Université pour la paix

Une université internationale pour la paix

Étudier pour promouvoir la paix

L’importance de vivre dans un monde en paix, voilà ce qu’on enseigne à l’Université pour la Paix. Au terme de cet apprentissage, la seule arme dont disposent les étudiants pour éviter et résoudre les conflits, c’est leur diplôme.

Murielle Chatelier (2e partie)        Dossiers Éducation,    International  

Présentation de lUniversité pour la paix, 1ere partie.

<VLUU L830  / Samsung L830>À l’Université pour la Paix, on croit fermement que les jeunes de toutes les cultures du monde devraient partager le même idéal pacifiste. C’est dans cette optique que, depuis le début des années 2000, l’établissement recrute ses étudiants aux quatre coins de la planète. «Si les jeunes du monde entier partagent la même vision du respect des droits humains et s’engagent à participer à un développement durable, nous pouvons espérer vivre dans un monde plus harmonieux», estime le recteur de l’Université pour la Paix, M. John J. Maresca.

Chaque année, le nombre d’admissions dans cette université augmente. «L’intérêt pour ce type d’apprentissage croît de façon fulgurante», assure le recteur. L’Université pour la Paix est la seule institution affiliée à l’Organisation des Nations Unies (ONU) autorisée à décerner des diplômes d’études supérieures sur la paix et sur la résolution de conflits.

Depuis 2003, plus de 45 Canadiens ont suivi un programme sur la paix. «Nous sommes très fiers que tous ces jeunes Canadiens soient venus étudier chez nous, déclare M. Maresca. Leur pays nous a tellement soutenus dans nos efforts.» Les rapports privilégiés entre l’Université pour la Paix et le Canada devaient d’ailleurs aboutir par l’implantation du premier programme universitaire à l’extérieur du campus de Costa Rica. Un projet qui n’a pas pu voir le jour, freiné par un processus trop long (voir encadré à la fin de l’article).

D’étudiants à promoteurs de la paix

Les diplômés de l’Université pour la Paix sont formés pour devenir des leaders qui peuvent changer le monde. Nombre d’entre eux occupent des postes clés et sont amenés à combattre les conflits, la violence et les inégalités sociales. «Nos leaders ne deviendront pas tous des premiers ministres, dit M. Maresca avec une pointe d’humour. Un leader est avant tout quelqu’un qui sait ce qui est bien, et qui fait tout pour s’assurer que ses actions vont dans ce sens.»

La Canadienne Lauren Jones est l’une de ces leaders. Diplômée de la promotion 2006 en Loi internationale et droits humains, elle a mis sur pied son propre organisme à but non lucratif, P for Peace. Sa mission est d’éveiller une conscience sociale sur les problèmes qui touchent les droits des prisonniers et de promouvoir la prévention du crime chez les jeunes à travers le développement social.

«Apprendre d’une variété de professeurs hautement qualifiés tout en côtoyant des étudiants qui partagent une vision commune de la paix est l’expérience de toute une vie, se réjouit-elle. L’Université pour la Paix m’a inculquée la croyance que la paix existe et, plus important encore, qu’on peut espérer vivre dans un monde soucieux des droits humains dans un avenir proche.»

Le Kényan Dan Juma, diplômé de la promotion 2006 dans le même programme que Laura Jones, est très actif sur la scène internationale depuis la fin de ses études. À titre d’expert, il a été invité à commenter le conflit qui sévit au Kenya sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada, CBC. Toujours au même titre, il a participé à la Conférence mondiale sur la prévention du génocide, tenue du 11 au 13 octobre 2007 à l’Université McGill.

«Une éducation basée sur la paix est essentielle, estime M. Maresca. Nos étudiants font face à leurs défis avec courage, et avec ce qu’ils ont appris à l’Université pour la Paix.» La majorité des diplômés travaillent au sein d’organisations non gouvernementales (ONG), tandis que d’autres sont employés par l’ONU ou deviennent enseignant. À une échelle plus individuelle, les promoteurs de la paix rencontrent les mêmes défis quotidiens que tout citoyen soucieux de vivre dans une société d’égalitaire et pacifique.

Une brochette d’enseignants

Tout comme les étudiants admis à l’Université pour la Paix, le personnel enseignant sur place en permanence vient des  4 coins du monde: Égypte, Suisse, Salvador, Pérou, France… Leurs expériences distinctes font d’eux des ressources diversifiées dans un environnement des plus multiculturels. Toute une richesse pour les étudiants qui seront amenés à analyser les conflits de nombreux pays dans le cadre de leurs fonctions.

Les personnalités internationales qui se déplacent pour enseigner pendant de courtes périodes à l’Université pour la Paix sont des experts dans leur domaine. Plusieurs Canadiens figurent sur cette liste, dont le Dr Gerald Caplan, un analyste et activiste politique mondialement reconnu. Il se spécialise notamment dans les questions africaines, particulièrement celles portant sur les génocides. Titulaire d’un doctorat en histoire africaine, il est l’auteur du rapport très médiatisé: Rwanda, The Preventable Genocide (Rwanda, le génocide qu’on pouvait éviter).

Main dans la main avec l’ONU

Bien que l’Université pour la Paix ait vécu des années difficiles, l’ONU a reconnu ses importants progrès et a demandé un renforcement de leur coopération en 2006. Une résolution a été adoptée: «Avec les efforts accomplis pour revitaliser et pour renforcer l’Université pour la Paix elle est aujourd’hui, plus que jamais, un centre international spécialisé dans l’éducation, la formation et la recherche sur toutes les questions liées à la paix et aux conflits».

Pour rester en dehors de toute lutte politique et pour conserver sa vocation strictement académique, l’Université pour la Paix a été dotée d’une charte et s’assure de son indépendance financière vis-à-vis de l’ONU. Il n’en demeure pas moins qu’à la base, les programmes dispensés par l’Université pour la Paix sont inspirés par la culture de cette organisation mondiale et l’Université pour la Paix cherche à soutenir les mêmes objectifs. Dans son dépliant publicitaire, l’établissement indique que «l’Université pour la Paix est un membre de la famille onusienne» et se réjouit de bénéficier d’une liberté d’action.

Programmes accessibles à tous

En plus d’offrir à ses étudiants des programmes qui mènent à l’obtention d’une maîtrise, l’Université pour la Paix offre aux organismes des ateliers et des formations de courte durée sur la paix et sur la résolution de conflits. À travers les écoles du monde, l’Université pour la Paix met à la disposition des enseignants du matériel pédagogique. Toute personne intéressée peut aussi suivre une formation à distance ou se procurer une série de livres sur la paix.

L’une des missions de l’Université pour la Paix est de rendre son enseignement accessible à tous. L’Université pour la Paix est présente à l’étranger grâce à ses bureaux de Genève, New York et Addisabeba, en Éthiopie. Des centres d’activités académiques et de recherche sont aussi affiliés à l’Université pour la Paix en Serbie, en Colombie et en Uruguay.

L’Université pour la Paix au Canada

«L’ONU nous a donné le mandat de diffuser notre enseignement à travers le monde, conclut le recteur de l’Université pour la Paix. Nous croyons qu’à défaut de pouvoir le faire pour l’humanité entière, notre devoir est au moins de rejoindre tous les jeunes qui s’intéressent à ce type d’apprentissage, peu importent les frontières.»

Le Centre international de l’Université pour la Paix à Toronto a fermé ses portes le 28 novembre 2006, après 15 mois d’exploitation. L’Université pour la Paix prévoyait d’offrir deux programmes de maîtrise dont une partie des cours serait dispensée en Ontario et l’autre, au Costa Rica. Après avoir suivi les procédures déterminées par la Commission d’évaluation de la qualité de l’éducation postsecondaire (PEQAB) pour implanter ces programmes, l’Université pour la Paix n’a pas pu atteindre ses objectifs dans les délais fixés. Les fonds alloués par le gouvernement canadien ne suffisaient pas et l’Université pour la Paix a suspendu ce projet.

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ASRSQ: La grande virée

ASRSQ: La grande virée

Lisa Melia                 Dossier Ville de Montréal

L’association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ) met en place la deuxième édition du forum La grande virée, afin de promouvoir et de mieux faire connaître son action.

ASRSQ L’ASRSQ est un organisme d’action communautaire qui travaille pour aider les personnes ayant des démêlés avec la justice, et dans un but de prévention du crime par le développement social. Le forum permettra d’une part aux participants de visiter des sites carcéraux, et d’autre part aux professionnels de se rencontrer, communiquer, développer des partenariats, et mieux comprendre la réalité du terrain. C’est également un moyen pour les membres de la communauté de transmettre au Service Correctionnel du Canada (SCC) leurs opinions et points de vues sur les politiques et les programmes correctionnels.

Programme de la grande virée

Trois dates sont prévues: le 25 mars, à Montréal, la question sera celle de l’employabilité des jeunes judiciarisés, avec la visite de plusieurs organismes, un diner dans l’entreprise d’insertion sociale PART et une intervention de représentants du SCC et de CORCAN, un programme d’aide à la réinsertion des délinquants du SCC. Le 30 mars, toujours à Montréal, une conférence sera prononcée par Brian McDonough, directeur de l’Office des œuvres et de la pastorale sociale du
diocèse de Montréal, puis quatre experts. Dans l’après-midi, des ateliers seront mis en place autour du thème de la journée: la justice réparatrice. Le 31 mars, enfin, l’évènement se tiendra à Québec sur la question de la santé mentale, et comprendra la visite de divers organismes: PECH, Point de repères, Projet intervention prostitution Québec (PIPQ), Rendez-vous Centre-ville et le CCC Marcel-Caron. Chaque forum se conclura sur un cocktail et une consultation.

ASRSQ: c’est quoi?

L’ASRSQ a été fondée en 1962 en vue de “grouper dans la province Québec les services sociaux génériques et/ou spécialisés intéressés à la réadaptation sociale du prisonnier et du délinquant des deux sexes”. Elle regroupe 56 organismes à but non lucratif qui travaillent à la réinsertion sociale aussi bien qu’à la prévention des délits et crimes, et ce en collaboration avec les services publics et privés des secteurs correctionnels. L’ASRSQ se donne ainsi pour mission d’informer, dans un rôle de liaisons avec les organismes gouvernementaux, de négocier avec eux et de représenter, et de développer des programmes répondants aux besoins de la communauté.

Les 25, 30 et 31 mars prochains vous permettront donc de découvrir l’action de l’ASRSQ. Pour cela, les inscriptions se font uniquement par courriel, auprès de Francine Piette: info@asrsq.ca.

Pour plus d’information, visitez le site de l’ASRSQ. Concernant l’évènement, vous pouvez également joindre Jennifer Cartwright au 514.521.3733 ou à l’adresse courriel communication@asrsq.ca.

 

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