Claude Legault, grève des étudiants, et incitation à la violence

Grève des étudiants pour les frais de scolarité

Claude Legault et la manifestation des étudiants

Suite aux déclarations de Claude Legault dans le Journal de Montréal, 23 étudiants sont blessés et 1 policier. Qui est responsable?

Raymond Viger Dossier Éducation, Médias

Claude Legault ne se cache d’avoir bel et bien dit au journaliste du Journal de Montréal Marc-André Lemieux:

Les étudiants ont le droit d’aller jusqu’au bout s’ils ne veulent pas payer plus. S’ils sont fâchés pis qu’ils ont envie de décâlisser des bagnoles à l’envers parce qu’on ne les écoute pas , eh bien qu’ils le fassent. Il faut arrêter d’être passif.

La police interroge Claude Legault sur le sens que celui-ci a donné à ses paroles. Claude Legault ne sera pas poursuivi pour incitation à la violence. Claude Legault en n’avait pas l’intention. Un cri du coeur, un cri de mobilisation… Mais y a-t-il quelqu’un qui est responsable de quelque chose dans les incidents qui ont suivi et qui en ont plusieurs à l’hôpital?

Un journaliste ne peut interpréter les paroles qu’on lui donne. Il a cependant la mission de rechercher la vérité et l’intérêt public. Que des artistes tels que Claude Legault appuie le mouvement de grève des étudiants peut être d’intérêt public. Mais où se trouve la vérité que le journaliste doit ramener dans son média?

Même si Claude Legault a bel et bien dit cela, la vérité est qu’il ne cherchait pas à inciter les étudiants à la violence. Le journaliste Marc-André Lemieux aurait dû le comprendre et questionner un peu plus Claude Legault au lieu de se limiter à cette citation et à la publier en gros caractère dans son média à sensation.

Qui est responsable d’incitation à la violence?

Le chef de pupitre et le rédacteur en chef aurait dû aussi questionner le journaliste et s’assurer que cette citation représentait bel et bien la position de Claude Legault. Ils devaient s’assurer que la citation représentait la vérité et non pas une citation qui ferait vendre de la copie et remplirait un bel encadré sensationnaliste.

Encore une fois, je suis obligé de me questionner sur la façon de travailler au Journal de Montréal. S’il y a un coupable d’incitation à la violence, j’amènerais le journaliste Marc-André Lemieux, le chef de pupitre et le rédacteur en chef Dany Doucet. Et pourquoi pas la présidente et éditrice Lyne Robitaille et le président et chef de la direction Pierre Karl Péladeau?

Je vous laisse quelques passages du code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Vous pourrez juger par vous-même si le Journal de Montréal aurait pu agir différemment dans cette triste histoire concernant Claude Legault et les manifestations des étudiants.

Code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

Préambule

Le rôle essentiel des journalistes est de rapporter fidèlement, d’analyser et de commenter le cas échéant les faits qui permettent à leurs concitoyens de mieux connaître et de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent.

2. Valeurs fondamentales du journalisme

Les journalistes basent leur travail sur des valeurs fondamentales telles que l’esprit critique qui leur impose de douter méthodiquement de tout…

3. Vérité et rigueur

3 b) Les journalistes doivent situer dans leur contexte les faits et opinions dont ils font état de manière à ce qu’ils soient compréhensibles, sans en exagérer ou en diminuer la portée.

3 c) Les titres et présentations des articles et reportages ne doivent pas exagérer ni induire en erreur.

3 f) Les journalistes doivent respecter fidèlement le sens des propos qu’ils rapportent.

Autres textes sur Médias

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Spectacle de breakdance 23 mars 2012

Vendredi, le 23 mars 2012 au Cégep Maisonneuve. Spectacle de financement pour soutenir l’intervention auprès des jeunes du Café-Graffiti.

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Merci de diffuser l’information sur le spectacle de breakdance sur vos blogues, Facebook, Twitter et tout autre moyen de communication.

Informations: cafegraffiti@cafegraffiti.net (514) 259-6900.

Ingérence de la publicité dans les médias

Publicité et média

Peut-on écrire sans subir l’ingérence des publicitaires?

Je publie un billet à 3:00 heures le matin. À 9:00 heures le matin, le média perd un contrat de publicité d’une valeur de 25 000$ par année.

Raymond Viger Dossier Média et publicité

900588_21943998Je suis le rédacteur en chef du magazine Reflet de Société, une revue spécialisée sur les thèmes sociaux. Dans les 2 dernières années nous n’avons eu qu’une seule publicité, celle du ministère Culture et communications et ils refusent maintenant de  nous la payer!

Sur mon blogue ou encore ceux de Cent Papiers ou des 7 du Québec, il n’y a pas de publicité.

Mes textes sont cependant repris directement ou indirectement sur d’autres blogues et médias qui sont à la recherche de contenu. Parce que le contenu est roi. Le contenu est une denrée importante pour le référencement par les moteurs de recherches.

Pouvoir des publicitaires

Mon texte sur le vol des informations de crédit chez Télus se retrouve à 3:00 heures le matin sur un site qui vend de la publicité. Dès 9:00 heures, un commanditaire d’une valeur de 25 000$ par année confirme qu’il se retire de ce média. Cet incident a créé un certain remous et plusieurs communications téléphoniques et courriel.

Un publicitaire ne pourrait pas mettre cette pression sur un média de grande envergure. Mais pour des médias de moindre taille, cette perte peut en ébranler plusieurs.

Nous avons aussi vu un média communautaire devoir signer une lettre envers un de ses commanditaires s’engageant à ne pas parler contre lui dans ses éditoriaux et reportages! Malheureusement, j’appelle ce genre de transactions de la pure prostitution. Comment puis-je faire confiance à l’intégrité des reportages de ce média avec une telle restriction?

Sans oublier les poursuites baillons tels que Barrick Gold envers Écosociété!

Conflit d’intérêt: publicité et contenu éditorial

Pour éviter ce genre de conflit d’intérêt, Reflet de Société et nos blogues ne misent pas sur la publicité dans leur plan d’affaire. Nous ne sommes pas contre la publicité. Mais pas question de laisser les publicitaires nous dicter notre éditorial et notre contenu. Nous sommes blacklistés par Loto-Québec, Fondation Mise sur toi, Éduc-Alcool et bien d’autres. Pourtant, certaines de ces sociétés ont, théoriquement, des missions de prévention qui devraient prioriser notre média. Mais la réalité du “contrôle” qu’ils recherchent semble les éloigner de leur mission pour favoriser un autre agenda.

Certains administrateurs d’importantes sociétés nous ont même fait une réputation qui s’est véhiculée à bien d’autres institutions qui, sans nous connaître, n’osent pas nous approcher.

Intégrité et intérêt public

L’intégrité a un prix. L’intérêt public aussi. Nous réitérons ici notre volonté de ne jamais laisser les publicitaires et les commanditaires influencer nos éditoriaux et notre contenu.

Nous sommes convaincus que notre intégrité nous permettra d’attirer les placements publicitaires d’entreprises de qualité. Des entreprises qui ont un code d’éthique et qui ont à coeur les citoyens du Québec. Des entreprises qui agissent socialement en bon père de famille.

Merci à nos 50 000 abonnés qui nous permettent de publier un magazine d’informations et de sensibilisation sur les thèmes sociaux tout en gardant une indépendance envers les placements publicitaires.

Autres textes sur Média et publicité

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Code de deontologie journalistique Michelle Blanc et la federation des journalistes

Code de déontologie journalistique:

Michelle Blanc et la fédération des journalistes

Raymond Viger     Dossier Médias et Internet, Michelle Blanc.

Michelle Blanc, consultante et conférencière en marketing Internet pose des questions sur le code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ). Elle fait un parallèle entre les journalistes et les blogueurs. Michelle Blanc fait du copier-coller sur cette clause du code de déontologie journalistique et y va de quelques petits commentaires personnels. Michelle Blanc y va de plusieurs comparaisons entre journalistes et blogueurs.

Débat entre journalistes et blogueurs

Je ne suis pas sûr de bien comprendre pourquoi le débat est lancé de cette façon. Qu’est-ce qui motive Michelle Blanc de comparer journalistes et blogueurs à partir du code de déontologie des journalistes?

Je ne comprends pas non plus le ton sarcastique que Michelle Blanc utilise dans ses commentaires. La Fédération professionnelle des journalistes a des commanditaires qui sont affichés dans le bas de leur site Internet. Michelle Blanc laisse sous-entendre que les commanditaires (Radio-Canada, Gesca, Astral Media, Séletion du Reader’s Digest et Rogers) ont commandité une citation particulière. Ici, Michelle Blanc dépasse le sarcasme et tombe dans une accusation directe. Ces commanditaires se retrouvent sur toutes les pages du site de la Fédération des journalistes du Québec. Ils n’ont pas commandité une citation en particulier. Faut quand même pas imaginer des scandales des commandites quand il n’y a rien à voir.

Pour ceux qui oserait croire que j’ai une dent contre Michelle Blanc avec mon questionnement, je veux souligner que j’ai beaucoup de respect pour Michelle Blanc. Michelle Blanc a fait plusieurs excellentes présentations des impacts de la blogosphère (Émission Tout le monde en parle, Isabelle Maréchal…), Michelle Blanc a aussi été finaliste pour la personnalité de l’année pour Reflet de Société.

Même si j’ai beaucoup de respect pour Michelle Blanc et pour son travail, je me donne le droit de critiquer ce billet. Je ne critique pas l’ensemble de son travail.

PS 19 juin 2009. Parlant de déontologie et de code d’éthique, Renart L’éveillé propose la néthique pour modérer les blogueurs anonymes.

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