"Terre Promise" fait parler

Le film Terre Promise fait parler

Par Joseph Elfassi   Dossier  Prostitution, Sexualité 

Le film « Terre Promise », de Amos Gitai, a été présenté à la Salle de Cinéma de Tonnerre lors d’une soirée cinéma-discussion animée par Christine Burtin Lauthe, le jeudi 25 mars. Après la diffusion du long métrage israélien, une discussion ouverte a eu lieu au sein du cinéma de Tonnerre.

Le film montrait, de manière minimaliste, sobre et agressive, le parcours violent de femmes de l’Europe de l’Est qui deviennent marchandise dans les mains de différents proxénètes au Moyen-Orient. Filmé avec un style « caméra à l’épaule », l’œuvre arrive très rapidement à interpeller le spectateur, qui ne peut rien pour ce groupe de femmes, vendues à différents proxénètes selon leur qualités physiques au milieu du désert, lavées à l’arrosoir, battues, et traitées « comme des tableaux, des sculptures, des objets », comme le raconte Diana Bespechi, une des femmes que l’on transforme en prostituée, contre son gré.

Michel Passarotto, Aurélie Blaise, Christine Burtin Lauthe, Malka Marcovich

Participaient à la discussion Catherine Hugonet et Halina Creusaton, de la Délégation Régionale et Départementale aux Droits des Femmes et à l’égalité de Bourgogne et de l’Yonne, Aurélie Blaise, de la Mission Locale Rurale du Tonnerrois et de l’Avallonais, l’adjudant chef Michel Passarotto, de la plateforme judiciaire de l’Yonne, ainsi que l’invitée Malka Marcovich, Directrice pour l’Europe de la coalition contre la traite des femmes.

« Le film est très fort, c’est un beau film, cinématographiquement parlant », affirme Malka Marcovich. « Cela nous montre bien que la prostitution est un sujet qui dépasse toutes les frontières. » La directrice du CATW met cependant un bémol sur la nature du film. « C’est la vision la plus extrême du phénomène. En réalité, ce n’est pas vraiment un monde à part. Le client, c’est notre mari, notre père, nos fils, » précise-t-elle, en réaction à la malveillance et au sadisme assez évidents des clients et proxénètes des nouvelles prostituées.

Malka Marcovich prostitution légalisation légaliser escorte prostituées

L’adjudant chef Michel Passarotto va dans le même sens que Mme Marcovich. Au niveau départemental, les gendarmes vivent cette réalité de manière plus ponctuelle, et « on ressent les contraintes de ces filles, le souffrances. Le film décrit bien leur trajet, parce que c’est comme ça qu’elles arrivent chez nous, en France.» L’adjudant chef explique que les prostituées que l’on retrouve dans ce département viennent le plus souvent de la Bulgarie, de l’Estonie, du Congo et d’autres pays africains, et que leur parcours peut être similaire à celui des femmes dans « Terre Promise » d’Amos Gitai.

Aurélie Blaise tente aussi de rappeler que si certaines prostituées sont effectivement des étrangères, il n’est pas nécessairement vrai que « nulle n’est prostituée dans son village », précisant que dans son expérience, de nombreuses femmes, pour arrondir leurs fins de mois, ou pour pouvoir se procurer de l’héroïne, ou pour simplement mettre de la nourriture dans la bouche de leurs enfants, se livrent à la prostitution, et ce, même si elles sont originaires de Bourgogne.

« Terre Promise », 2004, 88 minutes, une production de Agav Hakafot, est réalisé par Amos Gitai, , mettant en vedette Rosamund Pike, Diana Bespechi, et Amos Lavi.

Autres textes sur la Prostitution, Sexualité.

PUBLICITÉ

cover_avril-mai08 Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/Abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Prostitution: un fléau international

Prostitution: un fléau international

Dominic Desmarais      Dossier Prostitution et Sexualité.

prostitution-asiatique-prostitution-internationale-trafic-traite-femmes-1 Le trafic des êtres humains ne se limite pas qu’aux pays d’Europe de l’Est, d’Asie du Sud-Est ou d’Afrique. Le Canada aussi doit composer avec ce phénomène. Les Nations Unies estiment à près d’un million les victimes à l’échelle planétaire, dont une majorité de femmes et d’enfants. Ce commerce générerait des revenus de 10 milliards $ annuellement. L’argent généré est tel que ce crime est florissant. Il dépasserait même le trafic des armes, en deuxième position derrière celui de la drogue.

«Le problème du trafic des femmes et des enfants est international, plaide le Dr Kek Galabru, présidente de la Ligue cambodgienne des droits de l’Homme (LICADHO). Le trafic est l’œuvre de la mafia. Pour transporter un être humain, il faut des ressources: une personne, c’est plus difficile à dissimuler que du matériel. Comme les victimes n’ont pas de papiers à jour, il faut la complicité des ceux qui appliquent la loi, comme la police. Sinon, comment voulez-vous passer la frontière?»

Accrochées sur le mur, tout près de son bureau, des photographies du docteur en compagnie de François Mitterrand, de Jacques Chirac, de Bill Clinton et de la princesse Diana témoignent de l’importance de son lobby. De grosses pointures pour lutter contre de grands réseaux criminels.

Traite des femmes au Canada

En septembre 1997, le Canada goûtait à la triste réalité de la traite des personnes. Une opération policière visant des salons de massage à Toronto débouchait sur l’arrestation de 23 prostituées de Thaïlande et de Malaisie. Un an plus tard, la police en appréhendait 68 autres. Le Canada perdait son innocence. Le Code criminel, inadapté à cette réalité, ignorait les crimes de trafic. Ces immigrantes asiatiques, dont celles victimes de trafic, étaient perçues comme des criminelles. Même si elles étaient forcées à la prostitution. Présentes sur un lieu de débauche, elles ont été arrêtées.

Ces femmes devaient en moyenne 35 000 $ à 40 000 $ à leur «acheteur». Elles devaient travailler 7 jours sur 7. Elles ne connaissaient pas l’anglais, sortaient peu de leur lieu de travail. Certaines avaient reçu de faux papiers. Dans plusieurs cas, le proxénète conservait les visas. Plusieurs d’entre elles savaient qu’elles immigreraient au Canada pour grossir les rangs de la prostitution. D’autres ont été trompées sur la nature de l’emploi promis.

Arrêtées dans un pays dont elles ne connaissent ni la langue ni la culture, hormis les mœurs sexuelles de leurs clients, elles n’ont eu droit à aucune aide de la police. Des groupes de défense pour femmes et pour immigrants se sont réunis à pied levé. Dans l’attente de leur procès, il fallait leur trouver un toit, de la nourriture, des vêtements, de l’aide psychologique et juridique, des interprètes, etc.

Des actions contre les trafiquants

Pour faire face à cette nouvelle réalité, le gouvernement fédéral s’est adapté. Huit ans après les descentes de Toronto, le trafic des personnes devenait criminel. Depuis novembre 2005, les forces de l’ordre du pays peuvent ainsi arrêter des gens pour crime de trafic.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) s’est également mise à jour. Le caporal Sylvain Saint-Jacques, responsable du Centre national de coordination contre la traite des personnes, dispose désormais de 5 agents. En plus, chaque division de la GRC, réparties dans les différentes provinces, affecte deux agents à ce type de crime.

Le changement des mentalités sera toutefois plus long. Les policiers ne connaissent pas les réalités du trafic humain. Les descentes policières, dans les lieux de prostitution, incombent aux corps municipaux qui ne sont pas formés pour distinguer les victimes de traite des prostituées. Seule la police de Winnipeg, au Manitoba, élabore actuellement une politique pour ses agents afin de contrer la menace.

«Un des problèmes, c’est que les gens n’ont pas encore allumé», prétend le sergent Jacques Morin, de la GRC. Il pointe ainsi les organismes qui travaillent avec les femmes et les policiers qui arrêtent des immigrants. «Ils ne sont pas sensibilisés, continue-t-il. Ils ne savent pas reconnaître les signes de la traite, qui se trouvent dans l’histoire de la victime. La fille a besoin de dénoncer qu’elle a été exploitée et qu’on lui a confisqué ses documents pour faire comprendre qu’elle est victime de trafic. Or, elle est accueillie au pays, nourrie et logée par un inconnu, puis elle habite ou travaille dans un endroit qu’elle ne connaît pas.»

À l’instar de ce qui se fait en Asie, l’État a compris qu’il devait agir de façon concer-tée. Constitué au début des années 2000, le Groupe de travail interministériel sur la traite des personnes regroupe 17 ministères et agences gouvernementales. Il a publié une brochure de sensibilisation à l’intention des ressortissants de pays à risque pour les informer des dangers du trafic. Il organise des colloques et des formations, finance des projets de recherche pour mieux comprendre la problématique au pays, publie une brochure pour sensibiliser aux dangers du trafic les ressortissants de pays à risque, etc.

Prostitution: permis à l’immigration

Les immigrants illégaux arrêtés sont remis à Citoyenneté et immigration Canada (CIC). Depuis mai 2006, le Ministère peut émettre un permis de séjour temporaire (PST) pour les présumées victimes de la traite. D’une durée de 120 jours, il octroie à son détenteur des soins de santé gratuits, régularise son statut légal et lui procure des services pour l’aider à surmonter ses traumatismes.

Pour Jean Bellefeuille, chercheur au Comité d’action contre le trafic humain interne et international (CATHII), ce permis a une double vocation. Permettre à la police de vérifier si l’immigrant a bel et bien été victime de la traite et donner à la présumée victime un temps de réflexion pour qu’elle envisage de témoigner contre le trafiquant. M. Bellefeuille y voit une condition pour l’obtention d’un visa plus long, ce que réfute CIC. Sa porte-parole, Mélanie Carkner indique que les victimes n’ont pas à témoigner pour obtenir le statut de résident temporaire ou permanent. À ce jour, une seule victime a demandé un tel permis. CIC en a proposé à 4 autres, qui ont plutôt opté pour retourner dans leur pays d’origine.

Cette situation ne surprend guère les membres de groupes de défense des victimes comme sœur Sue Wilson, active en Ontario. «Sur papier, on dirait que le Canada agit. Mais il n’aide pas les victimes. Personne ne demande ce permis. La plupart des victimes vont plutôt demander un statut de réfugié, car ils ont droit à davantage de support. Au Canada, on veut surtout les renvoyer dans leur pays.»

Une aide inadaptée pour la prostitution

En demandant le statut de réfugié, les immigrants reçoivent de l’aide à l’emploi, peuvent retourner à l’école, obtenir de l’assurance-emploi. Ils demeurent également au pays plus longtemps. Avant d’obtenir une audience devant un commissaire d’Immigration Canada, le candidat attend environ un an. «Après une décision négative, il peut attendre des années avant qu’on le renvoie», affirme Janet Dench, directrice du Conseil canadien pour les réfugiés.

Le Canada a été très actif pour la défense et le respect des droits des femmes à l’échelle internationale. Il a signé des conventions contre le trafic des êtres humains qui octroient protection et assistance aux victimes. Or, le pays ne possède aucun centre d’héber-ement adapté aux besoins et réalités des victimes de la traite.

«Actuellement, il n’y a pas de places pour les héberger. On utilise les centres pour victimes de violence pour une nuit ou deux, raconte Louise Dionne, qui siège au sous-comité pour l’hébergement au CATHII. Ce sont des personnes terrorisées, victimes de violence physique et psychologique. Elles sont isolées. Elles ne comprennent pas notre société.» Louise Dionne a aidé trois victimes à trouver un refuge d’urgence: une Éthiopienne, une Haïtienne et une Marocaine.

C’est à l’Auberge Madeleine et au Chaînon qu’elle a pu les placer. Ces centres d’aide sont tous débordés. L’Ontario vit la même problématique. Les refuges opèrent à pleine capacité. Pour aider et assister les victimes de la traite, le Canada devrait se tourner vers les pays du Tiers-Monde. Aujourd’hui, ce sont eux qui possèdent les connaissances.

Produit grâce à la contribution de l’Agence canadienne de développement international (ACDI)

Autres textes sur la Prostitution asiatique

Asie: Traite des femmes et prostitution internationale

Exploitation sexuelle en Asie

Cambodge: sexualité et prostitution

Asie: prostitution ou mariage?

Soutien aux prostituées asiatiques

Prostitution asiatique: racoleuse ou prostituée? 3 de 3

Prostitution asiatique: racoleuses ou prostituées? 2 de 3

Prostitution asiatique: racoleuses ou prostituées? 1 de 3

Trafic d’êtres humains en Asie 1 de 2

Trafic d’êtres humains en Asie 2 de 2

Prostitution: le Cambodge se mobilise

Prostitution: un fléau international

Dossier Prostitution et Sexualité.

Avons-nous l’argent nécessaire pour légaliser la prostitution?

Doit-on légaliser la prostitution?

Les effets pervers de la légalisation de la prostitution.

Les clients de la prostitution.

Les filles dans les gangs de rue et la prostitution.

Prostitution de luxe d’une escorte.

Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Jean-François Lisée de L’actualité et la légalisation de la prostitution.

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

PUBLICITÉ

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$.
Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/Livres.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Antisémitisme sur Facebook

Antisémitisme sur Facebook

François Richard Dossiers Internet, Médias, Histoire, racisme et Décrochage

La direction de Facebook est critiquée ces jours-ci pour avoir refusé de retirer du populaire site Internet des groupes de discussions fréquentés par des gens niant l’existence de la Shoah. Plaidant d’abord la liberté d’expression pour justifier la présence de tels contenus sur Facebook, les responsables de l’entreprise ont rapidement demandé le retrait de deux des cinq groupes montrés du doigt par un avocat de Dallas ayant écrit une lettre ouverte sur la question. Ils assurent surveiller de près les trois groupes restant afin de s’assurer que les informations qu’ils mettent en ligne ne contiennent pas de propos haineux.

Nier la Shoah: islamisme et suprématie de la race blanche

Les gens niant l’existence de la Shoah, soit le massacre de six millions de Juifs par les Nazis durant la Deuxième guerre mondiale, gravitent habituellement autour de regroupements prônant la violence et l’intolérance raciale. Si la plupart des ‘négationnistes’ à l’échelle mondiale sont des islamistes, il en existe aussi en Occident, habituellement associés à des groupes d’extrême-droite qui proclament que la race blanche est supérieure à toutes les autres.

Des survivants à Montréal et Jérusalem

Il est absurde de nier la Shoah. Il s’agit sûrement de l’un des événements historiques les mieux documentés de tous les temps. Des tonnes de documents attestent de l’existence de camps d’exterminations en Europe de l’Est. D’ailleurs, les bâtiments, dans certains cas, existent toujours et de nombreux survivants ont raconté au monde entier les horreurs qu’ils ont eu à endurer. L’histoire nous touche tout particulièrement en tant que Montréalais, notre ville étant la deuxième au monde, après Jérusalem, quant au nombre de survivants de la Shoah qui l’habite.

Internet et liberté d’expression

La controverse autour de Facebook évoque toutefois un autre problème: celui de la liberté d’expression. Internet ouvre la porte aux propos abusifs, et ce, pour deux raisons, soit la possibilité pour les auteurs de conserver l’anonymat ou, à tout le moins, de ne pas avoir à confronter directement les personnes dénigrées ou injustement critiquées.

Censure et liberté d’expression dans les médias

Ce risque me semble être le prix à payer afin d’avoir un espace de discussion libre et démocratique où tout le monde peut apporter sa contribution au débat social. Je crois que ce principe devrait aussi s’appliquer aux autres médias et qu’il faut à tout prix éviter la censure sous toutes ses formes, quitte à entendre parfois des propos désagréables.

Illégal en Allemagne

Dans treize pays, dont l’Allemagne, nier la Shoah est illégal. Je crois que l’approche canadienne, qui au lieu de condamner une prise de position spécifique condamne plutôt les propos haineux ou incitant à la haine, est plus juste et permet de sanctionner ceux qui vont trop loin, sans pour autant empêcher des idées marginales de se faire entendre.

Historiens négationnistes

Les gens qui tiennent des propos aussi farfelus et de mauvaise foi que de nier la Shaoh se discréditent de toute façon eux-mêmes. Les historiens ‘négationnistes’ sont en effet conspués par leurs pairs et leurs travaux sont mis en pièce. Il n’y a pas lieu d’empiéter sur les droits fondamentaux de toute une population afin de prévenir des abus qui sont très minoritaires. Le tribunal de l’opinion publique est bien capable de s’en occuper. Cela étant dit, je suis bien curieux de connaître votre avis sur ces questions. Sur la liberté d’expression bien sûr, pas sur l’existence de la Shoah…

Autres textes sur le racisme

PUBLICITÉ

T-Shirt promotionnel disponible avec votre logo

tshirt_cafe_graffiti Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs.

Votre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en rouge, noir ou blanc.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: cafegraffiti.net
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

Pour votre T-shirt promotionnel avec votre logo: Café-Graffiti: (514) 259-6900

%d blogueurs aiment cette page :