Parent d’enfant autiste : chercher le fil d’Ariane

Chaque année, plus de 15 000 enfants reçoivent un diagnostic de trouble du spectre de l’autisme (TSA) au Québec. Et tout autant de parents doivent apprendre à composer avec cette réalité, trouver les ressources adéquates pour les soutenir et garder la tête hors de l’eau.

Un texte de Anne-Frederique Hebert-Dolbec publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Famille

« Lorsqu’on décide de fonder une famille, on ne peut pas s’empêcher de se projeter dans le temps. Un diagnostic de TSA chamboule tout. Ce n’est pas une maladie, ça ne se guérit pas. Si l’enfant rencontre des difficultés, ce sera pour toute sa vie. », soutient Véronique Chiasson, ergothérapeute et accompagnatrice parentale en Ontario.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Un enfant intimidé, c’est un jeune en colère !

Mon message, ce matin, est un cri du cœur pour tous les parents.  Je le fais avec amour, car je sais qu’il n’y a pas de mode d’emploi lorsqu’on devient parent et qu’on fait notre possible. La sensibilisation à l’intimidation, ça commence tôt! N’ayez pas peur de le faire avec vos enfants. 

Un témoignage de Jess Harvey, maman de Jacob, 9 ans, publié sur RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Famille

Avoir un enfant victime d’intimidation, c’est le pire cauchemar de chaque parent. À l’école, on rit de lui parce qu’il porte une tuque et des bottes pour se protéger du froid. On le traite de « looser », de « gros con », de « psychopathe » et de « débile ». 

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Ressources sur le suicide

  • Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Les CLSC peuvent aussi vous aider.
  • Canada: Service de prévention du suicide du Canada 833-456-4566
  • France Infosuicide 01 45 39 40 00 SOS Suicide: 0 825 120 364 SOS Amitié: 0 820 066 056
  • BelgiqueCentre de prévention du suicide 0800 32 123.
  • Suisse: Stop Suicide
  • Portugal: (+351) 225 50 60 70

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4260 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X6.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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La pupille, un outil de détection de l’autisme ?

Serait-il possible de détecter l’autisme dès les premiers mois de vie, simplement avec un contact visuel ? Bien que les symptômes du trouble autistique soient définis par des problèmes de communication sociale, de plus en plus de chercheurs sont convaincus que l’autisme pourrait être détectable précocement au niveau du fonctionnement cérébral et sensoriel.

Un texte de Alexandra Bachot – Dossier Santé 

C’est ce que révèle une étude suédoise réalisée par l’Université d’Uppsala et publiée dans Nature Communications. Suite à leur recherche, des scientifiques ont découvert qu’au début de leur vie, les enfants autistes ont un réflexe photomoteur plus vif que le reste de la population, celui-ci devenant plus faible par la suite. Ce réflexe correspond à la réponse de la pupille quand elle est exposée à des changements d’intensité lumineuse et la vitesse avec laquelle elle se contracte ou se dilate.

Pour mener à bien leur expérience, les chercheurs ont étudié les réflexes photomoteurs de bébés d’une dizaine de mois et ont suivi les enfants jusqu’à leur 3 ans, à l’âge où le diagnostic d’autisme est posé. Plusieurs constats peuvent être retenus de leurs observations.

Les enfants diagnostiqués autistes à 3 ans contracteraient plus fortement leurs pupilles à l’âge de 9-10 mois que ceux qui ne sont pas atteints du syndrome. Par ailleurs, les scientifiques estiment qu’il existe une corrélation entre la contraction de la pupille et la sévérité de l’atteinte autistique.

Les autres sens tels que l’audition, le toucher, le goût pourraient-ils être atteints de la même manière ? « C’est probablement un phénomène qui affecte tout le processus sensoriel et pas seulement la vision », déclare Terje Falck-Ytter, coauteur de l’étude.

En outre, cette découverte a été mise en lien avec la difficulté d’établir des contacts visuels, l’une des caractéristiques des autistes. « Nous avons trouvé des corrélations entre la contraction de la pupille et les difficultés de communication sociale qu’éprouvera le jeune enfant par la suite, y compris au niveau du contact visuel », affirme le chercheur.

Si pour le moment il est encore trop tôt pour appliquer ces résultats dans un contexte clinique, il n’est pas exclu d’utiliser cette méthode pour faciliter une détection précoce du syndrome et une meilleure prise en charge des interventions.

En complément à Reflet de Société +

Écoutez le témoignage de Rachel, jeune femme autiste de 17 ans. Une vidéo du Figaro.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

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Pédophilie, quel humain derrière l’agresseur?

AVERTISSEMENT: Reflet de Société émet une mise en garde pour les lecteurs sensibles à la problématique de la pédophilie. Cet article est destiné à comprendre l’autre versant de cet enjeu, celui des agresseurs. Nous pensons que pour lutter contre la pédophilie, il faut comprendre le comportement de ces hommes et femmes. Toutefois, certaines personnes pourraient être heurtées par sa lecture.

D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Thomas (prénom fictif) est attiré par les enfants, par les garçons prépubères précisément. Thomas est pédophile. Au Canada, la pédophilie est considérée comme une déviance sexuelle. Les chercheurs estiment que ces hommes et femmes développent leur intérêt pour les enfants à l’adolescence, au même titre que l’hétérosexualité ou l’homosexualité. En revanche, les pédophiles primaires (qui n’auraient d’intérêt que pour les enfants) sont rares.

Un texte de Delphine Caubet – Dossier Sexualité

Relation avec les adultes

Thomas a une relation complexe avec les femmes, dont il dit avoir toujours eu des images négatives. Dans sa tête, les choses sont claires: «Je ne pas veux pas quitter le monde des enfants», dit-il. Que ce soit avec sa mère, son ancienne conjointe ou d’autres adultes, Thomas explique ne pas recevoir l’amour dont il a besoin.

Durant toute sa vingtaine, Thomas fera une dizaine de victimes, dans sa famille et chez les scouts. Par deux fois il tentera des thérapies «pour ne pas devenir un monstre.» À 29 ans, Thomas entame la deuxième, qui dure un an et se solde par un échec. «J’y suis rentré de mon plein gré, mais c’était une thérapie policière qui marchait à la menace. Ça a d’ailleurs conduit au suicide d’un de mes amis.» Il entre alors dans une phase de révolte contre le système.

Parallèlement, Thomas voit sa vie d’adulte évoluer et il tombe amoureux d’une collègue de travail. Malgré l’amour qu’il dit ressentir pour cette femme, sexuellement, il est incapable d’interagir avec elle. Ils auront deux enfants, aucun conçu naturellement.

Empathie pour les victimes?

Alors qu’il a conscience de faire du mal aux enfants, Thomas essaie d’expliquer ses actes: «Avant de poser les gestes, c’est comme regarder le monde à travers une meurtrière, on n’a pas conscience de tout. Mais après, tu vois le monde dans son intégralité et tu comprends ce que tu as fait… C’est très souffrant.»

Autant les intervenants que les personnes ayant ces déviances témoignent de la souffrance que vivent également les agresseurs. Katia Lavallée, directrice du Centre d’aide et de traitement des agressions sexuelles (CETAS), explique: «Pendant le passage à l’acte, le point de vue de la victime est balayé ou déformé. Il se dit que si la victime revient, c’est qu’il ne lui fait pas si peur, qu’elle peut être capable de vivre avec. Pendant l’acte, ils ne peuvent pas se mettre à la place de la victime. C’est après que la honte, le regret et la souffrance arrivent.» Description du phénomène appuyée par Thomas.

À quoi la directrice ajoute: «Les pédophiles ne posant qu’une seule fois des gestes sont fréquents. Ce sont les prédateurs, comme dans les films, qui sont rares.» D’après Katia Lavallée, 20% des pédophiles seraient des femmes, mais le sujet serait encore tabou et peu traité. «Les choses commencent à changer, mais les femmes sont encore souvent vues comme des victimes et l’on cherche l’homme derrière. Il y a un double standard envers les hommes et les femmes. La pédophilie féminine est banalisée.»

Souffrance de l’agresseur

Depuis 17 ans, Thomas dit ne pas avoir touché d’enfants. En 1988, il a été condamné à 4 mois de prison pour des attouchements envers ses enfants et celui d’un ami. Depuis, Thomas suit une thérapie et est médicamenté (des antidépresseurs et d’autres molécules pour diminuer ses fantasmes.)

Il n’arrive pas encore à réconcilier les deux parties de lui: celle qui est attirée par les jeunes garçons, et celle qui ne veut pas leur faire de mal. Sa nouvelle piste de solution est de faire du bénévolat et de se faire de nouveaux amis qui connaissent son passé. Il parle notamment de sa nouvelle voisine «qui déteste les gens comme lui», mais qui l’aide. «Elle contribue à ma réconciliation avec le monde des adultes et des femmes.»

L’isolement est une menace supplémentaire pour les victimes et agresseurs. Claire Deschambault, directrice du groupe Amorce, explique: «L’isolement augmente les fantasmes. Ça n’aide pas de ne pas parler. Mais il faut que l’interlocuteur ne cautionne pas les gestes, sinon au contraire, cela pousse à l’acte.»

Pour Thomas, les «crétins» qui écrivent sur internet que les pédophiles doivent mourir ne font que les renvoyer dans l’anonymat et ils deviennent plus dangereux.

Thérapie

D’après Katia Lavallée, l’intérêt sexuel pour les enfants ne disparaîtra pas, mais des thérapies existent pour prévenir les passages à l’acte et contrôler les fantasmes. Pour cela, des intervenants travaillent avec ces personnes pour comprendre pourquoi elles ont commis ces actes.

Ces thérapies misent sur l’identification des situations à risque, pour que la personne garde le contrôle. Dans son centre, Katia Lavallée voit essentiellement des personnes référées par le système judiciaire. Selon elle, les autres n’oseraient pas se présenter par honte et par peur d’être dénoncées à la police.

Enfin, contrairement aux idées véhiculées, les délinquants sexuels font partie des criminels dont le taux de récidive est le plus bas: 17% pour non les traités (à 10% pour les traités), contre 51% pour les autres délinquants. À noter, toutefois, que ces statistiques ne prennent en compte que la minorité de crimes connus par la justice.

Cyberpédophilie

D’après l’Institut national de la santé publique du Québec, il serait difficile de conclure catégoriquement que la consommation de matériel pédopornographique engendrerait des agressions sexuelles. Les experts sur le sujet sont divisés.

Mais la directrice du groupe Amorce, Claire Deschambault, précise: «La consommation de ces images amène une progression: l’âge des enfants diminue, tandis que la quantité de matériel augmente. Et progressivement, ils vont se mettre à regarder les enfants dans la rue et à fantasmer sur eux. La cyberpédophilie banalise les actes.»

D’après le Code criminel canadien, leurrer un enfant par des moyens de télécommunication ou la cyberprédation est punissable criminellement. «Car c’est un crime sexuel comme un autre, c’est une agression sexuelle sans contact», explique Claire Deschambault. Prendre ou diffuser des images pédopornographiques est un crime, mais la possession des clichés (sans en être l’auteur) est tout aussi punissable par la loi.

Le nombre de personnes consultant ces images est extrêmement difficile à évaluer. Notamment dû à l’absence de frontière géographique du web. Plusieurs organismes se sont spécialisés dans la cyberprotection des enfants et reçoivent des signalements de la part des internautes. L’un d’eux, Cyberaide, a annoncé que le nombre de signalements continue d’augmenter avec les années, oscillant à environ 700 par mois.

En complément à Reflet de Société +

Le Centre canadien de la protection de l’enfance a mis en place un site internet dédié à la sensibilisation des parents à la cyberpédophilie. Retrouvez tous leurs conseils sur : ParentsCyberAvertis.ca

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        Biais9

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

Cyberdépendance : témoignage d’un proche

Ce texte dénonce une réalité relativement banalisée au quotidien: les méfaits de la cyberdépendance. J’applique une figure de style poétique, appelée personnification, qui consiste à interpréter la thématique à la première personne du singulier. J’ai entrepris cette démarche artistique afin de ne pas blesser ma source d’inspiration, mais également dans l’optique de conserver son anonymat par respect malencontreusement unidirectionnel. 

Un texte de Bruno Robitaille, poète urbain – Dossier Cyberdépendance

J’étais quelqu’un d’attentionné, responsable, logique et bien aimable, mais ça, c’était avant. Avant que je commence graduellement à négliger le développement de mes enfants ainsi que l’entretien direct de leur environnement.

L’amitié virtuelle me comble au point d’avoir atrophié des relations conviviales de longue durée pour mieux pouvoir m’y dévouer. Hier, je bannissais mon père et aujourd’hui je boycotte ma mère, demain j’abolirai mon frère. Mes actes prouvent mon ingratitude dans son indifférence intermittente sachant pertinemment que bien sûr, je reviendrai éventuellement dès que j’aurai besoin d’eux.

Me confiant à des inconnus compatissants de bons cœurs, qui apprécient forcément l’image de la personnalité améliorée que je me suis inventé pour plaire et être adulé. Je fabrique un passé tragique avec violence psychologique en me plaignant d’être mal-aimé. Je vous blâme tous de ne pas avoir su capté ces signaux de détresse que je n’ai pas envoyé, éternel incompris pas à la veille d’assumer. Je préfère jouer la comédie par égoïsme, car dans cet univers j’ai le premier rôle et que je jalouse le succès d’autrui, je manie des vies et j’en utilise dans mes menteries en guise d’alibi. Je dirige sinon je fuis, je contrôle des spécialistes et je sais ce que veut entendre la DPJ.

J’ai simulé une dépression en accusant mes enfants, je trompe la main qui a nourri ce caprice de ne jamais vouloir travailler, confortable dans la négativité de mauvaises fréquentations possessives qui osent s’en mêler. À bien y penser, j’exige la garde complète de mes chèques d’allocation familiale, surmontant la sécurité infantile pourtant compromise par mon inaptitude momentanée et mon instabilité.

Ceux qui m’aiment malgré tout pensent que je consomme une pourriture, besoin d’argent pour manger, mais je refuse une offre de nourriture. J’espionne ceux que j’avais prétendument rayés par insécurité, niant avoir besoin d’aide, car ce n’est pas moi, mais bien le monde entier…


Ce texte, légèrement modifié pour la parution dans notre magazine, est tiré du livre L’Adulescent (Éditions TNT) de Bruno Robitaille. Un recueil de textes de poésie urbaine.

En complément à Reflet de Société +

Bruno Robitaille, alias Burn-o, a également écrit une chanson sur la cyberdépendance.

Crédit vidéo : Burn-o.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

La différence sur les bancs d’école

Dans une vidéo vue plus de 400 000 fois, une mère et sa fille poussent la chansonnette. L’émotion est palpable et les commentaires de parents abondent. De sa jeune voix, Marguerite chante: «J’ai pas voulu tout saboter; tout détruire, tout casser; je suis tannée de ne pas rentrer; dans des cases déterminées». 

Un texte de Delphine Caubet – Dossier Éducation


Cette chanson (écrite par Nathalie Baroud et Sonia Johnson, chantée par l’artiste pour enfants Kalimba) met en avant les différences des enfants et les valorise. Kalimba, alias Véronique, est la mère de Marguerite (10 ans) au parcours scolaire tortueux, empreinte de difficultés émotionnelles et d’estime de soi. Cette chanson intitulée Valse Kalimba est fortement inspirée de l’histoire de Marguerite.

Choc de l’éducation scolaire

Véronique présente sa fille: «Quand Marguerite était petite, tout le monde trouvait qu’elle était vive, intelligente et qu’elle avait une bonne mémoire. Mais une fois à l’école, ça a été tout le contraire. Il y avait déjà un soupçon d’angoisse, d’une mauvaise gestion des émotions. Elle est une artiste, elle a son monde imaginaire, elle explose.»

Marguerite a été diagnostiquée avec un Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). À l’école, Marguerite se retient, tente d’intérioriser son intensité et se sent sous pression. Alors, de retour à la maison, elle relâche tout, avec perte et fracas parfois. «Quand il était temps de faire les devoirs à la maison, explique Véronique, cela devenait très conflictuel. Je ne suis pas une personne violente, pourtant une fois j’ai jeté son cartable, je n’en pouvais plus.»

Aujourd’hui, Marguerite semble avoir trouvé un équilibre dans sa scolarité. Depuis septembre 2016, elle a intégré une classe d’adaptation où chaque élève travaille à son rythme. «Et elle le vit mieux, raconte Véronique. Avant, elle avait 18 devoirs à faire, mais elle ne pouvait même pas en faire un. Là, c’est deux. Ça marche mieux. Elle a une qualité de vie en classe d’adaptation.»

Dans nos écoles traditionnelles, les enfants TDAH ou ayant une autre différence auront tendance à se retrouver en difficulté scolaire. Pourtant, les personnes avec un trouble de l’apprentissage (dyslexie, etc. caractéristiques clés des personnes atteintes de TDAH) possèdent «un quotient intellectuel égal ou supérieur à la moyenne des personnes de leur âge», écrit l’orthopédagogue Marielle Potvin.

Pour aider Marguerite dans son processus d’apprentissage, sa mère l’a amenée à des séances de neurofeedback (électrodes posées sur la tête qui permettent de visualiser les moments d’attention du cerveau), en plus d’une psychothérapie. Grâce à cela, Margot apprend à maîtriser son intensité, à nommer ses émotions et à diminuer son anxiété.

Si Marguerite a plus de difficulté que d’autres à lire, son intelligence n’est pas à remettre en question pour autant. Tous les examens ont montré que son cerveau fonctionne autrement, qu’il utilise des chemins différents, ce qui a pour conséquence de l’épuiser pour des actions qui peuvent paraître banales pour les autres.

Qu’est-ce que l’intelligence?

«Elle est belle, raconte Véronique. Elle est juste coincée. Mais elle va se découvrir et à un moment donné, tout le monde va la voir. Elle sera une adulte exceptionnelle, car elle aura eu tous les outils.» Ce que Véronique dit avec ces mots, c’est que Marguerite est différente, pour le meilleur et pour le pire. Notre système éducatif, trop rigide, ne reconnait pas ses forces, mais certains scientifiques veulent faire changer les choses.

Il y a 20 ans, le professeur de psychologie et de neurologie de l’Université d’Harvard, Howard Gardner, a présenté sa théorie sur les intelligences multiples: il en a identifié 8.

Dans son livre Les Intelligences multiples, il reproche à notre système de miser sur la réussite de nos jeunes en stimulant et reconnaissant essentiellement deux d’entre elles. Il dit: «Dans notre société, nous avons mis les compétences langagières et logico-mathématiques sur un piédestal. La plupart de nos tests sont fondés sur l’évaluation de ces types de compétences. Si vous êtes performants dans ces deux domaines, il est probable que vous aurez de bons résultats aux tests de QI.»

Sa quête a été de définir ce qu’est une intelligence. Est-ce un large vocabulaire? Ou est-ce être fort en calcul? À travers l’étude de nos sociétés, le professeur Gardner a tenté d’identifier «la nature plurielle de l’intellect» humain.

Il ajoute: «Le rôle de l’école devrait être de développer ces intelligences et d’aider chacun à parvenir à un métier ou à une activité appropriés à son propre éventail de facultés. (…) Tout le monde n’a pas les mêmes capacités ni les mêmes intérêts. (…) Nous n’apprenons pas tous de la même façon. (…) Je me préoccupe de ceux qui ne brillent pas aux tests standardisés et sont donc considérés comme dénués de dons.»

Gardner a toujours refusé de classifier ces intelligences en fonction des meilleures et des moins bonnes. Être différent ne signifie pas être inférieur, c’est simplement avoir des forces ailleurs. Le professeur souligne également que pour réussir, il n’est pas nécessaire d’exceller dans une de ces intelligences, mais au contraire d’avoir une complémentarité qui est nécessaire à certains besoins de notre société.

Rêves de Véronique

Bien que pragmatique sur la réalité scolaire, Véronique rêve de classes avec moins d’élèves par professeur pour lui donner plus de temps pour les découvrir. Le but de la chanson Valse Kalimba est de mettre en valeur les forces des jeunes. «C’est merveilleux quand on [leur] laisse une chance. Avec un enfant, tout est beau, ils ont juste leur petit twist.» Et des milliers de parents ont reconnu leur enfant à travers cette chanson. En commentaires, ils partagent leurs frustrations, mais également leur amour pour leur petit souvent différent.


Formes d’intelligences

Le professeur Howard Gardner a défini 8 principales formes d’intelligences. Il précise toutefois qu’elles pourraient évoluer au fil de ses recherches, voire se subdiviser.

Nous serions tous un mélange de ces intelligences, mais à des degrés différents. Un peu comme un muscle, certaines seront plus sollicitées selon notre vécu. Mais rien n’est immuable, nos forces et faiblesses évoluent avec le temps.

  • Intelligence langagière: utilisation du langage pour comprendre les autres et exprimer ce l’on pense (ex: orateurs, avocats, écrivains, etc.);
  • Intelligence logico-mathématique: capacités de logique, d’analyse, d’observation et de résolution de problèmes (ex: biologistes, informaticiens, médecins, etc.);
  • Intelligence spatiale: capacité de se faire mentalement une représentation spatiale du monde. Elle permet créer des œuvres artisanales, d’agencer harmonieusement vêtements, meubles, objets. Capacité de penser en images;
  • Intelligence musicale: capacité de penser en rythme et en mélodie, de reconnaître des modèles musicaux, de les mémoriser, de les interpréter, d’en créer, d’être sensible à la musicalité des mots et des phrases;
  • Intelligence kinesthésique: capacité à utiliser son corps ou une partie, pour communiquer, s’exprimer ou réaliser des tâches nécessitant une motricité fine;
  • Intelligence naturaliste: capacité à classifier, discriminer, reconnaître et utiliser des informations sur l’environnement;
  • Intelligence interpersonnelle: capacité à comprendre et à réagir de façon correcte avec les autres. Elle permet l’empathie, la coopération, la tolérance.
  • Intelligence intrapersonnelle: capacité d’introspection pour se comprendre et avoir une vision juste de soi.

En complément à Reflet de Société +

Crédit vidéo : TEDx Talks.

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Séparation conjugale, la garde des enfants

Droits parentaux

Le combat d’un père

Assis devant la table, l’air un peu mal à l’aise, Jérôme est déterminé à parler. Son histoire est celle d’autres hommes, mais dont le dénouement peut être plus sombre. Même si dénouement il n’y a pas encore.

Delphine Caubet | Dossier Famille

conflit garde d'enfantJérôme est le père célibataire d’une petite fille qu’il voit régulièrement. Mais pour faire respecter ses droits parentaux, la route a été longue et pénible. Allégations de violence, attouchements, drogues, etc. Il lui aura fallu 3 ans pour obtenir son droit d’accès. Récit d’un père qui s’est battu pour sa fille.

Début du cauchemar

«J’ai 40 ans. Je n’aurais jamais imaginé que ma vie deviendrait comme ça.» Sa vie, pendant plusieurs années, Jérôme ne l’a plus contrôlée. Traditionnellement, les mères avaient la garde des enfants. Une situation qui peut satisfaire des parents, mais pour d’autres pères leur enfant est leur encrage, leur stabilité. Et face au refus de la mère, faire respecter ses droits parentaux peut devenir le combat d’une vie. Comme pour Jérôme.

Alors qu’il se sépare de sa conjointe enceinte de 6 mois, Jérôme est bien décidé à s’occuper de son enfant. Seulement, la mère ne l’entend pas de cette oreille. La naissance donne le ton, il mettra une semaine avant de voir sa petite.

«Au début je pouvais voir ma fille plusieurs fois par semaine, même si ce n’était que quelques heures. Quand elle a commencé à aller à la garderie, c’était bien car j’allais la chercher et je pouvais la raccompagner chez sa mère.» Une relative routine s’installe pour le jeune père, jusqu’au jour où mère et enfant déménagent.

Parallèlement, le ton monte entre les conjoints. En quelques années, Jérôme est signalé 5 fois à la DPJ pour toutes sortes d’allégations, y compris des attouchements. Depuis lors, le jeune père a été blanchi.

Coeur déchiré

Cette lutte judiciaire et juridique pour sa fille a grandement affecté Jérôme. Même si lors de notre rencontre il a l’air en forme, ces années l’ont affaibli. «C’est une histoire à mener au suicide. Je n’aurai jamais pu y arriver sans l’aide de mes proches et de Pères Séparés», explique-t-il.

Jérôme travaille dans une école et de telles allégations auraient pu être dévastatrices pour sa carrière. Heureusement, son entourage n’a jamais perdu confiance en lui.

Mais ne bénéficiant pas de l’aide juridique et pas assez riche pour se payer un avocat, le jeune père fait un choix osé: se représenter lui-même au tribunal. «Depuis toutes ces années, je me suis rendu 14 fois en cour. J’ai calculé que si j’avais dû payer un avocat, j’en aurai eu pour plus de 50 000$.» Quasiment le salaire moyen québécois.

Pendant ce temps, sa conjointe bénéficiait de l’aide juridique. Une nécessité pour sa situation, mais qui induit une différence de poids. Dans certaines circonstances, Jérôme fera appel à une avocate criminelle pour le représenter, notamment durant les allégations d’attouchements.
Avec beaucoup de patience et de soutien, Jérôme s’est soumis à tous les contrôles de la DPJ et de la cour. «Je me dis qu’il faut placer l’intérêt de ma fille en premier.»

Que ce soit les visites à domicile, les fouilles ou les tests de dépistage aux drogues, le jeune père obtempère… mais autant d’intrusion et de violence psychologique ont des conséquences. L’emprise de la bataille lui a pris toute son énergie et sa santé. Pendant 2 ans, Jérôme sera incapable de travailler.

Des séquelles

Aujourd’hui la normalité de la vie de Jérôme est toute relative. Le jugement encadre la garde de la fillette pour les journées classiques, mais dès lors qu’un événement «exceptionnel» (comme les vacances) se produit, tout est chamboulé et prétexte à restreindre les droits de Jérôme.

Le jeune père est maintenant blanchi, mais il est d’une extrême prudence: sa fille ne peut pas jouer dans la ruelle avec les autres enfants et interdiction de venir chez lui avec des amis. «Je suis un père célibataire, explique-t-il. Je ne peux pas me permettre que des enfants viennent chez moi.»

Chaque année au Québec, une semaine est consacrée à la sensibilisation du rôle du père. Une place qui n’est plus celle du pourvoyeur de la famille, mais celle d’une personne qui s’investit dans la vie de ses enfants.

Le Québec connait de grandes avancées en matière d’évolution du droit des pères, mais pour Jérôme comme pour d’autres, il s’agit d’une bataille au quotidien.

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L’amour en 3 Dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle La relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Maintenant disponible en anglais: Love in 3 D

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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