Le sensationnalisme du Journal de Montréal et baisse de son lectorat

Le Conseil de presse

Blâme sévère contre le Journal de Montréal

L’info lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec du 12 avril dernier attire notre attention sur le Conseil de presse qui donne un blâme sévère envers le Journal de Montréal: déformation sensationnaliste, information inexacte, exagération…

Raymond Viger Dossiers Média, Journal de Montréal

Dans une série de quatre reportages portant sur le travail des ambulanciers, la journaliste Héloïse Archambault du Journal de Montréal aborde la question des délais d’attente lors d’appels d’urgence.

Elle y laisse entendre, en prétendant se fonder sur des rapports du coroner, qu’une dizaine de cas de décès analysés par celui-ci aurait pu être évitée si les ambulanciers avaient pu se rendre plus tôt sur les lieux. En réalité, dans aucun de ces cas le coroner affirme que les décès sont attribuables à la lenteur des services ambulanciers juge le Conseil de presse suite à une plainte.

Étant donné que ces inexactitudes, à caractère sensationnaliste, ont grossièrement déformé la réalité, et que la rectification, très partielle, parue dans le Journal de Montréal, n’était pas de nature à rétablir les faits, le Conseil a choisi de retenir contre la journaliste et le média un blâme sévère.

La mise en cause concerne la journaliste Héloïse Archambault, le rédacteur en chef du Journal de Montréal M. Dany Doucet, le rédacteur en chef de Canoe Patrick White et le portail Canoe. Le Journal de Montréal et Canoe ont refusé de répondre au Conseil de presse leur valant le blâme du manque de collaboration.

Dans la même lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec nous apprenons aussi que:

Le dernier sondage Newspaper Audience Databank (NADbank) sur le lectorat montre que l’annonce du décès des médias écrits est largement prématurée au Québec. Sur un an, voici les variations du tirage total:

  • La Presse +1%
  • Le Journal de Montréal -4%
  • Le Devoir -2%
  • The Gazette +2%
  • Métro +13%
  • 24 Heures +15%
  • Le Soleil -9%
  • Le Journal de Québec +10%
  • Le Droit +3%
  • En chiffres absolus, le Journal de Montréal reste le plus lu avec près de 1,2 million de lecteurs, mais ce chiffre inclut une forte proportion de journaux donnés, 25% selon La Presse.
    Globalement, le nombre de lecteurs de journaux dans la grande région de Montréal a progressé de 6 % l’an dernier, pour ainsi ajouter 250 000 lecteurs.

La question qui tue

Pendant que les médias écrits de la région de Montréal progresse de 6%, le Journal de Montréal en perd 4%! Est-ce à dire que les lecteurs ne veulent plus de ces articles sensationnalistes? Le sensationnalisme qui a fait la fortune de Pierre Péladeau va-t-il finir par tuer celle de Pierre-Karl Péladeau?

Autres textes sur Médias et Journal de Montréal

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Claude Legault, grève des étudiants, et incitation à la violence

Grève des étudiants pour les frais de scolarité

Claude Legault et la manifestation des étudiants

Suite aux déclarations de Claude Legault dans le Journal de Montréal, 23 étudiants sont blessés et 1 policier. Qui est responsable?

Raymond Viger Dossier Éducation, Médias

Claude Legault ne se cache d’avoir bel et bien dit au journaliste du Journal de Montréal Marc-André Lemieux:

Les étudiants ont le droit d’aller jusqu’au bout s’ils ne veulent pas payer plus. S’ils sont fâchés pis qu’ils ont envie de décâlisser des bagnoles à l’envers parce qu’on ne les écoute pas , eh bien qu’ils le fassent. Il faut arrêter d’être passif.

La police interroge Claude Legault sur le sens que celui-ci a donné à ses paroles. Claude Legault ne sera pas poursuivi pour incitation à la violence. Claude Legault en n’avait pas l’intention. Un cri du coeur, un cri de mobilisation… Mais y a-t-il quelqu’un qui est responsable de quelque chose dans les incidents qui ont suivi et qui en ont plusieurs à l’hôpital?

Un journaliste ne peut interpréter les paroles qu’on lui donne. Il a cependant la mission de rechercher la vérité et l’intérêt public. Que des artistes tels que Claude Legault appuie le mouvement de grève des étudiants peut être d’intérêt public. Mais où se trouve la vérité que le journaliste doit ramener dans son média?

Même si Claude Legault a bel et bien dit cela, la vérité est qu’il ne cherchait pas à inciter les étudiants à la violence. Le journaliste Marc-André Lemieux aurait dû le comprendre et questionner un peu plus Claude Legault au lieu de se limiter à cette citation et à la publier en gros caractère dans son média à sensation.

Qui est responsable d’incitation à la violence?

Le chef de pupitre et le rédacteur en chef aurait dû aussi questionner le journaliste et s’assurer que cette citation représentait bel et bien la position de Claude Legault. Ils devaient s’assurer que la citation représentait la vérité et non pas une citation qui ferait vendre de la copie et remplirait un bel encadré sensationnaliste.

Encore une fois, je suis obligé de me questionner sur la façon de travailler au Journal de Montréal. S’il y a un coupable d’incitation à la violence, j’amènerais le journaliste Marc-André Lemieux, le chef de pupitre et le rédacteur en chef Dany Doucet. Et pourquoi pas la présidente et éditrice Lyne Robitaille et le président et chef de la direction Pierre Karl Péladeau?

Je vous laisse quelques passages du code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Vous pourrez juger par vous-même si le Journal de Montréal aurait pu agir différemment dans cette triste histoire concernant Claude Legault et les manifestations des étudiants.

Code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

Préambule

Le rôle essentiel des journalistes est de rapporter fidèlement, d’analyser et de commenter le cas échéant les faits qui permettent à leurs concitoyens de mieux connaître et de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent.

2. Valeurs fondamentales du journalisme

Les journalistes basent leur travail sur des valeurs fondamentales telles que l’esprit critique qui leur impose de douter méthodiquement de tout…

3. Vérité et rigueur

3 b) Les journalistes doivent situer dans leur contexte les faits et opinions dont ils font état de manière à ce qu’ils soient compréhensibles, sans en exagérer ou en diminuer la portée.

3 c) Les titres et présentations des articles et reportages ne doivent pas exagérer ni induire en erreur.

3 f) Les journalistes doivent respecter fidèlement le sens des propos qu’ils rapportent.

Autres textes sur Médias

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Spectacle de breakdance 23 mars 2012

Vendredi, le 23 mars 2012 au Cégep Maisonneuve. Spectacle de financement pour soutenir l’intervention auprès des jeunes du Café-Graffiti.

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    • 10$ pour étudiants, âge d’or et groupes de 15 et plus,
    • 15$ admission général
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Les prix incluent les taxes

Merci de diffuser l’information sur le spectacle de breakdance sur vos blogues, Facebook, Twitter et tout autre moyen de communication.

Informations: cafegraffiti@cafegraffiti.net (514) 259-6900.

Journal de Montréal en lock-out; un média sans journaliste

Journal de Montréal en lock-out; un média sans journaliste

Billet no 2 Dossier Rue Frontenac  .com, Journal de Montreal

Je vais être honnête avec vous, je ne lisais déjà plus le Journal de Montréal depuis un bon petit bout. Je manque de temps et j’ai dû faire des choix.

J’étais curieux de voir comment le Journal de Montréal se débrouillait pour publier son quotidien. Je viens d’ouvrir le Journal de Montréal du 29 janvier. Chapeau pour la page 2. Le rédacteur en chef, Dany Doucet signe un virulent article sur la tempête de neige. Un titre, un chapeau, 3 photos avec bas de vignettes. Il n’y manque que le texte!!!

En tournant les pages, on y voit une majorité de textes qui proviennent d’agences: PC pour Presse Canadienne, AFP pour Agence France Presse, Reuthers, AP pour Associated Press et même de l’agence QMI, la nouvelle agence de Québécor.

Le Journal de Montréal est publié oui, mais je ne peux pas dire que c’est un média pour autant. Prendre des textes d’agence ne peut pas être une forme de journalisme en soi. C’est correct d’avoir des textes d’agence pour se dépanner sur des événements que l’on n’a pas pu couvrir. Mais un média (digne de ce nom), ne peut pas en faire sa principale source d’information.

Un texte d’agence peut se retrouver intégralement dans plusieurs médias différents simultanément. Le texte d’agence est vendu et rendu disponible à tout le monde en même temps. Rien d’original dans un tel texte.

Parce qu’un média doit avoir une âme. Et cet âme provient de ses artisans, c’est-à-dire des journalistes qui font parti de la boîte.

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Tout le monde en parle: syndicat des journalistes du Journal de Montréal et Richard Martineau

Controverse sur le conflit Journal de Montréal et ses grévistes avec Guy A Lepage à Tout le monde en parle

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Gilles Vaillancourt, maire de Laval VS Dany Doucet, rédacteur en chef du Journal de Montréal

Gilles Vaillancourt, maire de Laval VS Dany Doucet, rédacteur en chef du Journal de Montréal

Dossier Journal de Montréal, Protection du consommateur

Lundi le 21 août, le Journal de Montréal présente un dossier sur la piètre qualité de l’eau dans les piscines à Montréal. Mardi le 22 août, le Journal de Montréal présente la version Lavalloise du dossier. Mercredi le 23 août, le Maire Vaillancourt fait une sortie de presse et trouve regrettable que le Journal de Montréal n’ait pas informé les autorités de Laval du problème existant avec la qualité de l’eau des piscines. Dans la même édition de ce Journal de Montréal, Dany Doucet prend la plume pour répondre au maire de Laval.

Le rédacteur en chef du Journal de Montréal y souligne que l’enquête a été très longue. Les résultats n’ont été disponibles que le jeudi soir. Une tonne d’information a décortiquer. La préparation s’est terminée le dimanche soir. Le lundi matin nous avions le dossier sur l’eau des piscines de Montréal. Dany Doucet souligne que leur «seule obligation consiste à fournir le plus rapidement possible de l’information, rigoureuse et d’intérêt public à nos lecteurs».

M. Doucet vient de nous citer certaines règles d’éthiques théoriques du journalisme. Maintenant pensons en tant que père de famille, de citoyens. Le dimanche soir, le rédacteur en chef du Journal de Montréal sait que l’eau des piscines est infecte. La journée de publication n’est que le mardi matin. En tant que bon père de famille, n’aurait-il pas été plus sage, dès le lundi matin, d’envoyer une note aux autorités de Laval et leur dire qu’un reportage sur la piètre qualité de l’eau va être publié le lendemain et que les citoyens devraient en être avisé rapidement? Si je suis un père de famille d’un enfant qui est malade parce qu’il a été dans une piscine de Laval et que je sais que M. Doucet détenait cette information et qu’il n’a pas avisé personne, sous prétexte que son reportage ne sortait que le mardi matin, est-ce que je le considèrerais aussi coupable que les politiciens qui n’ont pas surveillés la salubrité de l’eau?

Quand il y va d’une question de santé publique, que la santé de nos enfants sont en jeu, est-ce qu’on doit attendre d’en faire la une le mardi ou si on prend le téléphone pour faire sortir nos jeunes le plus rapidement des piscines?

L’intérêt public est-il le scoop du mardi matin, ou un avis de bon père de famille dès le lundi matin? Beaucoup de questions à débattre. Est-ce que je fais une tempête dans un verre d’eau? À vous de me laisser vos commentaires sur le sujet.

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