Deux générations de féministes

Le féminisme des années 70 à aujourd’hui

Dialogue intergénérationnel entre quatre féministes

Après une période glorieuse au Québec dans les années 70, le mot « féministe » a ensuite été plongé dans une longue période de noirceur, dont il a commence à ré-émerger… Se dire féministe semble de plus en plus « cool » grâce notamment à une nouvelle génération de femmes engagées.

Caroline Lévesque, Caroline Morin, Centre des Femmes Uqam

Dossier Femme, Famille

Dans le cadre des activités entourant la Journée internationale des femmes, le Centre des femmes de l’UQÀM propose cette rencontre souhaitant réunir ces deux époques, avec des féministes de différentes générations afin de réfléchir, dans un premier temps, aux valeurs qui ont été transmises, ou non, à travers les décennies et discuter des enjeux qui touchent les femmes en ce moment et qui seront des défis pour les années à venir.

Comment devient-on féministe? Pourquoi être féministe en 2011? Qu’est-ce que ça signifie? Comment les plus jeunes ont été conscientisées? Est-ce que les plus âgées ont le souci de passer le flambeau aux nouvelles générations? Comment s’inscrit le discours féministe dans la société québécoise contemporaine? Quelles ont été les préoccupations des féministes des années 70? Ces questions-là sont-elles résolues? Quel constat font-elles du chemin parcouru? Quels sont les préoccupations des jeunes féministes aujourd’hui? Ont-elles conscience de l’héritage légué? Quel est celui qu’elles aimeraient laisser aux futures féministes?

Les panelistes

MARIE-ANDRÉE BERTRAND

Professeure émérite à l’Université de Montréal, est docteure en criminologie de l’Université de Californie, Berkeley; elle a fait carrière à l’Université de Montréal. Elle a aussi enseigné aux universités de Berkeley; de Hambourg, d’Alberta et à la Antigua Universidad de Onatai au Pays basque espagnol, sur les rapports entre femmes et droit pénal.

POL PELLETIER

Femme de théâtre engagée, fondatrice du Théâtre expérimental des femmes, la place des femmes dans le monde est au cœur de son œuvre. Elle a créé, en 1999, Cérémonie d’adieu, un spectacle hommage aux victimes de la tuerie de Polytechnique.

BARBARA LEGAULT

Militante féministe radicale engagée dans la lutte contre le patriarcat, le capitalisme, le colonialisme et tous les systèmes d’oppression. Présentement consultante en organisation communautaire, elle a occupé de 2002 à 2009 le poste de Responsable de la mobilisation et de la Marche mondiale des femmes (MMF) à la Fédération des femmes du Québec (FFQ). En outre de ses implications militantes, elle coordonne depuis 2009 le Secrétariat pancanadien du Mouvement RebELLEs.

LÉA CLERMONT DION

Photographe et reporter féministe, depuis l’adolescence, elle a organisé de nombreux événements de réflexion sur l’égalité des sexes auxquels elle a participé à titre de conférencière. Elle a siégé de 2006 à 2008 sur le Conseil du Statut de la femme du Québec. Elle est reconnue comme l’une des initiatrices de la Charte de l’image corporelle saine et diversifiée. Elle compte publier dans la prochaine annéee un ouvrage sur les femmes victimes des bombardements de l’OTAN au Kosovo en 1999.

ANIMATRICE : Caroline Morin

Recherchiste et chroniqueuse à Radio-Canada, elle tient une chronique féministe à l’émission La Tête ailleurs. Elle a l’habitude de l’animation des tables rondes, notamment dans le cadre du Festival Metropolis bleu auquel elle participe depuis plusieurs années. Elle prépare en ce moment un livre d’entretiens avec Pol Pelletier qui traitera entre autres de l’engagement féministe de cette dernière.

Vendredi 4 mars 19:00 à 21:30 heures. Changement d’horaire: 18:00 à 21:00 heures.

Salle des Boiseries, UQAM Judith-Jasmin 405, rue Sainte-Catherine Est La Salle des boiseries est logée au local J-2805 sous le clocher de la rue Saint-Denis. On y accède depuis la Grande Place du pavillon Judith-Jasmin.

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Magazine du Québec: La Gazette des femmes

Dépassé le féminisme?

La Gazette des femmes

Informer sur toutes les questions de l’heure avec des jumelles faisant la mise au point sur l’égalité des sexes, tel est le mandat de la Gazette des femmes. Le magazine, né en 1979, continue de relever les nombreuses inégalités qui persistent entre hommes et femmes, au Québec et ailleurs dans le monde.

Annie Mathieu   Dossier Magazine du Québec, Média, Égalité Homme-Femmes

la-gazette-des-femmes-magazine-du-quebec Avis à tous ceux qui croient qu’aujourd’hui le féminisme est dépassé. Si la Gazette des femmes publie cinq numéros par année depuis près de trente ans, c’est bien parce-qu’il subsiste encore aujourd’hui des inégalités qui justifient qu’on leur consacre tout un magazine.

La Gazette, une revue destinée à la féministe enragée ou à la vieille frustrée? Pas du tout, «On s’adresse à toutes les femmes et tous les hommes du Québec», de répondre sa rédactrice en chef, Hélène Sarrasin. «Il est certain que nous sommes résolument féministes, ajoute-t-elle, puisque nous faisons la promotion de l’égalité entre les sexes.»

Féminisme

Loin d’être mal à l’aise avec ce terme pour parler de son magazine, Mme Sarrasin croit qu’au contraire, il faut être fier de l’employer. Être féministe veut tout simplement dire, selon elle, que l’on veille au respect des droits d’un groupe dans la population. Un objectif dont personne ne peut contester le bien-fondé.

«Il suffit de consulter les statistiques pour voir que le féminisme n’est pas dépassé, notamment en ce qui concerne les femmes et la pauvreté, illustre celle qui est à la barre du magazine depuis l’été 2007. Comment se fait-il que les femmes monoparentales soient celles qui disposent d’un revenu parmi les plus faibles de la société? La démarche féministe est nécessaire!» plaide, convaincue, Mme Sarrasin.

Le Conseil du Statut de la Femme

gazette-des-femmes-magazine-quebec Le Conseil du statut de la femme (CSF), l’organisme qui publie la Gazette des femmes, est né en 1973 sous la pression de la Fédération des femmes du Québec, un organisme qui œuvre à améliorer la condition féminine. Le mandat du CSF: conseiller le gouvernement, effectuer des recherches et informer la population.

Ce dernier volet a été confié, entre autres, à une publication d’abord périodique et gratuite. La Gazette des femmes, à sa naissance, relevait plus du bulletin d’information où l’on discutait des décisions du gouvernement touchant à la condition féminine et des activités du CSF. Elle deviendra par la suite un magazine sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui et qui tire à 20 000 exemplaires.

Débats sur des sujets controversés, dossiers d’envergure, reportages à l’international et interviews avec des femmes et des hommes d’opinion se côtoient désormais dans la quarantaine de pages d’une publication audacieuse et lauréate de nombreux prix journalistiques. Le magazine sert aussi régulièrement d’outil de référence pour les professeurs et des recherches sur différents sujets liés à la condition féminine.

La Gazette des femmes récompensée

Prix de journalisme dans la catégorie Reportage aux Grands prix de rédaction 2005 des Magazines du Québec, Prix de journalisme 2004 en presse écrite d’Amnistie internationale, section canadienne francophone, et mention honorable au concours de la Fondation nationale des prix du magazine canadien en 2003, ne sont que quelques-uns des honneurs –plus d’une vingtaine en vingt-neuf ans– remportés par les journalistes de la Gazette des femmes.

Hélène Sarrasin estime que le magazine mérite une palme spéciale. Dédié aux accommodements raisonnables, la Gazette des femmes a mis en lumière le point de vue du Conseil du Statut de la Femme sur ce dossier chaud et, ô combien! discuté dans les médias.

La Gazette des jeunes, un numéro spécial destiné à un lectorat de jeunes et d’adultes, est aussi une réussite, selon Mme Sarrasin. Elle confie avoir reçu beaucoup de commentaires positifs, notamment sur le dossier concernant la réussite éducative. «Il n’y a pas de limite d’espace comme dans d’autres magazines, explique la rédactrice en chef. C’est pourquoi l’on peut se permettre d’approfondir les sujets à l’extrême!»

Les défis de la Gazette des femmes

L’un des plus grands défis de la Gazette des femmes est de réussir à élargir son public, actuellement composé majoritairement de femmes actives ayant au moins un diplôme d’études collégiales ou universitaire et âgées, en moyenne, de 52 ans. «Elles passent le magazine à leur mari et à leurs enfants» précise-t-elle. Toujours est-il que le lectorat, n’est pas suffisamment diversifié, selon Mme Sarrasin.

Depuis 10 ans, la Gazette a beaucoup changé, explique-t-elle. «C’est écrit de manière plus punchée et dynamique et il y a un côté un peu plus humain dans la manière d’aborder les sujets.» Ce changement amorcé, Hélène Sarrasin souhaite l’accentuer, lui faire prendre un nouveau virage. «On veut élargir le débat, équilibrer le contenu pour que tous s’y retrouvent» conclut-elle, enthousiaste et prête à relever le défi.

Hélène Sarrasin

D’abord journaliste à Radio-Canada, puis à la Vie en Rose, Hélène Sarrasin a par la suite travaillé dans le secteur des communications pour différents ministères au gouvernement du Québec.

Retournée à ses premières amours en acceptant le poste de rédactrice en chef de la Gazette des femmes, elle estime qu’un magazine «est le plus beau médium» puisqu’il combine à la fois l’écrit et l’image.

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