Sextorsion: Se libérer de la honte

Sarah* a 14 ans. L’an dernier, elle fait la connaissance en ligne d’une fille de son âge et, de fil en aiguille, elles en viennent à s’échanger des images intimes. Malheureusement, son amie n’est pas une amie. C’était un homme de 27 ans, de l’autre côté de l’Atlantique. Sarah est loin d’être la seule à tomber dans le piège. Et en contexte de pandémie, les chiffres explosent.

Un texte de Takwa Souissi publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Agressions sexuelles

Les jeunes étant beaucoup plus présents devant leur écran, les signalements de jeunes victimes d’exploitation sexuelle ont subi une hausse de 81% en avril, mai et juin 2020, selon le Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE). En temps normal, c’est quelque 4 000 signalements par mois qui sont reçus, nous indique René Morin, porte-parole du CCPE.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Autres textes sur Santé mentale

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Funbusy

Chantal Lee a grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal.

Elle s’est découvert une passion pour l’écriture dès son jeune âge, mais ce n’est que depuis 2001 qu’elle écrit sur une base régulière.

Violence, drogue, faible estime de soi et abus sexuels ont trop longtemps fait partie de la vie de cette femme courageuse. Chantal Lee a réussi à reprendre le dessus et malgré la grave maladie qui l’afflige depuis quelques années, elle partage par le biais de son premier recueil de poésie son inconditionnel amour de la vie.

Prix : 9,95$

Combattre la sextorsion par l’éducation

Les experts sont unanimes : la meilleure arme contre la sextortion, c’est la prévention. « Il faut s’adresser directement aux ados. Dans le scénario idéal, le jeune irait se confier à un adulte de confiance. Mais dans les faits, ce n’est pas ce qui se passe dans la plupart des cas. Ils ont peur, honte, et veulent se débrouiller seuls », constate René Morin, porte-parole du Centre canadien de protection de l’enfance.

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Dossier Agressions sexuelles

Depuis quelques années, l’organisation observe d’ailleurs une augmentation marquée des signalements venant de jeunes de 12 à 17 ans. Face à la complexité du problème, elle a décidé de créer plusieurs ressources éducatives pour les jeunes, les familles et les écoles.

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Je vote pour l’éducation sexuelle

En juillet 2020, une nouvelle vague de dénonciations d’agressions, de harcèlement et de violences à caractère sexuel déferle sur les réseaux sociaux au Québec. Après les mouvements « agression non dénoncée », « yes all women », « stop culture du viol » et « me too », des femmes ont encore brisé le silence pour faire partager leur souffrance en solidarité avec d’autres victimes. Ce sont des histoires qui se répètent année après année sans que de réels changements ne s’opèrent dans notre société. Pourquoi?

Une lettre d’opinion de Noémie-Jade Fisher-Choinière publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Agressions sexuelles

Le système de justice demeure hasardeux pour les victimes qui ont le courage de porter plainte. Le processus judiciaire est long et éprouvant pour elles. Elles replongent dans des événements traumatisants. Même en complétant toutes les étapes nécessaires pour faire payer leur agresseur, les failles de notre système de justice en laissent filer plus d’un.. 

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Sextos et enjeux scolaires

Qu’est-ce que c’est, un sexto?  Il existe plusieurs formes de sextos. Il est possible d’envoyer des messages, des images ou des vidéos à caractère sexuel. La plupart du temps, on envoie les sextos via un cellulaire à l’aide d’applications : SMS, Facebook Messenger, Instagram, Snapchat, WhatsApp, etc. On séduit et on est séduit en retour à l’aide de ces nouvelles technologies de l’information; c’est merveilleux! C’est génial pour explorer sa sexualité, ses limites personnelles et sa confiance en l’autre. Par contre, bien malheureusement, certaines personnes n’utilisent pas positivement cet échange. Certaines personnes utilisent les sextos à des fins de chantage, d’exploitation et même de harcèlement.

Dossier Sexualité

Une chronique de Florence V.Savoie et Estelle Cazelais, sexologues – Dossier Sexualité

Comment utilise-t-on les sextos quand on est adolescent-e-s? 

Chères adolescentes et chers adolescents, sachez qu’il est, à ce jour, illégal pour vous d’envoyer des images et des vidéos à caractère intime à d’autres personnes, adolescentes ou adultes, et que ces vidéos soient partagées par Snapchat (un média sur lequel les photos ne restent, en théorie, que 10 secondes!) ou quelque autre média!

Si les adultes peuvent quant à eux partager des images ou vidéos intimes d’eux-mêmes, les adolescents n’ont pas ce même droit, et le partage d’images intimes de personnes mineures (que ce soit deux mineurs qui s’envoient des photos ou un mineur qui envoie ses photos à un adulte) est considéré comme de la production et du partage de pornographie juvénile! Ça semble bien sérieux lorsqu’on en parle comme ça, et ça l’est!

Les adolescents ont néanmoins le droit de s‘envoyer des messages écrits à caractère sexuel. Il faut cependant s’assurer que les deux partenaires aient bien consenti. Hé oui, le consentement, c’est partout, tout le temps!

Le double standard d’être exposed.

Le groupe d’amis de Mathéo partage les photos intimes que Camilia lui a envoyées. Ils les envoient par Snapchat à d’autres élèves de leur école.  

Se faire « exposer », c’est quand une autre personne partage nos messages, photos ou vidéos intimes sans notre consentement. C’est un geste violent! Malheureusement, ce geste est trop souvent perçu différemment selon le sexe de la victime.

En bref, quand une fille se fait exposer, elle perd son statut d’innocence et de bonne fille. Ses amies peuvent la rejeter, ses parents vont être choqués en ayant certaines réactions comme « on pensait jamais que notre fille ferait ça! »

On la perçoit désormais négativement! C’est le paradoxe classique de la vierge et de la putain. Alors qu’en fait, elle apprenait à faire confiance à une autre personne en testant ses limites, c’est SA confiance qui a été brisée, et c’est envers elle qu’un immense manque de respect a été commis.

L’adolescent qui est exposé, lui, est perçu comme un bouffon! On mettra de l’avant ses qualités de mâle avec un grand M. Eh! un gars qui ose, qui est aventureux! Et puis, de toute façon les gars, surtout à l’adolescence, ça ne pense qu’au sexe (sentez-vous le sarcasme?)… Alors qu’en vrai, les filles comme les gars peuvent vivre de la détresse psychologique suite à ce genre d’événement, celle-ci sera particulièrement banalisée chez les garçons et les jeunes hommes!

Quelles sont les responsabilités des écoles quand des élèves commettent des délits les uns envers les autres ? 

  1. Faire de la prévention pour éviter que ce type de comportement se produise : ateliers, conférences avec des experts : les sexologues!
  2. Se doter d’une politique contre les violences sexuelles: oui, c’est de la violence sexuelle!
  3. Réfléchir à qui vit les conséquences des actes : les agresseurs ou les victimes des actes criminels commis ?
  4. Reconnaître que ce sont les victimes qui vivent les conséquences et agir en ce sens : punir, suspendre ou même expulser les agresseurs. Le droit des victimes à s’instruire dans un environnement sécuritaire devrait prévaloir sur celui des agresseurs.
  5. Cesser de justifier les comportements des agresseurs (« Elles ont envoyé les photos », « Elles étaient habillées sexy ») et protéger les victimes.

Enfin, vive la culture du consentement! Parce que le consentement devrait se demander, partout, tout le temps, même en ligne et dans les applications virtuelles, qu’on soit adulte ou adolescent!

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Suggestion de lecture

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

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Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

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« Des professeurs avaient exprimé leur malaise de pouvoir deviner la poitrine des jeunes filles sous leur chandail »

Une chronique de Florence V.Savoie et Estelle Cazelais, sexologues – Dossier Sexualité

Le mouvement des carrés jaunes est né d’une dénonciation des codes vestimentaires, souvent perçus comme sexistes et plus restrictifs envers les filles. Il a été initié par des étudiantes dans des écoles secondaires du Québec, d’abord dans la région de Québec, puis a gagné les autres régions de la province. Un élément déclencheur : plusieurs adolescentes sont renvoyées chez elles parce qu’elles sont habillées de manière jugée indécente : refus de porter un soutien-gorge, épaules non couvertes, shorts ou jupes trop courtes. Or, ce type de sanctions renforce les stéréotypes sexuels qui nous envahissent déjà trop. 

  • L’éducation des filles est moins importante que celle des garçons.
  • Une femme se définit par sa manière de se vêtir.
  • Certaines parties du corps féminin sont taboues alors qu’elles ne le sont pas chez les hommes.
  • Les garçons sont moins bons à l’école que les filles. Ils ont besoin de plus d’encadrement pour se concentrer. C’est pour cette raison que les filles doivent être décentes (quel mot horrible!)
  • Les garçons sexualisent les filles, ils sont des agresseurs de nature.

Des messages tous plus stéréotypés les uns que les autres qui mettent en boîte les comportements attendus des femmes et des hommes dans notre société, excluant du même coup les personnes trans, les personnes au genre non conforme et les personnes non binaire.

Il faut faire appel à notre gros bon sens et rappeler que deviner la poitrine d’une adolescente en dessous de son chandail, mesdames et messieurs, c’est normal ! Oui, parce qu’à l’adolescence, il se produit un phénomène fort intéressant qui se nomme la puberté… Et avec la puberté vient la poussée des seins chez les jeunes femmes (et même chez certains jeunes hommes !). Vient aussi la poussée de la barbe, de la pomme d’Adam et même des muscles – particulièrement l’élargissement des épaules – chez les jeunes hommes. Mais ça, on ne s’en formalise pas. Eh non ! Ça, ce n’est pas indécent, voyons, ce ne sont que les caractéristiques normales d’un adolescent qui grandit. Comprenez bien mon sarcasme, ici ! Un corps de femme qui grandit devrait être perçu aussi positivement que le corps d’un homme qui grandit. Tu deviens un homme, qu’on dira à notre ado de 14 ans aux bras trop grands. Couvre tes épaules et ta poitrine, qu’on dira à notre cocotte qui s’habitue alors à ne pas aimer son corps qui change, parce que tous les jours on lui rappelle qu’elle doit le cacher, que ce soit à l’école, au travail ou dans la rue.

Se choque-t-on de pouvoir deviner la poitrine d’une dame de 75 ans sous son chandail ? La réponse est évidente. Non ! À moins que toutes les femmes ne se mettent à porter continuellement des chandails amples, nous continuerons à pouvoir deviner les poitrines sous les chandails des femmes, qu’elles aient 17, 42 ou 86 ans, comme il est possible de deviner le pénis et les testicules d’un homme dans ses bermudas ou ses jeans. La question qu’il faut se poser est la suivante : pourquoi est-ce que cela dérange chez une adolescente, mais pas chez une femme plus âgée ? J’y répondrais simplement que la sexualisation est dans l’œil de celui ou de celle qui regarde.

On souhaite voir grandir des femmes qui s’aiment et s’estiment, des femmes qui ont confiance en elles. Laissons-leur alors la chance de choisir pour elles-mêmes la manière dont elles souhaitent se présenter – avec ou sans soutien-gorge, avec ou sans jupe à la mi-cuisse, avec ou sans poils. Et apprenons aux adolescent-e-s à se respecter les un-e-s les autres, à ne pas prendre pour acquises les intentions et les volontés d’une autre personne à partir de son style vestimentaire, à accorder plus d’importance à son parcours scolaire qu’à l’épaule de la fille d’à côté.

En complément à Reflet de Société +

Découvrez cette vidéo réalisé par Marine Spaak dans le cadre du concours Ton court pour l’égalité (Centre Huberpine Auclert) qui illustre très la mécanique sexiste. Comme elle l’explique, tout commence par la focalisation autour d’une caractéristique qui en vient à définir la personne.

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Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

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Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

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Êtes-vous en manque?

Depuis 2001, l’éducation à la sexualité n’est plus obligatoire dans les écoles. Les jeunes Québécois reçoivent de manière disparate de l’information à ce sujet. Certains assistent à des conférences, d’autres en parlent avec leurs parents ou naviguent sur internet pour répondre à leurs questionnements.

Un texte de Melina Soucy – Dossier Sexualité


«La sexualité est encore un sujet tabou chez les jeunes, croit Audrey, étudiante de secondaire 4 à la Polyvalente des Deux-Montagnes. Nous n’en entendons pas assez parler pour être à l’aise. Je crois que les cours de sexualité devraient être ramenés dans les écoles pour rassurer les jeunes et les éduquer».

Nous y sommes plus exposés que jamais. Mais on rêve toujours d’exclusivité et d’amour.

Les 28 élèves âgés de 16 ans de la classe de Sylvie Richer, enseignante d’histoire, se sont montrés ouverts à discuter de sexualité, mais demeurent néanmoins mal à l’aise avec le sujet. Il n’y avait qu’une dizaine d’élèves qui participaient activement à la discussion, les autres ne se sont confiés que par écrit.

«Le rapport à la sexualité chez les Québécois est très paradoxal, explique la sexologue Annie Caron. D’un côté il y a encore beaucoup de tabous et de gêne par rapport à des sujets comme les violences sexuelles ou la masturbation féminine. De l’autre côté, la sexualité est banalisée. Nous y sommes plus exposés que jamais. Mais on rêve toujours d’exclusivité et d’amour.»

Besoin d’éducation

Selon la sexologue, les jeunes n’ont pas d’espace de réflexion critique et les cours d’éducation sexuelle devraient revenir dans les écoles.

«Les jeunes sont obligés de faire leurs propres recherches pour répondre à leurs questions. Ils doivent faire le tri dans les informations sur le web par eux-mêmes. Il y a un manque.»

Ce besoin d’espace de réflexion se manifeste de manière flagrante dans les confessions écrites des étudiants. «Nous devrions recevoir des cours d’éducation sexuelle, car plusieurs jeunes sont en recherche de leur identité et se sentent obligés de passer à l’acte trop rapidement et de plus en plus jeunes», critique Camille.

Pour Alexie, il est nécessaire d’en parler à l’école, car «quand on commence à être en relation intime avec quelqu’un, on se rend compte qu’on ne connaît pas grand-chose sur la sexualité».

Sa camarade de classe, Justine, a pour sa part des demandes précises à faire au gouvernement : «Il devrait mettre en place un plan beaucoup plus gros sur la sexualité qu’un simple cours d’éducation qui nous explique les moyens de se protéger et ce qu’est une infection transmise sexuellement et par le sang (ITSS). La sexualité englobe beaucoup plus d’éléments, c’est plus qu’un condom et une maladie. Il y a la relation entre les deux partenaires, leur orientation, leur environnement, leur consentement et plus encore.»

Bien que la majorité des élèves désirent voir un retour des cours d’éducation à la sexualité dans les écoles, certains émettent des réserves. «Je crois que ce serait mieux si l’éducation sexuelle était un atelier pour que les personnes qui ne sont pas prêtes à voir ce qu’il y a à voir ne soient pas marquées à vie», suggère Valsorim, qui se dit pourtant à l’aise avec le sujet. Son collègue, Mahau, pense pour sa part qu’ «il est important d’en parler, mais sans exagération». Selon lui, trop en parler deviendrait redondant pour un ado.

Depuis le début de leur scolarité, le groupe d’étudiants n’a reçu que quelques parcelles d’informations sur la sexualité. «Au primaire, on ne nous a parlé que de puberté», mentionne Tristan. «On a aussi appris une chanson qui disait : Mon corps, c’est mon corps ce n’est pas le tien, raconte Tilky. On ne comprenait pas vraiment ce que ça voulait dire. On avait même inventé la fin avec des amis: si tu veux le toucher, c’est 2,20$!»

Au secondaire, les jeunes ont principalement reçu des informations de la part de l’infirmière et des professeurs de sciences sur les méthodes de contraception, les ITSS et les organes génitaux. «On a aussi eu 3 conférences, renchérit Justine. Une sur les violences conjugales et deux sur le consentement.»

Après avoir entendu ces réflexions, l’on remarque que la sexualité n’est abordée que sous ses aspects problématiques.

À qui la responsabilité?

«On n’aborde pas la sexualité comme on aborde les mathématiques», rigole Annie Caron.

Selon la spécialiste, une partie de l’éducation pourrait être donnée par les enseignants, mais les sujets plus sensibles devraient être abordés avec des sexologues, comme les agressions, la globalité de la sexualité, c’est-à-dire les orgasmes, le plaisir, etc. «Au moins, laisser aux sexologues le soin d’aborder certaines thématiques plus sensibles.»

De son côté, Sébastien Morin, enseignant d’éducation physique à l’école primaire l’Oasis à Lachute, pense qu’une sexologue serait surtout nécessaire au secondaire. «Le sexe fait plus partie de la vie quotidienne à l’adolescence. À 14 ans les jeunes commencent à avoir des relations sexuelles. Je crois que ça un gros impact sur les liens d’amitié et les réputations des élèves, sur leur confiance en soi. Il faudrait une personne ressource pour se confier, car à cet âge-là on a de la difficulté à en parler avec ses parents. Au primaire, ce serait trop jeune».

D’autres professeurs, comme madame Richer, croient plutôt que la responsabilité de l’éducation sexuelle incombe aux parents et aux enseignants à parts égales.

«Mais, il y a des parents qui ne sont pas capables de la faire, donc l’école est là. L’école devrait également aller au-delà des sujets comme les préservatifs et les maladies, il faut aussi leur parler de plaisir et d’amour entre autres.»

Cependant, deux enseignants se disent mal à l’aise à donner de tels cours: «C’est difficile d’intervenir, surtout en tant qu’homme, déplore monsieur Morin. Il y a plusieurs de mes collègues qui ne sont pas à l’aise, car elles ne sont pas formées pour traiter de ce sujet. Une prof me disait récemment que si elle avait une formation, elle le ferait. Les professeurs ne savent pas quels sujets il faut aborder avec les jeunes, ni comment leur en parler.»

Cette peur de mal communiquer l’information pourrait freiner la réintégration des cours d’éducation à la sexualité dans les écoles prévue pour l’automne prochain, car le gouvernement laissera aux écoles le choix d’adhérer au programme ou non. « Le temps d’enseignement et le budget consacré à ces cours sont aussi des problèmes auxquels le gouvernement n’a pas songé, précise Annie Caron. Il n’y a pas de plage horaire prévue pour l’éducation sexuelle. Les enseignants devront donc couper dans leurs propres cours pour y faire de la place».

En complément à Reflet de Société +

L’hypersexualisation des  jeunes filles est une phénomène dont on ne fait plus tabou. Pour mieux comprendre ce phénomène, Chantal Jouanno, sénatrice française, a été chargé d’enquêter sur le sujet. Un reportage de Public Sénat.

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Orgasme féminin : histoire du clitoris

Le court documentaire animé réalisé par la Québécoise Lori Malépart-Traversy a remis au goût du jour un des organes les plus méconnus du corps féminin: le clitoris.

Un texte de Mélina Soucy – Dossier Sexualité

Inspiré de l’ouvrage La fabuleuse histoire du clitoris de Jean-Claude Piquard, le court-métrage partagé sur le web le 18 juin 2017 démystifie l’anatomie du clitoris et retrace la perception du plaisir sexuel féminin à travers les époques. À la fin du documentaire, une question subsiste: le plaisir féminin est-il toujours un sujet tabou aujourd’hui?

«Personne ne peut donner de réponse claire à cela, mais il y a plusieurs facteurs historiques qui expliquent le malaise. Depuis la fin du 18e siècle, le clitoris est devenu moins intéressant, car les hommes ont compris qu’il n’avait aucun rôle à jouer dans la procréation. Une fois que le désir féminin est devenu moins important pour assurer une descendance, il y a eu un changement de paradigme dans la sexualité», explique Julie Lavigne, professeure au département de sexologie de l’UQAM et membre de l’Institut de recherche en études féministes (IREF).

Avant cette découverte, l’orgasme féminin était recommandé, même par l’Église catholique. «Encore là, il y avait un lien avec la procréation. Le plaisir charnel, seul ou à deux, est perçu négativement.

L’Église recommandait cela, car selon elle la femme avait un surplus de sexualité et était beaucoup plus charnelle que l’homme. Si elle assouvissait ses besoins fondamentaux, elle ne tenterait pas autant son partenaire à commettre un péché. Plus tard, lorsque le changement de vision s’est effectué, les dames ont pu dire au revoir au plaisir», renchérit l’experte. Le renversement de paradigme s’illustre par la dissociation du rôle reproducteur et du plaisir de la femme dans la sexualité. «À partir du 19e siècle, la femme est devenue passive. Une fois passive, on n’a plus vraiment besoin du clitoris.

On n’a plus de plaisir, on n’a plus de désir. La psychanalyse a eu un impact majeur.

Si une femme a trop de plaisir, elle bascule automatiquement du côté de la pute. Il y a toujours cette mince ligne sur laquelle les femmes doivent naviguer.

Chez Freud, neurologue autrichien et fondateur de la psychanalyse, toutes les femmes qui continuent à se masturber le clitoris sont considérées masculines, car l’activité de se masturber est masculine. La seule manière de jouir de façon mature c’est par une pénétration phallo-vaginale, selon lui», raconte la chercheuse.

Le désintérêt envers le clitoris se manifeste aussi dans les recherches scientifiques. «La première représentation imagée complète du clitoris date de 1998, la même année où il y a eu l’invention du viagra, ce qui est étonnant. C’est surprenant, car ce qui ne sert pas à la médecine, comme le viagra, n’est pas intéressant à étudier. Même maintenant, comment peut-on justifier une recherche sur le clitoris alors que cela ne répond à aucun problème de santé publique? Il faudrait quasiment qu’il y ait un cancer du clitoris pour que l’on commence à s’y intéresser!», croit la professeure.

Même si on parle de plus en plus de la sexualité des femmes aujourd’hui, les femmes sont toujours stigmatisées. «Elles marchent continuellement sur des œufs. Si une femme a trop de plaisir, elle bascule automatiquement du côté de la pute. Il y a toujours cette mince ligne sur laquelle les femmes doivent naviguer. Ça fait en sorte que l’on parle de façon plus nuancée de la sexualité des femmes. Même les femmes entre elles en parlent de cette façon», conclut-elle.

Photo de couverture : Lori Malépart-Traversy. Extrait du documentaire Le clitoris.

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Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

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Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

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