Le 14 juillet des Français

La prise de la Bastille

Fête nationale des Français

Avec le nombre de Français qui nous entoure dans notre organisme, pouvions-nous parler d’autre chose aujourd’hui que de la Fête des Français!

Raymond Viger  Dossiers Francophonie , International 

Au Québec, notre bipolarité nous donne 2 fêtes nationales pour ne pas dire 3! Le 24 juin, Fête de la St-Jean Baptiste et le 1er juillet, Fête du Canada. Notre insécurité culturelle et politique nous en a fait rajouter une troisième, la Fête des patriotes qui remplace la Fête de la Reine.

La liste des Français avec qui nous travaillons ou avons des échanges est longue. Suffisamment longue pour que j’en oublie plusieurs. Christine Burtin Lauthe, travailleuse sociale qui a a passé 4 années au Québec avec nous. Nous avons continué un partenariat avec la participation au Forum Jeunesse France-Québec qui se déroule à Bourgogne. Patrick Juan et le blogue du Panda.

Des artistes graffiteurs qui utilisent nos services tels que SBU One et Ensu. Un stagiaire qui a 2 nationalités, Mathieu Boulva.

Présentement, nous avons 2 stagiaires Français: Lucas Gilbert en communication et Lucie Barras en journalisme. Ils ont succédé à Lisa Melia  qui travaille maintenant à Hong Kong comme journaliste pour la communauté francophone de Hong Kong! Estelle Gombaud, Julie Philippe, Nawel Abdoun, Claire Gaillard, Robin Drevet, Morgan Lapeyre, Benjamin Bouillier, Élise, Géraldine et Joseph Elfassi.

Sans oublier nos partenaires de l’Office Franco Québécois pour la jeunesse, Thierry Tulasne et Daniel Camp.

Je sais que j’en ai oublié plusieurs. Ne vous gênez pas pour me rappeler à l’ordre et me le souligner. Il me fera grand plaisir de rajouter.

Entre-temps, bonne Fête du 14 juillet chers amis Français. Au plaisir de vous reparler et d’avoir de vos nouvelles.

Raymond et toute l’équipe de Reflet de Société et du Café-Graffiti.

PS: Grace a une intervention de Ubbergeek, je vous donne la définition du 14 juillet selon Wikipédia:

Voulue par Lafayette, elle commémore la fête de la Fédération en 1790. Le fait étant de marquer notamment la fin de la monarchie absolue ainsi que le centenaire de la prise de la Bastille.

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Forum jeunesse France-Québec

Projet Cultures urbaines France-Québec

Quand l’urbain montréalais débarque en France

Le Café Graffiti, organisme montréalais d’intervention auprès des jeunes, et le centre social de la commune française de Tonnerre ont uni leurs forces au printemps dernier pour organiser un forum spécialement dédié aux jeunes. Le but était de redonner confiance à cette nouvelle génération prometteuse, mais souffrant d’un manque d’activités évident.

Estelle Gombaud   Dossier: Forum Jeunesse France-Québec

fluke-art-graffiteur-muraliste-murale Dans le cadre du Forum jeunesse 2010, 9 professionnels graffiteurs et breakdanseurs québécois ont traversé l’Atlantique pour venir à la rencontre de leurs jeunes cousins français. Pendant deux semaines, la pratique de ces arts urbains a réveillé une jeunesse endormie en plus de donner des idées aux différentes instances politiques et sociales qui se sont réunies pour l’occasion afin de réfléchir à leur avenir.

L’événement, qui avait pour thème «Une année pour se préparer. Un Forum pour s’éclater», s’est déroulé du 19 au 25 avril.  Comme l’explique la directrice du centre social de la commune française de Tonnerre, Christine Burtin Lauthe, l’objectif était avant tout de donner la parole aux jeunes.

Quant au fondateur du Café Graffiti, Raymond Viger, il a souhaité envoyer des jeunes artistes à l’étranger «pour les stimuler dans leur cheminement et leur permettre de vivre différentes expériences».

Pour profiter pleinement de l’échange, ces artistes québécois sont arrivés une semaine avant la date officielle du début du forum afin d’offrir aux jeunes du centre social des ateliers de breakdance et de graffiti. Suivant un rythme des plus effrénés, c’est à raison de 5 à 7 heures par jour que les 32 stagiaires français ont appris les bases de ces deux arts urbains.

Lancé officiellement le 19 avril, le Forum a proposé une foule d’activités aux petits et aux grands de la commune en prenant soin de toujours rester axé sur la jeunesse.

tonnerre-france-forum-jeunesse-jeunes Musique, théâtre, cinéma, expositions de toiles, sports, pique-nique géant et plénière publique du Conseil Municipal des Jeunes étaient au menu de cette semaine riche en activité. C’est aussi à cette occasion que les instances de la commune ont échangé sur les moyens mis à leur disposition pour exploiter au maximum les talents de leurs jeunes.

«Les partenaires locaux, institutionnels, associatifs se sont questionnés vis-à-vis des attentes et des besoins de la jeunesse. Ils ont voulu leur apporter des projets faits avec et pour eux», résume Mme Burtin-Lauthe.

Ses temps forts? L’exposition « Me Voici », où 20 jeunes tonnerois ont présenté leurs autoportraits réalisés lors de leur stage de graffiti.

Le spectacle de créations musicales et artistiques a également suscité un grand engouement. Les apprentis breakdanceurs ont pu montrer leur nouveau savoir-faire en montant sur les planches de la scène pour présenter une chorégraphie apprise la semaine précédente.

Preuve du succès de l’entreprise, un des partenaires de l’événement a même déclaré ceci : « si un habitant de Tonnerre dit ne pas avoir été au courant du Forum, c’est qu’il n’était pas à l’écoute et qu’en fin de compte cela ne l’intéressait pas! »

Un échange enrichissant

Pour les 12 stagiaires de breakdance, l’expérience fut productive. À la différence des cours de danse qu’ils prenaient habituellement avec un seul professeur, ils ont eu la chance de bénéficier des compétences des 7 danseurs québécois lors des différents ateliers.

tonnerre-france-forum-jeunesse-jeunesMais les artistes n’ont pas seulement appris aux jeunes à bouger, ils ont aussi endossé un rôle de grand frère. Alliant à la fois le côté artistique et le côté humain, cette rencontre a permis à plusieurs jeunes de trouver les réponses à leurs questions.

«Après chaque pratique, on gardait du temps pour parler des problèmes que les jeunes rencontraient dans leurs vies de tous les jours afin de pouvoir leur apporter des solutions», explique Johnny Skywalker, le leader du groupe de breakers. «Les jeunes ont vite compris que la danse était un bon moyen de se défouler face aux frustrations de la société», ajoute-t-il. Cet échange a également permis aux breakeurs de prendre conscience de certaines réalités.

Un des danseurs, qui n’avait jamais donné d’ateliers auparavant, fut surpris de se découvrir une passion. «En rentrant à Montréal, j’aimerais trouver un travail qui allie danse et animation avec les jeunes, ça serait vraiment le top !», a confié Patrick Jean Charles alias B-boy Prototype.

«Nous leur avons montré nos mouvements, mais ils nous ont aussi donné beaucoup, confie Handy «Monstapop» Yacinthe. On a compris qu’on était des modèles pour ces jeunes. Je ne savais pas que l’on pouvait changer le cours de la vie de quelqu’un de cette manière-là», ajoute-t-il.

Même son de cloche du côté des graffiteurs, où l’expérience avec la jeunesse tonnerroise a été tout aussi formatrice. Parmi les artistes montréalais présents au forum, le muraliste-graffiteur Fluke n’est pas passé inaperçu. Du haut de ses 6 pieds, ce jeune homme d’origine polonaise est devenu en quelques années l’un des plus grands graffiteurs de la métropole québécoise.

Durant 5 jours de cours intensifs, il a partagé sa passion avec les jeunes tonnerrois afin que ceux-ci réalisent leur autoportrait sur toile. En parallèle, il a eu pour mission de créer une immense fresque colorée à l’effigie de la ville recouvrant ainsi les murs défraîchis du tunnel de la gare. Tout en ayant donné une nouvelle identité visuelle aux murs du tunnel, cette réalisation aura fait prendre conscience aux Français  de la commune que le graffiti peut être un acte légal et apprécié.

«Cette fresque m’a demandé plus de 100 heures de travail, explique Fluke. J’ai donné tout ce que j’avais. C’était vraiment très sympa de discuter avec les voyageurs qui passaient. J’ai eu beaucoup de retours positifs», ajoute-t-il. Pour le responsable de la gare, Alain Boeuf, le résultat est magnifique. « Nous cherchions à donner plus de vie à ce passage. Grâce au forum, ça a été possible».

<«Une fois dans le train du retour, tous les artistes se sont mis à pleurer. Ils auraient voulu apporter plus que ce qu’ils ont donné. Cindy, une des danseuses professionnelles, aurait souhaité ramener un des petits chez elle pour le ‘‘sauver’’», se souvient le chef du groupe, Johnny Skywalker.

Un pas vers l’avenir

Les artistes québécois,  les élus de Tonnerre ainsi que le personnel du centre social s’étaient donnés pour objectif de se concentrer davantage sur la jeunesse pour lui donner les moyens de continuer à faire vivre l’art du graff, du breakdance et de toute autre forme d’expression au-delà de la durée du Forum.

Pour le plus grand bonheur des jeunes stagiaires tonnerrois, une salle de danse a récemment été ouverte afin de leur permettre de parfaire leurs techniques de danse hip-hop. La troupe compte désormais 15 jeunes tonnerrois qui se retrouvent quotidiennement pour préparer de nouveaux spectacles. Les quelques pas de danse de plus de ce groupe d’adolescents sont autant de pas en avant pour la jeunesse de la région.

La 1re édition du Forum de la jeunesse a connu un tel succès que celui-ci sera reconduit l’année prochaine. Pour que le forum ne soit plus un événement ponctuel, Christine Burtin Lauthe a décidé de renouveler, tout au long de l’année, les rencontres dédiées à la jeunesse, tout en conservant la dimension internationale du projet. La collaboration entre la France et le Québec pourrait donc bien se poursuivre et permettre à d’autres artistes du Café Graffiti de partir.

Le forum a permis à la jeunesse de Tonnerre de reprendre confiance en un avenir qu’elle pensait perdu. Il eut l’effet d’un tremplin donnant ainsi aux jeunes l’envie de construire de nouveaux projets.

PHOTOS: Joseph Elfassi

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Quand vieillesse rime avec breakdance

Quand vieillesse rime avec breakdance

Glenn Curtis, G-man breaker

À 69 ans, Glenn Curtis est un sportif invétéré. Pour rien au monde il ne troquerait ses cours de breakdance pour disputer des parties de Scrabble dans une maison de retraite. Portrait d’un grand-père de 4 petits enfants dont la pratique du hip-hop permet de préserver la jeunesse.

Estelle Gombaud   Dossier Break-dance,   Hip Hop, Culture

glen-curtis-g-man-burlington-usa-breakdance-breaker Originaire de San Francisco en Californie, Glenn a toujours été un fervent amateur d’activités extrêmes. Après avoir été enrôlé dans la US Air Force jusqu’à l’âge de 43 ans, il décide de devenir entraîneur privé pour un centre proposant des programmes de remise en forme. Il y restera 20 ans.

Désormais à la retraite, il est installé depuis 2007 dans le Vermont aux États-Unis. Malgré la distance, Glenn n’hésite pas à parcourir plus de 180 km plusieurs fois par semaine pour venir pratiquer son sport favori au studio de danse Sweatshop au centre-ville de Montréal. La métropole est la seule à proposer des cours de danse hip-hop à moins de 3 heures de chez lui.

Entretenir une jeunesse éternelle

glenn-curtis-breakdancer-age-d-or-aine-break Après avoir testé une multitude de sports, de la danse moderne à la pratique du trapèze en passant par l’entraînement physique en salle, Glenn décide finalement de se tourner, à 51 ans, vers la danse hip-hop.

Du haut de ses 5 pieds 3, cet Américain est un homme souriant et dynamique qui considère la danse comme un antidote aux effets de l’âge. «Oui je suis vieux mais je me sens vraiment jeune», dit-il avec un large sourire. «J’ai vraiment du fun quand je pratique avec les autres élèves et j’aime le rythme des musiques hip-hop sur lesquelles on s’entraîne», ajoute-t-il.

Sa pratique sort de l’ordinaire. Habituellement déconseillée pour les personnes âgées, c’est parce que cette danse est réputée pour sa complexité qu’il en a fait son passe-temps. La difficulté des figures lui permet de se surpasser chaque jour un peu plus et d’entretenir ainsi une santé de fer.

g-man-glenn-curtis-breaker-age-aine-breakdance Le head spin (action de tourner au sol sur la tête) en est un exemple. «Quand on voit ce qu’il est capable de faire, on n’a plus aucune excuse! Il suit aussi les cours de wacking, les plus difficiles que nous proposons. C’est un style très athlétique qui utilise beaucoup de poses et de mouvements des bras», explique sa professeure, Jennifer Casimir.

Le but de Glenn est aussi de combattre les idées reçues. Les autres danseurs sont généralement très surpris de ses performances. «La première fois qu’il est venu pratiquer, je pensais qu’il allait être incapable de faire ce que le professeur demandait. J’ai été très surpris de voir qu’il était plus à l’aise que moi», se souvient un élève du studio Sweatshop, Mickael.

Rester jeune à tout prix

En 2 ans, Glenn a développé des capacités techniques et physiques solides qui lui permettent, malgré son âge avancé, d’acquérir chaque fois plus de force et de rapidité. Glenn rencontre cependant des limites. «C’est sûr que je ne peux pas tout faire mais je ne baisse pas les bras, le but étant de m’entraîner pour rester jeune et en forme», explique-t-il.

glenn-curtis-g-man-breakdance-breaker-usa-burlington Il est conscient que, dans quelques années, il n’aura peut être plus la force physique de continuer à s’entraîner mais il compte encore profiter de sa bonne santé. «C’est quand je n’y arriverai plus du tout que j’arrêterai mais pour le moment ça va très bien», confie-t-il.

«Plusieurs personnes ici me disent que j’ai progressé depuis que je suis arrivé et je le sens, je vais mieux», affirme Glenn. «Je pense que quand on veut, on peut», ajoute-t-il. Selon lui, vivre mieux et plus longtemps, rester en bonne santé et retarder l’œuvre du temps n’est pas uniquement le fruit du hasard, c’est aussi une question d’état d’esprit. Il assure qu’alimentation saine et activité physique sont de mise pour garder la forme et ralentir les effets inéluctables du vieillissement. C’est d’ailleurs le message que tente de faire passer Glenn aux personnes de son âge dont l’envie de reprendre une activité sportive s’est envolée.

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Photos François Laplante-Delagrave.

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Le garage des jeunes

Une annexe à l’Antre-Jeunes; le garage des jeunes

Coin informatique, bibliothèque, baby-foot, tv, salle de cardio, cet espace représente un véritable eldorado pour les jeunes. Ouvert pour recevoir les adolescents du quartier âgés de 12 à 17 ans, ceux-ci le considèrent aujourd’hui comme leur deuxième maison.

Estelle Gombaud    Dossiers Communautaire, Jeunes, Famille

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

jeunes-maison-des-jeunes-jeune-activites-communautaireIl y a 13 ans, L’Antre-Jeunes de Mercier-Est, un organisme jeunesse situé dans le quartier d’Hochelaga Maisonneuve, crée cette annexe pour répondre à la demande grandissante des adolescents du quartier. Offrant les mêmes services, cet espace est un lieu de vie, de détente et de création.

Rachelle, 14 ans, témoigne. « Ici il y a tout ce que j’aime, je peux surfer sur Internet, retrouver mes amies pour parler de tout et de rien. Les animateurs sont vraiment cool et ouverts, ça donne envie de revenir ». C’est une copine qui lui a fait découvrir l’endroit et depuis, dès qu’elle a un peu de temps libre, elle s’y rend. « Je viens ici tous les jours après l’école, c’est vraiment l’fun! ».

Chloé, 15 ans, fréquente la structure depuis 3 ans et compte bien y rester jusqu’à ce qu’elle ait atteint l’âge limite. « J’aime venir ici pour rencontrer de nouvelles personnes. Je m’y sens bien », confie-t-elle.

Des activités qui responsabilisent

jeune-activites-communautaire-jeunes-maisonDepuis 13 ans, le Garage propose différents types d’activités afin de responsabiliser ses membres. Cette année, leurs efforts se sont concentrés sur deux projets : l’aménagement du local et un voyage à Toronto.

Lorsqu’on pousse la porte du local, on peine à croire qu’il s’agissait autrefois d’un garage. Ses  jeunes ont souhaité apporter un changement radical à leur espace qu’ils trouvaient démodé. « Ils nous ont aidé à refaire la peinture, la décoration et l’aménagement de la salle », s’enthousiasme l’animatrice et intervenante, Gabrielle Joseph Blais. « Le résultat est le fruit de leurs envies et de leurs efforts.», souligne-t-elle.

L’idée d’un séjour à Toronto prévu pour la fin du mois d’août fut lancée en mars. Un système de sélection par entretien a été organisé par les deux intervenants du Garage, Francis Paquette et Gabrielle, afin de tester la motivation des jeunes et de donner les 8 places disponibles aux plus méritants. « C’est une première expérience au cours de laquelle ils ont été obligé de se vendre. On voulait vraiment des jeunes qui s’impliquent dans le projet », indique-t-elle.

D’autres initiatives proposées sont également enrichissantes. « On leur propose de petites actions de collecte d’argent comme emballer les commandes dans les supermarchés, vendre des boissons dans des évènements extérieurs ou tenir des ateliers maquillage afin de financer nos activités », explique Gabrielle. « Grâce à ça, ils acquièrent une première expérience de travail qui permet de les responsabiliser », renchérit-elle.

L’avantage de la proximité

maison-des-jeunes-activites-communautaire-quoi-faire-jeunesSitué au cœur de l’ensemble des HLM Thomas-Chapais et près de Dupéré dans Mercier-Est, le Garage se fond dans le décor. « On est comme l’extension de leur maison. Ils arrivent parfois en pyjama. Trente secondes après être sorti de leurs immeubles, ils sont déjà là », témoigne Gabrielle en souriant.

Une proximité, des intervenants à l’écoute et un large choix d’activité font du Garage un lieu unique qui a pris une place privilégiée dans le cœur des jeunes du quartier. Et ce depuis plus de 13 ans.

Pour plus de renseignements : www.lantre-jeunes.com

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Cuisine Collective Hochelaga Maisonneuve (CCHM)

Cuisine Collective Hochelaga Maisonneuve (CCHM)

Offrir à des personnes sans emploi une formation en hébergement touristique au sein d’un gîte-école, c’est le défi que s’est lancé l’organisme Cuisine Collective Hochelaga Maisonneuve (CCHM) en 2004.

Estelle Gombaud, Dossier Communautaire.

Reflet de mon quartier est un bi-mensuel consacré à l’actualité et aux débats d’idées reliés à l’arrondissement montréalais d’Hochelaga-Maisonneuve.

(photo: gracieuseté) Le lieu comprend quatre chambres, deux salles de bain, un salon, une cuisine, le tout sur deux étages et permet d’accueillir une dizaine de clients. Ses différents espaces, blancs, sobres et extrêmement propres, lui confèrent une atmosphère calme et chaleureuse propice aux apprentissages.

Ce gîte-école classé trois Soleils par Tourisme Québec est un concept unique dans la province. En réservant une de ses chambres, ses visiteurs contribuent à la formation d’un apprenti désirant acquérir des savoirs faire en matière d’hôtellerie.

Lors de cette formation, chaque participant intègre des connaissances professionnelles et personnelles. De l’organisation d’un gîte touristique en passant par la réception, l’entretien ménager, le service du petit déjeuner et celui en salle, l’apprenti hôtelier développe une multitude d’habiletés.

Au terme de la formation, la directrice de l’entreprise d’insertion, Nicole Forget-Bachonga, tente de placer ses apprentis dans des établissements qui proposent « un vrai salaire et une vraie fiche de paie ». Environ les  trois quarts d’entre eux parviennent à dénicher un emploi lié à leur expérience acquise au sein du gîte-école.

Ce parcours d’insertion en hôtellerie « de base » d’une durée de 26 semaines n’est cependant pas accessible à tous. Puisqu’il s’inscrit dans une démarche d’insertion sociale, il n’est ouvert qu’aux personnes prestataires de l’assistance emploi, de l’assurance-emploi ou sans revenu. –

Une formation qui ne demande qu’à être reconnue

Au grand regret de l’équipe de l’organisme, la formation en hébergement n’est pas encore reconnue par le comité sectoriel de la main-d’œuvre de l’industrie touristique du Québec. Mais en attendant qu’elle soit approuvée, la directrice a fait en sorte que son plan de formation reprenne les grandes lignes du carnet d’apprentis de l’Institut de Tourisme et d’Hôtellerie du Québec (ITHQ) afin qu’il soit plus facilement adapté lorsqu’il sera reconnu.

Un gîte-école à vocation sociale

Les objectifs du gîte-école sont clairs : offrir à la population du quartier d’Hochelaga Maisonneuve des solutions d’entraide, d’éducation et de prise en charge lui permettant d’améliorer ses conditions de vie et favoriser la réinsertion sociale et économique des personnes qui désirent acquérir une formation professionnelle et une expérience de travail.

Mais avant d’être un cottage à trois Soleils, ce concept original permet à un individu initialement en situation d’échec, d’obtenir une expérience de travail et de devenir un futur salarié responsable dans le domaine de l’hôtellerie. Ce qui est sûr c’est que les compétences qu’il aura acquises lors de cette formation permettront d’enrichir son CV et ainsi l’aider à réintégrer plus facilement le marché du travail.

Grâce à ce nouveau concept, chacun peut désormais dormir sur ses deux oreilles : les bénéficiaires comme les clients du gîte.

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