Restons debout

La violence est apprise, répétée et transmise. Nous devons déconstruire les rôles entre hommes et femmes pour mettre fin à cette dynamique toxique de pouvoir. Les hommes peuvent être vulnérables, ils doivent savoir exprimer leurs émotions sans coups ni blessures. 

Un texte de Geneviève Raymond publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

« Insultes, intimidation, menaces, obscénités et commentaires agressifs pullulent maintenant sur le fil d’actualité des personnalités publiques. Artistes, politiciens et animateurs, tous ont goûté aux messages haineux. À quel moment avons-nous commencé à tolérer ces comportements déviants? Nous devons les condamner haut et fort pour en finir avec la banalisation de la violence», signe-t-elle dans son éditorial.

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Autres textes sur Santé mentale

Après la pluie… Le beau temps

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Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

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Au coût de 9,95$ chacun de ces livres sont disponibles par téléphone: (514) 256-9000 et en région: 1-877-256-9009 ou par Internet. Éditions TNT : 625 Avenue de la Salle, Montréal, QC H1V

Autres livres pouvant vous intéresser

Militantisme féminin: le tricot-graffiti

Des activistes tricottent les rues du Québec

Le tricot-graffiti

Ce jour-là, nous sommes à la terrasse d’un café. L’hiver arrive à grands pas tandis qu’elle est là, assise sur le banc avec son pull en laine. D’un sac en plastique, elle tire une pelote de laine et des aiguilles; notre discussion avance au même rythme que la future écharpe.

Delphine Caubet | Dossier Culture

tricot graffiti activismeL’activiste a pour alias Tricot pour la paix et souhaite rester anonyme. Vous découvrirez au travers de cette femme une autre forme de graffiti: le tricot-graffiti.

Un art engagé qui n’a rien à envier à son pendant traditionnel.

Être activiste

Malgré son nom de code, Tricot pour la paix n’a pas toujours été une tricoteuse. La passion lui est venue sur le tard, en 2011 pour être précise. À ce moment-là, la jeune femme est à un tournant de sa vie; elle veut s’impliquer davantage dans notre société et faire une différence. À cette époque, elle tricote depuis un peu moins d’un an, pour le plaisir, pour évacuer le stress du travail.

Fin 2011, Montréal (et d’autres villes) est en émoi: le mouvement Occupy ou Occupons Montréal au Québec, fait un siège pour protester contre le capitalisme. «J’étais fascinée par le mouvement. J’y ai fait circuler des informations et du matériel», explique-t-elle. Mais elle voulait surtout lancer des ateliers de tricot pour les militants: «Les gars d’Occupons adoraient l’idée! Ils étaient stressés et l’hiver arrivait; le tricot leur aurait fait du bien, ça aurait permis de diminuer la pression.»

La nouvelle militante avait tout organisé. Elle avait le matériel, l’opportunité et l’envie. L’Histoire suivant son cours, elle ne donnera jamais ces ateliers car le mouvement de Montréal est démantelé, mais une chose émerge: la naissance de Tricot pour la paix.

Tricot pour la paix se fait un nom et ne tarde pas à rejoindre le collectif Villes-Laines, 5 femmes passionnées par les fibres qui participent autant à des événements, autant qu’elles taguent les rues.

Tricoter la politique

«Le tricot interrelie les gens entre eux. Il rend l’activisme doux», lance Tricot pour la paix. Elle, elle enlace des poteaux de laines multicolores et rajoute de la chaleur dans les endroits les plus miteux. Derrière ça, elle veut «changer de paradigme et passer d’un monde peur à un monde d’amour.»

Au moment où nous nous rencontrons, les médias ne parlent que des agressions de femmes dans les taxis montréalais. «Je veux encourager les femmes à prendre possession de la rue. Le street art est très masculin; le tricot c’est une touche de féminité dans nos rues. Je veux rassurer les femmes et les pousser à s’approprier l’espace urbain.»

Pandora, une autre tricot-graffiteuse, a également cette envie d’exposer de la chaleur et de la féminité dans les rues. «La ville, c’est de la vidange pour les yeux», explique la jeune mère. Le tricot-graffiti n’endommage pas le milieu où il se trouve et il se dégrade progressivement et naturellement. «Tout est bio», ponctue Pandora.

Excitationquébec activisme tricot

Et contrairement au graffiti traditionnel, le tricot a une grande différence: c’est un art éphémère. «Et j’adore ça, s’exclame Tricot pour la paix. Ce que je fais, je le donne à la communauté, après il ne m’appartient plus.» Pandora, autre artiste, acquiesce.

Toutes deux voient parfois disparaître leurs œuvres et là, c’est le comble de l’excitation pour ces dames! Quelqu’un l’a pris… c’est le début d’un questionnement pour tenter de comprendre qui et pourquoi.

À Québec se trouve le collectif Colifichet. Ces 4 amies ne se revendiquent pas comme des tricots-graffiteuses; elles sont simplement des tricoteuses.

En avril 2011, des artistes étaient invités à prendre possession d’un arbre. Elles ont choisi d’y tricoter un téléphone qui a été exposé pendant 10 jours. Mais à la fin, surprise! Il a disparu pendant la nuit… «J’ai adoré! Si quelqu’un l’a pris, c’est qu’il apprécie. J’adorais savoir qui c’est», plaisante Dominique, membre du collectif Colifichet.

Militantisme féminin

Le tricot-graffiti c’est l’habillage de monuments ou d’objets de nos rues par des textiles. Mouvement majoritairement féminin, il a atteint son apogée au Québec dans les années 2012-2013.

Ses connotations sont bien souvent féministes, puisqu’il impose dans la rue un art dit domestique pour femmes. Ces artistes peuvent choisir de poser des touches de couleurs qui peuvent passer inaperçues ou bien habiller des symboles; comme Louis Cyr par le magazine féministe Yiara.

Pour ce symbole de la puissance, les 4 universités montréalaises se sont réunies pour l’habiller. «Il représente un symbole masculin très puissant. Il y a un certain plaisir à recouvrir un homme, longtemps reconnu comme le plus fort du monde, de lainage doux et coloré. Cette action n’est pas une critique de Cyr lui-même, mais sur les conceptions stéréotypées du genre», explique Stéphanie Hornstein, rédactrice en chef du magazine.

Passage éclair

Avec Tricot pour la paix, je me joins à un accrochage Cet après-midi là, dans une rue dont les murs sont couverts de graffitis (petits clins d’œil aux artistes de la canette), elle se met en avant, sur un poteau.

«Penses-tu qu’il va rester en place?», lui demandais-je. «J’ai un doute, rit-elle. Je suis pas sûre qu’ils apprécient que je m’impose au milieu d’eux.»

Le contraste est hallucinant. Dans cette rue sombre où le vent froid s’y engouffre, les murs remplis de graffitis, son tricot trône là, interpellant pour le plus grand ravissement.

Cette après-midi-là, le temps est agréable, elle m’emmène sur son précédent champ d’action. En dessous d’une vieille enseigne d’une usine de textile, elle a voulu faire son clin d’œil en y ajoutant ses nouvelles fibres.

Engouement populairetricot pour la paix, activisme

Lorsqu’elle œuvre en solo, Tricot pour la paix agit à l’instinct. Rares sont les fois où elle prépare très à l’avance ses coups. Et si avec le collectif les Villes-Laines il est arrivé que les membres soient rémunérées, lors d’événements où elle est seule, notre tricoteuse agit toujours bénévolement. Et l’accueil des gens  est chaleureux.

Tricot pour la paix est toujours surprise de la variété de personnes faisant du tricot: «Lors de festivals, des motards sont déjà venus nous voir pour nous féliciter et nous dire qu’eux aussi faisaient du tricot.» Dé-mo-cra-tique on vous dit.

Pour elle qui a souffert d’anxiété, le tricot est presque une thérapie: «Ça relaxe énormément et ça t’oblige à accepter tes erreurs.» Ce pour quoi elle donne maintenant des cours à but thérapeutique.

L’initiation au maniement des aiguilles est l’autre plaisir de Tricot pour la paix. Elle a enseigné à des personnes âgées comme aux plus jeunes, et a lancé des événements et des ateliers.

Depuis 2012, elle a donné des cours pour les mères monoparentales, aidé à préparer des Tricothons pour la cause des sans-abris (en partenariat notamment avec l’organisme humanitaire Médecins aux pieds nus) et organisé des rencontres mensuelles de tricot pour tisser des liens et discuter de problématiques de son quartier.

Police attendrie

Que ce soit Tricot pour la paix, Pandora ou le collectif Colifichet, toutes disent avoir un bon accueil par la population et les forces de l’ordre.

Peut-être parce qu’il s’agit d’un art qui n’altère pas durablement son environnement (un coup de ciseau et les œuvres disparaissent), le regard qu’on leur porte est lui aussi différent.

Un art méconnu

Après plusieurs demandes à des graffeurs, le tricot-graffiti semble encore méconnu des artistes de la canette.

Raymond Viger, directeur artistique du Café Graffiti, précise qu’en 22 ans de carrière dans le milieu hip-hop, il n’en a entendu parler qu’une seule fois: lors d’un tour organisé par l’Autre Montréal pour présenter l’art urbain montréalais.

Pour en savoir plus sur cet art activiste et découvrir Tricot pour la paix, rendez-vous sur: tricotpourlapaix.com

Bienfaits du tricot

Les bienfaits du tricot ne sont pas nouveaux, et médecins et psychologues ne tarissent pas d’éloges sur cette activité. L’Association canadienne pour la santé mentale en a d’ailleurs fait un article.

Le tricot, avec ses gestes lents et mesurés, favorise la relaxation et diminue le stress,  tout en permettant de se concentrer sur une tâche précise. Selon l’Association, il aide à maintenir une bonne santé mentale. D’ailleurs, l’ancien gardien de but des Canadiens de Montréal, Jacques Plante, a raconté qu’il tricotait avant ses matchs.

En 2014, la Société Alzheimer a fait une campagne sur le thème du tricot-graffiti. Le tricot, en plus de symboliser le diagnostic (le fil) qui relie à la vie, a aussi servi de source de financement pour l’organisme. Tous étaient appelés à tricoter un myosotis qui était vendu au profit de la Société Alzheimer du Canada.

Autres billets sur le Graffiti

Autres textes sur Égalité Homme-Femme

Liberté, un sourire intérieur

livre liberté poésie recueil sourire intérieurUn livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$.

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Le sexisme des Jeux olympiques et l’homophobie de Sotchi

Le saut à ski fait son entrée à Sotchi

Un sexisme qui a duré 90 ans!

Raymond Viger | Dossiers HomosexualitéJeux olympiques,

Égalité Homme-Femme

jeux olympiques saut ski féminin femmes sexismeL’homophobie russe pour les Jeux olympiques de Sotchi a bien fait parler d’elle.

Mais voilà qu’une publicité m’interpelle. Pour la première fois en 90 ans, le saut à ski féminin sera maintenant une discipline officiellement autorisé pour les Jeux olympiques.

Les hommes sautent depuis 1924 mais les femmes ne peuvent le faire qu’à partir des Jeux olympiques de Sotchi. En 2006 et en 2010, le saut à ski féminin avait été refusée… par manque de haut niveau dans ce sport.

C’est un cercle vicieux. Si le sport est inclus dans les Jeux olympiques, les femmes pourront se pratiquer et s’améliorer. Mais si le sport ne fait pas parti des J.O., comment avoir accès aux équipements, aux entraîneurs, aux commanditaires…?

Des groupes de femmes avaient été en cour pour tenter de forcer les organisateurs des Jeux à inclure le saut à ski féminin pour les Jeux olympiques d’hiver de Vancouver. Deux instances judiciaires avaient refusé le droit aux femmes de pratiquer ce sport en 2010.

J’ai été surpris et déçu de me rendre compte qu’il y avait encore des lieux de sexisme dans notre société et que nous avons encore beaucoup de travail à faire.

Autres textes sur Égalité Homme-Femme

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
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Autres livres pouvant vous intéresser

Burqa et hypersexualisation; l’emprise de l’homme sur la femme

Les femmes dans une société machist

Certaines sociétés couvrent la femme de la tête au pied avec une Burqa. D’autres sociétés éduquent les filles à une hypersexualisation. Quelle est la différence?

Raymond Viger | Dossiers Hypersexualisation, Religion, Coran et  Sexualité

Burqa_Afghanistan_burka islam musulman coran islamiqueLa Burqa est un voile intégrale d’origine Afghane. La religion musulmane prône le port de la Burqa par les femmes.

La société occidentale prône la sexualisation de la femme. Elle doit être belle, sexy, attrayante…

Les questions qui tuent

hypersexualisation sexualité sexy sexuel éducation hypersexualitéEntre tout cacher ou tout montrer de la femme, où se trouve la vérité? Qu’est-ce qui est correct et qu’est-ce qui ne l’est pas? Est-ce que l’extrême de cacher la femme derrière une Burqa est le même extrême que de vouloir tout montrer de la femme?

Quand une femme qui porte la Burqa, est-ce le côté macho des hommes qui veut contrôler une femme, la garder juste pour lui?

Quand on accepte socialement d’éduquer les femmes avec l’idée d’avoir des vêtements sexy, décoltés, collants moulants et autres, est une façon de contrôler une femme comme objet sexuel au service de l’homme?

Liberté d’expression et choix personnel

hypersexualisation sexualité sexe sexy hypersexualitéCertains diront qu’on ne peut pas forcer la femme musulmane à retirer sa Burqa parce qu’elle la porte volontairement. Même réponse pour la jeune fille qui assiste au spectacle de Britney Spears si je lui disait de s’habiller moins sexy, elle me répondrait que c’est son choix.

Devrait-on s’opposer au port de la Burqa de la même façon qu’on devrait s’opposer de voir les jeunes filles à moitié habillées?

  • Photo Burqa, Steve Evans
  • Illustration femme en bleue, Wessman
  • Illustration femme brune, Patrick Hitte

Autres textes sur la Sexualité

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Différences sexuelles: voir et sentir différemment

La sensualité des femmes maintenant prouvée

Les hommes et les femmes ne sont pas égaux

Raymond Viger | Dossier Égalité Homme-Femme 

Communiqué de Israel Abramov de la City University of New York (CUNY):

Une récente et vaste étude a conclu que, dans la majorité des cas, les femelles avaient une meilleure sensibilité, distinguaient et classaient les odeurs mieux que les mâles. Mais comme avec les autres sens, tels que l’audition et le système olfactif, il existe aussi des différences sexuelles marquées dans la vision des femmes et celle des hommes.

Voici une image qui circule sur plusieurs sites Internet. Sans en connaître la provenance ou encore la fiabilité, celle-ci pourrait donner une idée des différences possibles de perception des couleurs entre l’homme et la femme.

perception-couleurs-homme-femme

Référence pour le communiqué de Israel Abramov.

Autres textes sur Égalité Homme-Femme

Roman humoristique et éducatif sur la sexualité.

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Magazine du Québec: La Gazette des femmes

Dépassé le féminisme?

Informer sur toutes les questions de l’heure avec des jumelles faisant la mise au point sur l’égalité des sexes, tel est le mandat de la Gazette des femmes. Le magazine, né en 1979, continue de relever les nombreuses inégalités qui persistent entre hommes et femmes, au Québec et ailleurs dans le monde.

Annie Mathieu | Dossiers Magazine du Québec, Média, Égalité Homme-Femmes

la-gazette-des-femmes-magazine-du-quebec Avis à tous ceux qui croient qu’aujourd’hui le féminisme est dépassé. Si la Gazette des femmes publie cinq numéros par année depuis près de trente ans, c’est bien parce-qu ’il subsiste encore aujourd’hui des inégalités qui justifient qu’on leur consacre tout un magazine.

La Gazette, une revue destinée à la féministe enragée ou à la vieille frustrée? Pas du tout, «On s’adresse à toutes les femmes et tous les hommes du Québec», de répondre sa rédactrice en chef, Hélène Sarrasin. «Il est certain que nous sommes résolument féministes, ajoute-t-elle, puisque nous faisons la promotion de l’égalité entre les sexes.»

Féminisme

Loin d’être mal à l’aise avec ce terme pour parler de son magazine, Mme Sarrasin croit qu’au contraire, il faut être fier de l’employer. Être féministe veut tout simplement dire, selon elle, que l’on veille au respect des droits d’un groupe dans la population. Un objectif dont personne ne peut contester le bien-fondé.

«Il suffit de consulter les statistiques pour voir que le féminisme n’est pas dépassé, notamment en ce qui concerne les femmes et la pauvreté, illustre celle qui est à la barre du magazine depuis l’été 2007. Comment se fait-il que les femmes monoparentales soient celles qui disposent d’un revenu parmi les plus faibles de la société? La démarche féministe est nécessaire!» plaide, convaincue, Mme Sarrasin.

Le Conseil du Statut de la Femme

gazette-des-femmes-magazine-quebec Le Conseil du statut de la femme (CSF), l’organisme qui publie la Gazette des femmes, est né en 1973 sous la pression de la Fédération des femmes du Québec, un organisme qui œuvre à améliorer la condition féminine. Le mandat du CSF: conseiller le gouvernement, effectuer des recherches et informer la population.

Ce dernier volet a été confié, entre autres, à une publication d’abord périodique et gratuite. La Gazette des femmes, à sa naissance, relevait plus du bulletin d’information où l’on discutait des décisions du gouvernement touchant à la condition féminine et des activités du CSF. Elle deviendra par la suite un magazine sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui et qui tire à 20 000 exemplaires.

Débats sur des sujets controversés, dossiers d’envergure, reportages à l’international et interviews avec des femmes et des hommes d’opinion se côtoient désormais dans la quarantaine de pages d’une publication audacieuse et lauréate de nombreux prix journalistiques. Le magazine sert aussi régulièrement d’outil de référence pour les professeurs et des recherches sur différents sujets liés à la condition féminine.

La Gazette des femmes récompensée

Prix de journalisme dans la catégorie Reportage aux Grands prix de rédaction 2005 des Magazines du Québec, Prix de journalisme 2004 en presse écrite d’Amnistie internationale, section canadienne francophone, et mention honorable au concours de la Fondation nationale des prix du magazine canadien en 2003, ne sont que quelques-uns des honneurs –plus d’une vingtaine en vingt-neuf ans– remportés par les journalistes de la Gazette des femmes.

Hélène Sarrasin estime que le magazine mérite une palme spéciale. Dédié aux accommodements raisonnables, la Gazette des femmes a mis en lumière le point de vue du Conseil du Statut de la Femme sur ce dossier chaud et, ô combien! discuté dans les médias.

La Gazette des jeunes, un numéro spécial destiné à un lectorat de jeunes et d’adultes, est aussi une réussite, selon Mme Sarrasin. Elle confie avoir reçu beaucoup de commentaires positifs, notamment sur le dossier concernant la réussite éducative. «Il n’y a pas de limite d’espace comme dans d’autres magazines, explique la rédactrice en chef. C’est pourquoi l’on peut se permettre d’approfondir les sujets à l’extrême!»

Les défis de la Gazette des femmes

L’un des plus grands défis de la Gazette des femmes est de réussir à élargir son public, actuellement composé majoritairement de femmes actives ayant au moins un diplôme d’études collégiales ou universitaire et âgées, en moyenne, de 52 ans. «Elles passent le magazine à leur mari et à leurs enfants» précise-t-elle. Toujours est-il que le lectorat, n’est pas suffisamment diversifié, selon Mme Sarrasin.

Depuis 10 ans, la Gazette a beaucoup changé, explique-t-elle. «C’est écrit de manière plus punchée et dynamique et il y a un côté un peu plus humain dans la manière d’aborder les sujets.» Ce changement amorcé, Hélène Sarrasin souhaite l’accentuer, lui faire prendre un nouveau virage. «On veut élargir le débat, équilibrer le contenu pour que tous s’y retrouvent» conclut-elle, enthousiaste et prête à relever le défi.

Hélène Sarrasin

D’abord journaliste à Radio-Canada, puis à la Vie en Rose, Hélène Sarrasin a par la suite travaillé dans le secteur des communications pour différents ministères au gouvernement du Québec.

Retournée à ses premières amours en acceptant le poste de rédactrice en chef de la Gazette des femmes, elle estime qu’un magazine «est le plus beau médium» puisqu’il combine à la fois l’écrit et l’image.

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Merci de votre soutien.

couverture  livre jean-simon copiePoésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois.

Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
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La vie à contre-Coran de Djemila Benhabib

Lisa Melia | Dossiers Immigration, Coran, Égalité hommes-femmes

Mise à jour: Patrick Lagacé et Richard Martineau s’explique devant Guy A. Lepage à Tout le monde en parle.

Ma vie à contre-Coran est le résultat du travail précis et de l’expérience personnelle de Djemila Benhabib. Née en Ukraine et élevée en Algérie, dans une famille de scientifiques épris de liberté et de connaissance, la jeune Djemila s’enflamme très vite pour des valeurs telles que la liberté de conscience, la liberté religieuse, les droits des femmes et les droits humains. Mais pendant la décennie noire de 1990, son pays connaît une islamisation qui force la famille Benhabib à l’exil, vers la France, pour échapper à la mort promise par le Front islamique du salut (FIS). Djemila finira par partir seule vers le Québec, où elle vit depuis.

religion islamique islam arabe coran L’islamisation de l’Algérie

Comment les islamistes intégristes peuvent prendre en otage un pays, imposer de nouveaux codes de vie, et instaurer une véritable terreur? Comment ces mêmes groupes, dans les sociétés occidentales, ont de plus en plus d’influence et réussissent à contrôler les populations immigrées, de sorte à créer une société dans la société qui n’obéit plus qu’à ses propres règles, celles de la Charia? Djemila Benhabib sait tout cela sur le bout des doigts, elle l’a vécu, en direct, au fur et à mesure que la situation, en Algérie, allait de pis en pis. Quand j’ai terminé ma lecture de Ma vie à contre-Coran, j’en savais plus sur l’expérience personnelle de son auteur, sur les tentatives d’islamisation de nos sociétés occidentales, et sur l’histoire de l’Algérie. Écrire a cependant été une épreuve: «C’était très privé. C’était aussi très douloureux. Mais j’étais arrivée à un point de ma vie où j’avais le devoir de témoigner. Je ne l’ai pas fait pour le plaisir de raconter ma vie, mais pour que les gens sachent et comprennent, qu’ils prennent conscience des enjeux et du danger de l’islamisme politique, qu’ils décident de le combattre.»

Les fondamentalistes dans les sociétés occidentales

1994, Oran: la famille Benhabib quitte l’Algérie pour survivre, à cause des menaces de mort du FIS. Ils ont déjà perdu tellement d’amis, «de véritable trésors, humainement.» Mais arrivés en France, là où ils devaient être loin de tout fondamentalisme religieux et à l’abri, ils voient le spectre de l’islamisme politique s’insinuer dans les familles immigrées et dans la société. Djemila part alors au Québec seule, ce qu’elle vit comme une véritable renaissance. Cependant, depuis quelques années, elle constate dans son nouveau pays d’adoption le même processus que celui qu’elle avait constaté en France. Les accommodements raisonnables ont été le comble. Le danger, pour elle, est «de faire passer du politique à travers des revendications culturelles et religieuses. L’islamisme est politique, certainement pas religieux ou culturel. Le religieux appartient à la sphère privée. La société n’a pas besoin d’endosser les choix confessionnels de chacun.» Elle estime que la commission Bouchard-Taylor aurait du permettre un débat sur la place de la religion dans l’espace public, ce qui n’a pas eu lieu. «La première chose est de poser le diagnostic. Il faut reconnaître le danger et le combattre. Il est intolérable qu’aujourd’hui, au Canada, dans des caves à Montréal ou à Toronto, des imams déversent leur haine du monde occidental et appellent à la violence. Ils embrigadent les jeunes.»

Rencontrer Djemila Benhabib, échanger avec elle, c’est écouter une femme qui n’a pas peur de se dresser contre «les fous d’Allah», comme elle les appelle, malgré tous les risques et au nom des valeurs fondamentales que sont l’égalité homme-femme, la liberté d’expression, la laïcité. Une véritable leçon de tolérance et d’engagement qui met en garde contre tous les fondamentalismes, mais aussi contre les idées reçues.

Ma vie à contre-Coran, Djemila Benhabib, éditions VLB, 2009

Par ailleurs, une entrevue avec Djemila Benhabib à propos du féminisme islamique a eu lieu, dossier en préparation pour le numéro de Reflet de Société de septembre.

Mise à jour du 15 mai: depuis le 9 mai, Djemila Benhabib réagit dans le débat relancé sur le port des signes religieux dans les institutions publiques.

Autres textes sur le Coran et l’Islam

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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