Hormone de la faim: dépendance à la nourriture

Hormone de la faim: dépendance à la nourriture

Isabelle Burgun                Dossier Anorexie

Une simple image de gâteau au chocolat vous fait saliver au point de ne plus pouvoir penser à autre chose? Si c’est le cas, c’est que votre cerveau fonctionnerait, en ce moment précis, comme celui d’une personne dépendante, prétend une récente étude québécoise publiée en couverture de l’édition de mai de Cell Metabolism.

À qui la faute? Au ghrelin ! Cette « hormone de la faim » produirait d’importantes modulations dans les zones du cerveau responsable de l’appétit. « Elle jouerait un rôle très important pour ceux qui éprouvent de la difficulté à perdre du poids », soutient même le neurologue Alain Dagher.

L’hormone métamorphoserait ainsi les personnes affamées en véritables « junkies » de la nourriture. Produite par l’estomac, cette hormone circule dans le sang et agit, par le biais de récepteurs, sur les cellules du cerveau. « Ces récepteurs sont présents dans l’hypothalamus, qui est le centre de contrôle de la prise de nourriture, et sur les neurones de dopamine, qui jouent un rôle important dans le sentiment de récompense », explique le chercheur.

Miam ! Miam !

Quand vous arpentez affamé les rayons de votre supermarché, la nourriture vous paraît plus attirante. Votre hormone — en plein travail à ce moment — doit vraisemblablement permettre à l’organisme de constituer des réserves. Cette stratégie très utile en période de disette devient inutile alors qu’à chaque coin de rue les dépanneurs et autres magasins regorgent de nourriture. Ce serait même néfaste pour votre organisme.

« Ghrelin est un puissant stimulant de l’appétit. Nous voulions vérifier son rôle dans l’acte de manger sans contrôle », confirme le chercheur. Pour parvenir à comprendre comment on devient « accro » à la bouffe, les chercheurs ont administré cette hormone par intraveineuse à des volontaires tandis qu’ils regardaient des images de gâteaux et autres douceurs. Et les images ne trompent pas, la réponse neurale aux photos de nourriture augmente fortement au sein de différentes régions du cerveau.

Ce qui ne surprend guère le spécialiste des troubles de la motricité et de l’imagerie du fonctionnement du cerveau de l’Université McGill qui fait de la recherche sur les dépendances depuis quelques années. Selon lui, cette hormone de la faim joue un rôle important dans la surcharge de poids. Agir sur cette hormone en la bloquant pourrait fournir une nouvelle piste pour le traitement de l’obésité.

Pour en savoir plus

L’article paru dans Cell Metabolism
http://www.cellmetabolism.org/content/article/abstract?uid=PIIS1550413108000788

La page web du chercheur Alain Dagher
http://www2.bic.mni.mcgill.ca/research/people/faculty/profile_aladag000

Autres textes sur Anorexie

Témoignage: l’anorexie une histoire d’horreur

L’ex-anorexique Léa Clermont-Dion à Tout le monde en parle

Dietes, regimes et anorexie pour la Journee internationale sans diete

La Maison Simons et l’anorexie

Régime, diète et la glace

Du talent à revendre, Glamazones, Pussycat dolls et Sharon Osbourne

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Publicités

Prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve; le rapport Burtin

Prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve; le rapport Burtin

Raymond VigerDossier Prostitution, Prostitution Hochelaga, Hochelaga-Maisonneuve

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

prostitution-escorte-legalisation-prostitution-prostituees-prostitue Au dernier conseil d’arrondissement du 19 janvier dernier, dans le dossier de la prostitution sur la rue Ste-Catherine, plusieurs intervenants qui ont pris la parole ont parlé du rapport Burtin sur la prostitution de la rue Ste-Catherine et des propositions présentées dans ce rapport. Mais d’où vient ce rapport et qu’est-il advenu de celui-ci?

Historique du Rapport Burtin sur la prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve

Il y a près de 10 ans, la Cédest (corporation de développement de l’est) avait convoqué à une rencontre extraordinaire les principaux acteurs communautaires de l’arrondissement. Des fonctionnaires du fédéral assistaient à la rencontre dans le but de présenter une opportunité de subvention pour l’arrondissement. La Cédest avait déjà une proposition à faire pour cette subvention, une recherche quelconque. Il fallait cependant pour cela que les organismes communautaires invités approuvent et soutiennent la démarche.

Opposition à la Corporation de développement de l’est

Plusieurs organismes présents se sont opposés à la proposition de la Cédest : Promenade Ontario, Promenade Ste-Catherine, Dopamine, Café-Graffiti ainsi que deux organisateurs communautaires du CLSC. Ces organismes réclamaient des projets terrains qui amèneraient du concret pour le quartier et non pas une autre recherche sur le quartier.

Prostitution et graffiti dans Hochelaga-Maisonneuve

Suite à cette opposition, deux groupes de sont formés pour déposer une demande de subvention. La promenade Ontario pour un projet sur les tags sauvages qui s’est finalisé avec la création d’un nouvel organisme communautaire, Y’a quelqu’un l’autre bord du mur. La promenade Ste-Catherine pour intervenir sur la prostitution de rue qui s’est finalisé par la création d’une table de concertation sur la prostitution.
Le projet sur la prostitution de la rue Ste-Catherine a permis d’introduire une travailleuse sociale, Christine Burtin-Lauthe pour travailler avec les personnes qui se prostituent et tenter de trouver des solutions pour diminuer les irritants et les méfaits de la prostitution sur Ste-Catherine. Des activités ont été créées avec des organismes tels que La Marie Debout et Le Carré pour permettre aux femmes du quartier de trouver un soutien et un milieu pouvant les accueillir.

Pour permettre une continuité et transmettre les acquis de ce projet, Christine Burtin Lauthe a déposé un rapport qui, aujourd’hui est nommé le Rapport Burtin par les différents intervenants de l’arrondissement. Dans ce rapport nous retrouvons une série de propositions pour donner une continuité, une suite à ce projet. Une suite que nous attendons toujours depuis plus de six ans.

Stella, la Marie debout et Trève pour elles

Dernier ajout dans ce dossier, initialement, le maire de l’arrondissement, M. Réal Ménard avait mentionné que l’organisme Stella ne serait pas invité à la concertation qui se penchera sur les irritants de la prostitution sur Ste-Catherine parce que l’organisme n’intervenait pas exclusivement dans l’arrondissement. M. Ménard s’est ravisé et a décidé d’inclure des organismes d’interventions auprès des femmes, soit Trève pour elles, la Marie Debout et Stella.

Autres textes sur la prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve

Prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve; le rapport Burtin

Prostitution et Conseil d’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve

Ça va brasser au conseil d’arrondissement

Corporation de développement de l’est de Montréal, Thérèse Ste-Marie et prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve

Prostitution en plein jour sur Facebook (Hochelaga-Maisonneuve)

Prostitution en plein jour: Hochelaga-Maisonneuve sur Facebook

Autres textes sur la ProstitutionSexualité .

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

Les clients de la prostitution.

Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Définition et historique de la prostitution

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logo Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en rouge, noir ou blanc.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/T-shirts-promotionnels-et-personnalise.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

Prostitution et Conseil d’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve

Prostitution et Conseil d’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve

Raymond Viger Dossier Prostitution, Prostitution Hochelaga-Maisonneuve, Sexualité.

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

prostitution escorte prostituées escort prostitué légaliser légalisation Mardi le 19 janvier dernier beaucoup d’intervenants se sont donnés rendez-vous au conseil d’arrondissement. Plus de 80 personnes étaient présentes. Le sujet qui a soulevé le plus d’intérêt était sans contredit la prostitution dans le quartier.

Le maire de l’arrondissement, Réal Ménard, a dû demander une prolongation du conseil d’arrondissement pour pouvoir entendre tous les citoyens dans ce dossier.

Les interventions se sont faites dans le calme et le respect. Citoyens et intervenants veulent que les prostituées soient soutenues et éviter une répression policière trop accrue. Des actions concrètes ont été demandé.

Prostitution et consommation de drogue

Plusieurs interventions soulignent le lien direct entre consommation de drogue et prostitution. Ce que M. Ménard démontre clairement avec deux cartes de l’arrondissement. En superposant les lieux de prostitution, on voit clairement qu’il y a une relation directe avec les 12 piqueries connues et identifiées.

Prostitution et revitalisation du quartier

Plusieurs pressions et enjeux existent concernant l’impact de la prostitution sur la revitalisation du quartier. La compagnie Lallemand présente dans le quartier depuis 1915 pourrait déménager si le problème de la prostitution n’est pas réglé. Le Centre local d’emploi se questionne aussi sur un déménagement possible.

Prostitution dans Hochelaga et le rapport Burtin

Le maire Réal Ménard a écouté les différentes interventions et est intervenu à la toute fin. Plusieurs interventions demandaient ce qu’il était advenu du rapport Burtin sur les pistes de solution en matière de prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve. Ce rapport, commandé par la SDC Ste-Catherine, avait été financé par le fédéral.

M. Ménard ne veut pas que l’arrondissement devienne un laboratoire social. M. Ménard se donne comme objectif de diminuer la violence faite envers les prostituées tout en permettant aux citoyennes de pouvoir aller au dépanneur sans se faire solliciter. M. Ménard s’engage à élaborer un plan d’action avec les principaux partenaires du quartier tels que Dopamine, les postes de quartier 23 et 48, les députés Carole Poirier et Maka Kotto. Tandem, même s’il n’a pas été nommé, fait parti des partenaires qui sont sollicités pour l’élaboration de ce plan d’action.

Prostitution et responsabilité du CLSC

M. Ménard trouve inacceptable que le CLSC se décharge de son mandat de santé publique et ne s’implique pas impliqué dans cet enjeu majeur pour l’arrondissement.

L’organisme Stella ne fera pas parti de la concertation. Même si Stella travaille dans l’arrondissement, M. Ménard souligne que l’organisme a une vocation montréalaise. La semaine suivante, Réal Ménard annonçait que Stella, La marie debout et Trèves pour elle, trois organismes représentant les femmes, pourront faire parti de cette concertation qui se réunirait 3 ou 4 fois par année.

Première action qui a été annoncée par M. Ménard : une présence accrue des cadets de la police dans les lieux de prostitution.
La réponse de M. Ménard n’a pas fait l’unanimité dans la salle, plusieurs citoyens et intervenants ont commencé à s’échauffer, mettant un terme au conseil d’arrondissement.

Faits à remarquer, l’absence des deux citoyennes, mesdames Roxanne Ringuet et Nathalie Goyette, impliquées dans le débat en cours sur la prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve. Mme Goyette mentionne qu’une confusion dans la date du conseil d’arrondissement a causé son absence.

Autres textes sur Prostitution Hochelaga-Maisonneuve

Autres textes sur la ProstitutionSexualité.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre est disponible au coût de 9,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Prostitution en plein jour sur Facebook (Hochelaga-Maisonneuve)

Prostitution en plein jour sur Facebook (Hochelaga-Maisonneuve)

2e partie   Raymond Viger       Dossier ProstitutionSexualité, Prostitution Hochelaga

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

sites d'injections supervisées toxicomanie drogues injectables prostitution Nouveaux développements dans le débat touchant la prostitution de rue dans Hochelaga-Maisonneuve. Selon un nouvel article de Serge Labrosse pour le Journal de Montréal, la prochaine assemblée du Conseil municipale risque de rejoindre beaucoup de personnes.

Sur leur page Facebook, Roxanne Ringuet et Nathalie Goyette invitent les familles dérangées par la prostitution de rue à se présenter au Conseil municipale qui se tiendra le 19 janvier prochain à 19:00 heures à la maison de la culture Maisonneuve située au 4200 Ontario est.

Réal Ménard et la prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve

Réal Ménard, le maire de l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve, a déclaré à l’agence de presse QMI qu’il va impliquer l’organisme communautaire Dopamine qui fait du travail de rue dans Hochelaga-Maisonneuve. Dopamine travaille notamment dans l’échange de seringues et la distribution de matériel sanitaire auprès des personnes toxicomanes. Dopamine se fait offrir le mandat de médiateur entre les familles dérangées par la prostitution et les prostituées de rue se retrouvant sur Sainte-Catherine.

La citation de Réal Ménard m’a cependant surpris et dérangé:

Si les filles ne comprennent pas, je demanderai aux policiers d’intervenir.

C’est tout de même assez drastique. On parle de personnes toxicomanes, dont certaines ont des problèmes de santé mentale. Le problème de la prostitution de rue dans Hochelaga-Maisonneuve on en parle depuis des décennies. Un projet d’intervention auprès des prostituées de Ste-Catherine avait eu lieu avec la Société des marchands de l’artère commerciale. Le rapport soulignait qu’il fallait mettre en place des outils d’intervention si on voulait arriver à un résultat. Entre autre, plus de travailleurs de rue et d’intervenants, un lieu de rencontre sur Ste-Catherine pour les prostituées… Malgré toutes les revendications rien n’a été fait dans la dernière décennie.

Site d’injections supervisées, traitement à la méthadone

Pire, Philippe Couillard ministre de la Santé s’apprêtait à ouvrir un site d’injections supervisées pour intervenir auprès des personnes toxicomanes et diminuer les irritants. Son remplaçant,Yves Bolduc recule et décide que Vancouver demeurera le seul site d’injections supervisées en Amérique du Nord. Et qu’advient-il des traitements à la méthadone?

L’an dernier, à pareil date, le GRIP, un organisme d’intervention auprès de personnes toxicomanes faisaient circuler une pétition en faveur de l’ouverture d’un site d’injections supervisées.

Si les politiciens ne comprennent pas et ne nous donnent pas les moyens pour intervenir adéquatement et efficacement sur le terrain, est-ce qu’on peut appeler la police pour intervenir?

Première partie de Prostitution de rue Hochelaga-Maisonneuve sur Facebook

Autres textes sur la ProstitutionSexualité.

L’Amour en 3 Dimensions (français), Love in 3D (anglais).

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Amour inconditionnel, être la mère d’une prostituée toxicomane

Amour inconditionnel, être la mère d’une prostituée toxicomane

Dominic Desmarais   Dossier ToxicomanieProstitution et Sexualité.

prostitution-escorte-prostituées-danseuses-nues Un jour, la vie de Michelle a viré au cauchemar: prostitution, drogue, violence. Elle se remet maintenant des traumatismes causés par sa vie dans la rue grâce à l’appui indéfectible de sa mère, Solange, qui raconte le courage de sa fille.

Solange est nerveuse. Difficile, pour une mère, de parler de sa fille qui s’est prostituée, qui est tombée dans l’enfer de la drogue. Michelle lui a demandé de raconter ce qu’elle a vécu. La façon dont elle l’a aidée pour sortir de la rue. En acceptant de s’ouvrir à Reflet de Société, Solange offre une autre preuve d’amour à sa fille.

En conservant l’anonymat — l’entretien se fait au téléphone — cette maman partage de douloureux moments du passé. Lors de la discussion, Solange ne fait jamais allusion à la prostitution. Elle préfère penser au présent, qui s’annonce plus radieux pour sa fille et pour elle. «Michelle va bien. Je veux la garder de même. Je suis fière d’elle.»

Le plus dur est passé. «Avec Michelle, j’en ai enduré pas mal. On a mangé la claque. La vie, ce n’est pas juste de belles choses, affirme-t-elle sagement. Maintenant, je vais bien. Je savoure chaque journée.»

Pendant quelques années, Solange vivait dans l’angoisse continuelle. Sa fille, alors à Québec, s’était enfermée dans un monde malsain qu’elle pourrait difficilement quitter: drogue, prostitution et violence. Michelle maigrissait à vue d’œil. Elle avait développé des comportements agressifs. «À un moment, elle ne me reconnaissait plus.»

Sauver celle qu’on aime

Son cœur de mère la pousse à rapatrier sa fille en 2005, après qu’elle se soit fait agresser violemment par son petit ami et proxénète. Michelle est traumatisée. Auprès des siens, elle parvient toutefois à reprendre goût à la vie… après une série de moments troubles. À cette époque, Michelle n’est pas guérie de sa dépendance à la drogue. «Le problème était son manque de drogue. Elle était agressive. Elle cassait tout dans la maison. Je n’avais pas d’argent. Mais, pour elle, j’en trouvais. Mon chèque de bien-être y passait. Elle empruntait aussi de l’argent à ma sœur. Quand quelqu’un est en manque, tu n’as plus de reconnaissance. Elle ne voyait plus clair.»

Une nuit, elle est réveillée par le bruit d’un corps qui chute sur le plancher. «Elle venait de tomber. Elle avait beaucoup consommé. Quand j’ai vu ses pieds, sur le sol… Oh! mon Dieu! raconte-t-elle, un frisson dans la voix. J’ai appelé une ambulance. C’était un autre moment rough.»

Démunie devant les problèmes de sa fille, Solange cherche de l’aide. «J’ai peut-être attendu trop longtemps. Je pensais m’en sortir seule. Impossible. Je faisais juste pleurer. Je me demandais si elle s’en sortirait. Je passais mes nuits à ses côtés. Elle était toute maigre. Je la faisais manger à la petite cuillère. Elle ne voulait rien savoir. Mais c’est mon bébé! Je ne voulais pas la perdre.»

Renaissance difficile

Solange rencontre un intervenant psycho-social qui lui dit de ne plus donner d’argent à sa fille. «J’ai dit non. Je ne souhaite à personne d’être là quand elle est en manque. On m’a référé au centre Dollard-Cormier.» Michelle s’y rend pour soigner sa dépendance à la drogue. Elle demeure au centre de désintoxication 7 jours.

«Une semaine, ce n’est pas beaucoup, avoue Solange. Mais, elle va à tous ses rendez-vous. Les premières fois, j’y allais avec elle. Maintenant, elle est indépendante. Elle y va seule. J’ai tourné la page. Je suis contente de ce que je vis présentement. Je l’aime toujours! On ne dit jamais assez à nos jeunes qu’on les aime. Moi, jamais je n’ai traité Michelle de droguée. Jamais.»

Quand elle écoute la télévision avec sa fille, confortablement installée dans son lit, Solange apprécie sa persévérance. Aujourd’hui, il fait soleil tous les jours chez elle.

autres textes sur alcool  et drogue.

Dossier Prostitution et Sexualité.

Autres textes sur Toxicomanie

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Rue de la violence; prostitution et toxicomanie

Rue de la violence; prostitution et toxicomanie

Dominic Desmarais   Dossiers ToxicomanieProstitution et Sexualité.

prostitution-escorte-call-girl-prostituee-prostituees Au tournant de l’an 2000, Michelle entame une descente aux enfers. Traumatisée par la mort de deux de ses amis lors d’un accident de la route en Gaspésie, elle débarque à Québec. Elle y perdra ses plus belles années.

L’homme dont elle tombe amoureuse est impliqué dans la vente de drogue et dans la prostitution. Elle ne le sait pas. «J’ai commencé à vendre, parce que j’ai été influencée par de mauvais amis. Ça rapportait pas mal», avoue candidement la jeune femme.

Elle passait toutes ses soirées dans un bar de la capitale nationale à fournir de la cocaïne aux clients. À la fermeture, elle poursuivait son manège dans la rue. Elle s’effondrait sur son lit pendant 2 heures. Au lever, elle pesait et coupait la drogue qu’elle allait vendre en soirée. «Je travaillais 7 jours sur 7, sous les menaces de mort de mon chum et de son ami. J’ai fait ça 5 ans. J’étais à boutte.»

Son corps pour un quart de gramme

Michelle avait trop peur de changer de vie. Elle recevait à longueur de journée des claques sur la gueule. Un jour, elle se fait pincer par la police. Ses malheurs commencent. «Quand j’ai arrêté de vendre, il m’a forcé à prendre du PCP. Il m’a agrippé par la gorge pour m’envoyer sur la rue. Je ne connaissais pas ça, la prostitution.» La jeune femme ne veut pas nommer son petit ami. Elle en est toujours effrayée.

En 2002, elle entame sa nouvelle carrière: la prostitution. «Je n’aimais pas ça. À mon premier client, je pleurais. Je trouvais ça dur. Il était fin avec moi, dit-elle pour l’excuser. Il s’est rendu compte que je n’étais pas habituée.» Michelle travaillait jour et nuit. Soit dans la rue, soit en attendant l’appel de son copain, son proxénète.

«Il m’appelait pour me dire qu’il avait un client pour moi. Je voulais pas. J’allais me cacher chez ma chum. Quand je rentrais, je mangeais quelques claques. Mes clients étaient plus doux que mon chum. Ils savaient ce que je vivais. Je leur disais que j’étais obligée de le faire, que ça ne me tentait pas. Certains me donnaient mon 20 $ sans avoir de relation avec moi.»

Michelle remettait à son petit ami l’argent de ses clients. «En échange, il me redonnait un quart de gramme de coke. Je trouvais ça dur, cette vie. J’ai arrêté de consommer. Mais, j’ai continué de me prostituer, parce que, sinon, j’allais y passer.»

Battre ou se faire battre

Michelle subit la violence au quotidien. On lui crie après, la menace, la bat. Elle doit s’en prendre physiquement à ses amies prostituées. «Je n’avais pas le choix. Mon chum voulait que je batte mon amie. Je l’ai passée par-dessus le comptoir une fois. Je lui ai cassé les côtes, dit-elle, amère. Quand je ne la battais pas, c’est moi qui mangeais les volées. Il a enterré ma chum de fille, une prostituée qui voulait sortir du milieu. Toutes celles qui voulaient se sortir de la rue y passaient. Il les battait à mort. Je ne l’ai pas quitté, parce que j’avais peur. Moi, j’ai pas arrêté de manger des volées.»

Durant cette période, Michelle trouve refuge dans la musique. Elle chante à des événements. En 2004, elle emporte le premier prix d’excellence décerné par la Maison des jeunes de Saint-Sauveur. Un pactole de 4000 $. Un cadeau empoisonné. «Quand il l’a appris, il m’a agrippé par les cheveux. Il m’a dit: “T’es MA chanteuse. Tu m’appartiens.” J’y ai goûté.»

Cet événement a été un électrochoc qui a décidé Michelle d’abandonner cette vie de misère. En 2005, son copain devient fou. Il tente de l’assassiner. «Il me courait après avec un couteau de 12 pouces. Il m’a cassé la jambe avec une patte de la table de cuisine. Je courais sur ma jambe pareil. J’ai pas eu le choix de sauter du 2e étage. Il m’a retrouvée dehors. Il avait son couteau sur ma gorge.»

Michelle revient sans cesse sur cette histoire de grosses cicatrices psychologiques. Elle est suivie au centre Dollard-Cormier pour l’aider à se reconstruire des suites de cette violence. «Chaque fois que je reçois ma lettre pour les victimes d’actes criminels, je pleure», dit-elle, passant de la parole au geste. Elle sanglote juste à en parler. Elle repense à ses années d’enfer, à sa musique qui l’a aidée à s’en sortir. Elle a composé une chanson sur la prostitution. Elle y traite les clients de «vautours».

Le salut par l’entraide

Michelle finit par rebondir. Elle revient à Montréal pour repartir à neuf. Avec l’appui et l’amour de sa mère, elle reprend confiance en la vie. Elle fait du bénévolat auprès de femmes violentées. Elle apporte son aide à l’organisme Dopamine, qui travaille auprès des prostituées.

«J’ai fait de la prostitution. J’ai été toxicomane. J’ai été battue. Je veux les aider. C’est un milieu dur. Il faut savoir les comprendre. Avec moi, elles se sentent en sécurité. Je ne les juge pas.»

Michelle se remet lentement de ces 5 années sombres. Elle n’a aucune idée du temps qu’il lui faudra pour panser ses plaies. Elle vient de mettre fin à une relation. «J’ai vu qu’il était agressif. Dès qu’on élève la voix, j’ai peur. Je panique. Je me suis assez fait crier après. Je ne veux pas être démolie à nouveau. Je commence à être bien.»

La jeune femme poursuit sa thérapie et cherche des organismes qu’elle pourrait aider grâce à ce qu’elle a vécu. Elle envisage d’enregistrer un autre disque. Michelle sourit comme une miraculée. Elle pense à son avenir rempli de projets. Une bonne façon de garder son optimisme.

Dopamine: www.dopamine.ca
Centre Dollard-Cormier: www.centredollardcormier.qc.ca

Autres textes sur Prostitution et Sexualité.

Autres textes sur alcool

a anne marie ma mere alcoolique

PUBLICITÉ

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt_cafe_graffiti Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en rouge, noir ou blanc.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :