Consommation modérée d’Éduc’alcool et conduite automobile

Peut-on avoir une consommation modérée et conduire son véhicule automobile?

Éduc’alcool et alcoolémie

Les campagnes publicitaires d’Éduc’alcool ne cessent de nous répéter: maximum de 3 consommations par jour pour les hommes et 2 pour les femmes. Maximum de 15 consommations par semaine pour les hommes et 10 pour les femmes. Et on ne boit pas tous les jours. Cependant… ce qu’on ne dit pas…

Raymond Viger Dossiers Alcool

Éduc'alcool consommation modérée éducalcool alcool alcoolémieSaviez-vous que la consommation modérée qui est prônée par Éduc’alcool ne vous permet pas nécessairement de conduire votre automobile? Parce qu’une consommation modérée, telle que définie par Éduc’alcool, pour certaines personnes, atteint un niveau d’alcoolémie supérieure à 0,80, soit la limite maximum permise pour conduire son véhicule!

Pour en faire la démonstration, la formule pour calculer le taux d’alcoolémie est la suivante:

T= V x P x 0,8/K x M

Beaucoup de lettres que nous tenterons de définir pour mieux comprendre:

  • T = Taux d’alcoolémie.
  • V = Volume de boisson  ingéré en millilitres (ml).
  • P = degré d’alcool de la boisson.
  • K = coefficient de diffusion de l’alcool, soit 0,7 pour les hommes et 0,6 pour les femmes.
  • M = masse du sujet en kilogrammes.

Nous voyons ici que la masse de la personne qui consomme influence le résultat. C’est pourquoi certaines personnes dépassent la limite permise, même lors d’une consommation modérée prônée par Éduc’alcool.

La définition d’une consommation selon Éduc’alcool équivaut à:

  • Une bière (340 ml) à 5%
  • Un verre de vin (140 ml) à 12%
  • Un verre de vin fortifié (85 ml) à 20%
  • Un spiritueux (45 ml) à 40%.

Donc, si on suit les recommandations d’Éduc’alcool, quand un homme de 160 livres ou moins prends 3 consommation rapidement, il dépasse la limite  permise pour conduire son automobile tout en respectant les normes de la consommation modérée. Et s’il conduit malgré tout son véhicule et qu’il frappe un piéton, il sera considéré comme un chauffard alcoolique et criminellement responsable! Et cela s’appliquera pour une femme de 125 livres et moins.

Vous me direz que ce n’est pas tous les hommes qui boivent rapidement 3 bières et 2 bières pour les femmes. Considérons maintenant que les gens étirent leur consommation sur une heure. Sachant que l’élimination de l’alcool se fait à un taux de .15 gramme à l’heure, cela veut dont dire que pour une consommation modérée, pris à un rythme d’une à l’heure, un homme de 116 livres et moins ne pourrait pas conduire son véhicule et une femme de 105 livres et moins non plus.

Réaction d’Éduc’alcool et d’Hubert Sacy

Avec ces quelques chiffres en main, j’ai voulu connaître la position d’Éduc’alcool sur cette réalité: Est-il important d’aviser le public du fait que pour certains, une consommation modérée peut amener à dépasser la limite autorisée pour la conduite automobile?

Voici donc la réponse reçu de M. Hubert Sacy, le directeur d’Éduc’alcool:

Bonsoir M. Viger

Merci de me tenir informé de ce que vous allez publier.

Notre campagne concerne les limites de consommations à faible risque telles qu’elles ont été élaborées par les experts en la matière. Nous convenons que certains pourraient peut-être trouver qu’elles sont élevées, mais nous faisons de l’information objective et nous n’obligeons personne à suivre les directives. Les gens prendront les décisions qu’ils veulent mais ils le feront au moins en toute connaissance de cause.

Par ailleurs, rien, absolument rien dans cette campagne, pas la moindre image, pas le moindre mot, pas la moindre allusion, pas le moindre sous-entendu, pas la moindre référence ne fait le moindre lien avec la conduite automobile.

Aussi, nous ne pensons pas que les gens pourraient en déduire qu’il est question de conduite automobile.

Bien cordialement,

Hubert Sacy
Directeur général
Éduc’alcool

J’ai insisté en redemandant: Ne pensez-vous pas qu’il serait important de mentionner cette nuance pour éviter que le public croit, à tort, qu’une consommation modérée leur permettre de conduire une automobile en toute légalité?

Bonjour

Non, nous ne croyons pas que ce soit nécessaire car nos recherches montrent que ça ne l’est pas.

Si notre prochain sondage fait ressortir cette nécessité alors nous réévaluerons la situation.

Cordialement

Hubert Sacy
Directeur général
Éduc’alcool

Autres textes sur Alcool et drogue

 

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Éduc’alcool, Hubert Sacy et la consommation modérée d’alcool

Débat autour du mandat d’Éduc’alcool

Les lecteurs du Devoir questionnent Hubert Sacy et Éduc’alcool

Ivan Rochette, un citoyen de 77 ans écrit une lettre au Devoir et pose clairement la question: Éduc’alcool, pour qui travaillez-vous? La SAQ, l’industrie des boissons alcooliques? Hubert Sacy patine sans répondre à la question.

Raymond Viger Dossiers Alcool

Un débat qui n’est pas nouveau et qui ne semble pas vouloir s’éclaircir.  La lettre de M. Rochette ainsi que les commentaires qu’elles auront suscitées démontrent bien que les citoyens questionnent les motivations réelles des campagnes de publicité d’Éduc’alcool.

Éduc’alcool est un organisme indépendant, financé par les producteurs d’alcool. Ses membres sont des distilleries et des producteurs d’alcool qui ont décidé de prendre les devants et faire leur campagne de prévention pour éviter que le gouvernement ne l’impose et ne la fasse à leur place.

Tel que décrit sur le site Internet d’Éduc’alcool nous pouvons y voir clairement que les membres d’Éduc’alcool sont des producteurs d’alcool. Ce sont aussi ces producteurs d’alcool qui financent Éduc’alcool.

Objectifs d’Éduc’alcool

Regardons quelques-uns des objectifs d’Éduc’alcool:

Éduquer le grand public et particulièrement les jeunes à la consommation de boissons alcooliques.

Valoriser la notion de plaisir liée à une consommation réfléchie et équilibrée des produits alcooliques.

Promouvoir la modération dans la consommation d’alcool.

La question qui tue

Est-ce acceptable qu’Éduc’alcool, avec de tels objectifs, veuille convaincre mon jeune de 12 ans de boire avec modération?

Éduc’alcool a créé le jeu Pocheville à l’intention des jeunes de 12 à 16 ans afin de les sensibiliser aux effets de l’abus d’alcool… et ainsi les convaincre que la modération a bien meilleur goût.

Références

Lettre d’Ivan Rochette dans le Devoir: Publicité d’Éduc’alcool: incitation à la modération ou à la consommation?

Réponse de Hubert Sacy d’Éduc’alcool dans le Devoir

Objectifs d’Éduc’alcool

Jeux Pocheville pour les jeunes de 12 à 16 ans

Financement d’Éduc’alcool

Le budget d’Éduc’alcool provient des redevances perçues sur les ventes d’alcool de ses membres. Ces contributions sont prélevées par la SAQ à même les ventes des produits des membres institutionnels et remises à l’organisme sur une base régulière de manière à lui assurer un financement adéquat pour remplir son mandat.

Catégorie de membre d’Éduc’alcool

Membres institutionnels

  • Les membres institutionnels d’Éduc’alcool appartiennent à cinq grands secteurs d’activités représentés par des organismes constitués. On y trouve :
  • la Société des alcools du Québec pour le secteur de l’importation, de la distribution et de la vente au détail
  • l’Association des distillateurs du Québec pour le secteur des spiritueux
  • l’Association des viniculteurs négociants du Québec et les viniculteurs qui sont dotés d’un permis d’exploitation et vendent leurs produits par le réseau de la Société des alcools du Québec pour le secteur des vins
  • l’Association des cidriculteurs artisans du Québec et les cidriculteurs et brasseurs qui sont dotés d’un permis d’exploitation et vendent leurs produits par le réseau de la Société des alcools du Québec pour le secteur des cidres
  • l’Association du Québec des agences de vins, bières et spiritueux pour le secteur de la représentation

Membres associés

  • Tout membre de l’industrie des boissons alcooliques qui désire participer aux activités et s’engager dans Éduc’alcool peut le faire à titre de membre associé.

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
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Autres livres pouvant vous intéresser:

Ingérence de la publicité dans les médias

Publicité et média

Peut-on écrire sans subir l’ingérence des publicitaires?

Je publie un billet à 3:00 heures le matin. À 9:00 heures le matin, le média perd un contrat de publicité d’une valeur de 25 000$ par année.

Raymond Viger Dossier Média et publicité

900588_21943998Je suis le rédacteur en chef du magazine Reflet de Société, une revue spécialisée sur les thèmes sociaux. Dans les 2 dernières années nous n’avons eu qu’une seule publicité, celle du ministère Culture et communications et ils refusent maintenant de  nous la payer!

Sur mon blogue ou encore ceux de Cent Papiers ou des 7 du Québec, il n’y a pas de publicité.

Mes textes sont cependant repris directement ou indirectement sur d’autres blogues et médias qui sont à la recherche de contenu. Parce que le contenu est roi. Le contenu est une denrée importante pour le référencement par les moteurs de recherches.

Pouvoir des publicitaires

Mon texte sur le vol des informations de crédit chez Télus se retrouve à 3:00 heures le matin sur un site qui vend de la publicité. Dès 9:00 heures, un commanditaire d’une valeur de 25 000$ par année confirme qu’il se retire de ce média. Cet incident a créé un certain remous et plusieurs communications téléphoniques et courriel.

Un publicitaire ne pourrait pas mettre cette pression sur un média de grande envergure. Mais pour des médias de moindre taille, cette perte peut en ébranler plusieurs.

Nous avons aussi vu un média communautaire devoir signer une lettre envers un de ses commanditaires s’engageant à ne pas parler contre lui dans ses éditoriaux et reportages! Malheureusement, j’appelle ce genre de transactions de la pure prostitution. Comment puis-je faire confiance à l’intégrité des reportages de ce média avec une telle restriction?

Sans oublier les poursuites baillons tels que Barrick Gold envers Écosociété!

Conflit d’intérêt: publicité et contenu éditorial

Pour éviter ce genre de conflit d’intérêt, Reflet de Société et nos blogues ne misent pas sur la publicité dans leur plan d’affaire. Nous ne sommes pas contre la publicité. Mais pas question de laisser les publicitaires nous dicter notre éditorial et notre contenu. Nous sommes blacklistés par Loto-Québec, Fondation Mise sur toi, Éduc-Alcool et bien d’autres. Pourtant, certaines de ces sociétés ont, théoriquement, des missions de prévention qui devraient prioriser notre média. Mais la réalité du “contrôle” qu’ils recherchent semble les éloigner de leur mission pour favoriser un autre agenda.

Certains administrateurs d’importantes sociétés nous ont même fait une réputation qui s’est véhiculée à bien d’autres institutions qui, sans nous connaître, n’osent pas nous approcher.

Intégrité et intérêt public

L’intégrité a un prix. L’intérêt public aussi. Nous réitérons ici notre volonté de ne jamais laisser les publicitaires et les commanditaires influencer nos éditoriaux et notre contenu.

Nous sommes convaincus que notre intégrité nous permettra d’attirer les placements publicitaires d’entreprises de qualité. Des entreprises qui ont un code d’éthique et qui ont à coeur les citoyens du Québec. Des entreprises qui agissent socialement en bon père de famille.

Merci à nos 50 000 abonnés qui nous permettent de publier un magazine d’informations et de sensibilisation sur les thèmes sociaux tout en gardant une indépendance envers les placements publicitaires.

Autres textes sur Média et publicité

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Publicité contre le tabac en Suisse et au Québec

Publicité contre le tabac en Suisse et au Québec

Dossier Loto-Québec

Dans notre organisme, pour nous aider à nous améliorer, nous donnons régulièrement des mandats à des consultants externes. Avec le recul, leur vision de notre organisme nous aide à nous remettre en question.

L’une de ces consultantes avaient lu notre éditorial questionnant Éduc-Alcool et la Fondation Mise sur toi. Deux regroupements, le premier par les fabricants d’alcool et la deuxième par Loto-Québec. Une forme d’obligation sociale de dire que d’un côté nous gérons des substances nocives pour la société, mais que de l’autre, nous en faisons la prévention.

Cette consultante nous mentionnait qu’en Suisse, il y avait des campagnes de prévention du tabagisme qui fonctionnaient très bien. Ces publicités étaient payées directement par les fabricants de cigarettes mais qu’ils n’avaient aucun droit de regard sur les campagnes. Une intégrité à respecter entre ma volonté de vendre plus et de vouloir en faire la prévention. Une intégrité entre un conflit d’intérêt qui apparaît évident pour les Suisses.

Est-ce que cette indépendance et cette intégrité entre les fournisseurs de service et le rôle de prévention est aussi respecté au Québec? Le débat est lancé.

Autres textes sur Loto-Québec

Quand une croupière s’en va-t-en guerre; histoire d’Éléonore Mainguy

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Loto-Québec, le Journal de Montréal et l’accès à l’information

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apres-la-pluie-le-beau-temps-recueil-de-textes-a-mediter-croissance-personnelle Après la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Publicités sociales incohérentes, Éduc-Alcool et Loto-Québec

Publicités sociales incohérentes    

Raymond Viger             Dossier Société

La dernière publicité reçue au Journal de la Rue a créé un grand débat et tout un émoi. Pouvions-nous prendre le risque de l’accepter?

Une page pleine en couleur. Wow! C’est plaisant pour aider à payer une partie de la facture d’imprimerie qui commence à être salée. À première vue, l’annonceur a une mission qui se rapproche de la nôtre: Éduc-alcool.

La publicité arrive sur mon bureau. Elle soulève un problème de conscience. J’imagine mes amis, membres de différentes fraternités telles que les Alcooliques Anonymes qui arriveraient face à face avec cette publicité dans le Journal de la Rue. La question est lancée. Je ne peux prendre seul la décision de l’accepter et je profite d’une réunion du comité de lecture pour la présenter.

 

Mission d’Éduc-Alcool

Certains se questionnent sur la pertinence de dire à des jeunes que l’alcool n’est pas un problème si elle est prise avec modération. Il faudrait parler des signes de dépendance, de perte de contrôle. D’autres considèrent aussi que la présentation visuelle de l’annonce donne soif par l’attrait de toutes les sortes de verres présentés. Même le fond de la publicité est associé à un verre de bière format géant!

Nous sommes obligés de nous questionner sur la vocation d’Éduc-Alcool. Étant financé par les producteurs d’alcool, quel est le mandat précis de cette institution: éviter les abus d’alcool ou de favoriser sa consommation? Est-ce que ce genre de publicité tente de nous donner bonne conscience et d’éviter de regarder la réalité d’un problème social?

Loto-Québec et les publicités sociales

Ce questionnement s’est ensuite transporté à d’autres publicités sociales. Loto- Québec termine ses annonces de loteries en disant qu’il faut avoir 18 ans pour acheter des billets de loteries. Le fruit défendu ne devient-il pas un incitatif à faire comme les grands? Ce genre d’avis a-t-il un impact réel pour ne pas inciter les jeunes à acheter des loteries?

Avons-nous trouvé le meilleur moyen de promouvoir une société plus humaine et plus sensibilisée aux causes sociales? Jusqu’où les annonceurs ont un devoir d’agir en bon père de famille? Les petits caractères sous les publicités de fabricants automobiles mentionnent : «Ce que vous voyez est réservé à des pilotes professionnels sur des pistes d’essai.» Encourageons-nous les excès de vitesse, la conduite dangereuse et la rage au volant? On tente de nous vendre un véhicule en nous montrant les performances qu’elle peut atteindre mais qu’il serait illégal et dangereux de tenter!

Responsabilités des annonceurs

Si chaque annonceur prenait sa responsabilité au sérieux, si chaque annonceur agissait en bon père de famille, nous pourrions, tous ensemble, promouvoir une société où il ferait bon de vivre ensemble. Les organismes communautaires n’ont ni le budget, ni la capacité de concurrencer la violence ou l’attrait de certaines annonces publicitaires.

Il existe des fonds d’investissements verts pour protéger l’environnement, des fonds d’investissements éthiques pour favoriser des entreprises plus respectueuses. Est-ce que ces fonds analysent l’impact social des publicités véhiculées par ces entreprises?

Pour tenter de solutionner le problème, nous avons demandé à Éduc-Alcool de nous proposer une autre publicité. Une qui respecterait mieux la sensibilité de nos lecteurs et susceptible d’être présenté au grand public. Ils ont refusé. Depuis sept ans, ils présentent cette publicité dans plusieurs médias. C’est la publicité qui représente la mission d’Éduc-Alcool. Nous avons vérifié auprès d’un média communautaire qui travaille avec des gens qui ont des difficultés avec l’alcool. Ils n’ont reçu aucune plainte et n’ont pas hésité à publier cette annonce.

Pouvons-nous risquer d’accepter de présenter cette publicité? Même si des agences de communication nous disent rechercher le bien-être de notre société, cette publicité le fait-elle vraiment?

Nous avons décidé de faire paraître cette annonce d’Éduc-alcool. Nous voulons connaître vos commentaires. N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires.

Certains l’ont déjà dit: la modération n’existe pas pour ceux qui ont des problèmes d’alcool.

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Le livre, au coût de 19,95$ est disponible.

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