Enfant soldat et Cause: de la guerre à la rue

Enfants soldats et Cause

De la guerre à la rue

Dominic Desmarais   Dossier Enfants-soldats, International

ecole afrique sierra leone enfants soldats réinsertionCAUSE Canada, une ONG albertaine qui œuvre dans le développement, a déjà piloté un projet destiné aux enfants-soldats. De janvier 2000 à juillet 2001, 2274 enfants, victimes de la guerre et amputés, ont profité d’un programme de réintégration. Le tiers des participants était composé de filles. Faute de fonds, le projet a duré un an et demi. La directrice de CAUSE, Beverley Carrick, souhaitait un projet de cinq ans. La guerre est trop loin dans la mémoire des donateurs qui sont constamment sollicités pour soulager les nombreux maux de la planète. Pour obtenir du financement, les ONG doivent trouver d’autres projets plus attrayants.

Prince Cotay, directeur de CAUSE pour la Sierra Leone, constate que le vent a tourné. Depuis la fin de la guerre, les besoins ont changés. «Maintenant, il n’y a pas de besoin pour les enfants-soldats. On a un besoin urgent pour les enfants de la rue.» Plusieurs enfants-soldats ont glissé entre les mailles des programmes de réintégration. Ils n’ont reçu aucune aide. D’autres n’ont pas réussi à s’intégrer, après leur séjour au sein d’un centre de réhabilitation. «Ils ont perdu leur famille, leurs parents. Ils ne peuvent pas retourner chez eux. Ils ont été soldats, ils sont habitués de commander. Ils ne veulent pas retourner vivre sous l’autorité de leurs parents. Ils sont retournés vivre dans la rue», explique M. Cotay.

Plutôt que d’aider des jeunes en particulier comme les enfants-soldats, les nouveaux projets touchent la communauté. Avec le support d’Unicef Canada, CAUSE veut favoriser l’accès à l’éducation pour les enfants. Tous victimes de la perte de leur système d’éducation en raison de la guerre. Les écoles se reconstruisent, les enseignants sont formés. Un travail complémentaire au centre de la Croix-Rouge, qui envoie, après un an, ses plus jeunes sur les bancs d’école.

Pour épauler son projet de rétablissements des écoles, CAUSE s’apprête à mettre sur pied un programme pour sponsoriser l’éducation d’enfants. L’organisme espère rejoindre 5 000 enfants sur les 100 000 de la province. «Les parents doivent payer 50 000 à 60 000 léones par année (20$ US) pour envoyer un enfant à l’école. Certains parents n’ont pas ces moyens», raconte Prince Cotay.

«Le plus gros problème des victimes de la guerre, c’est que la plupart se sont appauvris. Ils n’ont aucune source de revenu. Pas de soins médicaux. Pas d’éducation. Avoir un toit est un autre problème important. Ils vivent au jour le jour. Ils ne peuvent pas penser à demain, car demain n’existe pas. Et plusieurs ont des femmes, des enfants. Avant la guerre, entre 70 et 80% des gens étaient pauvres. Avec la guerre, ça s’est empiré.» Le directeur de CAUSE possède une vaste expertise. Il a supervisé des projets concernant les enfants-soldats, les femmes, les amputés, l’éducation, la santé, les maladies sexuelles.

De la pauvreté à la guerre

Si la pauvreté est visible, la misère ne se sent pas. Philippe Stoll, de la Croix-Rouge, l’admet. «C’est calme en surface. Mais les gens explosent rapidement.» Comme cette fois où, expropriés de leurs terrains, des habitants s’en sont pris au ministre responsable du dossier. Ils l’ont torturé. Il a payé de sa vie sa décision.

Les signaux pour une autre guerre sont là. «Le sous-emploi, les abus aux droits de l’homme, l’accès à la propriété. Le gouvernement garde l’argent. C’est ce qui est arrivé il y a dix ans», fait savoir Daphne Olu Williams, de l’organisation FAWE (Forum for african women Educationalists). Assermentée commissaire pour les élections de 2007, cette femme énergique et bouillante n’a pas peur de ses opinions. Entre des directives à ses enfants, des conversations au téléphone qui ne dérougit pas, elle clame tout haut ce que les gens de la communauté internationale racontent sous le couvert de l’anonymat. Elle aussi remarque que les indicateurs qui ont mené à la guerre en 1991 sont aujourd’hui présents. Il ne manque plus qu’un leader, un rassembleur. Les ONG, elles, poursuivent leur travail. En espérant ainsi empêcher une autre boucherie.

Autres textes sur les enfants-soldats:

AK-47 et enfants-soldats

Enfants soldats et leurs victimes à la même école

Enfants-soldats: traumatismes de guerre

Une soirée avec les enfants-soldats à Freetown

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Enfant soldat et Cause: de la guerre à la rue

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

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Intimidation et jeunes homosexuels

Intimidation et homosexualité

Comment survivre à l’intimidation

«Fif! Moumoune! Tapette!» Combien de fois par jour ces insultes sont-elles proférées dans une cour d’école? Jusqu’à quel point peuvent-elles atteindre un jeune qui les reçoit? Et si ce jeune a des parents homosexuels, un oncle gai, une cousine lesbienne?

Gabriel Alexandre Gosselin  Dossier Intimidation, homosexualité

homosexualité homosexuel homos lesbiennes gais gaysDans le cadre de sa nouvelle formation Regard sur les familles homoparentales, la Coalition des familles homoparentales (de parents homosexuels) souhaite soulever la question de la banalisation de ce type d’intimidation.

Selon la Coalition, ce ne sont pas seulement les jeunes concernés directement par l’insulte qui peuvent en ressentir les contrecoups, «ceux qui ont une apparence ou des goûts différents des stéréotypes de genre (un garçon chétif ou une fille sportive). Et aussi, tous ceux qui ont une différence quelconque (un enfant d’une autre ethnie que la majorité, un enfant qui porte des lunettes, etc.) et qui craignent d’être la prochaine victime de l’intolérance.»

Ce que la Coalition des familles homoparentales déplorent encore plus dans une telle situation, c’est l’inaction de certains adultes gravitant autour des jeunes qui utilisent de telles insultes.

Grâce à une subvention du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du gouvernement du Québec (MELS), la Coalition offre gratuitement cette formation unique en son genre au Québec dans les secteurs de l’éducation, des organismes communautaires et des services sociaux.

Pour faire déplacer la formation dans votre établissement ou pour obtenir plus d’informations, contactez les par téléphone au (514)846-1543.

Textes sur l’homosexualité.

Autres textes sur Taxage, et Gang de rue

Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

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Maxime Collard, Isabelle Marchand et l’intimidation à l’école

Taxage et intimidation chez les jeunes

Les garçons et l’école

Les filles dans les gangs de rue

Genèse d’un gang de rue

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CD Rap music Hip Hop de la scène de Montréal

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Ronald McDonald se fait sortir des écoles

Ronald McDonald se fait sortir des écolesDans le Journal de Montréal du 21 novembre, un article de la Presse Canadienne nous rapporte que le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick vient de bannir le clown Ronald McDonald des écoles primaires. Il y faisait la promotion de la bonne forme physique et d’une saine alimentation. Message contradictoire dit-on.Je croyais que la publicité destiné aux enfants étaient proscrites? Si c’est le cas, comment se fait-il qu’on ait laissé entrer Ronald McDonald dans les écoles primaires?

Est-ce que la conscience sociale commence à mettre des limites dans les abus et la propagande? Ce vent de nouvelle conscience sociale va-t-il se rendre, plus près de nous, jusqu’à Loto-Québec en rapport avec le jeu compulsif?

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Battle breakdance hip hop des meilleurs breakers de Montréal

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Vidéo VHS, compétition de break-dance.

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Les écoles, la publicité et nos taxes

Les écoles, la publicité et nos taxes

Des cahiers spéciaux dans les journaux, des pages de publicité dans des magazines, des commerciaux à la radio et à la télévision, même de grands panneaux routiers pour annoncer les qualités de certaines écoles.

Ces écoles font de la publicité pour attirer plus d’étudiants. Plus d’étudiants peut vouloir dire être plus difficile sur les examens d’admission et aller chercher les meilleurs étudiants. C’est aussi s’assurer de remplir l’école pour aller chercher le maximum de subvention du gouvernement.

Finalement, c’est avec nos taxes que ces écoles font de la publicité pour remplir leur école. Moi qui était content d’envoyer des impôts au gouvernement pour assurer une bonne éducation à nos jeunes. Pas pour de la publicité pour que les écoles se vantent d’être les meilleurs.

Avec ce budget de publicité, je suis convaincu que les directeurs d’école et les professeurs ont plusieurs listes de matériels à acheter qui seraient très utiles à nos jeunes. Et peut-être un restant de budget pour le para-scolaire qu’on coupe par manque de budget!!!

Autres textes sur Société, commentaires du rédacteur sur Société.

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Smirnoff, Seagram, l’alcool et les familles

Smirnoff, Seagram, l’alcool et les familles

Dossier Alcool et drogue, Alcooliques Anonymes, Casino

Le hasard de la vie fait atterrir entre mes mains un exemplaire de la Gazette des femmes de septembre 2005. J’y découvre un article mentionnant que l’Inde, la nation la plus sobre de la planète, est au prise avec des femmes qui manifestent contre le commerce de l’alcool. Aux Indes, la consommation d’alcool causant une augmentation du nombre de maris et de pères violents.

Mais que c’est-il passé pour que cette nation en arrive à revivre les années 1930 qui nous avais fait vivre la prohibition? Début des années 90, des entreprises telles Smirnoff et Seagram se sont installés aux Indes. Avec un tapage publicitaire, ces compagnies ont vendu l’idée aux Indiens de consommer l’alcool.

Les Indiennes, victime de la violence des hommes alcooliques, revendiquent que la vente d’alcool relève directement du gouvernement, un âge minimum légal pour l’achat d’alcool, faire interdire les débits près des écoles et implanter un programme de prévention de l’alcoolisme.

Nous avons vécu la même chose avec l’alcool il y a près de 100 ans. Nous avons réussi à gagner, après de nombreuses batailles, l’ensemble des revendications exigées par les Indiennes.

D’une part, Loto-Québec est-il en train de faire le même cheminement avec les jeux de hasard, les machines à sous et les casinos? Pourquoi faut-il rendre le peuple malade avant qu’on en arrive à prendre des moyens pour le soigner et le préserver des effets pervers? Pourquoi faut-il toujours attendre que le peuple fasse une crise pour les autorités mettent leurs culottes et agissent avec modération? Pourquoi des groupes de citoyens voient et comprennent facilement qu’il y a des effets pervers pendant que les autorités auraient dû le voir bien avant et agir en bon père de famille?

D’autre part, est-ce acceptable ce manque de conscience d’entreprises telle que Smirnoff et Seagram qui entrent dans un pays et se contentent de vendre le plus possible sans prendre conscience des effets pervers qu’ils causent?

Finalement, dans tous ces exemples, ce sont les femmes qui font le changement social. Serait-ce que les femmes sont synonymes d’humanité et de conscience? Au lieu de laisser ces femmes se battre contre les autorités en place (trop souvent en majorité masculine), qu’attendons-nous pour remplir les différents gouvernements de ces femmes?

Il y a une règle en environnement qui dit «pollueur payeur». Ne devrait-on pas avoir la même règle en ce qui concerne les conséquences sociales de ces entreprises et sociétés d’état?

Textes sur le Gambling et jeu compulsif.

Autres textes sur Alcool et drogue.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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