Le poids du Québec dans le Canada

Le Lac Meech, 20 ans plus tard

Le 8 mai dernier à Montréal, a eu lieu un colloque organisé par les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), en collaboration avec le Bloc Québécois, sur les 20 ans de l’échec des négociations du Lac Meech. Cet accord visait notamment à ce que le Québec signe la Constitution canadienne.

Par Frédéric Lacroix-Couture   Dossier Politique

Quel est l’avenir du Québec dans le Canada? Voilà la question sur laquelle les participants ont débattu à l’hôtel Hilton au cours de la journée de samedi. Si le futur est à l’image du passé et du présent, on peut déjà entrevoir que la place de la Belle province au sein du Canada se fera encore de plus en plus petite.

Le Québec en perte de vitesse

Parce que depuis le référendum de 1995, le pays de Gilles Vigneault a perdu beaucoup de poids au sein de la fédération canadienne et rien n’a été fait pour le réintégrer dans le giron constitutionnel. Oui certes, le Parlement canadien a reconnu, en novembre 2006, que le Québec forme une nation, mais rien de plus. Qu’une reconnaissance. Le gouvernement conservateur n’a pas accordé plus de pouvoir ou certains droits au peuple québécois. Ce n’était qu’en d’autres mots un feu d’artifice pour séduire l’électorat du Québec.

Et aujourd’hui avec la réforme du nombre de députés à la Chambre des communes qui ajoutera des sièges à quatre provinces dont l’Ontario et l’Alberta, le Québec verra son poids politique diminuer. Les partis politiques fédéraux n’auront plus à se soucier de gagner des votes chez les Québécois pour espérer former un gouvernement majoritaire. Les valeurs, les idéologies et les intérêts de la seule société francophone en Amérique du Nord seront aussi moins pris en considération par les parlementaires canadiens.

La place du français à Vancouver et la non-obligation des futurs juges de la Cour suprême de connaître la langue de Molière sont deux exemples récents qui démontrent à quel point le Canada ne voit plus l’importance de respecter l’autre peuple fondateur.

Un Québec fort dans un Canada fort?

Il s’agit sûrement d’un rêve aujourd’hui. Les deux ne semblent plus s’accorder. Le Québec est maintenant arrivé à un autre tournant de son histoire constitutionnelle. Rester ou partir?

Pour ceux et celles qu’ils veulent pousser leur réflexion sur l’avenir du Québec dans le Canada, je vous invite à lire la série de textes, écrits par des intellectuels, que Le Devoir a publié et publiera au cours des prochains jours.

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Gouvernement: un bon père de famille?

Gouvernement: un bon père de famille?

Jean-Robert Primeau                     Dossier Toxicomanie, Alcool

Nos gouvernements sont censés protéger et promouvoir les intérêts de la population. C’est leur mission. Ils doivent sauvegarder le bien commun, le bien public. Évidemment, la confiance de la population à leur égard s’érode continuellement. Cette mission n’en est pas moins capitale. C’est sur la base de cette mission que l’État a promulgué et met en application des lois concernant des drogues dont il prohibe la consommation, la culture, etc. Beaucoup de personnes considèrent que si l’État fait cela, c’est sûrement pour notre bien puisqu’il est là pour ça! Quoi de plus normal?

Est-ce bien ce que l’État veut?

Veut-il notre bien lorsqu’il laisse s’accumuler 42 milliards (42 mille millions!!!) dedrogue-toxicomanie-3 dollars dans la caisse de l’assurance-emploi privant ainsi 58 % des personnes qui perdent leur travail de prestations pour lesquelles elles ont payé des cotisations? (voir à ce sujet l’éditorial du journal Quotidien du Saguenay-Lac-St-Jean du 7 décembre 2001) La centrale syndicale canadienne, le «Congrès du travail du Canada» va plus loin en affirmant que c’est 2 personnes sur 3 qui perdent leur emploi qui sont privées de prestations! (voir La Presse du 25 mars 2002, en page A9)

«L’actuaire en chef de la caisse, Michel Bédard, estime qu’un surplus accumulé de 15 milliards de dollars dans la caisse serait suffisant pour parer aux coups durs. Le surplus accumulé de la caisse en mars 2002 a été estimé à 42,8 milliards de dollars par la vérificatrice générale, Mme Sheila Fraser». (La Presse, 25 mars 2002) Ce surplus augmente de 6 ou 7 milliards de dollars par année…

Les surplus des cotisations versées dans cette caisse sont détournés vers le fond consolidé du gouvernement, ce qui contrevient à la loi de l’assurance-emploi, qui exige que les cotisations servent pour les fins de la loi, c’est-à-dire l’administration du régime, le versement de prestations et les mesures de formation. Au lieu de cela, les travailleurs et les travailleuses ont financé, à leur détriment, une partie du surplus de 17 milliards de dollars du gouvernement fédéral pour 2001, les baisses d’impôt pour les entreprises et les riches et le paiement de la dette. Ce qui est bon pour les riches serait-il le bien commun?

Qu’en est-il des OGM?

L’État veut-il notre bien lorsqu’il refuse l’étiquetage des aliments indiquant s’ils contiennent des OGM (organismes génétiquement modifiés)? Pourtant «86 % des Canadiens estiment que l’approche obligatoire est meilleure que l’approche volontaire concernant l’étiquetage des OGM». Au Québec, la proportion atteint 90 %. L’appui le moins élevé est au Manitoba et en Saskatchewan, avec 82 %. (La Presse, 21 septembre) Moins d’un mois plus tard, les libéraux, majoritaires au Parlement canadien, rejetaient un projet de loi sur l’étiquetage présenté par un de leurs propres députés, Charles Caccia. Ça doit être parce que nous ne savons pas ce qui est bon pour nous. Chrétien, lui, le sait. C’est lui le gars bien commun!

Et en santé, oui, en santé, veut-on aussi notre bien?

Tout le monde a entendu les provinces réclamer de l’argent du fédéral pour la santé. Le gouvernement fédéral a des surplus budgétaires énormes et il transfère l’argent au compte gouttes dans les provinces. Il y a bien sûr beaucoup de politique qui se fait sur le dos de ces transferts. Sachons qu’il y a cependant des effets concrets qui existent et qui n’ont rien de politique.

Parmi tous les exemples possibles, prenons le cas du quartier Pointe-Saint-Charles à Montréal. C’est un des quartiers les plus pauvres de Montréal. La clinique locale (équivalent d’un CLSC pour ce quartier) se voit obligée de facturer les hôpitaux qui lui réfèrent des patients rendus à domicile parce qu’elle n’a pas reçu suffisamment de fonds pour assurer ces services! La clinique refusera le transfert d’un patient à domicile si celui-ci a besoin de plus de deux visites d’infirmières par jour, en semaine, et de plus d’une visite par jour, le week-end. La clinique demandera également aux hôpitaux de garder en leurs murs les patients qui auront besoin de plus de 28 heures de services par semaine.»

Ces nouvelles règles «obligent les hôpitaux à tenir compte de notre capacité réelle d’offre de services, a indiqué la présidente du conseil d’administration de la clinique, Johanne Paquette. Et si les hôpitaux ne se conforment pas à ces nouvelles règles, la clinique leur fera parvenir une facture pour tout service qui dépasse ce qu’elle est en mesure d’offrir». (La Presse, 5 avril)

Au fil des ans, la clinique communautaire dit avoir réduit la fréquence des bains, l’entretien ménager, les soins des pieds, le gardiennage et certains programmes de prévention. «Mais là, nous sommes rendus à la limite de l’endurable, a soutenu Mme Paquette. Nous ne pouvons détourner davantage d’argent des autres secteurs. Nous ne pouvons faire un déficit parce que la loi nous en empêche. Nous ne pouvons couper davantage sans mettre en danger la santé de notre population».

Le directeur de la clinique a affirmé que, de 1996 à 2001, les revenus ont augmenté de 51 % alors que les dépenses grimpaient de 70 %. Voilà où mènent les coupures en santé. Voilà où mène le soi-disant talent du ministre des finances du Canada. C’est sûrement pour le bien des patients qui se sentent de trop dans le système de santé!

Les lois relatives aux drogues illicites

Y a-t-il des chances que le dispositif des lois anti-drogues canadien n’ait pas comme but premier de protéger la population mais plutôt de protéger les intérêts de profiteurs de la prohibition ? Si on examine attentivement ces profiteurs, on peut répondre oui à la question. Eugène Oscapella, un avocat canadien, professeur à l’université d’Ottawa et bien connu pour ses positions anti-prohibitionnistes, parle de «l’industrie de la lutte contre la criminalité»

Il y a d’abord les criminels eux-mêmes qui s’enrichissent effrontément sur le dos des consommateurs. Selon les sources policières elles-mêmes, les différentes mafias et gangs criminels tireraient 80 % de leurs revenus actuels de la drogue!!! Il y a aussi des bureaucrates, des agents de police, des avocats, des juges, des spécialistes de la toxicomanie, des travailleurs sociaux, des constructeurs de prison, des gardiens de prison et des employés des prisons. «La narcocriminalité et aussi les autres crimes commis pour payer le prix de la drogue sur le marché noir contribuent à l’explosion des emplois dans le système judiciaire», écrit M. Oscapella. «Combien d’avocats du gouvernement paient leur hypothèque en poursuivant des toxicomanes? Combien d’avocats de la défense paient leur hypothèque en défendant des toxicomanes? Combien de personnes dans nos sociétés supposément démocratiques gagnent leur vie sur le dos de ceux et celles qui utilisent ou qui distribuent des substances que les gouvernements ont, de manière arbitraire, décidé de vilipender?» poursuit M. Oscapella.

N’oublions pas les nombreuses banques et institutions financières de toutes sortes qui s’engraissent des profits faramineux du narcotrafic par le blanchiment de l’argent. «Les politiciens et les fonctionnaires ont aussi, trop souvent et trop volontairement, profité des retombées de ce rêve capitaliste par le biais de la corruption».

Et par dessus tout, la prohibition profite aux industries très légales des produits pharmaceutiques, de l’alcool et du tabac. D’ailleurs ces dernières sont bien placées pour payer des contributions juteuses aux partis politiques…

C’est vrai, la guerre contre les drogues est un échec. Mais beaucoup savent transformer les échecs en dollars sonnants et trébuchants. Alors, comme le veut la blague, le gouvernement veut notre bien et il le prend! Mais cela pourrait changer.

autres textes sur alcool  et drogue.

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Stephen Harper déclenche les élections au Canada

Stephen Harper déclenche les élections au Canada

Raymond Viger Dossier Stephen Harper, Philippe Couillard

politique politicien élections fédérales élection provinciale Ce n’est pas fait encore. C’est comme si. Prévu pour dimanche. Pour qui vais-je voter pour me représenter au fédéral?

Y a-t-il un parti Rhinocéros ou tout autre parti politique loufoque qui pourrait m’attirer? Parce que j’ai décroché de la politique conventionnelle. Je ne crois plus au système en place.

Est-ce les balles de golf de Jean Chrétien qui me dérangent? Ou encore les lois fiscales adoptés par Paul Martin pour favoriser sa compagnie Canadian Steamship Line? Le Mont Orford que Jean Charest voulait vendre à ses amis? Philippe Couillard qui vote des lois avantageant son futur employeur du privé? Les 500 000$ en liquide que Brian Mulroney avait oublié dans un coffre de sécurité?…

Au-delà de ces quelques questions de principes, je n’aime pas le système électoral qui nous est proposé. On me demande de faire un vote pour la personne qui représentera mon comté, pour celle qui sera le Premier Ministre et pour le parti qui sera au pouvoir. Un seul vote, 3 significations! Incohérence totale.

De mettre un parti politique dans mes choix quand je veux faire élire la meilleure personne pour représenter mon comté, il y a déjà un conflit d’intérêt. Parce qu’un parti politique possède la plus grande arme anti-démocratique qui soit: la ligne de parti. En clair, cela veut dire pense comme nous te disons de penser. Vote comme on te dira de penser… Cela veut dire que la personne pour qui j’ai votée, si elle dissidente, elle se fera montrer la porte. Genre les événements de Thomas Mulcair. Est-ce que les députés ne sont que des « front », des pantins pour le Premier Ministre?

Je me souviens de Vincent Della Noce. Un garagiste qui avait créé dans les années 1980 une association pour tenter de contrer la main-mise des pétrolières. Vincent Della Noce avait décidé d’aller en politique fédérale pour se fpolitique politicien élections provinciales élection fédéraleaire entendre et représenter les garagistes indépendants. Il a été élu. On l’a assied dans le fond de la salle et on ne l’a plus jamais entendu parler. Belle démocratie!

Il y a d’autres modèles de démocratie plus démocratique. Je ne suis pas plus attiré par celui des Américains. Pendant une éternité et des millions de dollars plus tard, on voit des candidats faire leur promotion et la tournée de leur pays. C’est long et ça coûte cher. Très cher. Ceux qui finance ces interminables campagnes électorales, sont les grands lobbyings qui vont contrôler le pays par en arrière. Ils prennent des options sur le pouvoir en donnant de l’argent  à tous les candidats potentiels. Rien à voir avec la démocratie.

Prenons l’exemple d’un organisme communautaire. Il y a l’assemblée générale. Les membres sont tous présents et représentent le peuple. Ils font l’élection des administrateurs à partir de plusieurs champs d’intérêts: représentant des employés, des bénévoles, des membres utilisateurs… Ce sont les comtés. Il n’y a aucune ligne de parti. Chaque membre peut voter pour le meilleur représentant dans son comté. Chaque personne qui veut se faire élire, peut le faire, peut importe le budget qu’il a. Parce qu’il n’y a pas de grosses campagnes électorales. La seule question que nous avons à répondre est la suivante: qui est la meilleure personne pour nous représenter. Un point c’est tout. Aucune promesse électorale à faire. Aucune entrave à la liberté d’action future que nous avons besoin pour gérer adéquatement l’organisme.

Quand le conseil d’administration est élu, les administrateurs, entre-eux, décident qui sera le meilleur président (le Premier ministre), vice-président, trésorier et secrétaire (les ministres). On appelle cela la gestion démocratique d’un organisme communautaire.

Si on reprend ce modèle pour un pays. Le peuple fait l’élection de la meilleure personne pour représenter son comté. Ces gens ne sont affiliés à aucun parti politique. Il n’y a aucun chef de parti. Après leurs élections, les 295 meilleures personnes de comté se retrouvent ensemble pour décider qui, parmi ces 295 meilleures personnes de comté, serait la meilleure personne pour être leur Premier ministre, et qui seraient les meilleures personnes pour être ministre. Le Premier ministre n’a pas de pouvoir sur les députés. Les députés peuvent voter en fonction de leur convictions profondes.

Un tel système n’est peut-être pas parfait. Mais serait-il moins imparfait que celui que nous avons présentement? Mais comme a déjà dit quelqu’un… « I had a dream ».

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Renart L’éveillé a émis une belle théorie sur la pollution électorale.

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