dernières années au Québec. Pourtant, la lettre «Q» de «queer» figure depuis 1996 dans l’acronyme LGBTQ (lesbiennes, gais, bisexuels, trans et queers). Ce n’est toutefois qu’après le coming out de Cœur de pirate comme queer en réponse à la tuerie dans la boîte de nuit homosexuelle d’Orlando que les médias québécois se sont intéressés au sujet.

À l’occasion de la deuxième édition du Queer Performance camp, un événement montréalais qui regroupe spectacles, ateliers, résidences et performances, Reflet de Société a rencontré ces deux artistes pour mieux comprendre.

Origine du terme

Queer est un terme américain. « Ça signifie étrange ou peu commun, selon Gaétan Paré, artiste multidisciplinaire montréalais. À l’origine, c’était utilisé comme une insulte contre les gens non hétérosexuels ou dont l’identité sexuelle différait de l’identité biologique. »

C’est vers la fin des années 1980 que les gens ont commencé à s’approprier l’insulte et l’ont transformée en expression positive. Les queers étaient des gens marginalisés par leur identité, toutes orientations sexuelles confondues, et regroupés sous une même bannière.

Le terme queer comporte donc deux aspects: une identité personnelle d’une part et un mouvement politique qui rejette l’existence des catégories d’identité de genre et d’identité sexuelle imposées par le système patriarcal. « Il est toutefois difficile de donner une définition claire à  “queer” , renchérit Tina Satter, artiste new-yorkaise œuvrant dans le milieu du théâtre. Le mot revendique en lui-même l’absence de catégorisation. Il permet aux gens qui trouvent les mots “gay” ou “trans” trop limitatifs, entre autres, de se définir avec un mot qui n’a pas de frontières rigides ».

Gaétan Paré: s’identifier comme queer

À l’aube de ses 39 ans, Gaétan Paré s’identifie comme queer : « Quand j’avais 18 ans environ, je savais que j’étais différent, confie-t-il. Ce sont les écrits de Michel Foucault, un philosophe français homosexuel, qui m’ont d’abord ouvert les yeux sur les notions de genre, d’orientation et d’identité sexuelle ».  

À cette époque, Gaétan ne s’identifiait pas encore comme queer. « C’était déjà compliqué de dire que j’étais gai, je ne pouvais pas m’identifier comme queer en plus. Même si j’avais une amie qui étudiait en sexologie qui m’a clairement expliqué que la façon dont je parlais de mon identité était queer », précise-t-il.

Ce n’est qu’au début de 2017, en même temps que le début de la conception de son spectacle Opera omnia – je suis venu te dire, que Gaétan a commencé à s’identifier clairement comme queer.

« J’ai contacté Jean-François Boisvenue, un bon ami que j’avais perdu de vue depuis longtemps, car j’avais vu son travail cinématographique et je voulais travailler avec lui, raconte l’artiste. En parlant de mes idées pour ce projet, il a fini par m’arrêter en me disant : t’es complètement queer, il faut faire ce spectacle dans le cadre du Queer camp! » À partir de cet instant, Gaétan a commencé à se revendiquer queer. « C’est devenu une obligation, un geste politique », affirme-t-il.

Le spectacle, coécrit et réalisé par les deux amis, était construit à partir du personnage de Médée de la tragédie grecque écrite par Pierre Corneille. « Gaétan était obsédé par Médée, rapporte Jean-François. Médée, c’est un personnage de femme issu de la mythologie grecque, connue pour avoir tué ses enfants pour punir son mari Jason de l’avoir répudiée. D’habitude les gens trouvent que Médée est (une criss de) folle. » Gaétan, lui, l’admire.

Gaétan ne voit pas ce meurtre au premier degré. « Je le vois comme un attentat au patriarcat, explique-t-il. Elle retire à Jason son pouvoir parental, sa possibilité d’être père. C’est une castration. Dans le monde hétéronormatif dans lequel on vit, la reproduction fait partie du patriarcat. Lui enlever le fruit de cette reproduction est un attentat à ce pouvoir masculin. Médée c’est le véhicule des dieux pour semer la pagaille dans le patriarcat. »

Tina Satter : intentions artistiques

De son côté, Kristina Satter s’identifie comme queer depuis ses études universitaires. « Quand j’étudiais avec Jess Barbagallo, une actrice et scénariste lesbienne, j’ai vécu ma première expérience queer romantique et artistique, raconte-t-elle. C’était une étape charnière pour moi. »

Depuis, Tina veut montrer des situations qui vont à l’encontre de l’hétéronormativité. « Enfant, j’écoutais beaucoup la télévision, relate-t-elle. On y montrait toujours les mêmes situations sociales. Un garçon rencontre une fille. Une fille rencontre un garçon. Je veux montrer des situations où il est difficile de déterminer le genre de l’acteur, où des personnages masculins, comme un coach de football, sont joués par des lesbiennes, bref où on transgresse les normes. »

Son dernier spectacle, Ghost Rings Unplugged, met en vedette un groupe rock imaginaire composé exclusivement de femmes. « Ce show est basé sur la relation que j’avais avec ma sœur lorsque nous étions adolescentes, rapporte l’artiste. Les frontières entre amour et amitié sont parfois très proches l’une de l’autre. Je n’entends rien d’incestueux par là, mais cette imprécision, ce flou ressemblent beaucoup au sentiment d’être queer

Queer peut donc également traduire un sentiment d’étrangeté, de différence, de singularité par rapport au système. Il y a cependant moyen de ne pas s’isoler, comme l’explique Tina: « Dans ma jeunesse, j’avais beaucoup d’amis transgenres et j’assistais à leur lutte constante avec la société, se rappelle-t-elle. Pour éviter de tomber dans ce dur combat, j’ai fait le nécessaire: j’ai trouvé la communauté queer la plus près de moi, j’ai trouvé des mentors et j’ai lu beaucoup de littérature queer. J’ai trouvé des endroits de confiance pour m’exprimer ».

Lexique des termes queer

Patriarcat: Système social hétéronormatif dans lequel le masculin domine dans tous les domaines (politique, économique, familial et religieux) par rapport aux autres genres.

Hétéronormativité: Pensée qui pose l’hétérosexualité comme la seule orientation sexuelle possible ou comme supérieure aux autres.

Genre: Construction politique et sociale de la différence entre les sexes. Le genre se construit par les comportements sociaux adoptés par un individu. Ces comportements sont associés au masculin ou au féminin. Simone de Beauvoir disait d’ailleurs qu’«on ne naît pas femme [mais] qu’on le devient», par nos interactions sociales.

Autres textes sur Sexualité

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

Poèmes entrelacés

Poèmes entrelacés (2020)

Un livre de France Bonneau

Poésie – 15,95$ (19,20$*)

Description sommaire du livre

Ces « Poèmes entrelacés » comme le titre l’indique, forment un ensemble de textes choisis parmi tous ceux écrits au fil des années.

Leurs sujets varient : la nature, notre environnement, la Terre, les êtres humains avec leur vécu, leurs racines, leurs émotions, leurs rêves et leurs désirs.

Et bien sûr, cela englobe l’amour, la joie, la peine, la détresse, la solitude, l’espoir, la solidarité et tout le reste.

Je ne pourrais livrer ce recueil sans aussi parler de la vie, de la mort…nos défis quotidiens.

Pour moi, la voix, le silence et l’écriture restent les meilleurs moyens de libérer mes sentiments et de rejoindre autrui. N’est-ce pas le but premier des mots? Résonner, bruire au cœur du territoire humain.

Bref, ouvrez ce livre et vous comprendrez le sens de ma démarche. Ces textes entrelacés vous appartiennent.

Sans bruit, nous poursuivrons la marche des vivants de la Terre et prendrons du silence l’humilité des pierres.

* Le prix total inclut les frais de transport et la taxe annexée.

Présentation de l’auteure (France Bonneau)

France Bonneau a publié deux recueils de poésie, Au bout de l’exil (2008, Éditions Teichtner), La porte grande ouverte (2017, Éditions Cornac) et un conte pour enfants : Le secret de Vincent (éditions Vivat) ainsi que plus de soixante-dix (90) textes et poèmes dans plusieurs revues littéraires (Arcade, Brèves Littéraires, Carquois, Le Passeur, Exit, Ruptures, Estuaire, Steak Haché, Entre-Nous).

Elle participe régulièrement à des lectures publiques et a déjà conçu et livré à Montréal et en régions, trois spectacles de poésie avec des musiciens. Elle a aussi souvent animé des spectacles littéraires.

Entre 2011 et 2016, six de ses textes, à caractère théâtral, furent interprétés par des comédiens du Théâtre Parenthèse de Montréal. En décembre 2017, elle a reçu deux prix de Paroles de poètes, (prix du jury, prix du parrain de l’évènement, Gilles Vincent) une association internationale de la francophonie, et ce, pour son texte KEPA, traitant de la culture amérindienne. Et la même année, elle a reçu le prix Paulette Chevrier, de la Fédération québécoise du Loisir Culturel pour son texte : Les yeux purs.

France est membre l’Union des écrivains-es (UNEQ, de la Société littéraire de Laval, de la Société St-Jean-Baptiste (SSJB), de la Fédération Québécoise du Loisir Culturel, de la revue Carquois et du regroupement littéraire: Parole-création. À titre de parolière (12 chansons éditées), elle fait partie de la SOCAN.

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