Être en affaires : Être le premier dans tout

Être le premier employé de son entreprise

Être à son compte est un choix pour certains, un manque de choix pour d’autres. Tous les vendredis, une nouvelle chronique présente un demi siècle d’expérience en entreprenariat privé et communautaire.

Raymond Viger | Dossier Réussir en affaires

réussir en affaire conseils partir à son compte trucs business entrepreneurN’oubliez pas le contexte dans lequel on situe cette chronique. Vous voulez partir à votre compte, créer votre propre entreprise. Quand je reçois un futur entrepreneur et qu’il me dit qu’il doit trouver de l’argent pour se payer un local aménagé, une secrétaire pour répondre au téléphone, un vendeur pour représenter son entreprise, un salaire décent pour lui … je commence par lui dire qu’il prend un mauvais départ et qu’il devrait demeurer employé.

Avec tous ses frais fixes qu’il s’impose dès le départ, il hypothèque son entreprise. De plus, quand tu débutes, tu dois créer des définitions de tâches, comprendre l’interrelation de chacun des postes, t’assurer qu’il y a suffisamment de travail pour créer un poste à plein temps… Et il faut que l’entreprise commence à faire de l’argent si on veut pouvoir en dépenser éventuellement. L’entrepreneur qui débute devient son premier employé.

L’entrepreneur qui prend les différents postes de travail dès le départ avant de le déléguer à un employé permet de se sécuriser:

  • Il peut remplacer n’importe qui à pied lever.
  • Il n’est pas à la merci de ses employés.
  • Il comprend mieux les différents fonctions de son entreprise et peut faire de meilleurs liens…
  • Il peut plus facilement voir les erreurs de ses employés.

Et le salaire d’un entrepreneur est proportionnel aux profits de son entreprise. N’exigez pas de votre entreprise un certain niveau de salaire si votre entreprise ne réussit pas à faire ses ventes. Faites des profits et votez-vous un salaire qui est un pourcentage des profits réalisés. Et n’oubliez pas d’en laisser pour la Recherche et développement, pour les nouveaux projets, pour créer un « cash flow » positif… Il ne faut pas vider les coffres à chaque occasion que vous aurez. Pour sa croissance, votre entreprise aura besoin de capitaux.

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Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

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Raymond Viger | Dossier Réussir en affaires

conseils entrepreneur trucs partir à son compte comment réussir en affaireSi j’achète une automobile une fois à chaque quatre années, que je paye 1000$ trop cher, c’est même pas grave.

Mais si j’achète un produit à mille exemplaires à tous les jours pour le vendre avec profit et que je paye un sou de trop, cela est un crime envers mon entreprise.

Parce qu’un sou pour 1000 exemplaires, représente 100$ par jour, ce qui équivaut à 3650$ par année. Pour les 4 années que j’aurais mon automobile, j’en suis rendu à 14 600$ de trop payé.

Si un certain matin, j’ai quelques heures à investir pour augmenter la qualité de mes achats est-ce que je vais me concentrer sur le 1000$ que je peux épargner sur l’achat aux quatre années d’une automobile ou est-ce que je devrais réfléchir sur ce sou que peux sauver à tous les jours sur les 1000 exemplaires d’un produit que j’achète.

En plus on attire ce que l’on est, ce que l’on dégage. Parce qu’épargner un sou devient important pour moi, le représentant de ce produit viendra possiblement m’offrir des escomptes d’un sou de temps à autre pour me conserver heureux. Il saura que c’est significatif pour moi et que je vais apprécier ses propositions. Je vais pouvoir le considérer comme un partenaire dans notre relation d’affaire.

Soyez paranoïaque avec vos cennes!

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Raymond Viger | Dossier Réussir en affaires

Pierre Péladeau Québécor La semaine dernière, Pierre Péladeau nous enseignait l’importance d’être à l’écoute de tout le monde, en constante recherche des meilleures idées et projets.

Mais quand tu commences à être connu, comment en arrive-t-on à pouvoir écouter tout le monde et qu’il nous reste du temps pour demeurer dans l’action?

Malgré sa grande ouverture à écouter, Pierre Péladeau avait des règles bien précises que j’ai adoptées pour en arriver à mettre ses limites.

On peut être aidé dans cette vision d’écouter tout le monde. Pierre Péladeau avait un excellent bras droit pour se travail. Une dame d’expérience capable de demander que l’on puisse décrire notre idée en deux minutes maximum. Si tu veux avoir la chance d’avoir plus de temps pour « vendre » ton idée, commence par être capable de garder mon intérêt pour 2 minutes.

Si tu as réussi à gagner cette étape, une autre rencontre sera fixé. Peut-être avec un nouvel interlocuteur. Peut-être avec des spécifications différentes. Peut-être avec un temps différent.

Et ce n’est pas toi qui va appeler Pierre Péladeau. C’est lui qui t’appelle à l’heure qui aura été préalablement convenue.

Ce n’est pas le vendeur qui décide combien de temps il peut te monopoliser pour te vendre sa salade. C’est à l’acheteur de déterminer combien de temps il offre au vendeur pour présenter son idée du siècle.

L’acheteur doit encadrer le vendeur, lui mettre des normes et des critères de présentation. Et quelqu’un qui veut te parler pour te présenter son idée, d’une façon ou d’une autre, c’est un vendeur.

Personnellement, j’ai rajouté d’autres règles. Je n’ai jamais le temps d’aller manger avec un vendeur. Parce que cela m’oblige à lui donner 60 à 90 minutes de mon temps au lieu de le limiter à un temps bien précis. Cela m’oblige à subir des retards de la cuisine. Ou pire, le vendeur qui rajoute des choses sur son dîner pour « gagner » plus de temps. Manger au restaurant avec un vendeur c’est accepter d’être pris en otage. Business talk.

Si je n’accepte pas les invitations au restaurant, imaginez-vous combien de parties de golf j’ai participé dans le dernier siècle: zéro, aucun, pas question… Business talk.

Il faut être capable de relaxer quand on est en affaire. C’est vrai. C’est pourquoi je me suis engagé à le faire avec ma conjointe et mes enfants. Pas des vendeurs!

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Être en affaires : Rencontre avec Pierre Péladeau

Être à son compte est un choix pour certains, un manque de choix pour d’autres. Tous les vendredis, une nouvelle chronique présente un demi siècle d’expérience en entreprenariat privé et communautaire.

Raymond Viger | Dossier Réussir en affaires

Pierre Péladeau québécor être en affaire journal de montréalPierre Péladeau a été mon mentor. Nos échanges ont façonné une partie de ce que je suis. Il aurait été difficile de débuter cette chronique sans revenir sur un des principaux héritages que Pierre Péladeau a su me léguer.

La première loi du succès, c’est d’abord se rendre accessible aux autres, savoir les écouter, partager leurs confidences, les aider aux besoin, les convaincre de persévérer dans la poursuite d’un but.

« Se rendre accessible aux autres… », je peux témoigner de la véracité de cette affirmation. Lorsque j’ai laissé mon premier message à M. Pierre Péladeau pour discuter de quelques idées, il a retourné mon appel. Il a pris le temps de discuter avec moi. Peu de gens ont cette délicatesse. Encore aujourd’hui. Mais Pierre Péladeau, à une époque où il avait déjà tout et qu’il n’avait pas besoin de moi, l’a fait.

J’ai voulu remercier Pierre Péladeau du temps qu’il m’a offert et des échanges que nous avons eus. Il n’a pas voulu. Il m’a simplement expliqué que rappeler tout le monde fait parti de ses principes. C’est sa façon de pouvoir faire de l’argent. Si j’ai l’idée du siècle avec laquelle il pourrait faire quelques millions, comment pourrait-il se l’approprier s’il ne me rappelle pas?

Sa secrétaire fera le premier contact, synthétisera le tout, mettra des normes dans la communication que nous aurons. J’aurais à gagner des rencontres plus directes avec Pierre Péladeau. Mais Pierre Péladeau aura pu apprendre qui je suis et ce que j’ai en tête.

Peu importe l’argent que nous avons ou les moyens qui sont à notre portée, restons sensibles à notre voisin et à la société dans laquelle nous évoluons.

Merci M. Pierre Péladeau pour votre présence dans ma vie. Nous verrons la semaine prochaine comment gérer et mettre ses limites quand on veut parler à tout le monde et tout savoir.

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Raymond Viger | Dossier Réussir en affaires

comment réussir en affaire, trucs entrepreneurs, conseils pour partir à son compte businessÀ compter de vendredi le 18 mars 2016, Une nouvelle chronique voit le jour.

Aujourd’hui, être à son compte est un choix ou un manque de choix. On crée son emploi.

Au Québec, il y a 50 ans, être à son compte pour un francophone c’était le début de la folie, de la marginalité.

Plusieurs entreprises privées ont des recettes gagnantes pour créer une richesse en entreprise privée. Tout comme la Fondation Chagnon, plusieurs ont tenté de prouver que le modèle d’affaire des entreprises privées peut s’adapter à tous. La Fondation Chagnon terminera une entente de 10 ans avec le gouvernement. Un échec lamentable qui sera commenté dans d’autres billets.

Après avoir créé plus de 50 emplois non subventionné dans le monde communautaire, après avoir envoyé plus de 10 millions aux trois paliers de gouvernement en différentes taxes et charges sociales, notre organisme commence maintenant à pouvoir envisager de financer d’autres organismes communautaires et projets sociaux à partir des outils déjà en place.

Nous sommes maintenant prêt à augmenter la cadence de notre intervention économique.

J’espère que cette nouvelle chronique saura alimenter nos réflexions personnelles et sociales, qu’elle favorise le partage de nos connaissances.

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Pierre Karl Péladeau met tout l’empire Québécor au service de sa nouvelle implication: stimuler l’entrepreneurship des jeunes et faciliter le mentorat.

Raymond Viger | Dossiers Économie, Communautaire

En tant qu’entrepreneur (autant privé que communautaire), mes oreilles sillent toujours quand j’entends tous ces discours sur le mentorat et l’entrepreneurship.

Peut-on former des entrepreneurs ou devons-nous favoriser l’entreprenariat? Est-ce que le piff d’un entrepreneur, son courage, son adrénaline pour relever des défis… est-ce que tout cela peut s’enseigner quelque part?

Parce qu’un entrepreneur doit être ouvert et capable de prendre des conseils à plus d’un endroit. Parce qu’un mentor qui connaît tout, ça n’existe pas.

Et surtout, parce que c’est l’entrepreneur qui demeure responsable des conséquences de ces gestes, de ce qu’il conservera comme philosophie, comme vision pour son entreprise.

Pierre Péladeau

J’ai eu la chance d’avoir plusieurs échanges très intéressants avec Pierre Péladeau. Avec tout ce que j’ai appris avec Pierre Péladeau, je considère qu’il aura été mon mentor. Mais Pierre Péladeau ne l’a jamais su. Parce que nous parlions business pour un projet bien spécifique. Il ne s’est jamais présenté comme un mentor. C’est par la qualité de nos échanges qu’il a pu le devenir.

Et Pierre Péladeau n’aura pas été le seul. D’autres, moins prestigieux, m’auront apporté de belles connaissances et de belles trouvailles. Parfois des clients, des fournisseurs, des employés ou encore par le pur hasard d’une rencontre. Dans tous les cas, c’est quand on est prêt à écouter, que l’on peut trouver. Et c’est une des belles choses que j’aurais apprises de Pierre Péladeau.

Peut-on et doit-on formaliser la magie de ces instants de mentorat naturel?

Références

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L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

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Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

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