Décrochage scolaire: Entre la rue et l’école

Jeunes et décrocheurs

Marie, 15 ans, a lâché l’école il y a un mois. Ses piètres résultats scolaires, les professeurs qu’elle juge incompétents et le stress l’ont épuisée. «J’avais besoin d’un break», affirme-t-elle. Pour se garder motivée et en attendant d’aller à l’école pour adultes, elle fréquente Entre la rue et l’école, un organisme qui vient en aide aux décrocheurs de 12 à 17 ans.

Annie Mathieu          Dossier  Famille , Éducation

Au premier coup d’œil, il est difficile de s’imaginer que cette adolescente timide peut avoir des troubles de comportement et qu’elle était, jusqu’à tout récemment, la bête noire de ses professeurs.

Au moment de la rencontre, Marie fait des exercices dans son cahier d’anglais secondaire 4. Fort probablement, personne ne les corrigera mais au moins, pendant la période d’aide aux devoirs de l’organisme, elle est occupée. Elle prend volontiers une pause pour discuter de son cheminement.

«J’ai le goût d’être enquêtrice, d’être dans l’action», affirme d’entrée de jeu l’adolescente soigneusement maquillée. Ambitieuse, Marie déclare qu’elle ira faire une technique policière au cégep. «Ça ne me tente pas d’avoir une petite job toute ma vie, renchérit-elle. Retourner aux adultes à 25 ans, ça ne va pas me tenter non plus.»

Pour Marie, l’école est synonyme de stress. «Les profs se concentrent juste sur ceux qui sont motivés. Ils voient bien qu’on a besoin d’aide», reproche-t-elle. «Je dirais que j’avais un prof sur six qui était bon. Le prof que j’aimais, c’était un professeur de français et il préparait bien son cours. Les autres, ils font juste dire «ouvrez vos cahiers» et nous font faire des exercices sans expliquer la matière.»

Responsabilité partagée
Les professeurs sont-ils les seuls responsables du décrochage de Marie? Jointe par téléphone, Chantale Payette, la maman de l’adolescente, met de l’eau dans son vin: «Je veux faire attention à mon jugement. Il y a les deux côtés qui peuvent être coupables, les élèves et les professeurs. Elle admet tout de même avoir été déçue de l’attitude de ces derniers: «Je suis allée à toutes les rencontres de profs. J’ai vu des professeurs blasés qui se foutaient s’ils donnaient ou pas leurs cours», explique-t-elle.

Résultat: les notes de Marie ont chuté de manière catastrophique. Dans les dernières semaines où elle fréquentait les salles de classes, elle obtenait en moyenne 10% dans ses évaluations. «Je n’étais plus capable de me lever à 7 heures le matin pour rien. Je perdais mon temps» explique Marie.

Pour ses parents qui ont vu ses notes dégringoler, il n’y avait plus rien à faire. «Ça ne remontait plus», explique Mme Payette, qui avoue trouver l’épreuve difficile. «À ce qui paraît, c’est très fréquent» avance-t-elle comme pour se rassurer. Ce peu de réconfort n’a pas empêché les parents de l’adolescente de se sentir seuls au monde. «C’est comme un échec en tant que parents», affirme Mme Payette.

Néanmoins, ils ont retroussé leurs manches et cherché, avec l’aide d’amis de la famille et différents intervenants du milieu scolaire, des ressources pour leur fille. «On a fait des recherches par Internet, on ne savait pas par quel bout prendre le problème» explique-t-elle. Ils ont découvert Entre la rue et l’école et immédiatement, une relation de confiance s’est installée: «Ce sont des gens très humains, les parents sont bien accueillis» affirme Mme Payette qui admet que cela donne à son couple le temps de souffler. «Je la sens entre de bonnes mains».

Jacques Cordeau, le père aujourd’hui à la retraite, conduit Marie à la porte de l’organisme tous les jours. Pendant la période d’aide aux devoirs du matin, sa fille utilise ses cahiers d’exercice pour s’avancer un peu dans la matière des cours auxquels elle n’assiste plus, question de ne pas se couper complètement de l’école. Elle ne sera ni notée, ni pénalisée si elle ne progresse pas assez rapidement. Pour Marie, le stress est éliminé, surtout qu’elle peut bénéficier de l’aide aux devoirs donnée par des bénévoles. «Ici, ils sont fins. Ce ne sont pas des vieux qui ne comprennent rien».

Marie a été chanceuse, ses parents sont compréhensifs. «Mes parents savent que mon but, c’est de retourner à l’école. Ils ne sont pas frustrés. Ils m’ont dit ‘‘ok, si t’as besoin d’un break’’. Peut-être qu’en septembre prochain, je vais recommencer à l’école aux adultes, avance Marie. Je travaille mieux de mon propre gré. Je vais peut-être aussi me sentir plus libre.»

Des coupables?
«Coupable» n’est pas le mot à employer, selon Égide Royer, professeur en éducation à l’Université Laval et chercheur au Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES). Il est plutôt question d’une conjoncture de facteurs lorsqu’il est question de décrochage scolaire.

D’une part, beaucoup d’élèves entrent au secondaire avec un niveau de lecture équivalent à la 3-4e année du primaire, indique-t-il. Les professeurs ne doivent pas laisser filer de tels élèves, croit-il. C’est malheureusement trop souvent le cas. Un faible niveau de lecture entraîne des retards importants dans toutes les matières scolaires, précise-t-il.

Les enseignants, pour leur part, ne manquent pas de bonne volonté. Ils sont souvent très bien formés mais manquent de ressources ou de connaissances pour encadrer ceux qui sont en difficulté, indique Égide Royer. Avec des classes de 25 élèves qui en comptent au moins 5 en difficulté, la situation tend à dépasser le personnel enseignant.

Finalement, M. Royer note une hausse importante de jeunes affichant un comportement d’incivilité, manifestant l’ignorance ou un rejet des règles élémentaires de la vie sociale. Les relations des jeunes avec les adultes se sont profondément modifiées, ajoute-t-il. C’est le problème actuel des enfants rois.

On parle aussi des parents rois qui «prennent fait et cause pour leurs enfants alors que le travail d’un parent c’est de tenir le fort», précise-t-il. Les parents devraient être plus attentifs dans le suivi de l’éducation de leur enfant, croit M. Royer. Ceci commence, par exemple, par la simple lecture d’histoires avant le coucher. Un bon moyen pour initier les jeunes à la lecture et éviter qu’ils accusent un retard crucial au primaire.

Autres textes : Dossier Famille 

Témoignage: l’impuissance d’un père

Casse-tête quotidien

Vaincre la violence

Conflit de génération, dossier famille

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Amour sexe et societe

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

conte-illustre-enfant-jeune-ecrivain-livre-illustrationConte illustré ralliant l’imagination débordante de Patrick Viger, un jeune de 15 ans, l’expérience littéraire de Raymond Viger et les illustrations professionnelles de Victor Panin. Patrick Viger a commencé à écrire en duo avec son père dès l’âge de 8 ans. Cette écriture a commencé par un jeu; une façon d’établir une relation entre un père et son fils. Ce conte illustré a été écrit pour le plaisir et l’amusement. 4,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Le défi des gangs de rue

Le défi des gangs de rue

Dominic Desmarais  vol.1               Dossier Gang de rue

Des jeunes patrouillent les parcs, une polyvalente engage un ancien policier comme médiateur… des solutions se mettent en place pour affronter les gangs de rue. Mais les moyens sont dérisoires. «Si c’était si simple, ça ne ferait pas 20 ans qu’on y réfléchirait. On est pas arrivé à une solution.» Le verdict tombe comme un coup de massue. De la part d’un poids lourd de la lutte contre le phénomène des gangs de rue, l’impact fait mal.

Chantal Fredette, Centre jeunesse et gang de rue

Chantal Fredette est criminologue au Centre jeunesse de Montréal. Avec 3 collègues, elle a rédigé en 1998 un rapport sur les gangs de rue, commandé par la police de Montréal. Les chercheurs ont découvert que les jeunes solidement attachés à leurs parents, à leur école, à des amis et à leur communauté risquent moins d’adhérer à un gang de rue. D’où la nécessité d’impliquer tous les acteurs de la région concernée, police, écoles, familles, ville, gouvernement, milieu judiciaire, milieu communautaire, CLSC. Ensemble, ils peuvent combler les besoins d’appartenance, de valorisation et de protection que certains vont chercher dans les gangs de rue. «La solution aux gangs de rue, ce n’est pas juste la responsabilité de la police mais de tout le monde. Du citoyen au premier ministre du Québec», plaide Mme Fredette.

Harry Delva, Maison d’Haïti et gang de rue

«Pour l’instant, chacun rame de son côté. On est pas encore rendu à la perfection, mais c’est en train de s’améliorer. Il y a 6 ou 7 ans, c’était n’importe quoi», note Harry Delva, coordonnateur de la Maison d’Haïti, un organisme communautaire offrant des activités aux jeunes. M. Delva constate une ouverture récente des différents acteurs. «Les écoles et les CLSC acceptent le partenariat. On se dit que oui, c’est vrai, on intervient avec le même jeune.»

Les gangs de rue touchent 10% des jeunes

La criminologue Chantal Fredette n’est pas aussi optimiste. «On a pas encore trouvé une façon de travailler ensemble. On a pas les moyens de nos ambitions. On tire partout. On fait n’importe quoi. Ça m’inquiète, s’emporte-t-elle. Les gangs de rue, ça touche 10% des jeunes. Il faut aborder la pauvreté, pas juste les gangs de rue.»

Chantale Fredette propose de contrer l’attrait des gangs de rue en prenant de front plusieurs problèmes sociaux. «Ce qui marche pour les gangs de rue va marcher pour le taxage, la drogue, la violence, le décrochage scolaire, la prostitution. Pourquoi alors financer des problématiques plutôt qu’un programme dirigé sur le jeune?», demande-t-elle, dénonçant cette pensée à court terme. «On est dans la mode. C’est tendance de parler gangs de rue. Mais l’an prochain, on ne va parler que d’hypersexualisation. Pas de gangs de rue. Et on ne fera pas de liens entre les autres problématiques comme la faible estime de soi et la prostitution…», déplore Mme Fredette, découragée. Mais son enthousiasme ressurgit aussitôt. La battante refait surface. «Ce qui me réconcilie, c’est que je suis en contact avec des intervenants extraordinaires qui ont la volonté de changer les choses.»

Jean Baraby, police de Montréal et gang de rue

Une approche concentrée sur le jeune? Harry Delva n’est pas tout à fait contre. «C’est sûr que ce serait intéressant de pouvoir l’axer sur le jeune. Mais qui dit jeune dit famille. Il faut un projet qui peut aider le jeune dans la famille.» L’inspecteur Jean Baraby, de la police de Montréal, interpelle les parents, facteur le plus susceptible d’empêcher le jeune d’adhérer à un gang de rue. «Intéressez-vous à vos enfants. Dites-leur: t’es important pour moi. Valorisez les études!»

Bien qu’il ne veuille pas minimiser le phénomène des gangs de rue, l’inspecteur Baraby tient à rappeler que, malgré la visibilité des gangs de rue dans les médias, il ne faut pas voir derrière tout jeune un membre de gang de rue. «On a des énergies à mettre dans la lutte contre les gangs de rue, mais il y a toujours bien 99% des jeunes qui fonctionnent bien.»

Et malgré le bon vouloir de tous, du citoyen au premier ministre du Québec, le jeune a un gros mot à dire. «Tant que le jeune n’a pas décidé par lui-même de quitter le gang de rue, il n’arrivera rien», observe Harry Delva. Un argument de plus pour concentrer les ressources sur le jeune?

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

PUBLICITÉ

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les multiples facettes du décrochage

Les multiples facettes du décrochage

Texte écrit pour Reflet de Société Dossier Décrochage , Éducation

Oui, il y a le décrochage scolaire, mais il y a aussi ceux qui ne peuvent décrocher de leur boulot, de leurs jugements et des stéréotypes de toutes sortes, de leurs habitudes, bonnes ou mauvaises. Il ne faut pas oublier ceux qui décrochent de toutes relations, incapables de s’y investir ou d’y être naturel.Il y a le décrochage volontaire tel une année sabbatique. Le décrochage que l’on subit ou lorsqu’il n’y a plus d’autres choix. Il y a ceux qui décrochent et qui deviennent rebelles, mais il y a aussi ceux qui demeurent invisibles dans le système, qui passent inaperçus.Nous pouvons assumer notre décrochage, faire un changement, prendre une nouvelle route ou encore devenir une victime, souvent avec un réseau trop faible pour nous aider et nous soutenir.

Pourquoi continuer?

On peut décrocher parce que l’objectif devant soi est trop gros, trop ardu, trop rigide ou encore le contraire, l’objectif est trop facile à atteindre, cela ne mérite pas que je m’y investisse. S’il n’y a rien à gagner en avançant, je risque de décrocher. Si je ne me sens pas aimé, reconnu, apprécié, récompensé… alors pourquoi continuer? On peut décrocher parce qu’on a le coeur trop plein et qu’il faut se faire de la place pour continuer notre route.

La violence du décrochage

Quand des groupes ne se sentent pas entendus, ils peuvent devenir des terroristes. Le terrorisme n’est-il pas une forme de décrochage? Des jeunes qui ne se sentent pas entendus risquent aussi de décrocher. Face au décrochage, les réactions peuvent être multiples, en passant par le terrorisme, la violence, le suicide, le sabotage, l’inertie totale ou partielle, la dépression… Quelle est notre responsabilité en tant que société face à ces groupes et à ces jeunes qui ont besoin d’être entendus et de prendre leur place?

Les plaisirs

Il y a toutes sortes de moyens que l’on peut se donner pour rester dans la course. Des jeux tels que le Scrabble peuvent nous aider à apprendre notre français tout en jouant. Correspondre par courrier avec nos enfants peut être une façon de les inciter à l’écriture et à la lecture tout en apprenant à communiquer différemment avec eux. On peut apprendre nos mathématiques avec une boussole lors d’une promenade en forêt tout en profitant de l’occasion pour parler d’environnement et d’écologie. Pourquoi ne pas prendre un peu de temps pour lire un journal avec les jeunes ou écouter les nouvelles télévisées avec eux? C’est peut-être une nouvelle façon de philosopher et de socialiser à partir de ce qui nous entoure, d’apprendre à découvrir ce qui touche notre entourage. On peut décrocher pour mieux se raccrocher tel que décrocher de la télévision pour commencer à faire du sport, de la lecture… Un parent qui travaille trop peut décrocher de son travail pour jouer avec ses enfants.

Quand je décroche de quelque chose, je retrouve autre chose de différent. Pourquoi ne pas évaluer ce que je perds et qu’est-ce que je gagne quand je décroche: Est-ce que je le fais par choix ou par manque de choix? Est-ce que par mon décrochage je veux me punir ou punir quelqu’un dans mon entourage? Est-ce que mon décrochage est une incapacité de m’engager et de me responsabiliser? Est-ce une façon de tenter de régler un problème? Ai-je identifié le problème qui me touche? Ai-je fait l’inventaire des solutions qui pourraient résoudre mon problème? Avec qui je peux en parler pour mieux me positionner?

Finalement, il y a plus de questions que de réponses quand j’aborde un thème tel que le décrochage. Si ce thème vous fait réagir ou vous allume quelques lumières, n’hésitez pas à nous les faire partager.

Autres textes sur le Décrochage :

Multiples facettes du décrochage

Le décrochage, histoire de sexe?

Décrochage, musique et Sans Pression

CAP libre: éducation alternative pour jeunes décrocheurs

Comment vivre avec la dyslexie?

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Gambling et Jeu compulsif

La réalité sur les jeux de hasard, un outil de discussion pour les jeunes

gambling-jeu-compulsif-gambler-joueur-pathologique-poker-casinoDVD Gambling. 20$ + 5$ (taxes et frais de transport)

DVD de sensibilisation rassemblant témoignages et interventions de Biz, de Loco Locass, de l’ancienne croupière Éléonore Mainguy, du joueur devenu paraplégique Did Bélizaire et de plusieurs joueurs compulsifs. Le moyen idéal de s’éveiller aux conséquences de la dépendance au jeu.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009.

Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc, H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Les prédateurs d’Internet

Les prédateurs d’Internet

Texte écrit pour Reflet de Société.       Dossier Fraudes internet

Je suis écrivain. Par curiosité, je tape mon nom dans les moteurs de recherche. Belle surprise, j’y vois mon premier livre, Après la pluie… le beau temps, affiché. Par curiosité, je décide d’aller voir ce que l’on dit de mon livre de pensées à méditer.

Surprise! Je me retrouve sur un site américain qui vend des bouquins. Il y est mentionné que mon livre ne peut être retracé dans leurs archives, mais que sur leur site plus de 100 000 autres titres sont disponibles et pourraient faire mon affaire. D’une part, mon livre est toujours disponible en librairie. D’autre part, ce vendeur de livres Internet n’a aucun droit de vendre mes livres et jamais ne m’en a demandé l’autorisation. Fausse représentation pour attirer une clientèle sur leur site Internet. Ce site que je dénonce est bookfinder.com.

Choqué, je continue ma recherche. Comme vous le savez sûrement, je m’implique et m’investit très fort pour notre organisme communautaire. Nous publions avec cœur et passion un magazine d’informations et de sensibilisation. Je cherche le nom de Reflet de Société dans le moteur de recherche Copernic. À ma grande stupéfaction, j’y découvre que le site amazon.com vend des abonnements à Reflet de Société. Les abonnements prennent 12 semaines à être livrés et la livraison ne se fait qu’aux États-Unis. Jamais le site amazon.com n’a demandé à nous représenter. Ils n’ont même pas accès à notre magazine. Tous les abonnements sont gérés directement par le Journal de la Rue. Quand on entre sur leur site, ils nous offrent des milliers d’autres magazines. J’ai tenté d’acheter un abonnement pirate de notre magazine. N’ayant pas d’adresse américaine à leur offrir, ils ont refusé de m’abonner.

Je pousse plus loin mon enquête. Un organisme communautaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Vastringue, avait réalisé un projet intéressant de réinsertion pour les jeunes. J’avais décidé d’en faire un article qui a été publié en septembre 2004. L’organisme la Vastringue a présenté sur son site le reportage que j’avais réalisé. Pour une raison que j’ignore, ils ont décidé, en février dernier, de fermer leur site. Le lendemain, une agence de voyages américaine reprend leur nom et transfère l’achalandage sur son site! Ils bénéficient d’un bon positionnement dans les moteurs de recherche que la Vastringue avait réussi à gagner avec les années.

J’ai écrit un article, «Le décrochage scolaire; histoire de sexe», publié en août 2003. Ce texte parlait de décrochage scolaire et tentait d’aider les gens à mieux comprendre la problématique. Croyez-le ou non, trois sites pornos ont fait des liens à partir de mon texte pour profiter de l’achalandage de notre site et présenter leurs cochonneries! Quand on va voir leur site, on voit apparaître, sans notre permission, le nom de notre organisme communautaire et le titre de mon texte. Imaginez ce que je peux ressentir. J’ai des jeunes de 12 ans qui vont sur notre site pour participer à des débats de société!

Et nous ne sommes pas les seuls médias à s’être fait jouer le tour. Sur ces sites pornos, nous nous retrouvons avec Le Devoir, Science Presse, Radio-Canada, Cyber-Science ou encore des institutions telle l’Université de Montréal!

Toutes ces magouilles américaines sur Internet me choquent et me renversent. Si vous avez vécu des expériences similaires ou avez des conseils à donner au public pour gérer et préserver notre identité Internet, n’hésitez pas à nous en faire part.

https://raymondviger.wordpress.com/2006/10/20/piratage-de-protegez-vous/

https://raymondviger.wordpress.com/2006/05/21/les-vendeurs-de-publicite-dans-les-forums-internet/

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Témoignage sur l’implication bénévole

benevolat-benevole-implication-jeune La récompense – Regard sur des gens de cœur
Documentaire sur l’implication bénévole.
-Découvrir sa communauté, donner un sens à sa vie…
-Briser son isolement et celui d’autrui.
-Découvrir de nouveaux amis.
-Prendre part à la vie sociale et de quartier.
-Une source de contact et d’échange.
-L’acquisition de nouvelles connaissances.
-Une occasion d’expérimenter et mieux se connaître.
S’impliqer c’est trippant et ça mérite d’être vécu. 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Le décrochage, histoire de sexe?

Le décrochage, histoire de sexe?

Raymond Viger

Dossiers Éducation, Sexualité, Hypersexualisation, Décrochage

Certains diront que le décrochage semble être une affaire essentiellement masculine. Il n’y a pas assez de modèles masculins pour impliquer et intéresser les garçons dit-on. On peut se poser la question à savoir si les garçons ont besoin de bouger plus, d’une discipline plus rigoureuse, d’une école différente de celle qu’on leur propose.

La mixité des classes représente la vraie vie, ce à quoi nous sommes confrontés  tous les jours, la cohabitation des sexes. En dépit des différences de race, de religion ou de sexe, nous devons apprendre le plus tôt possible à vivre ensemble. Cependant, pour certain, la non-mixité peut être une solution.

Certains diront aussi que nous avons donné beaucoup aux filles en faisant la promotion de celles-ci face aux différents débouchés possibles. Mais nous ne sommes pas dans des vases clos. Ce que l’on donne aux filles n’enlève rien aux garçons.

Un métier ou un diplôme?

La réalité c’est qu’il y a vingt ou trente ans, ceux qui avaient de la difficulté à réussir à l’école pouvaient tout de même gagner honorablement leur vie. Il y a de bonnes raisons pour que le ministère de l’Éducation exige un Secondaire III pour apprendre un métier. Mais ne pourrait-on pas faire quelques cas d’exceptions? Je connais d’excellents contracteurs, très habiles de leurs mains, qui n’ont qu’une deuxième année!

D’une part, nous avons un haut taux de décrochage. D’autre part, nous commençons à manquer de main-d’oeuvre dans les métiers conventionnels. Ma réflexion est sûrement simpliste, mais si le ministère permettait d’offrir des métiers à des jeunes qui ne réussissent pas leur Secondaire III, nous aurions sûrement des jeunes plus impliqués dans notre société, des jeunes qui seraient fiers d’avoir un métier, qui pourraient gagner leur vie et être indépendants..

Est-ce que le Ministère de l’Éducation fait une obsession de ses diplômes? Le but dans la vie est-il d’avoir un diplôme ou d’être heureux dans sa peau avec un métier? L’école n’enseigne pas tout, nous avons besoin d’aller chercher des connaissances et des expériences ailleurs.

Violence familiale

Plus d’un million d’enfants canadiens ont été témoins d’actes de violence familiale. Les enfants témoins de violence ressentent souvent des signes de stress et voient leurs habiletés sociales et scolaires diminuées. De plus, on ne peut passer sous silence les attouchements sexuels envers les enfants, ce qui est un autre facteur qui trouble la performance scolaire. Certaines statistiques parlent de 25%, d’autres près de 50% des jeunes qui ont subi des attouchements avant l’âge de 16 ans!

Solutions en matière d’éducation

Plusieurs idées peuvent aider nos jeunes à créer une relation autant avec l’école que notre société. Le respect du rythme d’apprentissage. L’enseignement individualisé. Le soutien aux jeunes pour s’approprier des projets personnels. L’aide qui tient compte de l’ensemble de la situation, autant à l’école, dans la famille que dans le milieu de vie du jeune. Les tourments scolaires peuvent être un signe que quelque chose ne va pas. Il faut aider le jeune à pouvoir en parler, identifier et nommer les obstacles.

Histoire de sexe

Une grande question demeure sans réponse. Si on dit que les filles réussissent mieux à l’école que les garçons, qu’elles complètent en plus grand nombre les différents diplômes que nous pouvons leur offrir, pourquoi y a-t-il encore plus d’hommes dans les différents postes de contrôle? Pourquoi les hommes sont-ils encore mieux payés que les femmes? Épineuse question.

Certains disent que les hommes sont en poste depuis plus longtemps. Bientôt le balancier va se renverser malgré les résistances rencontrées. Certaines études reflètent que pour un secteur de travail donné, à travail égal et expérience égale, les femmes et les hommes gagnent le même salaire. La moyenne des salaires des femmes est moins grande que celle des hommes en partie à cause des emplois précaires qui sont encore trop souvent le lot des femmes.

Panique dans le cerveau

Certains neurologues ont découvert que les gens n’ont pas tous la même capacité pour la lecture. Dans notre évolution, l’écriture est beaucoup plus récente que le parler. Nous sommes bien adaptés pour le langage.

Ces neurologues ont déterminé que les zones de notre cerveau qui sont utilisées pour la lecture varient d’une personne à l’autre. Pour certains, la lecture amène le cerveau presqu’au bord d’une panique totale.

En ce qui concerne cette panique que notre cerveau peut vivre, étant dyslexique, j’ai écrit un texte qui pourrait vous intéresser: Comment vivre avec la dyslexie?.

Autres textes sur le Décrochage:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Spectacle Hip Hop Breakdance, Graffiti, DJ et rap

orgue-classique-hip-hop-breakdance-graffiti-dj-rappeurs Le Choc des Cultures – Le Hip-Hop rencontre le classique
Spectacle original mettant en vedette: organistes classiques, break-dancers, rappers, DJ et graffiteurs.
L’église Saint-Nom-de-Jésus expose une centaine de toiles peints par des artistes. Plus de cinquante artistes complices présentent « Le Choc des Cultures ». 25$

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Video.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

%d blogueurs aiment cette page :