Le réseau vert des arbres de la ville

Environnement et espaces verts

Pourrions-nous vivre dans une ville sans arbres ?

Les grands arbres des rues de Montréal participaient beaucoup au charme de la ville, autrefois. Est-ce encore le cas ?

Normand Charest – chronique Valeurs de société – dossier Environnement

société social réflexions sociales débatLorsque je retourne au lieu de mon enfance à Montréal, je trouve ma rue bien grise et un peu misérable. Bien sûr, tout cela paraissait plus grand alors… quand j’étais petit. Mais il y a plus.

Je me souviens d’une certaine pauvreté, des maisons en mauvais état, des terrains vagues où s’accumulaient des camions défaits, parmi les chardons sans cesse accrochés à nos vêtements.

Mais ce dont je me souviens le plus, c’est de la présence de grands arbres qui recouvraient les rues en été. Et de la couleur de leurs feuilles qui inspiraient nos dessins, lors du retour en classe en automne.

Les grands arbres forment une couverture verte sur la ville. Ils nous offrent l’oxygène, la fraîcheur, la beauté et une présence vivante qu’aucune invention humaine ne pourrait remplacer.

Les arbres offrent aussi une dimension historique aux enfants. Ils ont vu grandir leurs parents, leurs grands-parents et leurs arrière-grands-parents. Ils n’ont jamais été remis à jour. Ils n’ont jamais suivi les courants ou les tendances, et ils ne sont jamais démodés.

Ils incarnent, pour nous, la notion de permanence, de durabilité. Leurs grandes formes tranquilles nous apportent la paix et nous rappellent que nous faisons partie d’un large réseau d’éléments et d’êtres vivants dont nous dépendons pour notre existence.

Au pied du mont Royal (phot o N. Charest) environnement nature

Au pied du mont Royal (photo N. Charest)

Les grands arbres de la forêt sont magnifiques, mais ils sont loin de la ville. Ceux des grands parcs et du Jardin botanique sont déjà plus proches. Mais les plus utiles, les plus près de nous, ceux qui accompagnent la vie quotidienne des citadins, ce sont les arbres des rues et des ruelles.Ils ont la vie dure, pourtant, et même les modes ont fini par les affecter. Ils étaient devenus difficiles d’entretien, il fallait les tailler, ils nuisaient aux fils électriques. Certains, comme les ormes, ont souffert de maladies. D’autres avaient des racines trop importantes en surface.

On les a remplacés par des arbres plus petits qui n’offrent plus de grands ombrages, qui ne couvrent plus les rues en été. Souvent, d’ailleurs, ils meurent avant de parvenir à maturité. Les grands arbres, par contre, valent la peine qu’on s’occupe d’eux. Car ils nous donnent beaucoup plus que ce qu’ils coûtent à entretenir et à protéger.

Autres textes sur Environnement

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Anton Tchekhov, dramaturge russe environnementaliste

Un écologiste nommé Tchekhov

Protéger la nature : une idée déjà présente au 19e siècle

«Il y a de moins en moins de forêts, les cours d’eau se tarissent, le gibier disparaît, le climat est détérioré et, tous les jours, la terre s’appauvrit et s’enlaidit.»

Normand Charest – chronique Valeurs de société – Dossiers Culture, Environnement

reflet de société réflexions sociales débats sociauxVoilà des propos parfaitement d’actualité, qu’on ne serait pas surpris d’entendre à la télévision. Pourtant, ils ont été exprimés il y a déjà plus de 120 ans par un personnage d’une pièce de Tchekhov (*), qui s’était donné comme mission de protéger les forêts contre la surexploitation, un personnage que ses contemporains, toutefois, trouvaient «démodé et peu sérieux». C’est pourquoi ils l’avaient surnommé Le Sauvage, ce qui est aussi le titre de la pièce (1889) d’où est tirée cette citation.

L’idée de prChekhov_1898_by_Osip_Braz culture Anton Tchekhovotéger la nature menacée par l’être humain est donc loin d’être nouvelle. Cependant, dans notre façon de considérer l’actualité, nous souffrons souvent de courte vue, et chaque génération s’imagine refaire le monde. Mais en réalité, une telle attitude «nouvelle» existait déjà dans la génération de nos parents, puis de nos grands-parents — ou il y a plus d’un siècle dans le cas de ce discours écologiste. Un discours qu’on trouvait «démodé» au 19e siècle, alors qu’on saluait plutôt le progrès, comme beaucoup le font encore maintenant.

La leçon pour nous serait donc de ne pas mésestimer les expériences des générations précédentes. D’ailleurs, une meilleure connaissance de l’Histoire pourrait éveiller en nous un peu plus d’humilité et une plus grande profondeur.

_____________________

* Anton Tchekhov (1840-1904) : dramaturge russe, dont les pièces de théâtre les plus connues sont : La Mouette, Oncle Vania, Les Trois Sœurs, La Cerisaie…

Autres textes sur Environnement

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Peut-on parler économie sans tenir compte de l’environnement?

Martin Coiteux, HEC Montréal et François Barrière, Banque Laurentienne

Débat à la Maison du développement durable

La Maison du développement durable, située dans le quartier des spectacles à Montréal, au 50 rue Sainte-Catherine Ouest, regroupe (comme le dit sa publicité) des organisations engagées, dans un bâtiment écologique exemplaire où on offre des débats, des conférences, des expositions.

Normand Charest – chronique Valeurs de société, dossiers Environnement, Économie

débats sociaux réflexions sociales chronique sociétéDans le hall d’entrée, un mur végétal donne le ton du lieu, en plus d’oxygéner l’espace : une colonie de plantes tropicales poussant verticalement sur cinq étages, avec l’aide d’un peu d’ingénierie.

On a utilisé, pour l’escalier, des billots de merisier repêchés du fond du lac Huron, où ils reposaient depuis le temps du flottage du bois. À l’extérieur, pas de pelouse, mais des fougères et divers couvre-sol poussant librement.

À l’heure du midi, on offre des débats auxquels sont conviés les représentants des médias. Celui du 13 novembre posait la question : « Le développement des sables bitumineux de l’Ouest canadien nuit-il à l’économie du Québec ? » Et on avait invité, pour « confronter leurs opinions » : Martin Coiteux, économiste et professeur aux HEC Montréal, et François Barrière, vice-président développement à la Banque Laurentienne.

Le discours économique des deux spécialistes planait surement un peu au-dessus de la compréhension et des préoccupations du citoyen moyen, y compris de votre chroniqueur, qui vous rapporte tout de même un peu de ce qu’il en a compris.

Première opinion : une économie en danger

M. Barrière parle de la forte appréciation (augmentation de la valeur) de la devise canadienne durant la dernière décennie, qui résulte de l’exploitation des sables bitumineux. L’économie canadienne s’est maintenue grâce au développement du secteur primaire (ressources naturelles), alors que le secteur non primaire négligé (surtout le secteur manufacturier) chutait. Or, à revenus égaux, le secteur primaire offre dix fois moins d’emplois que les autres secteurs.

De plus, cette richesse canadienne n’est pas répartie également. C’est ainsi que la balance commerciale est en hausse en Alberta, productrice de pétrole, tandis qu’elle est en chute en Ontario et au Québec, où le secteur manufacturier et celui des services sont plus importants.

Et on peut prévoir la baisse du prix du pétrole canadien, si les États-Unis exploitent leurs gaz de schiste comme ils souhaitent le faire, ce qui va signifier un appauvrissement de l’économie canadienne.

Deuxième opinion : un enrichissement appréciable

M. Coiteux ne nie pas tous les arguments de M. Barrière. Et il ajoute qu’il y a eu une hausse des prix des produits de base tels que le fer, le cuivre, l’aluminium et le pétrole à cause de la forte demande de la Chine dans les années 2000, depuis que la Chine est devenue « la manufacture du monde ».

Cette demande a eu un impact positif sur l’économie canadienne, à cause de ses exportations de matières premières, alors que ce n’était pas le cas aux États-Unis. Ainsi, on a vu une réduction de l’écart du revenu familial entre le Canada et les États-Unis de 17 % de 2001 à 2009.

Les pertes d’emplois dans le secteur manufacturier ne sont pas nouvelles. En fait, elles sont en baisse au Canada depuis 1961, à cause d’une augmentation de la productivité due à une automatisation grandissante. Le même phénomène s’était produit auparavant en agriculture. Ainsi, historiquement, les emplois se sont déplacés de l’agriculture au manufacturier, puis aux services.

Mais notre économie a toujours reposé sur l’exploitation des matières premières. D’ailleurs, les pays dont l’économie reposait majoritairement sur le secteur manufacturier se sont appauvris, alors que nous nous sommes relativement enrichis à cause de notre secteur primaire.

Et l’environnement, dans tout cela ?

maison developpement durable écologie écologique environnementC’est alors que l’animateur pause la question : « Sommes-nous donc condamnés à devenir les fournisseurs de matières premières des Chinois ? » Question à laquelle personne ne pourra réellement répondre.

Dans l’assistance, plus d’un remarque qu’on ne tient pas compte des préoccupations écologiques dans toutes ces prévisions. On parle du développement continu du pétrole et des gaz qui maintiennent les économies, en oubliant que l’environnement ne peut plus résister à ce genre d’exploitation.

Les deux invités nous disent qu’ils sont, eux aussi, des citoyens préoccupés par les problèmes environnementaux. Mais qu’en conclusion, il reste que ce sont les prix qui déterminent la consommation. Tant que l’on continue à offrir du pétrole à prix abordable, il n’y a pas de stimulus économique au développement des énergies vertes.

On dit qu’il n’y a pas de volonté politique pour changer les choses. Mais ont dit en même temps que les gouvernements ont les mains liées par le pouvoir de l’argent. Et qu’on ne peut compter sur le volontariat de la majorité des citoyens, qui vont toujours aller « au moins cher ».

Où se trouve donc la solution ? Dans les catastrophes naturelles qui vont changer le monde malgré nous ? Dans la faillite du système économique actuel ?

On n’aura pas trouvé la solution à ces problèmes fondamentaux pendant l’heure du lunch, on s’en doute bien. Mais on aura eu au moins l’occasion d’y réfléchir et de réaliser, comme le soulignait l’animateur Hugo Séguin, que « derrière cette réflexion économique se cachent plein d’enjeux importants ».

Nous prenons nos cahiers, nos sacs, nos manteaux et nous sortons de la salle. Dehors, le ciel est beau malgré la saison. Les graffitis recouvrent les bâtiments décrépis qui bientôt seront remplacés par des édifices neufs et bien éclairés, comme celui de cette nouvelle Maison du développement durable.

Il reste beaucoup de problèmes à régler sur notre planète, nous le savons. Mais, en même temps, l’herbe pousse dans les fentes du béton et la vie persiste. Comme l’espoir des humains tente de le faire.

Autres textes sur Économie

L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

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Une énergie propre… à partir de lisier odorant

Agriculture et énergie

Une énergie propre… à partir de lisier odorant

Quand la technologie peut aider à réparer les dégâts qu’elle a causés à l’environnement.

Normand Charest – Chronique Valeurs de société, dossier Environnement

L’élevage intensif du porc produit une énorme quantité de lisier malodorant. On s’en rend bien compte, lors de l’épandage de ce liquide sur les terres agricoles. En circulant sur les routes en été, cette puissante odeur nous contraint de fermer les fenêtres de la voiture. Ce que ne peuvent pas faire les cyclistes, les piétons et tous les habitants de ces régions. On les plaint.

Certes, on peut dire que ces déchets sont compostables et qu’ils peuvent enrichir les sols. C’est vrai en principe, et en plus petites quantités. Comme dans le cas du porc familial que l’on élevait dans nos familles autrefois.

Mais en trop grandes quantités, ces déchets peuvent causer des problèmes. À cause du surplus de phosphore et de leurs bactéries qui contaminent les cours d’eau et les eaux souterraines (la nappe phréatique). Ce qui peut vouloir dire la contamination de l’eau des puits.

Une solution écologique au lisier de porc

Une solution à ce problème pourrait être apportée par des chercheurs qui ont mis au point une « biopile » capable de produire de l’électricité à partir d’une bactérie contenue dans le lisier de porc.

La chose peut sembler bien surréaliste, mais il s’agit pourtant d’une découverte réelle et fonctionnelle. Une réalité bien sympathique, qui change un peu notre façon habituelle de considérer la technologie.

En effet, depuis le 19e siècle, l’évolution technologique était trop souvent synonyme de pollution, de destruction de l’environnement et, par le fait même, de notre qualité de vie. La vie dans nos villes grises nous a fait rêver à un passé en partie illusoire. Et à un retour aux sources, aux outils simples de nos ancêtres qui ne fonctionnaient pas au pétrole.

Dans les années 1950, beaucoup de citadins se construisaient des chalets dans la forêt, de préférence près d’un lac, pour y revenir à la vie simple, à l’eau du puits pompée à la main et au feu de bois. Du moins, durant leurs vacances.

Combattre le feu par le feu

Mais comme l’on doit parfois combattre le feu par le feu, la technologie d’aujourd’hui et de demain pourrait aussi corriger les lacunes d’une technologie plus ancienne. C’est ce qui arrive avec cette découverte d’une « biopile » fonctionnant à partir de lisier de porc. Transformer un déchet encombrant en énergie utile, cela mérite notre considération. Il s’agit d’une technologie prometteuse dont nous allons suivre l’évolution.

Les exemples de cas où la technologie peut aider à réparer les dégâts qu’elle a causés à l’environnement, plutôt que de lui nuire encore plus, sont encourageants. Comme lorsque l’on cultive biologiquement des légumes en serre, sur le toit des édifices des villes où ils seront consommés. Plutôt que de faire venir ces légumes de loin par les routes, à grands frais de pétrole. On se réjouit de ces découvertes, qui offrent dès maintenant de l’espoir pour l’avenir.

Références

Autres textes Environnement

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Les petits gestes font la différence

À l’école secondaire de l’Érablière, à Saint-Félix-de-Valois, une poignée de jeunes a décidé de suivre cet adage. Ils dépensent temps et énergie dans le but de poser des gestes à répercussion sociale. Leur source d’inspiration: le mouvement des Établissements Verts Brundtland ( EVB ) et le conviction de pouvoir changer les choses.

Gabriel Alexandre Gosselin   Dossiers Environnement, Bénévolat

Les jeunes du comité EVB ont trouvé les moyens de concrétiser leurs ambitions. Ils ont réussi l’exploit en moins de temps qu’ils ne s’en croyaient capables. Voici en détail 3 actions qui les ont aidés à en aider d’autres.

Solidarité

Le comité SOLIDARITÉ s’est engagé dans un projet d’aide humanitaire au Maroc. «C’est bien joli d’aider les Marocains, mais notre cote de pauvreté dans la région est de 9 sur 10, 10 étant la pire. On se demandait donc ce qu’on pouvait faire pour des gens plus près de nous, des gens de notre communauté», explique Amélie Gougeon, conseillère en information scolaire de l’Érablière.

Il ne fallait pas chercher plus loin, car Amélie rencontre sa source d’inspiration dans les couloirs de l’école: «Notre concierge de soir a un petit garçon de sept ans qui a manqué d’air à la naissance. Il a une déficience intellectuelle. Les traitements pour son fils coûtent très cher. Le comité SOLIDARITÉ s’est emparé de la cause.»

On peut désormais voir le visage de ce petit garçon sur toutes les boîtes pour canettes vides dans l’école. L’argent des consignes servira aux soins de santé de cet enfant. Le père déborde d’enthousiasme de-puis qu’il a appris la nouvelle. «Il n’en revient tout simplement pas!», s’exclame Amélie.

Écologie

22 avril 2008, jour de la Terre. Une dizaine de jeunes s’activent dans les couloirs de l’école avant l’heure du dîner. Ils montent un kiosque. Des banderoles faites de matériaux recyclés, des bacs de recyclage et de compostage, des jeunes motivés à informer leurs confrères et consoeurs: voilà tout ce dont ils ont besoin pour instaurer de nouvelles mesures écologiques dans leur établissement scolaire.

«On fait déjà du recyclage dans l’école et on ramasse les piles usagées, mais les endroits où on peut le faire ne sont pas visibles, ni connus des étudiants. On veut donc leur rappeler que ces mesures existent et qu’il est important de les utiliser», explique Marianne Marion, 17 ans, du comité ENVIRONNEMENT.

Le kiosque préparé en ce jour de la Terre présente aussi aux jeunes deux nouvelles mesures dans l’école, les bacs pour les cannettes vides à la cafétéria ainsi que le compostage: «Il n’y a pas beaucoup de gens qui savent que le papier brun est une matière 100% biodégradable. On a donc installé des bacs à compost dans les toilettes et dans le laboratoire de science. On en posera un aussi dans la cafétéria, avec des indications pour que tout le monde sache quoi mettre où», complète Marianne, satisfaite de l’achalandage du kiosque pendant toute l’heure du dîner. Prochaine étape pour son comité: une conférence sur les algues bleues le 3 mai!

Pacifisme

La paix règne déjà dans l’école l’Érablière. Ce qui n’empêche pas le comité PACIFISME d’organiser une journée «blanche», où tous sont invités à se vêtir de blanc. Pendant cette journée, une personne remet des contraventions… de bonne conduite, pour ceux qui ont fait les meilleurs propositions d’actions pacifiques dans l’école.

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Une forêt contre le tsunami

Les roses de la St-Valentin empoisonnées

Guy Laliberté, touriste de l’espace et la fondation One drop

Les folies écologiques d’un architecte

Quand l’exotisme nous tue

Des éoliennes fabriqués en Europe

Ford, GM et Toyota démantèlent le métro de Los Angeles!

L’environnement et les trucs de grand-mère

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Dossier Taz skate park Le sport extreme reprend sa place

Dossier Taz skate park

Le sport extrême reprend sa place

Gabriel Alexandre Gosselin DOSSIERS Taz roulodomeRoller bladeSkatepark

En mars 2001, le Tazmahal, situé au centre-ville de Montréal, doit fermer ses portes pour faire place à la construction de la Bibliothèque nationale du Québec. La mairie promet au centre sportif – reconnu pour son skatepark, son roulodôme et son approche collée à la réalité des jeunes – de tout faire en son pouvoir pour relocaliser l’endroit le plus vite possible.taz-roulodome-skate-park-roller-blade-skateboard Le 28 mars dernier, soit huit ans plus tard, le cofondateur et directeur général du Tazmahal, Michel Comeau, a pu lâcher un soupir de soulagement. Enfin, Le TAZ reprenait vie, physiquement et au service des jeunes! Désormais situé dans le Complexe environnemental de Saint-Michel, le nouveau TAZ, rebaptisé ainsi «parce que les jeunes le surnommaient comme ça avant», a, à première vue, des allures de manufacture. Une fois à l’intérieur, on se rend vite compte qu’il n’en est rien.

Le Taz; unique et multidisciplinaire

Trois mots viennent aux lèvres de Michel Comeau lorsqu’on lui demande de réagir à ces huit années d’attente: «Tout est relatif!» Le délai, selon lui, valait la peine pour remettre sur la carte «une des sept merveilles du monde du skate. Nos installations sont écoeurantes et Le TAZ va être unique sur la planète.»

Le fait, le nouveau TAZ a de quoi charmer les adeptes de sports extrêmes. Un immense skatepark, pensé et divisé selon la pratique sportive (skateboard, BMX ou roller-blade) et le niveau de l’athlète (débutant, intermédiaire ou professionnel) se présente d’abord comme tête d’affiche du centre. «On a avec nous Dany Vézina, le meilleur concepteur de skateparks au Québec. Si Le TAZ était et sera une réussite, c’est qu’on est à l’écoute des milieux», note Michel Comeau.

Stéphane Julien, ancien utilisateur du TAZ, où il a également enseigné le roller-blade, ajoute: «Je note des problèmes dans les skateparks extérieurs à Montréal. Quand je les observe, je remarque qu’ils ne sont pas faits pour le développement de l’athlète. On dirait que la Ville engage des sous-contractants qui ne connaissent rien en la matière. La mairie n’est pas à l’écoute du milieu, et ça, c’est décevant.» Pour la conception du skatepark du TAZ, Michel Comeau a tenu à consulter les gens concernés avant de se mettre à l’oeuvre. «Ça a été une soirée de discussion vraiment fructueuse», explique Stéphane. «Quand j’ai vu le nouveau TAZ, j’ai tout de suite constaté sa pertinence. On voit qu’il est lié directement à l’industrie et tout le monde dans la ville reprend le buzz actuellement! » ajoute-t-il, en référence à l’ambiance qui régnait à Montréal à l’époque de l’ancien Tazmahal.

taz-roulodome-skate-park-roller-blade-skateboard Le nouveau Taz; plus de possibilités

Connexe au skatepark intérieur, le fameux roulodôme est de retour. Le patinage libre aura donc toujours sa place au TAZ. Seulement, la grande salle est conçue pour beaucoup plus. On souhaite mettre à profit les dimensions du roulodôme pour importer le roller-basket et le roller-soccer, des sports encore inconnus au Canada. «On a ce qu’il faut pour organiser des tournois internationaux,et on serait les premiers à le faire au pays», souligne le directeur général, qui ne cache pas ses ambitions pour l’immense local. Le TAZ s’est équipé d’un matériel de son et lumière qui lui permettra de recevoir spectacles, conférences et congrès en tout genre dans son roulodôme.

Ayant comme cour arrière la carrière Miron, ancien dépotoir de la métropole destiné à devenir le deuxième parc en importance de Montréal, Le TAZ compte bien tirer avantage de sa situation géographique. Des pistes pour vélos de montagne, un Skate & Bike Plaza, ainsi que des parois d’escalade naturelles seront éventuellement aménagées. Encore une fois, Michel Comeau voit grand. «Des compétitions  internationales sont également à envisager pour certaines de ces disciplines.»

Les différentes instances gouvernementales ont accepté d’investir dans la construction du TAZ. À partir de son ouverture, le complexe sportif doit toutefois assurer lui-même sa survie économique. En réalité, les entrées d’utilisateurs n’y suffiront pas. Les installations, pouvant désormais accueillir des compétitions d’importance ainsi que des spectacles d’envergure, devraient permettre au TAZ de s’attirer des commanditaires et de faire déplacer de gros noms du sport extrême dans son enceinte.

taz-roulodome-skate-park-roller-blade-skateboard Emplacement controversé pour le skatepark du Taz

Plusieurs s’entendent pour dire, employés comme utilisateurs, que s’il est un point négatif au nouveau TAZ, c’est son emplacement. Stéphane Julien se souvient qu’au Tazmahal du centre-ville, quelques-uns de ses amis provenaient de la rive sud de Montréal. Ceux-ci pouvaient débarquer directement dans le Tazmahal à partir de la station de métro Berri-UQAM. Aujourd’hui situé dans le Complexe environnemental de Saint-Michel, accessible seulement par autobus, les déplacements des athlètes et des amateurs pour se rendre au TAZ se compliquent. Des conseillers municipaux se sont opposés à cet emplacement et les médias l’ont critiqué.

Pour Stéphane Julien, il ne s’agit que d’un détail. «En construisant la Bibliothèque nationale où il a décidé de la construire, le gouvernement a tué le coeur du milieu du sport extrême à Montréal. Il est d’abord responsable de cette  situation», lance-t-il, en précisant toutefois ne pas être un expert en la matière. «Mais quand je vois tout le travail effectué par Michel Comeau et son équipe depuis des années pour reconstruire Le TAZ à Montréal, j’ai confiance qu’ils vont s’arranger pour que les gens aient envie de venir chez eux.»

Michel Comeau précise qu’il travaille déjà auprès de la Ville et de la Société de transport de Montréal. Le directeur  général du TAZ espère convaincre les dirigeants municipaux de l’importance d’un système d’autobus plus efficace dans Saint-Michel, le quartier de la métropole où le temple du sport extrême a repris vie.

http://www.TAZ.ca

Des mesures écologiques non négligeables

Tout comme l’a fait l’école de cirque La TOHU lors de sa construction dans l’enceinte du Complexe environnemental de Saint-Michel, le TAZ a tenté de réduire son empreinte écologique au cours des différentes étapes de construction de son nouveau centre. «La première chose qu’on a faite en arrivant sur les lieux, c’est de déplacer tous les arbres qui seraient dans le chemin. On a créé une sorte de pépinière en vue de les replanter par la suite», explique Michel Comeau.

Ce dernier reste tout de même modeste par rapport aux efforts fournis à ce chapitre: «On a fait tout ce qui était possible, mais avec les moyens qu’on avait. Ce n’est pas si compliqué. Il faut juste se donner le temps.» Par exemple, au lieu de déplacer par gros camions les immenses morceaux de roche trouvés sous terre, ils ont fait venir une concasseuse. Du coup, ils ont évité des déplacements inutiles et ont récupéré ce qui aurait pu être voué à la poubelle sur un autre chantier.

Reflet de Société, Vol 18, No. 3, Juin/Juillet 2009, p. 12-13

Cet article est le 1er d’une série de 3 articles sur le Taz, les rollers blades et les skates boards. Les prochaines publications sont le 15 et le 22 novembre.

Autres Textes sur Taz roulodomeRoller bladeSkatepark

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Rencontre des chefs d’État sur le climat à New York

Rencontre des chefs d’État sur le climat à New York

Steven Guilbeault sera sur place

Dossier   Commerce équitable

Montréal, le 20 septembre 2009 – À l’invitation de M. Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations unies, les chefs d’État seront réunis à New York le 22 septembre pour discuter de l’enjeu des changements climatiques en vue du Sommet sur le climat de Copenhague en décembre. Steven Guilbeault, porte-parole d’Équiterre, sera sur place pour commenter cette Assemblée générale spéciale des Nations Unies.

Monsieur Guilbeault assistera aussi à l’ouverture officielle le 21 septembre de la «Climate Week in New York City», coorganisée par le Climate Group, à laquelle participeront, entre autres, le premier ministre Charest, Tony Blair, Arnold Schwarzenegger, Ban Ki Moon et Michael Bloomberg, le maire de New York.

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