Charité bien ordonnée commence par soi-même

Après la pluie… Le beau temps

Comment peux-tu?

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

Comment peut-être sincère avec ton voisin,
Si tu n’est pas sincère avec toi-même?

Comment peux-tu pardonner à ton voisin,
Si tu ne sais pas te pardonner à toi-même?

Comment peux-tu aimer ton voisin,
Si tu ne commences pas par t’aimer toi-même?

Comment peux-tu être juste envers ton voisin,
Si tu te crées de l’injustice envers ton voisin?

Comment peut-tu être doux envers ton voisin,
Si tu es brusque envers toi-même?

Écoute maintenant ce qui a déjà été dit.

Charité bien ordonnée commence par soi-même.

Tu ne peux tout donner.
Sans risque de n’avoir plus rien à donner.

Les bons comptes font les bons amis.

Sois équitable autant envers ton voisin,
Qu’envers toi-même.

Chacun pour soi et Dieu pour tous.

Commence par te sauver,
Je m’occuperais des autres en attendant.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Ne M’appelle pas Dieu; Après la pluie… Le beau temps

Après la pluie… Le beau temps

Ne m’appelle pas Dieu

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

Toi qui M’appelles Dieu et qui Me cherches partout,
Ne M’appelle pas Dieu.

Si ce nom te fais peur
Ne M’appelle pas Dieu.

Si tu Me cherches ailleurs qu’en toi
Ne M’appelle pas Dieu.

Si tu Me cherches dans une utopie futuriste
Ne M’appelle pas Dieu.

Si tu Me cherches dans de savantes justifications
Ne M’appelle pas Dieu.

Si tu Me cherches dans le raisonnement
Ne M’appelle pas Dieu.

Je préfèrerais que tu t’inventes n’importe quel autre nom
Si cela te permet de Me découvrir
Ici, maintenant, collé à toi.
Dans le fond de ton cœur et non de ta tête.

Ne lève pas ton regard vers les cieux pour Me trouver.
Plonge ton regard vers le plus profond de toi-même
Je suis là et Je te tends la main.
Tu n’as qu’à te pencher en toi pour Me trouver.

Dédié à René Sirois,
Pour son aide quand je me suis perdu.
À celui qui m’a appris à vivre
Ici, maintenant, collé à moi.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

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Après la pluie… le beau temps: Ma présence

Après la pluie… Le beau temps

Ma présence

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

Les mots peuvent servir à juger, à justifier.
Ce sont les mots de la raison, de la tête.

Donne de la vie aux mots que tu utilises.
Fais-les passer par ton coeur.
Apprends à les faire vibrer d’amour.
Apprends à les faire vivre.
Apprends à les sentir et les ressentir.

Laisse remonter à toi, les mots qui viennent de loin.
Ceux qui sont issus de Ma lumière.
Ce sont ceux-là qui peuvent passer par ton coeur.

Un mot n’est qu’une série de lettres.
Une phrase n’est qu’une série de mots.
Un texte n’est qu’une série de phrases.
Donne-leur un peu de ton amour.
Tu peux lui donner vie et ils vibreront tous en choeur.

La mélodie que tu entendras.
C’est Ma parole.
Qui s’était endormie dans ton for intérieur.

C’est à toi qu’incombe la responsabilité de la réveiller.
C’est à toi qu’incombe la responsabilité de l’écouter.
C’est à toi qu’incombe la responsabilité de la véhiculer.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

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Biographie de l’auteur

Quelques extraits de Après la pluie… Le beau temps.

Jean Gardy, du Gospel au rap

Des Églises haitiennes à la scène Hip hop

Gospel VS Gangter rap

Lucie Barras  Dossier Hip Hop, Rap

jean-gardy-gospel-rap-music-chanson-rapperJean Gardy a la musique dans le sang. Depuis sa plus tendre enfance, il chante dans les églises haïtiennes. Victime de racisme, il délaisse la musique religieuse pour faire son chemin dans l’univers du hip-hop. Reflet de Société vous présente l’entrée d’un jeune artiste dans le monde professionnel de la musique.

Jean Gardy n’est pas né, comme ses parents, sur le sol haïtien. Il voit le jour à Saint-Léonard, en 1982. Son père, chauffeur de taxi, a fui la misère d’Hispaniola et la dictature des Duvalier dans les années 1970.

A l’âge de 8 ans, la famille déménage à Mascouche, en banlieue nord de Montréal. Une communauté qui n’a pas l’habitude de cohabiter avec des Noirs. Jean Gardy, souvent le seul black de son école, découvre le mot racisme. «Un mois après notre arrivée, quelqu’un a planté une pancarte À vendre devant la maison. Pour signifier que nous pouvions repartir.» Un peu plus tard, Jean retrouve un symbole skinhead, dessiné à la fenêtre de sa chambre.

D’autres fois, il se voit refuser l’entrée de la maison d’un camarade blanc. «Certains parents disaient que j’étais sale. Je ne mets pas tous les Blancs qui ont traversé mon enfance dans le même sac. Je subissais le mépris de certains, alors que d’autres étaient des personnes formidables.»

Premières gammes à l’église

jean-gardy-rap-music-gospel-musique-rapper-egliseLa famille est chrétienne et fréquente l’Église évangélique haïtienne. C’est là-bas que Jean Gardy va se familiariser avec la musique, notamment le gospel. Il précise: «Les Haïtiens aiment l’art et la fête. À l’église, l’esprit communautaire est très fort. Se rassembler, jouer de la musique, c’est gratuit. Beaucoup d’artistes reconnus ont fait leurs premiers pas là-bas.»

Aux répétitions de la chorale, Jean Gardy est «le petit garçon assis à côté de la batterie». Il n’est pas encore musicien. «Un des musiciens m’aimait bien. Il était de ceux qui ont sacrifié leur vie pour Dieu. Il m’a dit qu’un jour, je ferais de la musique. Je ne l’ai pas pris au sérieux. J’aimais bien la musique, mais à 11 ou 12 ans, on veut tous en jouer. Moi, j’avais commencé avec le théâtre.»

Au secondaire, Jean Gardy est inscrit dans une école privée de Montréal. Ses parents veulent pour lui la meilleure éducation. Un fossé avec le primaire. «Il y avait 95% d’élèves issus de l’immigration. Étrangement, j’ai eu du mal à m’intégrer. Je n’avais pas grandi dans ce milieu-là. Et puis, j’ai appris une chose: Blanc ou Noir, la méchanceté existe toujours. Elle prend simplement des formes différentes.»

Jean commence à jouer de la batterie. Son père lui offre des cours au Conservatoire de musique moderne. Une école de renom, tenue par le Maestro Émile St-Hilaire, un Haïtien. «Je n’étais pas très assidu. J’aimais la musique dans son ensemble, la façon dont elle pouvait agir sur les gens, mais me concentrer sur un seul instrument m’ennuyait.»

Puis, viennent les premiers balbutiements de rap. Dans les années 1990, le hip-hop gagne en  popularité sur les ondes radio. «Pour la première fois, les Noirs avaient une visibilité médiatique. Puff Daddy a joué un grand rôle. C’est le premier rappeur que j’ai suivi. Il dégageait quelque chose.»

Ses amis Kerby et Dimitri rappent ensemble. D’abord en retrait, l’effet de groupe a raison de Jean Gardy. «Je me suis dit pourquoi pas moi? Quand on joue en groupe, l’art et la vie se rejoignent.»

Libérer sa révolte par la chanson

En parallèle, Jean Gardy joue à l’église. La musique, c’est pour le plaisir. Jusqu’au jour où le racisme refait surface alors qu’il passe la soirée avec ses amis dans un bar de La Plaine. «Il faut savoir que plus on s’éloigne du centre de Montréal, plus on s’éloigne de la diversité. Ce soir-là, nous étions au billard. Je sentais des regards fous de haine. À la sortie, mon ami s’est fait traiter de macaque. Une bagarre a éclaté. J’étais figé. Je n’arrivais pas à le croire. La police est arrivée, ça s’est calmé. En rentrant chez moi, mon premier réflexe a été de prendre une feuille et d’écrire. J’ai commencé à prendre le hip-hop au sérieux.»

Jean Gardy préfère les messages d’espoir à la violence verbale. «Je viens de l’Église. J’ai du mal à mettre des fuck et des bitch à chaque fin de phrase. Mais, je dis ce que je pense. Pour moi, faire de la musique comme je l’entends, c’est être libre.» Jean Gardy chante, enregistre. En 2002, il sort une première démo. Trois chansons qui réunissent tout ce qu’il affectionne. Une chanteuse de RnB, et des instruments dont une flûte traversière. «À cette époque, j’ai fait mes classes avec DJ Random. J’ai appris la soul, les bases du hip-hop. En musique, la recette change mais les ingrédients sont universels. Qu’importent les styles et les couleurs de peau.»

De spectacle en spectacle, Jean fait la rencontre du jeune producteur J. Star: son premier pas dans le monde professionnel. Artiste et producteur se lient d’amitié. Ils commencent un projet sans signer de contrat.

Une erreur. Le projet Jusqu’au bout du rêve, mixtape de 14 chansons, est lancé. «Nous progressions. Les choses devenaient belles. L’ego s’en est mêlé. Des froids se sont installés, et j’ai fini par me séparer de mon producteur.»

Jean Gardy reprend le projet à bout de bras. Il quitte l’école, vit de jobines. Le soir, il se consacre au projet ou joue sur scène. «J’ai eu la chance à cette époque de me produire à la Place des Arts, avec des musiciens. J’aime cette sensation de sons organiques qui m’accompagnent.»

Les allers-retours entre  Mascouche et Montréal deviennent longs. Jean Gardy finit par s’installer «là où les choses se passent», à Montréal. «Ici, la diversité ne dérange personne. Mon voisin est hindou, ma propriétaire italienne. Beaucoup d’Haïtiens vivent dans le quartier. Ma voisine me réveille le matin avec ses chansons vodouisantes.»

Étiqueté Haïtien

En 2007, date de sortie du mixtape Jusqu’au bout du rêve, il tient son premier gros spectacle au Petit café campus. «Je n’avais pas encore beaucoup de charisme, mais j’ai tout de même tenu 1 heure et demie sur scène.» Depuis, les spectacles s’enchaînent. Des soirées communautaires au Festival de musique haïtienne de Montréal.

Pourtant, ces dernières années, Jean Gardy les compare à un désert: «On marche, on rencontre des oasis et beaucoup de mirages. Beaucoup de personnes m’ont promis des choses, mais ce n’était pas sérieux.»

Le pire reste les contrats pour Haïtien. «On m’appelle souvent parce que je colle avec un évènement. Cet été, j’ai été invité pour une soirée haïtienne à Saint-Michel. J’étais la bonne personne au bon moment.»

Ce persévérant garde le sourire même si aujourd’hui il a un goût amer dans la bouche. Le racisme l’avait plongé dans la musique. Il l’a retrouvé sous forme de discrimination positive, dans le commerce musical. «C’est en galérant que j’ai compris le piège du rêve multiculturel. On te donne l’impression que tu as ta place dans la société, mais dans une certaine limite. Si on voit un Noir à la télé, c’est qu’il devait y avoir un Noir.»

Les années passant, il s’est éloigné de la religion. Critiqué par ses anciens compagnons, il est déçu par la communauté. «Pour l’église, mes chansons sont trop violentes. Pour les maisons de disques au contraire, je porte un message d’espoir et c’est dérangeant. Je ne représente pas le hip-hop traditionnel. Ta place dans la société prime sur ton talent. Pour percer, il faut prendre un habit, jouer un rôle.»

L’industrie musicale, Jean Gardy la compare aux livres d’histoire qui prétendent qu’Haïti naît avec l’arrivée des conquérants. «C’est du moins ce que les forts de ce monde ont décidé. On retrouve ce rapport de force dans le commerce musical au Québec. Tout le monde se connaît, tout le monde se sert la main. Mais en réalité, ce sont les Québécois qui contrôlent tout. Et ça fait mal de l’accepter.»

Jean Gardy veut désormais franchir une étape dans sa carrière, et trouver de l’aide pour s’établir. Un projet d’album est dans les rouages: Passons à l’autre bord.

Hip-Hop: un peu d’histoire

Le hip-hop est né à New York dans le South Bronx, au début des années 1970. À cette époque, la jeunesse noire défavorisée côtoie la population blanche, privilégiée. Ces artistes de la rue vont alors montrer par les arts quels sont les codes de la vie des communautés noires.

Autres textes sur le Rap:

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Lettre d’un jeune à sa consommation

Lettre d’un jeune à sa consommation

J. Star, garçon de 16 ans des Laurentides     Dossiers Toxicomanie  et Alcool et drogue

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Ça fait environ un mois que je n’ai pas fumé de crack, d’héroine (smack) ou bu de l’alcool. Depuis que je suis entré en traitement au centre Jellinek, je ne veux plus consommer. Mais je suis inquiet. Je ne sais pas si mes barrières sont assez puissantes. Voici une lettre que j’ai écrite à ma consommation pour lui dire comment elle m’a fait sentir, alors que je pensais qu’elle m’aidait.

Cher consommation,À nos débuts, je n’avais pas beaucoup besoin de toi. Tu me soulageais de mes blessures et tu changeais mes pensées. Du moins, je le croyais. Jusqu’au jour où mon système s’est habitué à toi. Il m’a donc fallu augmenter les doses pour être bien dans ma peau.Je me suis rendu compte que j’étais encore le même: peu importe la quantité que j’ingérais, je ne ressentais aucun changement bénéfique. Ça m’a donc poussé à fumer du crack et de l’héroïne (smack). J’ai plongé dans un monde obscur où mes pensées sont devenues irréelles et destructrices.

Dépendance et vulnérabilité

Je me sentais vulnérable comme un mollusque sans coquille. Je continuais à noyer mes souffrances dans cette eau trouble. Je marchais dans le long couloir de l’enfer où la spiritualité et le rétablissement sont absents. Cette brume dispendieuse m’avait attaché dans le fond du néant. Je creusais inconsciemment ma tombe dans les ténèbres.

La foi comme rétablissement

Un jour, une petite lueur d’espoir est sortie de mon trou: Dieu m’a pris par le fond du cœur. J’ai décidé de prendre mon peu de courage et la foi qu’il me restait pour investir mon énergie dans quelque chose de positif pour mon rétablissement. Je savais que je valais mieux que ça.Aujourd’hui, je suis conscient que j’aurai toujours un lien de dépendance et d’attirance envers vous, crack, héroïne et alcool. En thérapie, j’ai réalisé que vous vous foutiez de moi. Je suis maintenant prêt à vous dire: «je ne veux plus de vous trois dans ma vie. Trouvez-vous d’autres victimes que moi. Car je suis un winner

Reflet de Société, Vol.17, No 2

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Le prisonnier et la religion

Livre de Colin McGregor LOVE in 3D

Présentation en français de LOVE in 3D

Le prisonnier et la religion

Ce texte sur la spiritualité a été rédigé par Jean-Pierre Bellemare. Détenu depuis 22 ans à la prison de Cowansville, l’auteur signe depuis 2 ans la Chronique du prisonnier dans la revue Reflet de Société.

Jean-Pierre Bellemare, Dossier Religion et spiritualité

La fois où j’ai raisonné.

Étant du genre Thomas, tout ce qui implique une grande croyance, comme la foi catholique, m’a longtemps causé de l’urticaire. Pourtant, depuis de nombreuses années, je fréquente assidûment la chapelle de la prison et je n’hésite jamais à débattre de religion.

Albert Enstein et les croyants

Récemment, une déclaration d’Albert Einstein concernant les croyants est venue chatouiller ma fierté. En résumé, il concluait que les religions servaient de béquilles pour les faibles d’esprits. Nous avons aussi au Québec un adage qui dit: «heureux les creux car les cieux sont à eux». Voilà une seconde affirmation qui mérite réponse.

Guerre de religion

Il est vrai que trop souvent les religions furent des engins de guerre. Armées d’idéologies réductrices et envoûtantes, elles ont charmé des milliers de personnes à faire le mal au nom du bien. Ce phénomène se produit encore de nos jours dans les pays émergents. Cette façon historique de faire a fini par devenir un excellent argument d’achat pour les athées. Malgré cela, je suis resté fidèle; pourquoi donc?

Famine, sida, cancer

Témoin de nombreuses injustices durant ma vie, je ne suis jamais arrivé à trouver d’explications acceptables, ou à tout le moins rationnelles, à la famine, au sida et au cancer qui tous frappent sans distinction des gens aimants, aidants et bons. La maladie frappe avec une violence sans vergogne. Ces malheurs dépassaient mon entendement.

Une bonne partie des explications données par l’Église ne rejoignent plus la majorité de ceux que je connais. Ils ont besoin de raisonner leur foi, ce qui rend la religion beaucoup moins achetable.

J’ai pour ma part trouvé une explication qui me rassure sans que j’aie à faire abstinence de mon raisonnement. De plus, c’est rationnel et plausible.

Corps humain, cellules et Dieu

Le corps humain est composé de milliards de cellules vivantes et chacune d’entre-elle remplit une fonction bien précise. Chaque jour, des millions de ces cellules meurent pour laisser la place à d’autres, et cela, indépendamment de leur grosseur, leur âge ou leur couleur. Voyez-vous un début d’explication? Ces cellules accomplissent un travail qui dépasse leur entendement: celui de nourrir et de faire fonctionner un être au-dessus de ses capacités de compréhension.

La vie de l’homme est aussi au service d’une fonction qui est bien au-delà de sa propre compréhension. À une échelle un peu plus réduite, la terre se nourrit de lui par son labeur et parfois l’élimine pour faire place à un autre, et cela, sans distinction précise. Les notions de mal et de bien donnent uniquement une structure et une dynamique à notre société pour la rendre contrôlable. Cela n’en fait pas une qui serait nécessairement meilleure ou mauvaise.

Il existe un nombre incalculable de parallèles entre ce qui se passe a l’intérieur d’une personne et le fonctionnement de notre planète. Les rivières qui coulent dans les fleuves et les veines qui coulent dans les artères; la composition d’un corps humain et celui de la planète… L’Être supérieur ne résonne pas en fonction des bénéfices qu’il pourrait apporter aux hommes. Cela va bien au-delà.

autres textes de Chroniques d’un prisonnier

Les livres de Colin McGregor

Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

love-in-3dLove in 3D.

Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

social-eyes-web Magazine The Social Eyes

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Laicite au Quebec

Laïcité au Québec

Lisa Melia……DOSSIER RELIGION ET SPIRITUALITÉ, Coran, Accommodements raisonnables

Inquiétude à propos de la laïcité au Québec: «il faut établir une charte de la laïcité», réclament un groupe qui s’organise; Marie-Michelle Poisson, présidente du Mouvement laïque Québécois (MLQ), Djemila Benhabib, auteur de Ma vie à contre-Coran, Marie-Andrée Bertrand, professeur à l’Université de Montréal, Fatma Djebbar, travailleuse communautaire, Louise Mailloux, professeur de philosophie, Caroline Moreno, romancière et essayiste, Hafida Oussedik, architecte et Andréa Richard, auteur de Au-delà de la religion,

Laïcité et spécificité culturelle

«La spécificité culturelle ne peut s’inscrire que dans la laïcité et l’égalité», affirme Djemila Benhabib. C’est pour cette raison que ces huit femmes se sont mobilisées ce jour-là pour souligner l’importance de «la tenue d’une commission parlementaire ou la publication d’un livre blanc sur la place de la religion dans l’espace public au Québec.» Elles entendent rappeler que la neutralité de l’Etat est fondamentale pour assurer l’égalité et qu’elle doit se traduire par une interdiction des signes religieux au sein des institutions publiques.

«Les sociétés démocratiques ne sont pas nées laïques, rappelle Marie-Andrée Bertrand, c’est venu au fur et à mesure. Dans ce domaine, le Québec doit encore grandir et arriver à maturité.» Le gouvernement se doit d’avoir une politique claire et cohérente, ce qui n’est pas le cas, selon le MLQ, qui dénonce la passivité de l’administration Charest. Il n’existe pour le moment aucune reconnaissance officielle de la laïcité de l’Etat au Québec comme au Canada. «Nous appelons les Québécois au débat», dit Djemila Benhabib qui assure que le but n’est pas d’imposer leur vision de la laïcité, mais de provoquer un échange d’idées.

Religion et neutralité de l’Etat

Ne défendre ni l’athéisme ni la croyance religieuse, telle est la définition de la neutralité de l’Etat. «La laïcité n’est pas un dogme ou une religion, affirme Marie-Andrée Bertrand, c’est une ouverture.» Le maintient de la paix sociale nécessite l’instauration d’un contrat social définissant les droits et les devoirs de tous les citoyens envers les institutions communes. Aucun accommodement ne peut être fait, la neutralité de l’Etat doit s’appliquer en toutes circonstances et vis-à-vis de tous.

Marie-Michelle Poisson rappelle que tous les fonctionnaires acceptent de sacrifier une partie de leurs libertés: les professeurs, par exemple, sont limités dans leur liberté d’expression. Pour le MLQ, la liberté religieuse doit faire l’objet du même sacrifice. «Nous souhaitons que Yahvé, Dieu ou Allah restent à la maison, dans le cœur et la tête de chacun», dit Louise Mailloux, qui insiste cependant: «nous ne sommes pas contre les religions mais contre leur volonté d’envahir les institutions publiques et de se rapprocher du politique.»

Religion et femmes

Le MLQ indique aussi que «le débat sur la neutralité de l’Etat ne se limite pas uniquement à un dossier de condition féminine mais que la question du port de signes religieux rejoint l’ensemble de la population québécoise.» Marie-Michelle Poisson souligne également que «toutes les religions sont visées.» Il n’en reste pas moins que le voile musulman est au cœur du débat. Fatma Djebbar s’agace de constater cela. Bien qu’elle condamne le port du voile dans les institutions publiques, qui accentue la discrimination et la ghettoïsation des femmes, elle condamne la vision occidentale des femmes de culture musulmane. «Les musulmanes sont regardées, non pas comme égales aux hommes, mais comme de pauvres femmes à protéger.»

Louise Mailloux considère comme un lieu commun que de dire que les religions oppriment les femmes, aussi bien par le passé qu’aujourd’hui. Les femmes, dit-elle, sont les premières fautives et les premières victimes. «Les fondamentalismes ont tous compris que pour soumettre les hommes dans leurs corps et dans leur esprit, il faut d’abord soumettre les femmes.» Une société démocratique et libre passe ainsi par l’égalité des sexes, que la laïcité participe à garantir.

La commission Bouchard-Taylor et les accommodements raisonnables

Enfin, les huit femmes présentent se sont opposés aux accommodements raisonnables. Le concept d’une laïcité «ouverte» n’est qu’un «épouvantail qu’on agite pour décrédibiliser la laïcité.» «Ça n’a aucun sens», conclut Andréa Richard, qui entend défendre le concept de la «laïcité, point à la ligne.» Les accommodements raisonnables ne répondent d’ailleurs pas à une demande des immigrants, affirme Djemila Benhabib. Elle affirme que la majorité des musulmans ne veulent pas de telles adaptations. Cette idée vient du préjugé occidental selon lequel les immigrants, en particulier ceux d’origine musulmane, seraient plus religieux que les Québécois. Marie-Michèle Poisson cite une étude de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse selon laquelle la ferveur religieuse des immigrants musulmans est sensiblement la même que celle des Québécois. «Les immigrants québécois de foi musulmane [figurent] ainsi au palmarès des cinq groupes les moins religieux du pays.» Les accommodements religieux, loin d’être positif pour les musulmans, renforce au contraire le racisme à leur égard, car ils apparaissent comme un groupe à revendication qui refuse de s’intégrer dans la société.

La laïcité est donc le cadre qui assure le pluralisme religieux et la neutralité de l’Etat. Le MLQ appelle ainsi le gouvernement à établir clairement les valeurs démocrates et laïques du Québec pour assurer les libertés de chacun. «La puissance publique ne doit imposer aucune croyances», disait Condorcet.

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Les accommodements raisonnables

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