Avis: émission d’obligations communautaires

Journal de la Rue

Émission d’obligations communautaires

Pour préparer des projets novateurs pour les jeunes ainsi que la consolidation de ses actions sociales, le Journal de la Rue prépare une émission d’obligations communautaires.

Les obligations, en multiple de 1 000$, peuvent recevoir des rendements variant entre 1% et 6,5% d’intérêts selon le montant et la durée des obligations.

Pour toutes informations concernant l’émission d’obligations communautaires du Journal de la Rue, contacter Raymond Viger

Courriel : raymondviger@hotmail.com Tél. : (514) 256-9000.

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Qu’est-ce qu’une obligation communautaire?

Les obligations communautaires

Pour un financement social équitable et solidaire

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Qu’est-ce qu’une obligation communautaire?

Une façon originale de soutenir un organisme communautaire tout en conservant votre capital. Vous aidez un organisme en économie sociale tout en recevant des intérêts sur votre placement.

Cela est possible parce que l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) exempte les organismes communautaires  du prospectus et des frais de courtiers conventionnels.

Trois organismes ont déjà lancé leur émission d’obligation:

  • Le Grand Costumier de Radio-Canada
  • Le Cinéma du Parc
  • Les Ateliers 7 à nous

Après 25 années d’intervention auprès des jeunes marginalisés, pour consolider l’ensemble de ses actions sociales, le Journal de la Rue, lance une émission d’obligations communautaires. Disponibles en multiple de 1 000$, elles peuvent recevoir des rendements variant entre 1% et 6,5% d’intérêts selon le montant et la durée des obligations.

Pour toutes informations concernant l’émission d’obligations communautaires du Journal de la Rue, contacter Raymond Viger raymondviger@hotmail.com Tél. : (514) 256-9000.

Qui ne devrait pas investir dans des obligations communautaires

  • Les obligations communautaires ne sont pas garanties. Il faut donc être un investisseur capable de perdre de l’argent sans mettre en péril ses finances personnelles.
  • Si vous avez des dettes sur vos cartes de crédit ou autre, commencez par les payer. Une carte de crédit peut vous coûter jusqu’à 29% d’intérêt par année. Aucun placement communautaire ne peut vous offrir un rendement qui pourrait justifier de ne pas payer vos dettes.
  • Il existe des placements de base qu’un citoyen doit envisager avant même de penser à investir dans un organisme communautaire. Un RÉER parce que déductible d’impôt en plus d’être un placement garanti. Il est un véhicule qui doit être priorisé aux obligations communautaires.
  • L’achat d’une maison avec l’avantage de pouvoir RAPPER avec son RÉER devrait passer bien avant l’idée d’investir dans un organisme communautaire.
  • Les banques et les caisses offrent des certificats de dépôt garantis. Jusqu’à 100 000$, votre investissement est garanti à 100% par la Société d’assurance dépôt du Canada.

Recherché, investisseurs particuliers

  • Vous avez payé toutes vos cartes de crédit, votre automobile et autres prêts.
  • Vous êtes propriétaire de votre maison et l’hypothèque à payer est une goutte d’eau dans votre budget.
  • Vous cotisez au maximum dans votre RÉER.
  • Vous avez des certificats de dépôts, pour vous et pour votre conjoint, atteignant les 100 000$ garantis par la Société d’assurance dépôt du Canada.
  • Vous pouvez prendre aisément des vacances à travers le monde même si vous perdez votre investissement communautaire.

Si vous répondez à ces critères très restrictifs, on pourrait envisager d’accepter votre investissement dans une obligation communautaire du Journal de la Rue. Vous pouvez alors me contacter: Raymond Viger (514) 256-9000. raymondviger@hotmail.com

Pour tous les autres, soignez votre santé financière. L’argent ne fait pas le bonheur. Mais il peut éviter de s’arracher les cheveux avec les comptes à payer. Il peut aussi vous permettre de bénéficier d’une belle retraite dans le plaisir et le calme. L’argent est un outil qui doit travailler pour vous.

Si vous préférez faire un don.

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Qu’est-ce qu’une obligation communautaire

Financement d’organismes communautaires

Les obligations communautaires

Par Territoires Innovants en Économie Sociale et Solidaire (TIESS)

Les obligations communautaires sont des titres de créances et ont des caractéristiques semblables à toutes obligations soit : une valeur nominale, une échéance, une rémunération (taux d’intérêt) etc.

Elles sont accessibles à tous mais peuvent être émises uniquement par des organismes à but non lucratif. Elles sont proposées à la communauté sans intermédiaire et constitue un modèle de financement participatif pair-à-pair, qui permet aux citoyens d’investir leur épargne dans des projets qui leur tiennent à cœur. 

Les obligations communautaires sont une opportunité pour les organismes à but non lucratif de mobiliser de nouvelles sources de capitaux privés auprès de leur communauté de soutien, d’assurer leur développement et de renforcer leur ancrage territorial. Elles participent à un mouvement de désintermédiation du financement et d’une volonté d’implication de la communauté.

Elles sont utilisées depuis plusieurs années en Ontario, notamment par le Center for Social Innovation (CSI) à Toronto, et à plus petite échelle au Québec, mais restent encore peu connues et sous-exploitées.

Avis: émission d’obligations communautaires

http://www.tiess.ca/obligations-communautaires-info/

Revenu minimum garanti (RMG) VS le plein emploi

Le cri du coeur du communautaire

Pourquoi pas le plein emploi?

On veut sortir le Québec de son marasme financier et économique. Tout le monde tire dans toutes les directions et proposent toutes sortes de projets qui manquent parfois de réalisme. Avons-nous les moyens d’un Revenu minimum garanti (RMG)? Ce n’est pas avec ce billet que je vais me faire des amis dans le communautaire!

Raymond Viger  Dossiers ÉconomiePolitiqueCommerce équitable,
Communautaire.

Plusieurs organismes communautaires vont dans la direction de Québec Solidaire et demandent que le Québec se dote d’un Revenu minimum garanti (RMG). J’entends de leur part des propositions qui varient entre 12 000$ et 20 000$ par année.

La question qui tue

On va prendre où l’argent pour financer tout ça? On a beau taxer directement ou indirectement, le Québec n’arrive pas à faire ses frais.

Voici quelques réponses fournies:

Avec un Revenu minimum garanti, les gens vont être plus heureux et moins malades. Donc on va épargner en frais de santé.

Objection votre honneur. Les gains en santé vont arriver dans un moyen à long terme tandis que le coût pour implanter le RMG est à très court terme.

Les gens en étant plus heureux et moins malades vont avoir un meilleur estime de soi et vont se trouver un emploi plus facilement.

Objection votre honneur. L’estime de soi ce n’est pas quelque chose qui répond à un petit bouton que l’on actionne. Si mon estime est dans le 3e sous-sol et que ça fait 10 ans qu’il s’y trouve, fort possible que je vais avoir besoin de plusieurs années de thérapie avant que ça ne commence à remonter… légèrement… pas vite.

On va accompagner le RMG d’un projet d’économie sociale pour créer de l’emploi.

Objection votre honneur. Même financé, même avec l’appui du milieu, je n’ai pas vu beaucoup de projets communautaire réussir à vraiment créer un projet d’économie sociale viable, rentable et capable de changer la couleur économique d’un quartier. Et quand je leur demande c’est quoi le projet d’économie sociale qui va être le moteur économique du RMG je n’ai pas encore entendu de propositions claires, nettes et précises. En tant qu’entrepreneur, si je n’ai pas le feehling d’un bon projet devant moi, je n’ai pas de projet du tout.

On va faire un projet pilote pour expérimenter.

Objection votre honneur. Un projet pilote implique qu’on peut circonscrire dans un espace géographique un événement ou un mode de vie. Dans cet espace contrôlé, observable et quantifiable il faut pouvoir régir les relations des personnes observées. Je ne peux pas donner un RMG à une personne et réussir à l’isoler de ses proches qui eux ne le reçoivent pas. Comment bien comptabiliser les gains en économie sur les frais de santé si je ne peux pas connaître quels auraient été la santé des gens observés s’ils n’avaient pas eu le RMG?

Le plein emploi

Je viens de l’entreprise privée. À partir de rien, j’ai créé des projets qui ont su s’autofinancer, grandir et gagner leur autonomie.

À partir de mes entreprises privées, j’ai tenté de soutenir des organismes communautaires. Malgré les fonds, le personnel, les ressources matérielles et les contacts que je leur donnais, rien ne levait. Même quand tout était financé, ils réussissaient à perdre de l’argent.

Le virage communautaire

J’ai décidé de faire un virage vers le communautaire. Je voulu apporter ma capacité de créer des projets qui s’autofinancent et qui peuvent devenir autonome.

Parce que si on veut que notre société aille mieux, il faut que tout le monde mette les mains à la pâte. On ne peut pas attendre que le gouvernement fasse tout et tout seul. Il n’en n’a ni la capacité, ni les moyens.

Richesse sociale et communautaire

Nous devons travailler à créer une richesse sociale et communautaire. Créer des emplois pour tous. Des emplois non subventionnés capable de payer des charges sociales et des impôts.

C’est dans cette ligne de pensée que notre organisme communautaire a créé, sans subvention, des emplois. Nous avons été une couveuse pour plusieurs entreprises qui ont pu être créé, pour des entrepreneurs qui sont à leur compte et qui gagnent respectueusement leur vie.

Économie sociale

Depuis sa création, ce sont près de 7 millions de dollars que notre organisme a fait parvenir aux différents paliers gouvernementaux. Non seulement ces gouvernements ont reçu de notre part près de 7 millions, mais ce sont des centaines de personnes qui étaient sur l’aide sociale, non employable qui aujourd’hui ont un emploi. Et je le répète, ces emplois sont non subventionnés rémunérés. Il y a ici une économie encore plus grande que les 7 millions qu’on leur a fait parvenir: les montants économisés des prestations d’aide sociale que le gouvernement n’a plus besoin de donner aux gens que nous avons accompagnés et rendu autonomes.

Ça c’est de l’économie sociale. Ça c’est un rendement social. Nous méritons sûrement quelques décorations du genre Ordre national du Québec, Ordre du Canada et quelques diplômes Honoris Causa. Notre action n’est possiblement pas encore suffisamment connu pour qu’ils nous envoient par la poste ces décorations et de notre côté, trop occupé à faire un changement social, nous n’avons pas le temps de remplir de la paperasse pour dire qu’on existe.

Créer une richesse

Tout cela pour dire que nous n’en sommes pas à créer des projets pilotes. Il ne faut pas rêver en couleur avec des augmentations de dépenses sociales. Nous pouvons créer une richesse communautaire avec des projets concrets et réalistes.

La beauté de la chose est l’exportabilité du projet. Mais pour cela il faut un minimum d’entrepreneurship. Il faut accepter de sortir des sentiers battus. Accepter d’être différent. Accepter de prendre des risques et de foncer.

Aider autrui

Avec les outils que nous avons mis en place, nous sommes maintenant à l’étape de pouvoir aider d’autres organismes communautaires à créer un financement indépendant et autonome.

Et aussi surprenant que cela puisse paraître, les gens ne comprennent pas. Les gens n’osent pas avancer. Les gens n’osent pas faire confiance. Quand nous offrons des possibilités de financement à un autre organisme, ceux-ci ont peur. Et ils nous demandent:

Mais pourquoi vous ferions ça? Qu’est-ce que vous avez à gagner de le faire?

Parce que nous voulons faire un changement social et que nous sommes convaincu que nous pouvons aider les autres tout en s’aidant soi-même. Créer une relation gagnant-gagnant. Parce que pour sortir le Québec de son marasme financier et économique, il y a seulement 3 possibilités:

  • Augmenter les revenus
  • Couper dans les dépenses
  • Un mix des 2 premières solutions.

Couper dans les dépenses, cela veut dire congédier du monde et les mettre sur l’assurance-emploi et finalement l’aide sociale. On baisse nos dépenses pour mieux les augmenter. Des gens sur l’aide sociale, n’ont pas les moyens de manger convenablement et d’être heureux dans leur peau. Nous augmenterons à moyen terme nos coûts en matière de Santé. Quand la pauvreté frappe, la criminalité augmente. Nos coûts en matière de Justice et de Sécurité publique vont aussi augmenter.

La solution la plus viable et la plus socialement rentable est de créer cette richesse sociale et communautaire.

Et quand je tente d’expliquer cette philosophie à de futurs employés on me demande:

Pourquoi le faire pour les autres? Pourquoi ne pas créer une entreprise privée et le faire pour nous-même? En tant qu’organisme communautaire, nous n’avons aucune sécurité d’emploi, nous pouvons créer quelque chose et se faire pointer la porte…

En attendant, en plus de notre magazine sur les thématiques sociales, Reflet de Société, nous venons de faire l’acquisition du Bistro In Vivo qui va devenir Bistro le Ste-Cath. dont 100% des revenus serviront à notre intervention sociale et communautaire.

Autres textes sur Communautaire

Abonnement au magazine Reflet de Société

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Carte anniversaire, poster, T-Shirt avec impression d’artistes

publicité boutique t-shirts cartes voeux carte anniversaireUne boutique virtuelle toute en couleur pour des produits artistiques originaux.

Une façon originale de soutenir de jeunes artistes dans leur cheminement artistique.

Que ce soit pour une carte anniversaire ou un T-Shirt personnalisé, un CD de musique ou un livre, la boutique des Éditions TNT mérite de faire un détour.

Merci d’encourager les artistes et le Café-Graffiti.

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Les Pousses urbaines : une victoire par l’horticulture

Soutien aux décrocheurs

Réinsertion des jeunes

Delphine Caubet         Dossier Environnement, Jeunes, Commerce équitable

Au cœur du quartier Rosemont à Montréal, tenue de travail sur le dos, des jeunes terminent la construction de bacs pour les Ruelles vertes. Dans les semaines à venir, ils effectueront différents travaux d’horticulture et d’agriculture. Majoritairement décrocheurs, ils acquièrent une expérience professionnelle au travers des Pousses urbaines.

commerce équitable communautaire pousses vertes réinsertionLes Pousses urbaines sont nées en 2006. L’idée d’origine était de favoriser la réinsertion des jeunes. Souvent décrocheurs, l’objectif était de leur donner une expérience professionnelle. Soit pour retrouver le chemin de l’école, soit pour avoir une référence sur le marché de l’emploi.

Première victoire

Pendant 10 semaines, une dizaine de jeunes viennent travailler aux Pousses. À l’ordre du jour: horticulture et agriculture urbaine. En tant qu’entreprise d’économie sociale, les Pousses offrent une expérience professionnelle aux jeunes. Grâce à ce secteur original, l’organisme profite du besoin de verdissement de la métropole.

commerce équitable communautaire pousses vertes réinsertion environnementDurant cet emploi saisonnier, les jeunes construisent les bacs des Ruelles vertes, s’occupent des jardins d’une douzaine de résidences de l’OMHM (Office municipal d’habitation de Montréal), tout en semant dans divers potagers. L’hôpital Louis H. Lafontaine (entre autres) leur prête ses terrains pour cultiver. L’expérience est complète, et les jeunes passent par tous les maillons de la chaîne. De la semence à la récolte, pour finir par la cuisine.

Grâce à cette formation (rémunérée!), ils acquièrent des réflexes professionnels de bases: comme arriver à l’heure. Mais en plus, le travail des Pousses vise à les valoriser, notamment en aidant les autres. Et pour certains, c’est peut-être leur première victoire. De quoi leur donner confiance pour une future réinsertion.

S’aider soi-même en aidant les autres

commerce équitable communautaire pousses vertes réinsertion environnementAu travers des contrats, les jeunes peuvent se rendre chez des personnes âgées afin de s’occuper de leur jardin. Ce mélange intergénérationnel vise à briser l’isolement de certaines personnes. Pour les apprentis jardiniers, ce contact vise à les responsabiliser en aidant les autres.

Dans toutes leurs tâches, les jeunes sont soutenus par Matthew Gaddes, le chargé de projet de l’agriculture urbaine. L’année passée, dans les jardins de Louis H. Lafontaine, les jeunes, accompagnés de patients de l’hôpital, ont semé des légumes.

Une partie de la récolte est revendue à prix coûtant au Petit marché de l’Est (marché communautaire), une autre est destinée aux jeunes. Enfin, une part de la récolte est utilisée pour des ateliers cuisine dans les locaux des Pousses. «Car, une tomate ce n’est pas juste la tranche de chez McDonald», s’amuse la directrice, Sabine de Peyrelongue. L’heure est venue de profiter des fruits du travail.

Réinsertion verte

Chaque participant au projet est volontaire. Ces jeunes sont principalement des décrocheurs âgés de 18 à 35 ans. Décrocheurs scolaires souvent, mais également sociaux. Le travail de réinsertion est alors total. Occasionnellement, c’est aussi un travail d’insertion québécoise que les Pousses effectuent. Les jeunes immigrants, fraîchement arrivés, ont besoin d’une expérience locale pour trouver du travail. Les Pousses servent alors de premier employeur.

L’expérience aux Pousses est globale, et les jeunes ont besoin de soutien pour leur discipline professionnelle (ex.: arriver à l’heure) et personnelle (ex.: gestion du budget).

Mais cette année, l’organisme n’a pas trouvé un intervenant psychosocial pour accompagner les jeunes. Ce pour quoi il peut refuser un jeune, comme c’est arrivé il y a peu. Une jeune femme nécessitant un suivi psychologique, l’organisme se trouva dans l’impossibilité de l’accueillir.

Mode survie

Si les Pousses urbaines ne peuvent pas combler ce vide au sein de leur personnel, c’est qu’elles reviennent de loin.

En 2010, l’organisation a vécu une page sombre de son histoire. Service Canada, son principal financeur, retira ses fonds. À partir de là, l’organisation s’est mise en mode survie. Elle a signifié à la communauté que c’était le rachat de l’organisme ou sa fermeture.

Les Pousses ont alors intégré la SODER (la Société de développement environnemental de Rosemont). Cette absorption permit de mutualiser les coûts et de s’autofinancer. Notamment grâce à des contrats d’horticulture, comme les Ruelles vertes ou des travaux de verdissement confiés par l’arrondissement. Si les Pousses soumissionnent autant qu’elles le peuvent pour des contrats, la directrice reconnaît que l’organisme doit encore faire ses preuves.

Impact difficile à juger

L’impact de l’organisme est difficile à évaluer, car on n’y tient pas d’analyse officielle. La coordinatrice d’activité, Charlotte Cordier, est chargée de communiquer avec les jeunes après leur passage aux Pousses. D’après elle, sur les deux dernières années, environ 90% des jeunes sont retournés à l’emploi ou aux études.

Mais l’impact à long terme est difficile à juger. Pendant le contrat, le travail est physique, et les jeunes en soirée n’ont pas forcement envie de sortir. De quoi les distancer, certes,  d’un réseau social parfois malsain. Mais passé la période d’appel des Pousses, difficile de savoir quelles habitudes ils ont gardées.

L’un des projets à venir est d’organiser un «événement-bénéfice» pour reprendre contact avec les anciens. Si la coordinatrice reconnaît qu’il sera quasi impossible de tous les retrouver, elle compte bien rassembler ceux qu’elle a vu travailler depuis son entrée, il y a deux ans.

Une façon pour les Pousses d’avoir des rétroactions sur leur pédagogie. «Car ce sont des adolescents. C’est difficile de juger de ce qu’ils pensent. Et encore plus de le leur faire exprimer.»

Travailler la terre en ville

Pour les jeunes décrocheurs, les Pousses sont une chance. Car si l’école n’a pas fonctionné, ils peuvent retrouver une activité rémunérée et physique en ville. De quoi les encourager pour trouver leur propre voie.

Pour les Pousses, l’horticulture et l’agriculture ne sont qu’un prétexte pour aider de jeunes marginaux. Mais leur enseignement n’est pas à sous-estimer. Les premiers jours, une formation leur est offerte pour se familiariser avec le travail de la terre. Par la suite, ils produiront de leurs mains et démystifieront le cycle de la nature.

Et pour certains, les Pousses ont été un révélateur : à l’heure actuelle, deux anciens jeunes y sont revenus… en tant qu’employés!

 Principes de l’économie sociale

Les entreprises d’économie sociale produisent des biens ou des services qui répondent aux besoins de la communauté. Le Café Graffiti et les Pousses urbaines en font partie: ils travaillent à la réinsertion des jeunes.

D’un statut différent, ces entreprises sont régies par plusieurs principes:

1— le principal est leur finalité. Elles n’ont pas pour but de faire des bénéfices, mais de servir la communauté. Leur raison d’exister est donc leur mission sociale. Toutefois, comme toutes entreprises, elles doivent satisfaire à des besoins économiques pour leur survie.

2— Les entreprises peuvent recevoir le soutien ou l’aide de l’État, mais elles doivent rester indépendantes et autonomes dans leur gestion.

3— Leur gestion est administrée de façon démocratique. Lors des prises de décisions, tous les membres ont le même poids, et une personne équivaut à un vote.

4— Si l’entreprise génère des profits, ils ne sont pas reversés aux investisseurs. Selon le choix des membres, les bénéfices peuvent être réinvestis dans l’entreprise ou versés à d’autres organismes d’aide à la communauté.

5— Pour fonctionner, ces entreprises reposent sur la participation individuelle et collective de la communauté. Leur engagement est donc nécessaire.

Au Québec, il existe environ 7 000 entreprises d’économie sociale, coopératives ou OSBL (organisme sans but lucratif). Leurs services se répartissent sur une vingtaine de secteurs, allant de la culture, en passant par l’immobilier, jusqu’aux biens manufacturiers. D’après le Chantier de l’économie sociale, ces entreprises emploient plus de 150 000 personnes au Québec et y génèrent 8% du PIB.

Autres textes sur Environnement

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone:  (514) 256-9000 , en région:  1-877-256-9009  Par Internet:
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Centraide est-il adapté aux réalités d’aujourd’hui?

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Centraide est-il dépassé ou encore pertinent?

Avec les concepts d’économie sociale, Centraide a-t-il su s’adapter aux nouvelles méthodes d’interventions?

Raymond Viger Dossiers Communautaire, Commerce équitable

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centraide-collecte-de-fonds-communautaire-united-wayLes racines de ce qui deviendra Centraide sont profondes. Différents mouvements de collectes de fonds qui avaient vu le jour au moment de la Grande Dépression dans les années 1930 se sont regroupés pour former, en 1975, Centraide.

Centraide a depuis, capitalisé des sommes d’argent dont les intérêts sont remis à certains organismes communautaires en plus de faire d’importantes collectes de fonds pour en augmenter les argents ainsi remis. Il y a 117 regroupements Centraide à travers le Canada.

Centraide du Grand Montréal

Les montants que Centraide du Grand Montréal remets annuellement ont passé de 5 millions en 1975 à plus de 50 millions aujourd’hui. Est-ce que nous avons réussi à baisser la pauvreté proportionnellement à l’augmentation des budgets investi dans le communautaire? Malheureusement non. La pauvreté n’a pas cessé d’augmenter pour autant.

Notre organisme n’est pas subventionné par le gouvernement. Nous travaillons notre propre financement en vendant des abonnements à notre magazine d’information et de sensibilisation Reflet de Société ainsi que des produits dérivés du Café-Graffiti des jeunes artistes que nous accompagnons. Cette méthode de financement est basée sur des principes d’économie sociale et d’autonomie communautaire.

Quand nous sollicitons le public, souvent ont nous demande pourquoi nous ne sommes pas subventionné par Centraide. Il y a tellement d’organismes communautaires qui recherchent des fonds que Centraide doit mettre des contraintes pour avoir accès à leur financement. Une des limites qu’ils imposent est l’obtention d’un numéro de charité.

Numéro de charité et économie sociale

art urbain culture urbaine artistes émergentsMais voilà que l’économie sociale n’est pas accepté par les fonctionnaires canadiens qui attribuent les numéros de charité. Il faut se limiter à une activité d’intervention charitable. Et la vente de produits, qu’elle soit équitable ou non, n’est pas considéré comme une intervention charitable.

J’ai vérifié auprès de responsables de longue date de Centraide si leur organisation avait l’intention de se rajeunir et de s’adapter aux nouvelles réalités économiques du communautaire en arrêtant d’exiger un numéro de charité. Malheureusement, non. Il y a tellement d’organismes communautaires, des besoins qui sont tellement grand et qui dépassent les capacités financières de Centraide, que les organismes d’économie sociale comme nous ne pourrons jamais avoir du financement de Centraide.

Les choix de Centraide

Centraide doit même faire des choix et couper le financement de certains organismes qui ont longtemps été financé.

Le public doit continuer de soutenir Centraide pour la pertinence qu’ils représentent auprès d’un certain nombre d’organismes communautaires. Mais il doit aussi soutenir les organismes en économie sociale qui sont une nouvelle génération d’intervention avec une vision différente.

Je profite de cet instant de réflexion pour vous diriger vers les abonnements de notre magazine Reflet de Société ainsi que vers notre boutique Internet où nous présentons les produits dérivés de nos jeunes artistes urbains.

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Avis: émission d’obligations communautaires

Économie sociale

Le financement d’un organisme communautaire

Danielle Simard    Dossiers Communautaire, Commerce équitable

Journal de la Rue

Émission d’obligations communautaires

Pour préparer un projet novateur de veille Internet auprès de personnes suicidaires et fragilisées ainsi que la consolidation de ses actions sociales, le Journal de lafinancement-communautaire-financer-organisme Rue prépare une émission d’obligations communautaires.

Les obligations, en multiple de 1 000$, peuvent recevoir des rendements variant entre 1% et 6,5% d’intérêts selon le montant et la durée des obligations.

Pour toutes informations concernant l’émission d’obligations communautaires du Journal de la Rue, contacter Raymond Viger

Courriel : raymondviger@hotmail.com Tél. : (514) 256-4467.

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Qu’est-ce qu’une obligation communautaire

L’économie sociale

Merci de visiter notre Boutique équitable

Partenaires d’une nouvelle économie

Pour conserver son indépendance et son autonomie, un organisme communautaire a besoin de partenaires pour développer une économie sociale.

Raymond Viger Dossiers Commerce équitable, cartes anniversaire

Des illustrations équitables

poster affiche flyer carte anniversaire cartes souhaits voeux affichage impression t-shirtLe Café-Graffiti, avec le soutien du Fonds régional d’investissement jeunesse (FRIJ), débute un nouveau projet qui s’étalera sur une période de trois ans.

Le projet se divise en deux volets. Le premier sera de créer les archives du graffiti à Montréal, de ses débuts à aujourd’hui. Les artistes, les lieux, les évènements qui ont marqué l’histoire de cet art de la rue à Montréal, seront mis en ligne pour le bénéfice de tous.

Le deuxième volet verra la création d’une salle d’exposition virtuelle permettant aux artistes issus de différentes cultures de trouver un espace de diffusion pour leurs œuvres. Une série de petites boutiques artistiques pour présenter leur créativité, leur cheminement et leurs différentes réalisations.

Finalement, le centre d’achat virtuel mettra en vente les produits des artistes. Vous y retrouverez toiles, T-shirts, cartes de souhaits, affiches, etc. Le projet débute aujourd’hui sur le site http://www.editionstnt.com. Vous pouvez déjà commander vos cadeaux et vos cartes de Noël. Chaque mois des nouveautés seront mises en ligne. Venez nous visiter régulièrement.

Aidez, c’est gratuit avec Köse

Un nouveau projet dynamique et original vient de voir le jour. Köse, pour soutenir le financement d’organismes communautaires.

Il s’agit d’un partenariat entre les organismes communautaires et les entreprises. Köse publie une infolettre mensuelle annonçant les activités des organismes communautaires. À chaque fois qu’un membre ouvre la lettre, 5 sous sont remis à l’organisme communautaire de votre choix. Sur les côtés de cette lettre, vous avez des publicités de marchands : ce sont eux qui payent les frais de diffusion ainsi que l’argent qui sera remis aux organismes communautaires.

Ça ne vous coûte rien et permet à des marchands d’investir un budget publicité vers le communautaire qui s’en trouve gratifié. Une excellente formule qui mérite qu’on y participe.

Pour débuter votre soutien gratuit à notre organisme, allez vous inscrire à l’infolettre sur le site http://www.makose.ca/fr. À droite, sous ABONNEMENT, vous pouvez dérouler une liste d’organismes communautaires. Vous pouvez choisir Reflet de Société ou Café-Graffiti. Vous inscrivez votre nom et votre courriel. C’est tout. Une fois par mois, vous recevrez l’infolettre qui vous donnera des nouvelles des différents organismes communautaires.

Si vous hésitez entre le Café-Graffiti et Reflet de Société, pas de problème, vous pouvez aider les deux. Il suffit d’avoir une deuxième adresse courriel et vous pourrez ainsi aider les 2 projets. La seule chose que vous aurez à faire : ouvrir l’infolettre Köse que vous recevrez mensuellement.

Vernissage à ciel ouvert

Pour une 7e année consécutive, le Café-Graffiti a réalisé les décors des vitrines de Maison Simons. Pendant 6 semaines, du 2 août au 6 septembre, 34 toiles d’artistes graffiteurs se sont retrouvées dans les  vitrines de 5 magasins de la Maison Simons.

Merci à Richard et Peter Simons ainsi qu’à tout le personnel de la Maison Simons qui ont permis la réalisation de ces vitrines par les artistes graffiteurs.

Le graffiti en orbite

Pour délimiter les zones de construction du nouveau Planétarium qui déménage près du Stade olympique, une palissade de 350 pieds a été installée. Une équipe de 4 graffiteurs y a réalisé une gigantesque murale qui demeurera en place jusqu’en septembre 2012, au moment de l’ouverture du Planétarium. Cela vous laisse amplement le temps d’y faire une petite visite.

Une note d’implication

En juin dernier, pour une 6e année consécutive, le professeur de piano classique Ginette Charest-Cyr et ses élèves ont offert leur concert de fin d’année pour soutenir notre organisme. Une occasion toute particulière pour Danielle et moi de prendre un temps d’arrêt et de se laisser bercer au son du piano.

Merci à tous pour votre chaleureuse présence et votre implication.

Abonnement au magazine Reflet de Société

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