Taux de natalité et statistiques sur la population

Boum de natalité

Depuis des années, on nous rabâche des statistiques pessimistes sur le vieillissement de la population. C’est une tendance inexorable, nous affirment les démographes. Le Québec prend un coup de vieux, les résidences de personnes âgées poussent comme des petits champignons, 60% des lits d’hôpitaux sont occupés par des aînés. Saviez-vous que le Québec compte 1300 centenaires? Mais voilà une bonne nouvelle, les Québécois renouent avec la natalité.

Jean-Guy Roy                Dossier  Famille

famille parent enfant bébé jeune père mère Les statistiques publiées en décembre 2007 parlent d’un bond de 8% de la natalité au Québec. Le Québec a vu sa population grimper de 82 100 enfants de plus entre juillet 2006 et juillet 2007. La fécondité des Québécois atteint maintenant 1,62 enfant par femme. Les observateurs signalent que cette augmentation significative n’avait pas été observée depuis plus de 60 ans. Avec ce bond, le Québec a franchi le cap des 7,7 millions d’habitants. C’est une excellente nouvelle!

Un nouveau baby-boom?

On ne peut pas qualifier cette augmentation de baby-boom ou encore d’une réelle tendance; il faut une dizaine d’années pour mesurer tout cela. Comment se fait-il qu’il y ait tant de naissances? Plusieurs éléments concourent à cette croissance et je pense que les mesures sociales et gouvernementales mises en place favorisent beaucoup cette croissance. La situation économique favorable, les garderies à sept dollars, les programmes gouvernementaux et ceux des employeurs contribuent sans aucun doute à relancer la natalité au Québec.

Plus le gouvernement favorisera la famille, plus les parents seront désireux de faire des enfants. En fait, plus les parents seront rassurés d’un support adéquat, plus ils auront le goût de mettre au monde des enfants. Nous connaissons très bien les défis que représente l’arrivée d’un enfant dans un couple. Le contexte des pays industrialisés ne favorise pas spontanément la natalité, tout est tourné vers l’individualisme et le consumérisme.

L’avenir du Québec et de ses enfants

Un peuple qui ne se renouvelle pas est un peuple qui s’éteint, qui se meurt. L’avenir du Québec passe nécessairement par la natalité et l’immigration. Nous ne pouvons assurer un avenir à notre culture et à notre langue sans enfants. C’est une vérité de La Palice. Devant cette réjouissance du boum de natalité et de l’augmentation de la population, il y a une ombre au tableau. Le Québec fait face à un flux migratoire inquiétant vers les autres provinces canadiennes; le flux a même augmenté sensiblement. S’il est bon de faire des enfants, encore faut-il savoir les garder chez nous. Il est évident que l’on ne peut attacher les gens; il s’avère toutefois important d’offrir à nos jeunes des lieux d’épanouissement très compétitifs avec l’ensemble canadien.

Le Québec conserve malgré tout une population active et occupe toujours la 2e place sur le plan démographique au Canada, après l’Ontario. Pour maintenir le Québec à flot, la province doit trouver des incitatifs pour favoriser la natalité et l’accueil en plus grand nombre de nouveaux arrivants. Ce qu’il y a de réjouissant dans ces récentes statistiques, c’est que les Québécois ont encore envie de faire des enfants. Les experts estiment que les naissances dépasseront 84 000 en 2007. La population du Québec continue toutefois de vieillir ; l’espérance de vie est de 78 ans chez les hommes et de 83 ans chez les femmes.

Enfants et finance

Outre les questions de valeurs et de choix, les enquêtes montrent que la question monétaire est un critère important dans le nombre d’enfants que les parents souhaitent avoir. On ne fait pas des enfants pour s’enrichir monétairement, mais autrement. Mettre des enfants au monde est un risque qu’il faut parfois calculer. Il arrive que nous nous efforçons trop souvent de donner à nos enfants tout ce qui nous a manqué dans notre jeunesse et nous négligeons malheureusement de leur donner ce dont nous avons bénéficié.

«L’argent est une richesse morte, les enfants sont une richesse vivante.» nous dit un proverbe chinois.

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Les premieres lecons de la crise economique

Les premières leçons de la crise économique

Lisa Melia DOSSIER Économie ET Politique

C’est dans un amphithéâtre rempli que Lionel Jospin a fait son entrée, sous les applaudissements, le 20 avril dernier à l’Université de Montréal. Lionel Jospin est une figure politique française très connue dans l’Hexagone, puisqu’il a été Premier ministre du président Jacques Chirac de 1997 à 2002. Affilié au parti socialiste, il a un temps enseigné l’économie, ce à quoi il est revenu le temps de cette conférence, organisée par le Centre d’études et de recherches internationales, sur les enseignements que les gouvernements et les institutions économiques devraient tirer de la crise économique qui secoue la planète depuis le début de l’année 2008.

Une crise d’abord financière

Lionel Jospin a d’abord souligné que la crise était avant tout financière. D’après lui, on a réalisé en 2007 que quelques établissements financiers regroupés à Wall Street pouvaient mener le système entier à la banqueroute. «Aucune zone de la planète n’est épargnée, rappelle M. Jospin. Chacun a sa part de responsabilité dans les dysfonctionnements, mais en vérité, si on va au fond des choses, c’est le système économique et financier lui-même qui est déséquilibré.»

Lionel Jospin - cerium Depuis les années 80, une industrie financière mondiale sans régulation s’est développée. Des crédits sont accordés à des familles qui n’ont pas les moyens de les rembourser. La spéculation, ce jeu qui consiste à anticiper les mouvements de la bourse, et même à les influencer, en achetant ou vendant des produits financiers, a été laissée sans contrôle.

Pourtant, plusieurs alertes auraient dû inquiéter les experts financiers. Dans la décennie 90, les crises financières se sont multipliées au Mexique, au Japon, en Argentine, en Russie. «Elles n’étaient pas tenues pour alarmantes, en dépit de leur ampleur, parce qu’elles survenaient à la périphérie du système», assène Lionel Jospin. C’est pourquoi le choc a été d’autant plus violent en 2008: cette fois, c’est le cœur du système qui était touché, dans le pays du capitalisme, que l’on croyait pourtant inébranlable.

Une crise économique et sociale

Il était pourtant inévitable que la crise financière devienne une crise économique car ces deux mondes sont intimement mêlés l’un à l’autre, ce qui mène à une augmentation des faillites et des licenciements. «La crise économique va entraîner son lot de souffrances, affirme M. Jospin. Subiront le plus ces maux ceux qui en sont le moins responsables.» Il souligne le sentiment d’injustice et de colère parmi les citoyens, qui vont devoir supporter le coût de la crise alors que les grands patrons de la finance continuent à recevoir des salaires et des primes de départ très élevés.

Les réponses gouvernementales à la crise

Les gouvernements se sont empressés de renflouer les établissements financiers, «ce qui était absolument indispensable pour éviter la banqueroute générale et un désastre économique», affirme Lionel Jospin.

Il note d’ailleurs que la crise a conduit à une véritable réhabilitation de l’Etat: ce sont les mêmes experts qui sommaient les Etats de ne pas intervenir dans l’économie qui demandent maintenant des aides pour éviter au système de sombrer. «Les dogmes libéraux ont volés en éclat!» Cependant, les milliards dépensés par les banques centrales et les gouvernements seront, à plus ou moins long terme, payés par les citoyens.

Les solutions de la crise

L’ancien Premier ministre est clair sur la question des solutions de la crise: il faut assainir le système financier global. Contrairement à la crise de 1929, qui a trouvé son origine dans les déséquilibres nés de la pemière guerre mondiale, la crise de 2009 vient du système lui-même. «Sortir de cette crise vraiment et éviter son renouvellement suppose de modifier [le système] profondément.»

Or, le G20, tenu à Londres le 2 avril dernier, est très insatisfaisant, selon Lionel Jospin. Le fait de tenir une réunion «élargie» à 20, qui inclue des pays comme la Chine et le Brésil, des acteurs économiques aujourd’hui incontournables, est un point positif. De même que le refus du protectionnisme et l’affirmation du besoin de contrôle et de régulation. Cependant, les gouvernements ne sont pas allés assez loin, estime M. Jospin.

«La crise ne doit pas nous faire oublier les défis de long terme.» L’ancien Premier ministre a en effet rappelé que d’autres problématiques telles que les ressources naturelles, les catastrophes climatiques dues au réchauffement de la planète, la famine et les problèmes de démographie étaient à prendre en compte aussi. En conclusion, «nous devons chercher un nouveau mode de développement. Il ne faut pas tourner le dos à l’idée de progrès, mais en renouveler le sens.»

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site du CERIUM

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