Poème Alcool du Grand Slack

Alcool

Texte partagé lors d’une édition de Paroles en l’air. Des soirées de poésie organisées au bistro Le Ste-Cath.

Le Grand Slack dossier Croissance personnelle

T’es atterris dans ma vie comme une météorite,

Tu m’as appris à croire en moi,
À être fort et héroïque,
À concrétiser mes efforts,
Au-delà de la théorie.

Tu as leurré ma peur,
Et fait éclore mon courage,
Tu m’as fait voir un monde meilleur,
En coloriant mes paysages,
Tes myriades de mirages m’ont débarré des portes,
Et m’en ont bloqué d’autres,
C’est de ta faute si j’ai osé écrire en prose,
Et prendre la parole.

Alcool,
Lorsque ton onde de choc a inondé
Mon corps pour la première fois,
Ça a ressuscité ma foi,
Sans me clouer sur la croix,
T’as dénoué les entrelacs de mon karma,
T’as matérialisé mon art hors de son trou à rat,
Je t’échangerais pas contre tout l’or du monde,
Même du vingt-quatre carats,
Jusqu’à ma tombe tu resteras,
À la fois, ma pierre philosophale,
Et la cause de mes angoisses.

Alcool,
Je t’aime,
Je te déteste,
Et ce même si je célèbre mes joies
Et mes peines avec toi,
T’es aussi délétère que les métastases d’un cancer,
Tu me désaltères jamais assez,
Rien ne se compare à ton extase,
Et dans ma tête, c’est une terre stérile,
C’est un désert aride, tu es mon seul ami,
Le seul oasis qu’il me reste,
Puisque tu n’es jamais à sec.

Alcool,
Tu t’abreuves à mes faiblesses
Quand tu te mets à l’œuvre,
Tu me fais une peau neuve
En laissant la vieille derrière elle,
Tel un reptile qui mue,
Je te bois,
Jusqu’à la dernière bière,
Jusqu’aux plus hautes altitudes,
Sans respecter ni codes ni règles,
Tu t’insinues dans mes fissures,
Tu es vital et tu me tues,
Comme tu continues de tuer tellement d’artistes.

Le triste cycle se perpétue,
De Bukowski à Mistral,
Du Marquis de Sade à Stephen King,
De Baudelaire à Hemmingway,
Comme si écrire et s’enivrer étaient inter-reliés,
Moi, j’ai du mal à escalader
Les palissades de mon âme malade,
J’ai tant de mal à prendre mon essor,
Même si manœuvrer dans la marde,
M’emmène à pondre des œuvres d’art,
Les secondes coulent comme des coups de gong,
J’ai égaré mon auréole.

C’est pour ça que je bois de l’alcool,
Parce que la vie c’est une ostie de folle,
Allergique au bonheur,
L’avenir me fait peur,
Vous me faites peur,
Parce que vous êtes plusieurs.

Je crains l’erreur à chaque pas comme un démineur,
Car j’ai encore un enfant qui se cache à l’intérieur,
J’ai l’instinct d’un animal,
Dans un esprit agnostique,
Et j’ai de plus en plus de mal,
À gravir la colline.

Je m’appelle David,
Et je suis alcoolique.

Bistro le Ste-Cath

bistro restaurant où manger bonne bouffe est montréal homa resto souper spectacleUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009

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À la croisée de 2 buzz

Toxicomanie

Toxicomane à 10 ans

Dans son habit de danseur hip-hop, Kenhell, 32 ans, est venu avec sa compagne Nikou, son ange. Après 20 ans de consommation, 16 thérapies et une sacrée dose de persévérance, il voit le bout du tunnel. C’est la musique qui l’a sauvé.

Lucie Barras Dossier Drogue

drogue toxicomanie thérapie toxicomane junkie sevrage dépendance consommation«J’avais 10 ans lorsque j’ai touché à la drogue pour la première fois. J’ai pris des champignons hallucinogènes avec des amis. J’y ai pris tant de plaisir! Mais, mon premier contact avec la drogue, j’avais 3 ans. Ma mère m’a fait garder par des personnes qui consommaient du cannabis. J’ai cru, ce jour-là, qu’elle m’abandonnait. J’ai arrêté de manger et de dormir. Je suis devenu hyperactif.»

À trois ans, une rage s’empare de Kenhell. En grandissant, il la canalise en jouant de la batterie. Mais ses parents ne veulent pas en entendre parler. Très vite, la musique ne lui suffit plus. À l’entrée dans l’adolescence, il se tourne vers la drogue, pour combler le manque.

Drogues et suicide

«J’ai commencé avec du cannabis. Un ou deux ans plus tard, je suis passé à la cocaïne. Ça a été le coup de foudre. J’y ai trouvé mon calme. La coke apaisait mes angoisses et mon hyperactivité. À cette époque, je réussissais, j’avais ce que je croyais être des amis. J’étais loin d’être conscient de ma dépendance. Comment la drogue aurait-elle pu m’arrêter? En même temps, mes idées suicidaires faisaient leur chemin, tranquillement. Je voulais vivre ma vie à fond, et la terminer à fond.»

«À quinze ans, ma famille tentait d’avoir un peu d’autorité sur moi. Je ne voulais rien écouter. J’ai perdu la tête. J’ai fini en centre d’accueil pour voie de fait contre mes parents et vente de stupéfiants. Puis, on m’a envoyé en centre de thérapie. J’y ai fait une tentative de suicide.»

À sa sortie, Kenhell rencontre le groupe de punk rock Impact. «J’avais une faible estime de moi, ils m’ont donné ma chance. Impact m’a fait comprendre que la musique pouvait devenir un métier et me sauver la vie. Mais entre temps, j’avais remis le nez dans la drogue.

Les mêmes amis m’attendaient à la sortie… Je sentais la pression de mes parents. Ils voulaient que je gagne ma vie. Je ne voyais pas d’autre option que vendre. Le jour de mes 16 ans, je suis allé voir le directeur de mon école pour lui demander à combien s’élevait son salaire. Il gagnait autant que moi avec mon deal. Je lui ai dit adieu.»

Kenhell poursuit ses activités musicales. Il se tourne vers les drogues dures. Le crack et l’héroïne, surtout. «J’ai commencé à fuguer pour éviter mes parents et la police. Je partais pendant des mois. Je revenais seulement pour me laver et manger lorsque tout le monde était au travail. Je dormais à droite, à gauche, dans des squats ou chez des compagnons de trips

Psychose et prison

Un soir, Kenhell voit la police débarquer dans l’immeuble où il se trouve avec des amis. Il a sur lui une grosse quantité de drogues. La police vient pour les autres mais Kenhell ne le sait pas. Pris au piège, il consomme tout, one shot… et fait une psychose.

Il a 20 ans. C’est un choc, pour Kenhell qui perd ses repères, pour ses proches également, qui perdent confiance en lui. «On me croyait fou. Les membres de mes groupes de musique sont devenus suspicieux. Alien Fœtus, pour qui je jouais, m’a fait porter le chapeau d’un vol de guitare qui n’avait en fait jamais été volée, elle a été retrouvée par la suite. J’ai voulu me défendre. J’y ai été un peu trop fort. L’un des membres du groupe a porté plainte. Il m’accusait de cannibalisme pour une morsure. J’ai atterri en prison, pour voie de fait aggravé. La drogue m’avait rendu psychiquement vulnérable. Je n’avais pas la force de comprendre ce qui m’arrivait, encore moins de me défendre. Le juge a réalisé que j’étais intoxiqué, il m’a envoyé en thérapie. J’en étais déjà à ma huitième.»

À sa sortie, Kenhell est sobre. Et seul. Alors qu’il cherche un job, il est engagé comme DJ dans un club de danseuses. Un univers sombre. Il retombe subtilement dans les stupéfiants, la vente de coke, d’ecstasy, de speed ou encore du viagra. «J’étais un bon DJ. On m’a offert plus de travail, un plus gros salaire, et plus de responsabilités. Je n’ai pas supporté cette pression.»

Un pied dans la tombe

Kenhell a 22 ans. Il fait la rencontre du groupe Whisper et commence une double vie, entre les clubs et le groupe. «Jouer avec eux aurait pu me sauver. Mais j’avais déjà un pied dans la tombe. Je ne pouvais plus faire marche arrière.»

Un jour, alors qu’il rentre d’une fugue, il retrouve la maison familiale vendue. Ses parents, endettés, ne pouvaient plus faire tourner leurs 3 commerces. «J’étais déraciné. Je m’étais toujours vu reprendre cette bâtisse plus tard. Je ne suis pas le seul à ne pas l’avoir supporté. En un an, ma famille s’est effondrée. Ma mère est partie.

«Deux loyers et des dettes sont retombés sur mes épaules. J’ai dû vendre le dépanneur familial pour un prix infime. Je me suis retrouvé à la rue. Je travaillais comme aide-cuisinier, dormais sur les terrasses des restaurants que mes patrons avaient la gentillesse de chauffer par grands froids. Ils savaient que j’étais shooté. Mais, je faisais mon boulot. Je travaillais uniquement pour ma consommation de drogue, et ce jusqu’à épuisement.»

Peu après le décès de son père, le chanteur de Whisper et ami de Kenhell meurt subitement. «J’ai pleuré de toutes les larmes de mon corps. Ça m’a désinfecté. C’est comme si après ce chagrin, la drogue ne me satisfaisait plus. La dépression était trop forte.

Je suis allé en thérapie, de mon plein gré cette fois. À reculons, certes, mais je l’avais promis à cet ami. J’espérais y trouver un peu de sécurité aussi. Enfermé, j’ai commencé l’écriture de ce qui allait devenir mon album solo.»

À l’issue de cette thérapie, Kenhell trouve une certaine stabilité. Il continue ses activités de DJ et de vendeur. Plusieurs années passent, il entre comme chanteur dans le groupe de hip-hop Addiktion.

«En deux jours, quatre de mes amis ont perdu la vie dans un accident de voiture. Et mon ami de toujours s’est suicidé. Il était bassiste pour le groupe Arqueslange, comme nos noms de famille: Arbour, Quesnel, Bélanger. Je lui avais présenté sa femme. C’est sa fille de quatre ans qui l’a retrouvé. J’ai pleuré trois jours sans m’arrêter. J’en avais le visage noir. Cette peine m’a fait renaître. Kenhell allait être mon nom, je devenais moi-même. Je ne voulais plus entendre parler de suicide.»

L’album d’une vie

Il y a un an, il rencontre Nikou dans un bar-restaurant. Elle va lui redonner confiance, le pousser à aller au bout de son projet: l’album solo. «Avant, les questions d’argent, de droits, me décourageaient. Mais ça y’est, il est bel et bien sorti. Le double album que j’avais imaginé est devenu deux albums distincts. J’y ai tout mêlé. Mon côté sombre et mon côté clair, mon côté métal et mon côté reggæ, mon côté hip-hop et ma part plus sentimentale.»

Le premier album, Légitime démence, est en vente depuis juin 2010. Plusieurs artistes y ont collaboré: Fatal, Bumperman, Arabouish d’Alien Fœtus, Morin de V-ztoars, Critical Raf, Leaving for LA ou encore le groupe de Kenhell Ogotaï.

Lutte quotidienne

Kenhell n’a pas touché à la drogue depuis plusieurs mois. Son combat, il le mène «un jour à la fois». Il est bénévole pour les Émotifs, Narcotiques et Alcooliques Anonymes. À côté de sa carrière solo, il enseigne la batterie. Il est également batteur pour le groupe de rock progressif V-Ztors qui produit son 1er album, et  DJ… pour les évènements seulement.

«Pour évacuer ma rage, j’avais le choix entre les trois T: la tombe, la tôle ou la thérapie. J’ai choisi. Mon deuxième album porte un message pour les découragés. Il est dédié à ceux qui ont des problèmes de dépendances.

«Il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide. Aux services anonymes, aux structures médicales, et même à Dieu. Il faut s’accrocher à un but, y aller petit pas par petit pas. On peut juste rencontrer un ange.»

Autres textes sur Toxicomanie

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    Le parcours d’un toxicomane

    Témoignage

    Conséquences de la toxicomanie

    Dominic Desmarais Dossiers Drogue

    drogue toxicomanie drugs toxicomanePoussé par un besoin de fuir la sévérité de son père, Pierre commence tôt à consommer de la drogue. De la colle à l’héroïne, il s’est enfoncé dans un cauchemar qui l’a mené aux portes de la mort.

    Pierre est arrivé du Portugal avec sa famille à l’âge de quatre ans en 1966. Fils d’un immigrant qui aspire à une meilleure vie au Canada, il se sent à l’étroit dans sa famille. Le père, autoritaire et à la discipline sévère, encadre étroitement ses quatre enfants. Il exige d’eux de bons résultats scolaires, passage obligé vers la réussite.

    Avant de souffler ses 10 bougies, le petit Pierre a entendu plus d’une fois son père lui dire qu’il ne veut pas de voyou dans la famille. Pierre n’a pas de liberté. Il trouve la vie trop sérieuse.

    Je ne pouvais pas aller jouer dehors avec les autres enfants, je devais être à la maison tôt. Je ne blâme pas mon père, c’est comme ça qu’il a été élevé. Il n’a jamais affiché ses émotions.

    Voleur à 6 ans

    toxicomanie drogue toxicomane drug sites injections supervisées seringuePour se révolter, Pierre devient ce que son paternel ne veut pas. À 6 ans, il vole des jouets dans des boutiques parce qu’il n’en a pas.

    J’étais déjà en train de commettre des actes criminels. À 10 ans, je me poussais de la maison pour l’éviter, lui et ses règles. Je traînais dans la rue. J’ai commencé à sniffer de la colle. Dans les années 70, c’était commun pour un ado. J’ai commencé à me rebeller encore plus.

    À l’école, les problèmes s’accumulent. Pierre décide d’éviter de s’y présenter.

    Je préférais aller voler dans des boutiques! Quand je devais aller voir le principal pour mes sorties sans permission, il me battait avec une petite ceinture en cuir, 3 coups dans chaque paume de la main. À 10 ans! J’en pleurais! Mais je répétais toujours les mêmes erreurs. Et plus je me rebellais, mieux je me sentais.

    Sa présence dans les rues du quartier ne passe pas inaperçue. Des travailleurs de rue le signalent à la DPJ. Pierre devra fréquenter l’organisme Enfant Soleil où on l’occupe par le sport pour l’em-pêcher de flâner. Pendant deux ans il y joue au ballon et au hockey tout en poursuivant ses activités criminelles. Avec des amis, il s’imagine voler un dépanneur fermé. En sortant, ses amis et lui sont accueillis par quatre voitures de police. À 14 ans, il est envoyé en centre d’accueil.

    Prisonnier juvénile

    On m’a envoyé à Cartierville, un centre de détention avec une clôture. Une prison pour jeunes délinquants. Ça m’a aidé. Je me sentais bien dans ça. Je me valorisais dans le sport.

    Pierre habitait une petite maison avec une douzaine de jeunes et des travailleurs sociaux présents 24 heures sur 24.

    On me laissait partir pour quelques mois et je recommençais mes mauvais coups. Un juge en a eu assez et m’a rentré en centre fermé jusqu’à mes 18 ans.

    Pendant ces 4 années passées en centre d’accueil, il voit ses parents à trois ou quatre reprises.

    Mon père n’aimait pas ça et moi non plus je ne voulais pas qu’il vienne. J’avais droit à la morale. Ça a duré longtemps…

    Au centre d’accueil, Pierre apprend un peu à se prendre en main. Mais à cet âge, il voit la vie en noir. À 18 ans, on le laisse regagner la maison familiale.

    En sortant du centre, je ne consommais plus de colle. Mais j’ai revu mes anciens amis. De la colle, nous sommes passés au pot, à la mescaline, au pcp et à la cocaïne.

    Couple de camés

    toxicomanie drogue toxicomane drug site injections superviséesÀ cette époque, Pierre devient follement amoureux et se fiance à 19 ans. Sa compagne partage son penchant pour les drogues. Pendant cinq années, ils mènent une vie simple.

    Elle aussi aimait consommer. Sauf que son trip s’est terminé. Elle regardait son avenir et voyait qu’avec moi, elle n’allait nulle part. Elle a arrêté. Pas moi. On ne sortait plus, on n’allait plus au cinéma. J’étais de plus en plus avec mes amis. Avec elle, je me sentais trop encadré. Quand elle devenait trop possessive, je m’évadais.

    Bien que Pierre se sente à l’étroit dans sa relation, la rupture le chavire. Il consomme plus que jamais pour étouffer sa peine.

    C’est là que j’ai commencé à prendre de l’héroïne. C’était le début de la fin.

    Un ami de party lui présente des gens de la mafia. Pierre se trouve un nouvel emploi: vendeur de drogue.

    J’étais toujours défoncé. J’en vendais à des femmes enceintes. Je me sentais mal. J’essayais de leur faire la morale, ce que je détestais tant qu’on me fasse! Parfois, quand elles n’avaient pas d’argent, je leur en donnais. Mais comme je me sentais trop mal, j’ai arrêté.

    Jouer avec la mort

    Pierre travaille dans une piquerie mais l’atmosphère devient trop pesante pour lui. Il devient livreur en voiture.

    Voir les autres mourir, attraper le sida ou l’hépatite, ça m’a fait réaliser qu’un jour, ce serait mon tour.

    À 26 ans, la réalité le rattrape. Il est porteur de l’hépatite C.

    Quand tu l’attrapes, si elle n’est pas traitée, l’hépatite devient une cirrhose du foie qui dégénère en cancer.

    Pendant 6 mois, il suit un traitement à la méthadone qui s’avère inefficace. Son hépatite est trop forte.

    Comme ça ne fonctionnait pas, j’ai continué à consommer.

    Insouciant, le jeune homme continue à jouer avec la mort. Il fait quatre overdoses. En route vers l’hôpital, il s’en prend aux ambulanciers qui, d’une injection, le ramènent de sa folie.

    À ma dernière overdose, rendu à l’hôpital, j’ai enlevé tous les fils parce que je n’étais plus gelé. 20 minutes plus tard, j’étais en train de me mettre une aiguille dans le corps. Faut vraiment pas s’aimer…

    Malgré ses overdoses, Pierre ne s’adoucit pas. Il n’a pas encore touché le fond. Un soir, dans un motel, il mélange héroïne et cocaïne. En sortant de son marasme, il s’aperçoit que ses jambes et ses testicules sont pleines d’eau.

    C’est comme si j’avais pris 50 livres en 10 heures. J’ai aussitôt pris un taxi pour l’hôpital. C’était bien une cirrhose. Les médecins m’enlevaient jusqu’à un litre d’eau parce que mon foie ne fonctionnait pas. Ça me prenait un foie sinon je n’avais pas plus de 2 ans à vivre.

    À cause de sa cirrhose, Pierre est incapable de marcher. Il est confiné pendant un an à l’hôpital.

    Je sortais une journée par semaine. J’attendais un foie. Ça a pris du temps.

    Pierre est chanceux. Son médecin, qui le suit depuis des années, se bat pour lui obtenir l’organe dont il a besoin pour vivre. D’ordinaire, les consommateurs de drogue ne sont pas choisis pour une transplantation.

    Espoir d’un junkie

    Après un an d’attente et d’angoisse, Pierre reçoit la bonne nouvelle.

    Je braillais tellement! Je n’y croyais plus. Ils n’en donnent pas à un drogué.

    En salle d’opération pour la transplantation, on l’avise que le foie n’est pas compatible.

    J’ai piqué une crise, je me suis mis à pleurer. Deux mois ont passé. J’étais toujours à l’hôpital. Ils m’en ont trouvé un autre, compatible cette fois.

    Pour l’opération, on l’ouvre de bord en bord, comme en témoigne la longue cicatrice qui orne son ventre. Pour le soulager de sa douleur, on lui donne la possibilité de s’injecter lui-même, depuis son lit d’hôpital, des doses de morphine.

    Je suis retombé dans le même pattern. Je flippais. Inconsciemment, je rechutais. Je n’avais plus mal et je me donnais des injections, j’abusais. Il fallait que je nettoie mon cerveau. Je savais ce que j’étais en train de faire. Comme on dit, junkie un jour, junkie toujours. Je n’aime pas cette phrase-là, mais c’est vrai.

    Pierre en parle avec un thérapeute.

    Ça n’allait pas. Je courrais encore après ce feeling. Ça me prenait un antidouleur, mais pas de la morphine, qui donne presque la même sensation que l’héroïne.

    L’héroïnomane se sent mieux. Mais marcher le fait toujours souffrir. Son médecin lui suggère un autre traitement à la méthadone.

    J’en prends encore. Ça m’enlève le manque. Je diminue petit à petit la dose. Depuis, je vois mon médecin tous les lundis, avec des prises de sang à chaque fois. Je pensais qu’avec mon nouveau foie, mon hépatite disparaîtrait, donc adieu le risque de cirrhose et de cancer… Mais non. L’hépatite ne part pas comme ça. Et elle a affecté mon nouvel organe.

    Toutes les semaines pendant près d’un an et demi, Pierre doit recevoir trois injections, sans compter les médicaments qu’il doit ingurgiter.

    Je prends une vingtaine de comprimés par jour pour la tension et les antirejets. J’en ai pour le restant de mes jours. Parce que ce n’est pas mon foie, mon organisme peut le rejeter. Et si ça arrive, je peux mourir dans l’instant. Ça me fait suer, mais si c’est le prix à payer pour rester en vie…

    Pendant des années, Pierre ne s’est jamais soucié de sa vie. Aujourd’hui, diminué par l’usage de drogues dures, il s’accroche. Il vit au jour le jour en cherchant un sens à ses expériences.

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    Dépendance affective; causes et conséquences

    Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

    Quand nos relations amoureuses nous font souffrir

    Comment survivre à la dépendance affective?

    La dépendance affective est très souffrant. Une souffrance qui peut même mener au suicide.

    Raymond Viger Dossiers Dépendance affective, Croissance personnelle, Suicide

    192135-gfJ’ai longtemps souffert de dépendance affective. Provenant de ma difficulté à dire non, d’être continuellement au service de l’autre cette dépendance affective, en plus de me pourrir la vie et mes relations, m’a amené à 2 tentatives de suicide.

    Suite à mes tentatives de suicide, j’ai été en thérapie. Une première thérapie pour sortir de ma crise suicidaire. Une deuxième thérapie pour démonter ce qui m’empêchait de vivre librement ma vie et de pouvoir en profiter.

    Même si l’écriture a toujours fait parti de ma vie, autant personnelle que professionnelle, à partir de mes thérapies elle prend une nouvelle couleur, un nouveau sens. Écrire devient une forme d’auto-thérapie, une façon d’intervenir auprès de moi-même.

    quand-un-homme-accouche guide croissance personnelle livre développementJ’ai commencé par mon journal intime. Mais comme le nom le dit, je garde précieusement ces écrits pour moi-même. Pour mes autres écrits, des gens me demandaient sans cesse de leur faire des photocopies. À un point, où j’ai commencé à éditer mes écrits.

    J’ai débuté avec Après la pluie… Le beau temps. Un recueil de textes à méditer. Des textes qui m’ont aidé à exprimer mes émotions. Celles que je refoulais à l’intérieur de moi et que je voulais pas laisser sortir. Un recueil de textes qu’on ouvre au hasard d’une lecture, laissant le texte faire remonter une émotion. Selon notre état d’âme, le même texte prendra une couleur différente. Ce recueil de textes se retrouvent dans plusieurs centre de thérapie pour un travail sur soi-même, seul ou en groupe.

    images_publicit-lamour-en-3-dimensionsEnsuite est venu le roman de cheminement Quand un homme accouche. Un roman qui peut être lu pour le plaisir d’une histoire humoristique, celle d’un homme qui accouche de son enfant intérieur. Celui-ci devient le thérapeute imaginaire du personnage principal.

    Quand un homme accouche est le premier roman d’une trilogie. La trilogie complète est publiée dans L’Amour en 3 dimensions, un roman qui permet de démystifier et dédramatiser la relation à soi, la relation à autrui et la relation à son environnement.

    J’ai choisi le roman humoristique pour parler de ma dépendance affective pour montrer comment pense un dépendant affectif mais surtout, comment on peut en arriver à changer son mode de vie et retrouver sa liberté émotionnelle.

    Bonne lecture sur la dépendance affective et ses conséquences.

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    Autres textes sur le Suicide:

    Ressources suicide

    suicide suicidaire vouloir se tuer comment mourir sans souffrir se suicider prévention interventionPour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.

    La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 364   SOS Amitié: 0 820 066 066

    La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

    La Suisse: Stop Suicide

     

    Survivre, un organisme d’intervention et de veuille en prévention du suicide et en promotion de la Santé mentale. Pour faire un don. Reçu de charité pour vos impôts.

    Merci de votre soutien.

    Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

    Le livre est disponible au coût de 4,95$.
    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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    Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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    Internet, Facebook, Twitter… Les nouvelles formes de dépendance

    Cyber-dépendance

    Internet; une nouvelle drogue

    Ce qui a débuté par une activité sporadique est vite devenue une activité de plus en plus régulière, quotidienne.

    Claude   Dossiers Internet

    J’ai une amie qui a commencé à clavarder sur différents réseaux. Elle a établi des relations avec des gens qu’elle n’a jamais rencontrés, jamais entendu la voix.

    Ce qui a débuté par une activité sporadique est vite devenue une activité de plus en plus régulière, quotidienne. Aujourd’hui, c’est plusieurs heures par jour qu’elle passe devant son écran à jaser de tout et de rien avec tous ces étrangers.

    Elle avait un copain. Leur relation s’est dégradée et ils se sont séparés. Elle préférait continuer à discuter avec ses cyber-amis. Je ne la vois plus, nous n’avons plus d’activités ensemble comme avant. Elle s’est isolée dans son monde artificiel. Même au bureau, j’ai entendu dire que son rendement a diminué, profitant de toutes les occasions pour aller vérifier ses messages. J’ai peur qu’elle finisse par perdre son emploi aussi.

    Pour certains, Internet est une ouverture sur le monde et peut briser l’isolement. Pour d’autres, c’est la fin d’une relation saine avec leur environnement. Je ne sais même plus comment je peux l’aider. Je suis impuissant face à sa cyberdépendance.

    NDLR: L’impuissance que nous pouvons vivre lorsque nous voyons un proche dépendant est bien réelle. Nous pouvons prendre le temps de consulter les ressources pour nous aider à rester présent et significatif pour la personne en difficulté.

    Il ne faut pas hésiter à demander l’aide appropriée. Demandez à un intervenant psycho social de votre CLSC, il pourra vous diriger dans les ressources disponibles dans votre quartier et vous aider à évacuer les émotions qui peuvent remonter en vous. Si on veut continuer à aider une personne proche, il faut aussi accepter d’être aidé.

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    Se désintoxiquer pendant une semaine… Je vous défie d’éteindre votre télé

    La politique à l’ère de l’Internet.

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    Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

    guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

    Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

    Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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    Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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    Appareils de loterie vidéo: accessibilité restreinte

    Réalités sur la stratégie de Loto-Québec

    Dans le but de réduire l’accessibilité au jeu, Loto-Québec travaille depuis 2004 à un projet de retrait d’appareils de loterie vidéo (ALV) partout au Québec. À la fin de ces opérations, 1142 bars et restaurants sur 3663 autorisés à posséder de ces machines s’en seront départies.

    Gabriel Alexandre Gosselin           Dossier Gambling et jeu compulsif

    cartes_gambling_prevention_jeu_compulsif La majorité des appareils de loterie vidéo (ALV) retirés sont relocalisés dans 4 salles de jeu dans la couronne nord de Montréal, à Québec, Trois-Rivières et à Mont-Tremblant. En fin de compte, sur 14 300 appareils existant sur le territoire québécois, 730 disparaîtront.

    Un geste insuffisant

    Les mesures entreprises par Loto-Québec pour retirer les appareils de loterie vidéo (ALV) de plusieurs bars et restaurants du Québec ne suffisent pas à régler le problème de dépendance que peuvent engendrer ces machines, selon le sociologue et chercheur à l’Institut national de santé publique (INSP), Serge Chevalier. Il reconnaît les efforts de la société d’État, mais relève plusieurs accrocs dans sa démarche, surtout dans le cas de la nouvelle concentration des appareils de loterie vidéo (ALV) dans les cinq principales salles de jeu du Québec.

    “Ça prend du personnel sur place qui observe le comportement des joueurs et qui signalerait toute anomalie. Il faudrait aussi munir les appareils d’un compteur de temps pour limiter la période de jeu”, lance Serge Chevalier. Il réfléchit d’ailleurs à l’idée d’une carte de joueur. Celle-ci serait insérée dans l’appareil avant la pièce de monnaie, et empêcherait le joueur de passer d’une machine à une autre pour miser plus longtemps. “Il faut également retirer tous les guichets automatiques des sites de jeu.”

    Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

    Témoignage d’un joueur compulsif

    Comment fidéliser un gambler?

    DVD prévention gambling et jeu compulsif

    Être le conjoint d’un gambler

    Le prix à payer pour devenir un gambler

    La Sérénité pour un joueur compulsif

    Biz Locolocass et le gambling

    Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

    Jeux de cartes entre amis

    Statistiques du pile ou face

    Responsabilité de Loto-Québec

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    Hormone de la faim: dépendance à la nourriture

    Hormone de la faim: dépendance à la nourriture

    Isabelle Burgun                Dossier Anorexie

    Une simple image de gâteau au chocolat vous fait saliver au point de ne plus pouvoir penser à autre chose? Si c’est le cas, c’est que votre cerveau fonctionnerait, en ce moment précis, comme celui d’une personne dépendante, prétend une récente étude québécoise publiée en couverture de l’édition de mai de Cell Metabolism.

    À qui la faute? Au ghrelin ! Cette « hormone de la faim » produirait d’importantes modulations dans les zones du cerveau responsable de l’appétit. « Elle jouerait un rôle très important pour ceux qui éprouvent de la difficulté à perdre du poids », soutient même le neurologue Alain Dagher.

    L’hormone métamorphoserait ainsi les personnes affamées en véritables « junkies » de la nourriture. Produite par l’estomac, cette hormone circule dans le sang et agit, par le biais de récepteurs, sur les cellules du cerveau. « Ces récepteurs sont présents dans l’hypothalamus, qui est le centre de contrôle de la prise de nourriture, et sur les neurones de dopamine, qui jouent un rôle important dans le sentiment de récompense », explique le chercheur.

    Miam ! Miam !

    Quand vous arpentez affamé les rayons de votre supermarché, la nourriture vous paraît plus attirante. Votre hormone — en plein travail à ce moment — doit vraisemblablement permettre à l’organisme de constituer des réserves. Cette stratégie très utile en période de disette devient inutile alors qu’à chaque coin de rue les dépanneurs et autres magasins regorgent de nourriture. Ce serait même néfaste pour votre organisme.

    « Ghrelin est un puissant stimulant de l’appétit. Nous voulions vérifier son rôle dans l’acte de manger sans contrôle », confirme le chercheur. Pour parvenir à comprendre comment on devient « accro » à la bouffe, les chercheurs ont administré cette hormone par intraveineuse à des volontaires tandis qu’ils regardaient des images de gâteaux et autres douceurs. Et les images ne trompent pas, la réponse neurale aux photos de nourriture augmente fortement au sein de différentes régions du cerveau.

    Ce qui ne surprend guère le spécialiste des troubles de la motricité et de l’imagerie du fonctionnement du cerveau de l’Université McGill qui fait de la recherche sur les dépendances depuis quelques années. Selon lui, cette hormone de la faim joue un rôle important dans la surcharge de poids. Agir sur cette hormone en la bloquant pourrait fournir une nouvelle piste pour le traitement de l’obésité.

    Pour en savoir plus

    L’article paru dans Cell Metabolism
    http://www.cellmetabolism.org/content/article/abstract?uid=PIIS1550413108000788

    La page web du chercheur Alain Dagher
    http://www2.bic.mni.mcgill.ca/research/people/faculty/profile_aladag000

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    Du talent à revendre, Glamazones, Pussycat dolls et Sharon Osbourne

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