Séparation conjugale, la garde des enfants

Droits parentaux

Le combat d’un père

Assis devant la table, l’air un peu mal à l’aise, Jérôme est déterminé à parler. Son histoire est celle d’autres hommes, mais dont le dénouement peut être plus sombre. Même si dénouement il n’y a pas encore.

Delphine Caubet dossier Famille.

conflit garde d'enfantJérôme est le père célibataire d’une petite fille qu’il voit régulièrement. Mais pour faire respecter ses droits parentaux, la route a été longue et pénible. Allégations de violence, attouchements, drogues, etc. Il lui aura fallu 3 ans pour obtenir son droit d’accès. Récit d’un père qui s’est battu pour sa fille.

Début du cauchemar

«J’ai 40 ans. Je n’aurais jamais imaginé que ma vie deviendrait comme ça.» Sa vie, pendant plusieurs années, Jérôme ne l’a plus contrôlée. Traditionnellement, les mères avaient la garde des enfants. Une situation qui peut satisfaire des parents, mais pour d’autres pères leur enfant est leur encrage, leur stabilité. Et face au refus de la mère, faire respecter ses droits parentaux peut devenir le combat d’une vie. Comme pour Jérôme.

Alors qu’il se sépare de sa conjointe enceinte de 6 mois, Jérôme est bien décidé à s’occuper de son enfant. Seulement, la mère ne l’entend pas de cette oreille. La naissance donne le ton, il mettra une semaine avant de voir sa petite.

«Au début je pouvais voir ma fille plusieurs fois par semaine, même si ce n’était que quelques heures. Quand elle a commencé à aller à la garderie, c’était bien car j’allais la chercher et je pouvais la raccompagner chez sa mère.» Une relative routine s’installe pour le jeune père, jusqu’au jour où mère et enfant déménagent.

Parallèlement, le ton monte entre les conjoints. En quelques années, Jérôme est signalé 5 fois à la DPJ pour toutes sortes d’allégations, y compris des attouchements. Depuis lors, le jeune père a été blanchi.

Coeur déchiré

Cette lutte judiciaire et juridique pour sa fille a grandement affecté Jérôme. Même si lors de notre rencontre il a l’air en forme, ces années l’ont affaibli. «C’est une histoire à mener au suicide. Je n’aurai jamais pu y arriver sans l’aide de mes proches et de Pères Séparés», explique-t-il.

Jérôme travaille dans une école et de telles allégations auraient pu être dévastatrices pour sa carrière. Heureusement, son entourage n’a jamais perdu confiance en lui.

Mais ne bénéficiant pas de l’aide juridique et pas assez riche pour se payer un avocat, le jeune père fait un choix osé: se représenter lui-même au tribunal. «Depuis toutes ces années, je me suis rendu 14 fois en cour. J’ai calculé que si j’avais dû payer un avocat, j’en aurai eu pour plus de 50 000$.» Quasiment le salaire moyen québécois.

Pendant ce temps, sa conjointe bénéficiait de l’aide juridique. Une nécessité pour sa situation, mais qui induit une différence de poids. Dans certaines circonstances, Jérôme fera appel à une avocate criminelle pour le représenter, notamment durant les allégations d’attouchements.
Avec beaucoup de patience et de soutien, Jérôme s’est soumis à tous les contrôles de la DPJ et de la cour. «Je me dis qu’il faut placer l’intérêt de ma fille en premier.»

Que ce soit les visites à domicile, les fouilles ou les tests de dépistage aux drogues, le jeune père obtempère… mais autant d’intrusion et de violence psychologique ont des conséquences. L’emprise de la bataille lui a pris toute son énergie et sa santé. Pendant 2 ans, Jérôme sera incapable de travailler.

Des séquelles

Aujourd’hui la normalité de la vie de Jérôme est toute relative. Le jugement encadre la garde de la fillette pour les journées classiques, mais dès lors qu’un événement «exceptionnel» (comme les vacances) se produit, tout est chamboulé et prétexte à restreindre les droits de Jérôme.

Le jeune père est maintenant blanchi, mais il est d’une extrême prudence: sa fille ne peut pas jouer dans la ruelle avec les autres enfants et interdiction de venir chez lui avec des amis. «Je suis un père célibataire, explique-t-il. Je ne peux pas me permettre que des enfants viennent chez moi.»

Chaque année au Québec, une semaine est consacrée à la sensibilisation du rôle du père. Une place qui n’est plus celle du pourvoyeur de la famille, mais celle d’une personne qui s’investit dans la vie de ses enfants.

Le Québec connait de grandes avancées en matière d’évolution du droit des pères, mais pour Jérôme comme pour d’autres, il s’agit d’une bataille au quotidien.

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L’amour en 3 Dimensions

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

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Après la pluie… Le beau temps; Préface

Après la pluie… Le beau temps

La préface

Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Raymond Viger Dossier Croissance personnelle

recueil textes méditer guide croissance personnelle cheminement personnel développementJ’ai mis 35 ans pour bien refouler mes émotions. J’ai mis 35 ans à  ne pas exprimer ce que je vivais.

À 16 ans, à la demande de ma mère, j’ai dû me présenter en cour, pour témoigner contre mon père au moment de leur divorce.

De 17 à 20 ans, j’ai pris soin de ma mère qui avait le cancer. À 21 ans, j’ai vu ma mère mourir à l’hôpital.

J’ai promis, devant Dieu et les hommes, de prendre soin d’une femme et de l’aimer. De la protéger toute la vie, pour le meilleur et pour le pire. Devant Dieu et les hommes, je n’ai pas su tenir ma promesse, laissant deux magnifiques enfants derrière moi.

J’ai défoncé la porte de l’appartement de mon père. Je l’ai découvert, les veines tranchées. Un suicide qui m’a touché profondément.

À une autre femme, je lui ai promis protection et amour pour la vie. Je m’étais promis que je vivrais un bonheur parfait. J’ai été brusqué par son départ très rapide.

J’ai mis 35 ans pour bien refouler mes émotions. J’ai mis 35 ans à  ne pas exprimer ce que je vivais.

Un homme ne peut pas vivre d’émotions. Un homme ne peut pas pleurer. Jusqu’au jour où toutes ces émotions refoulées explosent. Une explosion qui m’aura mené à deux tentatives de suicide.

J’ai cherché un peu de lumière pour m’accrocher. Je me suis découvert dans une grande sensibilité. Je me suis donné le droit de vivre mes émotions. Je prends le temps de les vivre à tous les jours, un jour à la fois.

J’aurais mis plus de 35 ans à préparer ces textes. Je voudrais aujourd’hui vous les offrir, en espérant que vous prendrez le temps… de ne PAS les lire.

Prenez le temps de vous les laisser conter, par cette voix intérieure, que trop souvent on enterre, dans une tumulte de nos activités quotidiennes.

Extrait du livre Après la pluie… Le beau temps.

La suite: Liberté… Un sourire intérieur.

Liberté… Un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 FREE

Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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Biographie de l’auteur

Quelques extraits de Après la pluie… Le beau temps.

Regroupement pour pères gagnants

Regroupement pour la valorisation de la paternité

Être un papa s’apprend peu à peu, mais un coup de pouce est parfois le bienvenu. Le Regroupement pour la valorisation de la paternité (RVP) vise à promouvoir le rôle du père dans la famille et dans la société et à conseiller les hommes par l’intermédiaire de plusieurs associations.

Julie Philippe   Dossiers Communautaire, Famille

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

 

regroupement-pour-valorisation-paternite-communautaire Le regroupement rassemble 150 organismes et individus. Ainsi, des chercheurs, des représentants gouvernementaux, institutionnels et communautaires aident et mettent en avant les pères dans leurs divers rôles au sein de la société québécoise. La diversité des structures permet d’aiguiller les hommes qui ont besoin de conseils vers les organismes appropriés. Cela peut être pour favoriser leur engagement paternel ou en cas de difficultés personnelles, lors d’une séparation ou d’un divorce par exemple.

Comme son nom l’indique, le RVP valorise aussi le fait d’être père. Pour ce faire, il organise des congrès et des activités liés à la paternité. Les colloques abordent le thème sous différents angles : avoir des enfants très jeunes ou être un père immigrant au Québec par exemple. Ils sont aussi destinés à sensibiliser les professionnels tels les infirmiers ou les travailleurs sociaux qui sont appelés, dans leur travail, à côtoyer des hommes qui ont des enfants.

La dernière conférence a eu lieu le 16 février 2010 et portait sur la co-parentalité, le partage des obligations parentales entre deux personnes, qu’elles soient en couple ou non.

Elle a réuni près de 200 personnes issues de tous les milieux.

La SU-PÈRE FÊTE fait partie des évènements mis en place par le comité dès 1997. Elle a lieu lors de la traditionnelle fête des pères. Destinée à toute la famille, il s’agit de la plus grande célébration des pères au Québec. Des activités et spectacles gratuits sont proposés tout au long de cette journée. En 2010, 1300 personnes y ont participé dont le comédien Pierre Gendron, qui présente depuis plusieurs mois au Québec le one-man show « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus ».

 

Fier d’être un père

 

À l’origine du RVP, il y a deux hommes : Yvon Lemay et Manuel Prats, intervenants au Carrefour familial et au Centre Local de Services Communautaires (CLSC) d’Hochelaga Maisonneuve. Selon eux, les médias diffusaient trop systématiquement une image négative des pères. « Dès qu’on en parlait, c’était pour évoquer les abuseurs, les violents. Cette représentation avait un réel impact sur les hommes : ils avaient honte de leur paternité. En créant l’organisme, nous avons voulu changer cette image », raconte Manuel Prats.

L’actuel directeur, Raymond Villeneuve, estime que la place de l’homme au sein de la famille a évolué positivement depuis la fin des années 1990, mais que le travail de reconnaissance de la paternité est loin d’être terminé. Les pères sont souvent absents des politiques sociales selon le directeur. Et de donner l’exemple des familles monoparentales. « Au Québec, une famille avec parent unique sur 5 est dirigée par un homme, or, la plupart des services comme l’accès aux logements sociaux sont accessibles uniquement aux femmes », mentionne Raymond Villeneuve.

Il ajoute que tout comme elles, les hommes ont parfois besoin d’être guidés et épaulés lors des moments difficiles.

« Lorsque ma femme m’a quitté, je suis venu dans un organisme membre du regroupement pour avoir des informations sur tout ce qui entourait les enfants lors de divorces. Désormais, je viens dans un centre lors de rencontres bi-hebdomadaires qui réunissent des papas», témoigne Claude Poisson, 60 ans, père d’un petit garçon de 4 ans et d’une grande  fille de 25 ans.

Certains hommes se renseignent aussi auprès du RVP pour accéder à des services encore peu répandus tels les cours prénataux qui leur sont spécifiquement destinés ou le soutien juridique et émotionnel lors des séparations et des divorces.

En 13 ans, le RVP a grandi. « Le petit comité de quartier est à présent une organisation provinciale ! », se réjouit M. Prats. Chaque année, une trentaine de nouveaux membres : particuliers ou organismes, le rejoignent. « C’est désormais une référence ! », s’enthousiasme Raymond Villeneuve.

Le Regroupement pour la valorisation de la paternité ne dispose pas de locaux. Les personnes désireuses de rentrer en contact avec l’organisme et ses membres peuvent le faire via Internet ou le téléphone.

Pour contacter le Regroupement pour la Valorisation de la Paternité:

Téléphone : (514) 528-9227  info@rvpaternite.org  Internet: http://rvpaternite.org/

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quand-un-homme-accouche-roman-cheminementQuand un homme accouche. Roman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

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Du viol à la prostitution

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Du viol à la prostitution

Christine Burtin, travailleuse sociale, Dossier Prostitution et Sexualité.

viol-prostitution-legalisation-prostitution-legalise-prostitution Valérie a été adoptée par une famille de médecins. Elle a toujours eu du mal à l’école et en famille. À 17 ans, ses parents divorcent. Secouée, elle décide de ne plus s’imposer de limites. Un an plus tard, Valérie tombe enceinte. Elle se sent incapable d’élever son enfant qu’elle confie à son père. Elle mène alors une vie de toxicomanie, de prostitution et de délinquance. Elle va en prison quelque temps et met au monde un autre enfant qu’elle élève, même si elle traîne encore dans un quartier réputé pour ses activités de prostitution.

Viol collectif

Valérie porte un lourd secret qu’elle n’a jamais partagé. Même ses parents ne sont pas au courant, raconte-t-elle. «À 11 ans, j’ai pris les clés de la camionnette de mon père pour y installer un copain qui s’était fait mettre dehors par sa mère. Un gars un peu plus vieux que je connaissais bien. Je lui ai rendu visite dans la camionnette. Il était avec un autre gars que je ne connaissais pas. Ils m’ont violée. Comme j’avais pris les clés, je me sentais coupable. Je me disais qu’encore une fois je m’étais mis dans de sales draps.»

«Le soir, mon père ne comprenait pas pourquoi je restais dans la baignoire sans vouloir en sortir. Je me sentais sale. Je ne pouvais en parler à personne. À partir de ce moment, je n’en avais plus rien à foutre de ce qui allait m’arriver. Ma mère biologique m’avait abandonnée à la naissance. Les gars m’avaient volé ma virginité. En plus, le seul rempart qui me restait est tombé lorsque mes parents se sont séparés. C’est à partir de là que tout a dérapé.»

Consommation de drogues

«Avec l’argent de poche que me donnait mon père et un peu de système D, j’achetais ce dont j’avais besoin: alcool, haschich, un peu de tout. Je fuguais, je n’allais plus au collège. Le jour de mes 18 ans, j’ai fêté ça royalement! Whisky, hasch et surtout, ce que je réclamais depuis longtemps à mon copain, de l’héroïne. J’ai été malade, mais j’ai eu envie d’y retourner. Avec l’héro, tu oublies tout, tu es hors de la réalité. C’est ce que je recherchais. C’était un cadeau empoisonné, mais c’est moi qui le voulais.»

À l’époque, Valérie ne voyait jamais sa mère. Les relations avec son père se limitaient à ce qu’il paie son loyer, qu’il remplisse son frigo et lui donne de l’argent de poche. De 18 à 21 ans, elle se débrouille: vol à la tire, vente de drogue, petits trafics. «J’allais chercher de l’héro en grande quantité et j’en revendais. Bien sûr, j’en consommais. Tout ce qui m’intéressait, c’était le fric et la drogue. Je consommais de 10 à 15 grammes d’héro par jour.»

À 18 ans, alors enceinte de sa fille, Valérie se fait arrêter. Elle est condamnée à 2 ans ferme, plus 2 ans de sursis et 5 ans de mise à l’épreuve. «Seule ma mère est venue me voir en prison. À ma sortie, je recommence à consommer et à vendre. Mais l’argent, ce n’est pas éternel! Dans l’hôtel où je vivais, j’avais repéré une fille qui semblait riche. Moi, j’avais besoin d’héro et d’argent. On a parlé et elle m’a tout appris sur la prostitution. Ma première journée, j’ai fait tous les clients que je pouvais. En rentrant à l’hôtel, je me suis arrêtée pour acheter ces éponges à vaisselle vertes qui grattent. Durant deux heures sous la douche, je me suis frottée jusqu’au sang. Je me sentais sale. Mais j’avais gagné beaucoup d’argent. Le lendemain, j’y suis retournée.»

Les séquelles de la prostitution

Valérie porte les marques de sa vie de galère. Son caractère, rebelle et batailleur, rappelle l’adolescente qu’elle était. Elle jette un regard critique sur son milieu. «Le monde de la prostitution, c’est abominable. Je ne le souhaite pas à mon pire ennemi. Y’a des clients qui te disent qu’ils veulent faire l’amour. Mais comment peux-tu appeler ça de l’amour? C’est tout sauf ça. C’est surtout un monde de violence. À chaque fois, j’avais peur. J’ai failli mourir plusieurs fois. Si je n’avais pas su me défendre, j’y serais passé. Je suis une grande gueule et ça m’a sauvé quelques fois.»

Depuis 3 ans, Valérie suit un programme de substitution à l’héro. Elle consomme encore de l’alcool et du cannabis. Elle vit avec un compagnon qui la rend heureuse, dit-elle. Ensemble, ils élèvent son dernier né. Françoise, sa mère, paie le loyer, l’électricité, remplit le frigo et les accueille à l’occasion. Valérie veut changer de vie. Elle voudrait ne pas avoir à se débattre avec l’assistance sociale et des perspectives professionnelles peu réjouissantes faute de formation professionnelle et de sa santé précaire. Elle songe parfois retourner se prostituer pour rapporter cet argent qui lui fait défaut. Mais les mauvais souvenirs et la peur de perdre son enfant la retiennent.

Dossier Prostitution et Sexualité.

L’amour en 3 dimensions.

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

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QUAND PLEURENT NOS JEUNES D AUJOURD’HUI

QUAND PLEURENT NOS JEUNES D’AUJOURD’HUI

Patricia Turcotte, internaute de St-Georges de Beauce

Voici un titre plutôt triste je l’avoue, mais aussi réaliste et d’actualité. Rares sont les familles où on ne compte même plus sur les doigts d’une seule main les enfants qui versent des larmes de sang, suite au divorce de leurs parents. Parce que l’amour entre un homme et une femme peut aussi durer le temps d’une période indéterminée.

Certains de ces jeunes enfants du divorce ont versé en cachette de tous trop de larmes de sang sur l’oreiller, mais quelquefois, fort heureusement, sur l’épaule d’un véritable ami de route. Plusieurs d’entre eux auront tout de même eu cette formidable chance à travers leurs malheurs d’avoir des parents assez humains et détachés de leurs propres blessures pour ne pas se servir de leurs enfants comme des otages ou des boucliers humains. Leurs exemples peuvent aussi servir à apprendre subtilement à leurs enfants que le véritable amour entre deux personnes qui s’aiment vraiment peut aussi prendre fin légalement, civilement et religieusement sans toujours mettre fin au véritable amour fraternel. Ainsi, les blessures de tous seraient beaucoup moins profondes et bien moins longues à cicatriser; quand ce beau rêve est humainement possible, évidemment.

Jeunes et familles d’accueils

De plus en plus, il y aura pour les jeunes autant de familles encore unies que de parents divorcés, des familles d’accueils qui se multiplieront à travers les communautés ou des personnes extrêmement charitables, humaines, professionnelles et ouvertes sur les dures réalités que vivent nos jeunes enfants du divorce. À tous les niveaux, ceux-ci auront besoin des meilleurs soutiens possibles: affectif, émotif, psychologique, social et spirituel. Le ministère de la famille verra, j’en suis certaine, à apporter un soutien entier et une approche globale en mettant sur pied des équipes multidisciplinaires pour soutenir nos jeunes qui, après tout, sont nos travailleurs et nos députés de l’avenir.

Le réseau de la santé mentale

Bientôt viendra le temps d’agrandir et de moderniser nos réseaux de la santé mentale, et ce, autant à travers le Québec et le Canada qu’à travers les pays du monde entier. Parce que les centres de crises des maladies mentales, les maisons de réhabilitations et de thérapies intensives, les départements de la santé mentale dans les hôpitaux, les institutions psychiatriques à courts et moyens termes, ainsi que les prisons de chaque pays verront s’alourdir, hélas, l’entrée de nouveaux arrivants ayant à peine atteints l’âge de la majorité. Ces lieux devront être de plus en plus accueillants et chaleureux, afin d’apporter un baume temporaire à nos jeunes, tout en leur donnant le sentiment véritable d’avoir enfin trouvé une véritable place d’accueil et d’hébergement dans la communauté et dans la société.

Jeunes et paradis artificiels

Plusieurs de nos propres enfants et petits-enfants, du divorce ou non, s’en sortiront très bien dans la vie, peu importe quelles difficultés ils auront à traverser. D’autres jeunes n’auront pas d’autres choix que d’engourdir leurs souffrances morales inconsolables à travers les illusions et les mirages que procurent parfois les paradis artificiels tels, la boisson à outrance, la dépendance affective, la sexualité débridée, les jeux de hasard, les sciences occultes outre mesures, quand ce ne sera pas le découragement et les tentatives de suicides. Certains des jeunes, venant de toutes catégories aussi, mais moins chanceux, pataugeront à travers les tas de paradis artificiels causés par les multiples drogues sur le marché, sans compter qu’ils chercheront peut-être à expérimenter et abuser des multiples drogues illégales, sans compter que par la suite, ils risquent de côtoyer des gangs de rues et des milieux criminalisés, etc, etc.

Quand ils auront atteint le fond du baril de la souffrance humaine, les plus éveillés, débrouillards et généreux de nos jeunes de familles divorcées ou non, et cela est important à préciser, auront tout de même atteint à travers ces grands brouillards une sagesse nouvelle qui servira sûrement de tremplin pour venir au secours des jeunes plus miséreux qu’eux-mêmes. Avec une note humoristique, j’ose écrire que plus d’un de ces jeunes devenus adultes, n’auront même plus le goût de visiter au quotidien l’enfer sur terre.

Quand le jeune devient parent

Sortiront alors de ces mille douceurs ou misères, des intervenants sociaux, des journalistes, des écrivains, des policiers, des professionnels de la santé, des gardiens de prison, de casinos ou de résidences d’accueil, des spécialistes en aménagement du territoire dans les MRC et les villes, des diacres pour les paroisses, des coiffeuses, des menuisiers, des artistes, etc. Et oui, il y aura des papas et des mamans qui répéteront possiblement les mêmes scénarios, tant et aussi longtemps qu’ils ne comprendront pas leurs propres parents qui ont simplement donnés le meilleur d’eux-mêmes, y compris avec le contenu de leurs bagages de vie personnels.

Soyons compatissants, humains et accueillants avec tous nos jeunes, peu importe les multiples chemins qu’ils choisiront. Ayons confiance en eux le plus possible, en ayant surtout confiance que la vie les guidera mieux que n’importe qui d’entre nous; en s’assurant quand même de leur fournir tous les outils dont ils auront besoin dans leurs familles, dans la communauté et dans la société. Peut-être aussi verra-ton le ministère de la famille inclure une section spécialisée qui viendrait en aide directement à ces jeunes adolescents (es) et jeunes adultes en devenir? Il est nécessaire de leur apporter des équipes multidisciplinaires pour mieux les soutenir. Après tout, ce sont nos futurs travailleurs et travailleuses. Vaut mieux rêver en couleurs que de ne plus rêver du tout!

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

show_image Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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DÉMYSTIFIER LES MALADIES MENTALES ET LA DÉPRESSION

DÉMYSTIFIER LES MALADIES MENTALES ET LA DÉPRESSION

Patricia Turcotte, Internaute de St-Georges de Beauce.

Dossier Santé mentale

Aller faire soigner notre esprit égaré ou malade ne devrait pas nous intimider plus, que de se rendre à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux pour nos reins, nos hanches, nos poumons, ou tout autre problème physique.

Quant une personne traverse un choc émotif, une séparation difficile avec l’être aimé, un divorce déchirant, le décès inattendu d’un être cher, la perte soudaine de son travail ou un épuisement moral, pour ne nommer que ceux-là, il est très possible qu’une dépression légère ou sévère se pointe, sans aucun avertissement. Parfois, c’est le système nerveux qui lâche sans crier gare. De temps en temps, un épuisement physique et moral qui traînait depuis de longs mois, s’aggrave en une seule journée. Voilà que tout bascule si vite. Si on ne reçoit pas les soins médicaux d’urgences, c’est le drame qui risque d’éclater.

Santé mentale et bouleversement intérieur

Pourquoi se moquer, pourquoi juger ou ridiculiser les personnes touchées par les maladies mentales? C’est pourtant un signe que ces gens sont simplement des êtres humains qui ressentent un malaise ou un bouleversement intérieur. Le pire scénario n’est-il pas de ne pas se faire soigner et vivre son drame dans le silence et la solitude complète? Il y en a dans notre entourage, de ces personnes mal en point depuis bien longtemps, qui risquent de se retrouver comme tant d’autres, touchées par la maladie mentale. Personne n’est à l’abri de se retrouver un bon matin, avec un tel fardeau.

Consultation, dépression et santé mentale

L’important est d’aller consulter et ne pas attendre qu’il soit trop tard. Je connais des gens qui n’ont jamais été soignés suite à une dépression sévère. C’est tellement désolant de les voir végéter du matin au soir. Tout devient tellement difficile à supporter, pour leur entourage immédiat. Toutes les personnes impliquées dans une telle situation, risquent de craquer un bon matin.

Est-ce qu’une personne qui se fait soigner pour une crise de foi ou une crise de cœur, a honte de raconter son histoire médicale ? Bien sûr que non ! Alors, pourquoi ressent-on de la gêne et de la honte, de partager son vécu lors d’une hospitalisation, au département de la santé mentale ? C’est parce que dans la société, il y a trop de préjugés nourris et non dénoncés.

Démystifier la maladie mentale auprès des proches

Dans nos vies personnelles, commençons à démystifier la maladie mentale auprès de nos proches, de nos voisins plus familiers, de nos amis, de nos collègues de travail, et même sous formes de témoignages à l’occasion, auprès des médias. Ainsi, nous contribuerons à diminuer les misères de tant de personnes qui se débattent souvent pour faire reconnaître leurs droits, leurs valeurs et leurs dignités humaines.

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