À la recherche de valeurs…

Nous sommes tous à la recherche de valeurs

Valeurs changeantes, valeurs durables ?

Normand Charest – chronique Valeurs de sociétéFamille

Dans les années 1960, le poète britannique Ted Hugues a publié un manuel sur l’art d’écrire, destiné aux jeunes de 10 à 14 ans. Au deuxième chapitre, il propose de décrire une personne que l’on connaît en 20 lignes, son père par exemple.

Une histoire ordinaire ?

Gwarhawk pilote avion usine hochelaga-maisonneuveJe me suis prêté à l’exercice, et ça m’a rappelé mon père qui allait travailler à l’usine avec sa boîte à lunch noire, dans les années 50 et 60. À l’intérieur, un ou deux sandwichs enveloppés dans du papier ciré, un dessert, un thermos de thé.

Sur la boîte, son prénom anglicisé, puis un sigle avec des ailes. Depuis la Deuxième Guerre, il y travaillait sur des moteurs d’avions. Entre l’homme qui posait des boulons en usine et le pilote mourant dans les flammes (comme nous en voyions dans les films et les bandes dessinées), pour nous, aucune différence. Notre père était un héros de toute façon, comme il se devait de l’être.

Ils étaient des centaines, comme lui, à entrer à l’usine le matin avec une boîte semblable. Des centaines à travailler dans de grandes usines, dont beaucoup sont disparues aujourd’hui des décors urbains (comme de celui d’Hochelaga-Maisonneuve). D’abord déplacées vers les banlieues, et ensuite bien souvent vers l’Asie.

Or, en quoi mon père se démarquait-il du bataillon de « soldats en civil » des grandes usines qui avaient participé, à leur façon, à l’effort de guerre ?

Mon père avait ses rêves, qui n’étaient pas les miens. Et nous avons été probablement moins proches, en vieillissant, qu’il ne l’aurait espéré. Or, cela n’a rien de particulier ; ce n’est qu’un fait courant de la vie ordinaire. Et pourtant… chaque vie ordinaire comporte une somme d’expériences impressionnantes et dignes de respect.

Des valeurs plus grandes que soi

reflet de société débat reflexion sociale

Les valeurs varient, d’un individu à l’autre. Et aussi d’une génération à l’autre, tout comme les conditions de vie et la culture. Or, chacun cherche le bonheur à sa façon.

Soit dans le rêve d’une aisance matérielle qui règlerait tout (mais on s’aperçoit

éventuellement que ce n’est pas le cas). Soit dans la victoire de la science et de la technologie (mais là non plus, on n’arrive pas forcément au bonheur).

La vie, la vie… C’est plutôt le grand marché de la consommation qui se poursuit : production, travail, consommation. De plus, l’environnement s’est révélé plus fragile qu’on ne l’avait cru, et rien ne va plus. Sans parler du juste partage social qui n’est pas encore résolu.

Alors, où se trouve la solution ? Certainement pas dans la seule satisfaction des besoins personnels. Cela, nous le savions déjà depuis la Préhistoire, en regardant les étoiles auprès du feu et en nous insérant dans un ensemble plus grand que nous.

En ce moment, nous sommes tous des personnages de roman, dans une histoire qui se cherche une profondeur et un but plus grand que soi. En d’autres mots, nous sommes à la recherche de valeurs plus durables, qui dépassent notre petit moi et notre réussite personnelle.

Et il n’y aura jamais de bonheur durable sans ces valeurs (communautaires, altruistes, humanitaires) qui vont plus loin que soi, peu importe le nom qu’on leur donne.

Autres textes sur Famille

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet:http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Albert Camus, auteur et journaliste

Albert Camus et la Résistance

Tuer le juste ne suffisait pas, il fallait attaquer l’âme et l’esprit

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Culture, Journalisme

réflexions sociales débats sociaux sociétéLe nom d’Albert Camus (1913-1960) nous fait penser au roman L’Étranger, mais avant d’être romancier, Camus était journaliste. Il a beaucoup écrit pour Combat, un journal de la Résistance, alors que la France était sous occupation nazie, durant la Deuxième Guerre mondiale.

369px-A._CamusSes chroniques ont été regroupées sous le titre Actuelles et publiées chez Gallimard à partir de 1950. C’est du grand journalisme, une forme de journalisme qui n’a rien à voir avec des intérêts commerciaux ou le désir de paraître.

En août 1944, Paris vient d’être libérée lorsqu’il s’exprime sur la raison d’être de la torture, dont beaucoup de Résistants furent victimes, et qu’il l’explique ainsi :

« C’est qu’il s’agissait de tuer l’esprit et d’humilier les âmes. Quand on croit à la force, on connaît bien son ennemi. Mille fusils braqués sur lui n’empêcheront pas un homme de croire en lui-même à la justice d’une cause. Et s’il meurt, d’autres justes diront “non” jusqu’à ce que la force se lasse. Tuer le juste ne suffit donc pas, il faut tuer son esprit pour que l’exemple d’un juste renonçant à la dignité de l’homme décourage tous les justes ensemble et la justice elle-même. »

C’est cela qui explique les tortures, les prisons politiques, les camps de concentration et les goulags qui tentent de déshumaniser les victimes avant de les tuer.

Autres textes sur Journalisme

Abonnement au magazine Reflet de Société

magazine revue journal édition journalisme presse écrite communautaireInternet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Musée McCord : calendrier maya, fin du monde…

Calendrier maya et fin du monde au musée McCord

Normand Charest – chronique Valeurs de société Dossiers Autochtone, Humour

musée mccord fin du monde 2012 illustrations humour caricaturesLa fin du monde en 2012, selon le calendrier maya ? Tout a été dit sur ce non-événement, au cours de l’année, mais le musée McCord a choisi d’en sourire en présentant 175 caricatures tirées de sa collection, qui remonte au début du 20e siècle.

On sourit du thème, mais tout en présentant des caricatures en grande partie sérieuses, puisqu’elles commentent des tragédies. Des catastrophes naturelles, comme le tsunami du Japon, ainsi que les différentes menaces à l’environnement, sur lesquelles beaucoup ont choisi de se fermer les yeux.

Les conflits armés prennent aussi beaucoup de place dans l’histoire humaine. Et, à ce titre, il faut souligner une importante collection de caricatures sur la Deuxième Guerre mondiale et la Guerre froide qui l’a suivi. Des dessins lourds d’histoire.

À l’opposé, dans la section réservée au calendrier maya et dans le genre comique, je retiens un dessin d’Aislin où il compare ce calendrier à un biscuit Oreo, dont on célèbre cette année le 100e anniversaire. La ressemblance entre le bas-relief maya et son équivalent chocolaté est certes frappante. Ce qui ajoute à ce thème le comique qu’il mérite.

(« La fin du monde… en caricatures ! », jusqu’au 26 janvier 2013.)

La fin d’un monde annoncé : les Amérindiens à l’aube du 20e siècle

Dans la cage d’escalier du musée McCord, on peut voir un énorme totem de Colombie-Britannique qui s’étend sur 3 étages. Bois non peint, ours, corbeau, une dizaine de figures en tout… cette grande sculpture autochtone fait plaisir à voir.

E. Curtis, Jeune fille arikara, 1909 (Wikipedia Commons)

Dans une autre salle, on présente les célèbres portraits d’Amérindiens du photographe et ethnologue américain Edward Curtis (1868-1952), qui forment les archives les plus riches sur ce thème.Nous connaissons tous ces photos. On les a vu en librairie, sur des cartes, en illustrations dans des livres et des magazines. Curtis a publié 2 200 de ses 44 000 photos sépia dans une collection de 20 grands volumes reliés cuir et dorés sur tranche, entre 1907 et 1930, sous le titre général The North American Indian. De plus, le premier volume bénéficie  d’un avant-propos du président Theodore Roosevelt.

Si son œuvre a été critiquée par certains, il demeure que son intention était de témoigner de la culture autochtone que tous, à l’époque, croyaient en voie de disparition. La fin du monde amérindien, comme on l’avait connu jusqu’alors.

L’exposition présente un choix de photos tirées à part, en grand format, ainsi que quelques volumes originaux exposés sous verre. Les plaques de verre de Curtis ont été détruites ou perdues. Il ne reste que les plaques de cuivre ayant servie à imprimer les photogravures.

(« Edward Curtis – Un projet démesuré », jusqu’au 18 novembre 2012.)

Une profondeur historique

L’actualité nous offre tellement de matériel qu’on serait portés à ignorer le passé. Or, c’est toujours une erreur de le faire, car le passé est riche d’enseignement et sa connaissance offre beaucoup plus de profondeur à notre pensée et à nos opinions actuelles.

C’est pourquoi nous gagnerions à écouter les anciens, ceux qui veulent nous raconter leurs expériences, et à visiter des lieux comme le musée McCord.

Un extrait du site Web du musée

« Notre mission – Le Musée McCord célèbre la vie d’ici, d’hier et d’aujourd’hui : son histoire, ses gens, son peuple, ses communautés.

Un musée… qui fait réfléchir – Un regard actuel sur les enjeux de société, les réalisations et les thèmes actuels. »

Autres textes sur Humoriste

Autres textes Autochtone

Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux. Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

www.editionstnt.com (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. cafegraffiti@cafegraffiti.net.

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

%d blogueurs aiment cette page :