Folle Guenille: le design au féminin

Mode et design pour femme

Éco designers vêtements pour femmes

Raymond Viger   Dossier Hochelaga-Maisonneuve, Commerce équitable

rainbow-dress éco designer design mode vêtements fémininsSitué dans les même locaux que la Coccinelle Jaune, la boutique de vêtements design la Folle Guenille mérite d’être visité.

Mission de Folle Guenille

Folle Guenille est une entreprise vouée à la valorisation de la récupération du « prêt-à-reporter » québécois et offre la visibilité aux éco designers et designers de vêtements mode pour femmes.

Folle Guenille fait la promotion de l’achat local à travers une conscience environnementale, sociale et soutient le commerce équitable.

Historique

colourful-tops vêtements femmes design mode toutes taillesC’est en avril 2005 que Folle Guenille prend racine dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. La propriétaire, ISABELLE BOISVERT issue du domaine des arts et du milieu communautaire, véhicule déjà dans son quotidien, la valorisation de la création par la récupération.

C’est son grand désir d’autonomie et son sentiment d’appartenance au quartier qui la pousse à offrir un lieu où il fait bon de se vêtir de façon responsable et originale.

Ce que je trouve intéressant c’est que la boutique peut satisfaire toutes les tailles, fines à voluptueuses. En ce qui me concerne, c’est une marque de respect pour sa clientèle. Quand on ne sert qu’une catégorie de taille, pour moi c’est une forme de ségrégation. Une façon de compartimenter la société. Juste le contraire de rassembler les citoyens, d’être inclusif.

La boutique Folle Guenille en quelques mots:

  • S’habiller de façon responsable et originale
  • Plus de 20 éco-designers et designers québécois
  • Tailles fines à voluptueuses
  • Produits locaux

Événementiel

Isabelle Boisvert mode féminine design récupérationC’est aussi par le biais d’organisation d’événements que ISABELLE BOISVERT s’engage à véhiculer la mission de l’entreprise.

Elle offre ses services de coordonnatrice et relationniste aux entreprises, organismes, collectifs, coopératives et artistes qui ont à coeur leur projet en devenir ainsi que la continuité de leur action.

Folle Guenille est situé au 4236, rue Ste-Catherine Est Montréal. Téléphone: 514 845-0012. Site Internet: www.folleguenille.com

Autres textes sur Hochelaga-Maisonneuve

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Greenpeace cherche des designs de T-Shirts pour ses bénévoles

Concours de design pour un T-Shirt

Nouveau T-shirt pour Greenpeace

Greenpeace renouvelle sa garde-robe. Un nouveau T-Shirt pour ses bénévoles. Un concours est lancé pour trouver un nouveau design à ce T-Shirt.

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Commerce équitable

Visitez notre boutique équitable

Voici la demande textuelle de Greenpeace pour le design d’un T-Shirt:

Dans un esprit de créativité participative, l’équipe de bénévoles de Greenpeace prend l’initiative de lancer cet excitant concours de design! Nous avons besoin de nouveaux t-shirts pour nos bénévoles et de votre expertise en design et en création pour  nous aider à les réaliser. Nous espérons que vous participerez en grand nombre pour nous soumettre un design original. L’heureux gagnant verra sa création exposée sur des centaines de chandails partout au Canada.

Les bénévoles de Greenpeace jouissent d’une grande visibilité médiatique. Le design retenu sera donc très publicisé. Nous remettrons également d’autres prix Greenpeace!

Alors, courez la chance de voir votre T-shirt porter par des centaines de bénévoles à travers le Québec et le Canada.

La date limite pour participer est le jeudi 31 mai 2012.

Les droits d’auteur des designs de T-Shirts présentés

Même si le communiqué n’en parle pas, il faut aller sur le site de Greenpeace pour se rendre compte de ce que j’appelle un abus envers les artistes. En plus d’exiger que le design soit fait avec des programmes tels que Illustrator ou Photoshop en 300 DPI, il faut aussi que le design soit présenté sur un modèle de T-Shirt, il y a cette exigence:

You still own the rights to your design, but by entering the competition, you give Greenpeace permission to use any material submitted (not just the winning entries) on our website, and on promotional materials etc.

Une traduction maison: Vous conservez vos droits d’auteur, mais en participant à ce concours, vous donnez à Greenpeace la permission d’utiliser tout matériel soumis (pas juste les gagnants) pour le site Internet ou pour tout matériel promotionnel. Greenpeace prend donc avantage de tout le matériel reçu, gagnant ou non!

Qui va payer le loyer des artistes?

Je véhicule la demande parce que c’est un organisme communautaire et que beaucoup de bénévoles se mobilisent pour soutenir la mission de Greenpeace. Je demeure tout de même attristé lorsque je vois ce genre de demande.

Pourquoi ne sommes-nous pas capable de trouver un peu d’argent pour l’artiste qui va gagner ce concours? N’oublions pas que plusieurs artistes vont possiblement se mobiliser pour présenter une maquette. Aucun ne sera payé. Pourquoi le gagnant ne le serait-il pas? Même symbolique, le montant permettrait peut-être à l’artiste de manger un repas la journée qu’il sera déclaré gagnant.

Possiblement que mes 20 dernières années à cotôyer des artistes dans les rues qui rêvent de gagner un jour leur vie avec leur art. Possiblement parce que pendant ces 20 annnées, à toutes les semaines, des gens appellent pour avoir des images ou des réalisations gratuites… en échange de visibilité.

C’est beau la visibilité. Mais quand tu as le ventre vide et que tu n’as même pas de quoi peindre et exercer ton art, ça sert à quoi de la visibilité?

Autres textes Communautaire et Commerce équitable

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

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Arpi, artiste international

Art et culture à travers le monde

Arpi, l’artiste vagabond

Arpi, un graffer qui commence à faire sa marque a vécu dans la marginalité et la précarité pour assouvir sa passion. Le parcours sinueux qu’il a suivi pour vivre son art parle autant que ses oeuvres.

Dominic Desmarais   Dossier  Artiste muraliste Arpi , Culture, Graffiti

arpi-muralistes-designer-urbain-art-rue-design-mural Décontracté, les cheveux en bataille qui vont de pair avec ses idées qui partent dans toutes les directions, Arpi a une joie de vivre contagieuse. Son côté artistique, il l’a développé dans sa façon d’aborder la vie. En voulant tout goûter, tout expérimenter.

Comme bien d’autres, cet éternel curieux s’est cherché à l’adolescence. Attiré par le dessin, il observe le graffiti pendant plusieurs années avant d’oser s’y frotter. À 17 ans, l’âge des décisions, il doit choisir sa voie. Son intérêt pour le dessin le dirige vers le graphisme au cégep. Mais Arpi déchante. Il ne se sent pas à sa place. Il n’a pas complété une année qu’il s’absente de plus en plus de ses cours. «J’ai compris qu’à l’école, ce n’est pas ta passion qui paie, c’est d’être dans le moule.»

Le jeune homme est confronté à la réalité du monde adulte en observant ses enseignants. Certains sont des artistes frustrés devenus professeurs par dépit, pas par choix. Arpi commence à décrocher. Il s’évade en pensée vers la Colombie-Britannique. Il aimerait travailler dans l’industrie du skateboard à Vancouver.

C’est lors d’un cours d’infographie qu’il se réveille. La vie lui envoie un signe. Il aperçoit ses confrères rivés à leurs écrans, comme s’ils se faisaient bronzer devant l’ordinateur. «Personne n’avait conscience des autres. Ils n’existaient que pour leur ordi. J’ai réalisé que le graphisme, c’est peut-être de l’art mais le gros du travail se fait devant l’écran. Alors, avoir ça comme profession… Même la peinture, quand tu ne fais que ça au quotidien, tu développes des lésions professionnelles. En contrepartie, plus tu t’exposes à la nouveauté, plus tu apprends vite», dit-il en connaissance de cause.

arpi-designer-urbain-muraliste-art-murales À partir de ce moment, sa vie prend le virage de l’inattendu. Il rêve de grands espaces, de liberté. Il exprime ses frustrations à la maison. Avec sa mère, tout devient prétexte à engueulade. Un jour, il lui demande si elle souhaite qu’il quitte le foyer familial. Elle répond oui. Arpi casse son petit cochon, va coucher chez un ami le soir même et achète un billet d’autobus pour Vancouver dès le lendemain. Il a 18 ans. Il quitte le seul monde qu’il connaît.

Départ pour l’inconnu

En chemin pour la Colombie-Britannique et son industrie de la planche à roulettes, le jeune Arpi profite de sa liberté nouvellement acquise. Il débarque à Calgary pour une petite escale de deux jours. Objectif: le Millenium Park, le plus grand skatepark extérieur en Amérique du Nord à l’époque. Vancouver peut bien attendre 48 heures! Finalement, il y accrochera ses roulettes pendant 2 mois.

Il dort où il peut. Dans la rue ou chez des amis qu’il rencontre. «C’était la première fois de ma vie que je couchais n’importe où. Que je n’avais pas d’argent dans mon compte en banque et dans mes poches. Et j’étais encore en vie! Je me disais: je n’ai pas besoin de cash! Ça ne me stressait pas, au début. C’était l’aventure. J’étais émerveillé de voir que c’était possible de vivre sans un sou!»

arpi_trains_graffiti_art_urbain_artistes_de_la_rue_graffer_trains Arpi se nourrit dans les organismes de soupe populaire. Il savoure sa passion du skate la nuit. Le jour, il dort dans les parcs pour éviter les policiers. Après deux mois, il se lasse de cette vie. «Quand j’allais manger dans les refuges, j’étais toujours avec des itinérants et des fous. Je les voyais boire des bouteilles de parfum. Dès qu’ils se levaient, ils s’intoxiquaient. Je voulais vivre autre chose.» Bien qu’il vit comme un itinérant, Arpi ne se sent pas l’un des leurs. Comme il commence à le réaliser, la vie lui fait signe. Un Haïtien, originaire du Québec, l’invite à l’accompagner travailler sur une ferme biologique à Creston, en Colombie-Britannique. L’appel de l’ouest refait surface.

L’appel de la terre

Arpi passe l’automne et le début de l’hiver à Creston. Il fait la récolte, vide les champs avant l’arrivée de la neige. Il entrepose, lave et trie des carottes, des oignons, des patates. «Il neigeait et on lavait des carottes. Les mains me gelaient», se souvient-il en s’esclaffant. À cette époque, il loge dans une maison abandonnée, sans eau ni chauffage. Les fondations sont en ruine, les fourmis infestent le sol, les murs. L’expérience de la rue, à Calgary, lui sert. Il sait qu’il est capable de supporter des conditions de vie misérables. Aux fêtes, il retourne chez lui. Mais il a encore des choses à vivre en Colombie-Britannique. Il y retourne en janvier. Il n’a pas d’argent, pas d’emploi. «Je connaissais une boulangerie qui jetais son pain dans une poubelle. Pendant une semaine, je n’ai mangé que ça. Je trouvais ça excitant d’être capable de subvenir à mes besoins grâce à ma débrouillardise. Mais je me disais que si j’étais capable de me démerder, pourquoi ne pas faire autre chose?»

Le jeune homme se trouve un emploi la semaine suivante sur une autre ferme. Il quittera la Colombie-Britannique en avril pour mieux se retrouver sur une ferme familiale au Québec. «J’étais épanoui, en santé. J’ai vu le cycle de la terre. J’ai appris à opérer des tracteurs, des moissonneuses-batteuses. Je ne faisais que travailler. Pas de dessin, pas de grafs. J’étais heureux d’être en contact avec la terre. Mais j’étais encore éloigné de tout.»

En six mois, il ne prend que 5 jours de congé. À la fin de la récolte, en octobre, Arpi tourne le dos à la ferme le coeur léger.  «Partout où je suis allé, j’ai rencontré des gens, j’ai tissé des liens. Même si je sais que je ne les reverrai plus jamais, je quitte toujours un endroit avec le sourire. J’emmène avec moi une partie d’eux, des moments que nous avons partagés», dit-il en parlant de ses endroits de vagabondage.

L’appel de l’art
murale-graffiti-hotel-alt-quartier-dix-30-muraliste-canette Depuis qu’il a quitté le cégep, Arpi n’a pas dessiné. Il a vécu au contact de la terre, il a appris à se connaître. Le hasard de la vie le ramène à sa passion pour l’art par l’entremise d’un emploi de nuit, dans un entrepôt. Il y travaille avec des membres du groupe de graffers K6A. À leur contact, il passe du côté contemplatif à la création. «J’étais pourri en graf. Dès que j’avais de l’argent, je m’achetais de la peinture. Je graffais partout pour les rattraper en terme de talent et de notoriété. C’était mon premier contact avec la scène des graffers.»

Arpi ne connaît qu’une façon: s’abandonner de tout son être. Il met toutes ses énergies dans sa passion retrouvée. En trois semaines, il tapisse les murs d’une ville de banlieue et se fait arrêter. Loin de le décourager, il en est motivé! Il s’exile dans la métropole. C’en est terminé des fermes, de la terre.

La peinture prend toute la place. Il vogue d’un petit boulot à l’autre. «Quand ma bouffe et mon loyer étaient payés, je quittais mon emploi pour me consacrer à la peinture.» L’artiste en devenir s’exerce sur des trains, dans une gare de triage. «C’était mon trip! C’est spontané, c’est de l’art gratuit. Le meilleur moyen de s’exprimer. Ça n’affecte en rien le train, il se promène. Et ton dessin voyage. Il se rend à la grandeur du continent.»

Arpi travaille de nuit sans être dérangé. Il s’applique à apprendre sa technique: l’éclairage, les trois dimensions, les contrastes. S’il est conscient que des artistes vivent de leurs graffitis, lui ne se considère pas encore de ce calibre lorsqu’il regarde ses oeuvres.

Graffiti illégal à graffiti légal

murale-graffiti-boutique-coffee-shop-amsterdam-muraliste-canettes-hiphop-art Arpi et un ami proposent au propriétaire d’une lunetterie de peindre son mur délabré et rempli de tags. Ils dessinent des personnages en noir et blanc avec des lunettes en couleur. «Les passants me voyaient et disaient wow, j’en veux une! Quand je faisais des grafs illégaux, j’étais toujours seul. C’est plaisant d’avoir un contact avec les gens.» Ces rencontres le sensibilisent à leurs inquiétudes envers les tags, ces signatures qui enlaidissent les murs. Mais c’est en travaillant pour l’organisme de sensibilisation Y’a quelqu’un d’l’aut bord du mur qu’Arpi commence à se métamorphoser. Il doit enlever des tags sur les murs de commerces, faire de la prévention dans les écoles. «J’expliquais aux jeunes que l’autre bord du mur, il y a un être humain. C’est lui qui paie, qui vit un stress. Pas le système.»

Arpi a alors un pied dans l’illégal, un autre dans le légal. «Mes amis me haïssaient parce que j’enlevais des tags. Mais moi, je trouve ça con de faire un tag sur une maison. N’importe qui peut aller donner un coup de peinture sur un mur. Ça ne m’impressionne pas. Moi, j’en faisais à des endroits pour faire réfléchir les gens. Pour avoir un impact. Ça a toujours été mon approche. Je veux susciter un questionnement. Surtout chez les gens qui font du 9 à 5, en habit, qui pensent que la vie, c’est juste le travail, l’argent.»

Pour provoquer les gens, Arpi passe ses messages à des endroits inusités. En faisant des grafs sur des immeubles abandonnés, délabrés, sur des ponts, sur les hauteurs. Il interpelle les gens. Il les force à regarder des édifices qu’ils ne voient plus. À jeter un nouveau regard sur des paysages qu’ils ne remarquent plus. À sortir de leur petit questionnement routinier. Pour qu’ils prennent du recul sur leur vie comme lui quand il a vu ses confrères en graphisme rivés sur leurs écrans comme des robots.

Arpi prêche par l’exemple. Il prend du recul sur la peinture afin d’expérimenter de nouvelles possibilités. Il apprend à communiquer ses messages sous d’autres formes. Aujourd’hui, il dépense ses énergies sur la vidéo. Il apprend à maîtriser la caméra et les techniques du montage. Une façon différente de s’exprimer et de toucher les gens.

Il développe aussi d’autres aptitudes. Lors d’un contrat important avec Desjardins, il a supervisé une équipe de 14 graffers pour réaliser une murale de 11 étages dans un escalier. Il n’est plus seulement un artiste mais un gestionnaire.

Arpi a arpenté des chemins peu communs. Il a appris à se découvrir. Il est allé à la rencontre de gens de différents horizons. Il se sent privilégié, libre. «J’apprécie la vie que j’ai. Je me sens riche d’être capable de tout quitter pour aller vivre ce que j’ai envie. Sauf que parfois, je me demande si je peux donner autant de bonheur que ce que la vie m’a offert.»

C’est cet état d’esprit qu’Arpi partage à travers son art. Le bonheur de s’abandonner à la vie en toute conscience. Plus que les mots, pour l’artiste, c’est l’action qui parle. Et grâce à son dernier contrat, une publicité pour un concessionnaire automobile, Arpi reprend la route de l’aventure. Cette fois, c’est en Inde qu’il élargira ses horizons.

Deux premières photos: François Laplante-Delagrave. Autres photos courtoisie Café-Graffiti.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti : (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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DK, artiste muraliste et peintre professionnel

Artiste muraliste et peintre professionnel

DK, un artiste décapant

Le muraliste choisi deux simples lettres comme pseudonyme d’artiste. Cette frugalité se retrouve dans l’allure générale du jeune homme de 26 ans. Toutefois, sobriété ne veut pas dire tranquillité: DK  bouillonne d’idées et de projets. D’abord graffiteur, désormais peintre, la palette de compétences de l’artiste est large.

Julie Philippe   Dossier  DK, MuralesGraffiti

dk-dcae-jean-francois-gagnon-artiste-peintre-muraliste Aux débuts artistiques de DK en 2003, graffiti était souvent synonyme de délit. Vers l’âge de 21 ans, il est même arrêté par deux policiers allemands à Berlin alors qu’il décore un train. Toutefois, au lieu de finir au poste, DK se voit offrir une bière! Il en est convaincu: une bonne étoile veille sur lui. Il est vrai que jusqu’à présent, la chance a souvent été de la partie.

La découverte du graffiti

Originaire d’un petit village de 200 habitants dans les Cantons-de-l’Est, le jeune homme déménage à Montréal à l’âge de 20 ans. C’est à cette occasion qu’il se prend de passion pour le graffiti. Un style coloré caractérise alors les graffs de l’artiste. Ses créations? De simples lettres qu’il «trouve belles». Les lettres D et K sont les plus prisées du jeune homme, il décide d’en faire son pseudonyme.

En revenant dans sa campagne natale, le graffiteur initie quelques kids au graffiti: «Certains habitants ont dû se poser des questions en voyant les graffs sur les murs», raconte-t-il. Pour ce village tranquille, les créations de DK étaient une grande première!

Peindre: entre réalité et monde imaginaire

À présent, DK s’adonne à sa nouvelle passion: la peinture à l’huile. Son style a mûri: «Le graffiti est fait pour être tape-à-l’œil, la peinture c’est le contraire. J’aime qu’une œuvre soit agréable à regarder, c’est pourquoi j’utilise des tons pastels», explique le jeune homme qui a rangé ses couleurs criardes au placard au profit de coloris plus doux. Les paysages et la rue sont de véritables sources d’inspiration.

Les détails sont souvent nombreux. Dans l’une de ses toiles, une foule d’objets insolites et réalistes tapissent les trottoirs: pots de peintures et pinceaux côtoient avec naturel des automobiles. Une certaine nostalgie ressort de ces oeuvres. Pour l’artiste, les nombreux éléments permettent d’accrocher le regard.

Voyager pour s’inspirer

Voyager est l’une des grandes passions de DK. Les déplacements qu’il a effectués en Europe et en Amérique du Sud nourrissent son imagination. Ces voyages ont, d’une certaine façon, contribué à l’éloigner du graff: «Dans certaines grandes villes d’Amérique du Sud, il n’y a absolument aucun graffiti, j’ai trouvé ça beau», admet l’artiste.

Les rêves de DK? Avoir une première exposition puis vivre de son art. Cet été, une virée à vélo ou en moto jusqu’au Mexique attend le jeune homme. Un périple dont compte bien se servir DK  pour peaufiner ses créations et illustrer le monde à sa façon.

DK et la Fondation Colart

Depuis 2 ans, DK vend des toiles à la Fondation Colart qui encourage les artistes de la relève. Vous pouvez consulter le site du Café-Graffiti pour voir quelques-unes des réalisations de DK. Pour rejoindre un artiste, (514) 259-6900.

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Biographie du graffiteur Arpi

Graffeur dans l’âme

Plusieurs de ses toiles décorent le local de Café Graffiti. Il est certainement un des graffeurs les plus en vue à Montréal. Arpi, de son nom d’artiste, ne chôme pas et sa tête non plus. Les idées fusent de partout. Portrait d’un artiste qui n’arrête jamais.

Frédéric Lacroix-Couture         Dossiers Culture, Hip-hop,Graffiti

graffiteur_montreal_arpi_graffeur_writer_hip_hop_graffiti_art_urbain Rester assis bien tranquille ou habiter à la même place, le graffeur né à St-Hubert ne connaît pas. Il se doit de bouger. «Je suis vraiment quelqu’un d’hyperactif», avoue-t-il. C’est d’ailleurs à cause d’un  manque d’interactivité qu’il a quitté le programme de graphisme au Collège Ahuntsic.

«J’ai trippé pendant une session et demi. J’étais avec plein de monde créatif et dynamique, mais un moment donné j’ai eu un épiphanie dans mon cours du matin. Tout le monde était assis à regarder leur écran. Ils étaient «vedge». Je me suis dit que je ne pouvais pas faire ça 40 heures par semaine.»

Son intérêt pour l’art du graffiti a débuté dès son jeune âge. Sa sœur l’a initié au début des années 90, mais il ne faisait qu’observer les autres et dessiner des tags. À la suite d’un voyage d’un an dans l’Ouest canadien, il revient à Montréal et fait la rencontre de graffeurs où il travaille. À ce moment-là, il développe un peu plus son talent.

L’art par le train

arpi_trains_graffiti_art_urbain_artistes_de_la_rue_graffer_trains Ses premières toiles ont voyagé énormément. Les trains de marchandises ont en fait été ses premiers médiums. Le train a donné une belle visibilité à ses œuvres. Tellement qu’il s’est bâti une notoriété sans le savoir.

«Quand je suis retourné à Vancouver et à Calgary pour des contrats auprès d’événements, la plupart du monde que je rencontrais savait qui j’étais par rapport aux graffitis». Même que certains ont pris des photos de ses œuvres et les documentent. Arpi ne cache d’ailleurs pas qu’il veut que ses œuvres soient vu par le plus de monde possible.

Mise à part l’avantage de la visibilité, faire du graffiti sur un train ne cause pas de dommages, estime-t-il. «Ça n’affecte pas vraiment la fonction du wagon. Je pratique cet art dans une optique de création et non de destruction.»

Aujourd’hui, l’artiste hyperactif a délaissé le train pour des murales et des toiles. Il a fait plusieurs créations pour diverses organisations telles que Labatt, les magasins  Simons et les Francofolies.

C’est au retour d’un autre périple dans l’Ouest que des avenues professionnelles se sont débouchées. Il s’est rendu dans un Carrefour jeunesse-emploi où on lui a offert un travail qui, ironie du sort, consistait à enlever des graffitis sur des maisons, des écoles et des commerces. À la suite de cet emploi, on lui permet de faire un documentaire pour sensibiliser les jeunes aux vandalismes. Après ce projet, on lui demande de produire une dizaine de toiles.

«J’ai eu plein d’opportunités. Ça m’enrichi et m’a permis de développer mes projets personnels en tant qu’artiste indépendant. J’ai pu ajouter des cordes à mon arc», reconnait-t-il.

Pourquoi le graffiti?

murale-graffiti-restaurant-brisket-muralistes-canettes-jeunes-artistes-hip-hop-art Le choix du graffiti s’est imposé un peu par lui-même. Une façon de vulgariser ses pensées plus facilement. «Je peins parce que pour moi c’est plus facile de m’exprimer par des actions non-verbales. La communication visuelle comme la photo et la vidéo, ça parle tellement mieux que des mots. J’ai de la misère à vulgariser mes visions, mes idées et mes feelings par des mots. Je  trouve que ça  laisse à l’interprétation.»

Quel que soit sa forme, l’art reste toujours une manière de s’exprimer, selon lui. «C’est dans la nature de l’être-humain de vouloir extérioriser son intérieur afin d’avoir en même-temps un feedback. C’est comme une thérapie pour moi. Ça me remet en perspective par rapport à moi-même.»

Il trouve d’ailleurs important de sensibiliser les jeunes au vandalisme et de leur expliquer ce que c’est réellement le graffiti. «On ne peut pas seulement montrer le côté cool du graff sans promouvoir le système des valeurs. Aujourd’hui, n’importe quel jeune peut s’acheter une canne d’aérosol n’importe où et faire n’importe quoi.»

Projets : vidéos et voyager

Le jeune graffeur a commencé depuis peu à explorer le monde de la vidéo. Il compte maintenant 6 montages vidéos où sous fond de musique il partage sa vision des choses. Comme pour le graff, il s’inspire des gens, de tout ce qui l’entoure et…. du métro.

Comme il ne peut rester en place, l’artiste aimerait à l’automne repartir vers de nouveau pays comme visiter l’Asie. «Un de mes plus gros défis, c’est d être sédentaire.» Pour lui, la vie est un voyage perpétuel.

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Vernissage du muraliste Arpi à la Galerie Point Rouge le 11 septembre 2010.

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Vidéo murale graffiti pour l’agence de communication ID3 (idées aux Cubes)

Murale graffiti, animation de foule, peinture en direct, T-shirt

Mural de Michael Jackson au Festival de Jazz avec les graffiteurs Fluke et Omen

Mural graffiti en direct par Fluke

Fluke pour Oxygen

Video clip graffiti hiphop et breakdance gratuit

Projet graffiti pour Oakley

Graffiti calligraphie El Seed

Le mural Jean Talon

Rencontre avec Nawlz: Graffeur du monde

Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

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Design intérieur pour le Salon chalets et maison de campagne

Design intérieur pour le Salon chalets et maison de campagne

Raymond Viger    Dossier Culture, Murales

design-d-interieur-muralistes-mural-designer-decorateur-peinture Le Salon chalets et maisons de campagne ouvrira ses portes du 18 au 21 février prochain au stade Olympique. Pour une quatrième année, les muralistes et artistes du Café-Graffiti seront présents avec un tout nouveau concept novateur.

Axé sur le design intérieur d’un chalet ou d’une maison de campagne, la présentation des artistes muralistes saura encore une fois attirer l’attention de la foule.

Horaire du Salon chalets et maisons de campagne:

Le jeudi 18 février de 12h à 20h
Le vendredi 19 février de 10h à 21h
Le samedi 20 février de 10h à 21h
Le dimanche 21 février de 10h à 17h

design-interieur-decor-mode-tendance-muralistes-murale-murales-mural Quelques souvenirs des artistes muralistes au Salon chalets et maison de campagne

Salon chalets et maison de campagne 2007

Salon chalets et maison de campagne 2007

Salon chalets et maison de campagne 2009

Salon chalets et maisons de campagne 2008

Diaporama du Salon chalets et maisons de campagne 2007

Pour contacter les artistes muralistes, pour votre design intérieur: (514) 259-6900

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Design intérieur et muralistes au Salon Habitat

Design intérieur et muralistes au Salon Habitat

Raymond Viger     Dossiers Vidéos, Art et Photos

muraliste-mural-aerosol-design-interieur-decor Présentation d’un nouveau concept de design intérieur réalisé par les muralistes à l’aérosol pour le Salon Habitat qui se déroule au Stage Olympique du 28 au 31 janvier au Stade Olympique.

Des muralistes à l’aérosol vous présentent une nouvelle façon de redorer votre intérieur.

Pour créer un concept original dans la pièce de votre choix, les muralistes à l’aérosol du Café-Graffiti sont prêts à concevoir le projet avec vous.

photos_contrat_hiphop_murales_graffiti_artistes_du%20cafe_maison_simon6 Horaire du Salon Habitat:

Le jeudi 28 janvier de 12h à 18h

Le vendredi 29 janvier de 10h à 20h

Le samedi 30 janvier de 10h à 21h

Le dimanche 31 janvier de 10h à 17h

Pour rejoindre les muralistes à l’aérosol, contactez le Café-Graffiti, (514) 259-6900.

D’autres photos seront disponibles après le salon.

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