Maxime Collard, Isabelle Marchand et l’intimidation à l’école

Tout le monde en parle de Maxime Collard, Isabelle Marchand et de l’intimidation à l’école

L’intimidation, c’est assez!

Maxime Collard est un jeune de 12 ans qui subit de l’intimidation à l’école Bernard-Gariépy de Sorel-Tracy. La direction refuse sa proposition d’établir une escouade anti-intimidation.

Raymond Viger  Dossier Taxage et intimidation

line-beauchamp-ministre-education-loisir-sport Maxime Collard organise avec sa mère Isabelle Marchand une marche de sensibilisation le 16 avril dernier au Carré Royal. Quelques centaines de personnes participent à la marche. Parmi eux, en plus de Line Beauchamp, ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, et de monsieur Jasmin Roy, président de la Fondation Jasmin Roy, on retrouvait commissaires de la Commission scolaire de Sorel-Tracy, élus municipaux, directions d’école, candidats aux élections fédérales du 2 mai prochain…

La cause et les médias

Plusieurs médias ont reçu en entrevue Maxime Collard et sa mère Isabelle Marchand, entre autre, Christiane Charette à la radio et Guy A. Lepage pour l’émission Tout le monde en parle.

J’aime bien voir des citoyens tels que Maxime Collard et sa mère Isabelle Marchand prendre position et se faire entendre pour que nous en arrivions à faire des changements sociaux. Ils réussissent à sensibiliser le public et à faire bouger les choses plus rapidement que bien des programmes que l’on peut mettre sur pied.

Le poids de la mission

Seule ombre au tableau, il faut cependant faire attention pour ne pas engloutir les porte-paroles sous le poids de leur mission. Parce que d’épouser une cause peut être une façon de provoquer un changement attendu, peut nous aider à faire le deuil d’un évènement qui nous bouleverse, mais il peut aussi nous détruire devant l’ampleur de la cause que nous épousons.

Que ce soit Lise Mondor qui a mis sur pied un organisme de prévention du suicide à St-Hubert après le pacte de suicide de sa fille ou encore Heidi Rathjen, témoin de la tuerie de la Polytechnique, leurs implications a créé des changements.

L’essoufflement des bénévoles

maxime-collard-marche-intimidation-ecole Cependant, il y en a d’autres qui ont tenté de porter le fardeau médiatique de leurs causes. Je ne les nommerais pas par respect envers leurs familles. Mais certains se sont suicidés dans l’année qui a suivi, épuisé, à bout de souffle et incapable de voir la fin de leur combat.

J’ai sursauté quand j’ai su qu’Isabelle Marchand avait publié son courriel pour se rendre accessible à tous pour parler d’intimidation à l’école. Avec la vitesse que l’information se véhicule sur l’Internet, se rendre ainsi disponible à tous peut devenir un lourd fardeau. C’est pourquoi je me permet de publier cette lettre ouverte à Mme Marchand ainsi qu’à toutes personnes qui veut s’impliquer dans la sensibilisation d’une cause.

Lettre ouverte à Isabelle Marchand

Je voudrais vous partager mon expérience pour vous éviter de vous enfoncer dans un gouffre sans fin.

Je suis un intervenant de crise auprès de personnes suicidaires et rédacteur en chef du magazine Reflet de Société. J’ai mis en ligne des billets sur mon blogue sur la prévention et l’intervention auprès de personnes suicidaires. Je ne m’attendais pas à une réaction si forte. Je reçois des milliers de visites sur ces billets à tous les jours. Je reçois des commentaires et des appels à l’aide à tous les jours. De quelques-uns pour une petite journée, cela peut monter jusqu’à 140 messages suicidaires dans une seule journée.

Aujourd’hui, je suis rivé sur mon ordinateur presque jour et nuit. Je travaille 105 heures semaine et je n’ai pas pris de vacances depuis plus de 3 ans. Quand on laisse nos coordonnés sur l’Internet, la nouvelle peut se propager assez rapidement. De plus, l’Internet n’a pas de frontières. J’ai fait des interventions auprès de personnes suicidaires en Australie, France, Suisse, plusieurs pays Arabe… Tout cela à partir du Québec!

Je fais cette intervention à partir de mon blogue. Cela est déjà mieux qu’avec une adresse courriel. L’avantage du blogue est que l’intervention est publique. Cela veut dire que plusieurs vont venir, lire mon texte et les commentaires et toutes les informations que j’ai données aux autres peut satisfaire certaines personnes qui ne sentiront plus le besoin de laisser un nouveau message. De plus, sur mon blogue, j’ai aidé des personnes qui reviennent parfois accueillir la nouvelle personne en détresse. Si j’intervenais à partir de mon courriel, je devrais recommencer sans cesse à répondre à des milliers d’internautes par jour. Et ça, malgré toute ma bonne volonté, c’est humainement impossible.

La roue est partie et ne peut plus être arrêté. Si j’avais à mourir demain, ma succession et la société devront se questionner à savoir ce qu’ils feront d’un tel trafic de personnes suicidaires.

Tout le trafic que je génère a été fait seul, sans le soutien des médias. Faites attention à vous Mme Marchand dans votre élan de générosité à vouloir aider les autres. J’ai vu trop de gens se faire engloutir par le volume que cela peut générer. Présentement, vous voulez aider les gens et les médias vous soutiennent. Cela peut générer beaucoup de trafic très rapidement.

N’oubliez pas, autant vous que moi, faisons tout cela bénévolement. Nous n’avons pas d’équipe pour nous aider et nous soutenir dans notre implication.

Blogue de Maxime Collard et Isabelle Marchand contre l’intimidation.

Pétition contre l’intimidation.

Autre texte sur le Taxage et l’intimidation

Intimidation, cyberintimidation, taxage et agressions

Intimidation, violence à l’école et conduites agressives des jeunes

Jeune et le taxage

Maxime Collard, Isabelle Marchand et l’intimidation à l’école

Taxage et intimidation chez les jeunes

Intimidation et jeunes homosexuels

Les garçons et l’école

Crédit photos Maurice Parent sur www.SorelTracyRegion.net 

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Abonnement au magazine Reflet de Société

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel

Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

Intimidation, harcèlement et agressions dans la presse communautaire

François Richard Billet numéro 5 Presse Communautaire

Reflet de Société souhaite lancer une grande réflexion collective en ligne sur l’état et l’avenir de la presse communautaire au Québec. Les problèmes soulevés dans cette série de cinq textes font échos aux préoccupations exprimées par les membres de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) lors du congrès de l’organisation les 1-2-3 mai 2009. Nous invitons les internautes de tous les horizons à prendre part au débat. Le cinquième texte porte sur l’intimidation, le harcèlement et les agressions dans la presse communautaire.

Intimidation des élus municipaux

Une journaliste a raconté aux participants du dernier congrès de l’AMECQ ses démêlés avec le maire de Notre-Dame-des-Pins, une municipalité de la Beauce. Mécontent de la couverture médiatique défavorable à son endroit, le premier magistrat de ce village a tenté d’empêcher la journaliste d’assister aux réunions du conseil municipal sous prétexte qu’elle n’habitait pas le territoire. Cette histoire en rappelle une autre, celle du maire de Beauceville qui a multiplié les procès en diffamation contre des journalistes se montrant critique envers son administration. Dans les deux cas, les journalistes visés étaient à l’emploi de médias conventionnels. Malgré le fait qu’ils bénéficiaient du support et des moyens de grandes organisations, ils sont sortis perturbés de ces expériences. Qu’en est-il lorsque cela arrive à un journaliste bénévole qui travaille dans un petit journal communautaire?

Proximité, proxénétisme

La formule est de Maurice Giroux, du journal Point Sud de Longueuil. Son organisation, comme quelques autres dont les membres se sont manifestés lors du congrès, est victime d’intimidation et d’ingérence venant d’élus municipaux. Le P’tit Journal de Malartic et Les Échos du Vieux-Montréal ont aussi raconté avoir été victimes de tels comportements. Le premier pour s’être questionné sur les impacts d’un immense projet de mine à ciel ouvert en pleine ville de Malartic, le second pour avoir dénoncé les liens incestueux qui semblent exister entre l’administration montréalaise et certains promoteurs immobiliers. Baisse d’achats publicitaires et processus judiciaire s’en sont ensuivis. Dans le cas du journal Le Saint-Armand, la situation s’est détériorée au point où un journaliste a découvert un matin que ses quatre pneus avaient été crevés pendant la nuit.

Les municipalités s’en lavent les mains

Minimisant la gravité du problème, le représentant de l’Union des municipalités du Québec présent au congrès, François Sormany, a déclaré qu’il n’y avait pas lieu d’envoyer aux élus municipaux de directives précises sur le sujet et que si les gens n’étaient pas contents, ils n’avaient qu’à élire quelqu’un d’autre lors des prochaines élections.

Différence entre critique et diffamation

Selon le directeur général de l’AMECQ, Yvan Noé Girouard, les élus des petites municipalités ont parfois de la difficulté à comprendre le rôle des médias communautaires et confondent la critique et la diffamation. La situation est encore compliquée par la proximité de chacun. Dans les villages, en plus des difficultés imposées dans l’exercice de son travail, le journaliste bénévole subira l’hostilité des gens qu’il a critiqué lorsqu’il les croisera à l’épicerie, à l’aréna, etc. Ces situations sont éprouvantes même pour les plus durs des journalistes.

Viols et suicides

Yvan Noé Girouard se désole de ces difficultés puisqu’il est convaincu que la politique municipale est le sujet préféré des lecteurs de journaux communautaire et leur principale raison d’être. Il souligne qu’outre les problèmes liés à la politique municipale, d’autres sujets sont difficiles à aborder dans les médias communautaires, notamment tout ce qui touche aux drames humains. Dans les petites communautés, tout le monde se connaît et tout se sait. Dans ce contexte, comment traiter des cas de viol ou de suicide sans ostraciser une famille? Est-il pertinent d’en parler dans le journal lorsque tout le monde est déjà au courant?

Aide et soutien de l’AMECQ

L’AMECQ tente d’aider ses membres aux prises avec des problèmes d’intimidation. Les cas diffèrent toutefois grandement les uns des autres et il n’existe pas de méthode d’intervention adaptée à tous. La négociation ou l’amorce de démarches légales suffit à régler la majorité des conflits. Les cas de violence seraient, selon, Yvan Noé Girouard, rarissimes. Il invite toutefois les membres qui vivent des difficultés de cet ordre à communiquer avec lui.

Réactions et commentaires

Nous vous demandons une dernière fois de nous écrire afin de partager vos expériences, vos interrogations et vos solutions par rapport au problème de l’intimidation dans la presse communautaire. Nous vous soumettons une dernière question: lorsque l’on est victime d’intimidation, peut-on en parler dans son propre journal? Risquons-nous alors de passer pour un ‘frustré’ et de perdre la perception d’objectivité que nos lecteurs ont à notre endroit? Si on n’en parle pas dans son journal, où peut-on en parler? Nous attendons vos réponses avec impatience.

Lire aussi: Financement de la presse communautaire, La relève des journaux communautaires et Nouvelles technologies dans la presse communautaire

PUBLICITÉ

Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

show_image Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: www.refletdesociete.com
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :