Crise conjugale en terre d’adoption

Miguel (nom fictif), d’origine colombienne, est arrivé au Québec avec sa femme et sa petite fille il y a trois ans et demi. «Les premiers temps de notre arrivée, tout allait très bien. Nous étions comme en vacances. Nous étions encore pleins d’espoir, même si l’incertitude de cette nouvelle aventure demeurait présente dans notre esprit.»

Un texte publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Immigration

« Si je devais donner un conseil aux autres immigrants, ce serait de ne pas se référer aux histoires des autres. Chaque parcours est unique. Garder ses objectifs en vue, mais s’accorder le temps nécessaire pour les réaliser », souligne-t-il.

La suite disponible aux abonnés de Reflet de Société Plus. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Autres textes sur Immigration

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est image-2.jpeg

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Immigration difficultes à retardement

Lisa Melia | Dossier Immigration

Si la France est connue pour ses méandres administratifs et son parcours du combattant de l’immigration, le Canada n’est pas en reste. Plus de 68 000 français vivent au Canada, dont près de 43 000 à Montréal. S’y installer et y vivre est généralement relativement facile (relativement aux autres pays, tels que les Etats-Unis ou la France), il n’empêche que certains connaissent d’importantes difficultés, même une fois établis au Canada.

Pension

C’est le cas de Jean, 65 ans, qui a fait du Québec son nouveau pays d’adoption en 1962. «A l’époque, j’ai pu m’installer et obtenir un visa facilement», raconte-t-il. Originaire de France, il a fondé sa famille, a eu des enfants et s’est intégré sans mal dans la société québécoise. Mais en janvier 2008, les ennuis ont commencés.

Approchant les 65 ans, Jean a reçu le 25 janvier une lettre du gouvernement assortie d’un formulaire à remplir pour une demande de pension. Pour les résidents qui ne sont pas naturalisés canadiens, une procédure spécifique existe en effet pour la retraite. Il faut, pour obtenir une pension, en faire la demande auprès du gouvernement. Bien que résident sur le sol Québécois, il a reçu les documents en anglais, et a donc du solliciter des documents en français, qu’il n’a obtenu qu’après deux tentatives. C’était alors déjà le 30 avril.

Fonctionnaires récalcitrants

Début mai, le gouvernement fédéral l’a recontacté: sa demande avait été bien réceptionnée, mais le montant de sa pension était erroné. S’ensuivit ainsi coups de téléphone et échange de lettre jusqu’en septembre, date à laquelle il fut exigé de sa part des preuves de son statut de résidence légale au Canada et de la date de sa première entrée sur le territoire canadien. Le document attestant de ces informations, dénommé IMM 1000, est détenu et conservé par le gouvernement, auprès duquel il faut faire une demande de photocopie. Fin octobre, Jean poste sa demande, en précisant l’urgence de son dossier: le premier versement de sa pension approche, il a donc besoin de faire accélérer la procédure.

Un manque de communication

En avril 2009, excédé, Jean contacte sa député parlementaire, Mme Folco. Entre temps, le gouvernement lui a renvoyé des papiers, exigeants des précisions ou des informations supplémentaires, ne pouvant lui confirmer le montant exact de sa pension et recevant ses coups de téléphone avec de plus en plus de mauvaise volonté et de moins en moins de respect. Après un second appel à Mme Folco, Jean recevra finalement tous les documents à la mi-mai 2009. «Ce n’est pas normal, dit-il, qu’il faille huit mois pour envoyer une simple photocopie!» Tous les documents dont il avait besoin était déjà détenu par le gouvernement, mais il ne semblait pas y avoir de communication entre les services, d’où une importante perte de temps.

De même, il souligne que les francophones sont pénalisés, car les lignes téléphoniques gouvernementales en anglais sont bien plus rapides et efficaces. Il est surtout scandalisé du comportement des fonctionnaires qui ont reçu ses appels et ses demandes. «Ils se comportent comme s’ils n’avaient aucune responsabilité et tous les droits.»

Jean ignore pourquoi il a été traité comme ça alors qu’il vit au Canada depuis plus de quarante ans. Cette mauvaise expérience est une première pour lui, elle laisse néanmoins penser que s’établir au Canada et y vivre peut comporter des difficultés.

Autres textes sur Immigration

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Après la pluie… Le beau temps

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelleRecueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

%d blogueurs aiment cette page :