Linda Spear, femme d’église

Une passion, ça ne se choisit pas. On nait avec et on espère vivre au travers. Pour Linda Spear, la vision de son avenir a toujours été simple: depuis ses 4 ans, elle veut devenir prêtre.

Un texte de Delphine Caubet publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Religion

Problème, elle est catholique et pour le Pape, une femme prêtre doit être excommuniée. Détail qui n’a pas arrêté cette fervente féministe qui, depuis ses 70 ans, vit sa passion.

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Autres textes sur Religion

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

Voir l’article

Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

Orgasme féminin : histoire du clitoris

Inspiré de l’ouvrage La fabuleuse histoire du clitoris de Jean-Claude Piquard, le court-métrage « Le Clitoris » démystifie l’anatomie du clitoris et retrace la perception du plaisir sexuel féminin à travers les époques.

Un texte de Mélina Soucy publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Sexualité

Le plaisir féminin est-il toujours un sujet tabou aujourd’hui? Voici la réflexion amenée par le documentaire. «Personne ne peut donner de réponse claire à cela, mais il y a plusieurs facteurs historiques qui expliquent le malaise», explique Julie Lavigne, professeure au département de sexologie de l’UQAM et membre de l’Institut de recherche en études féministes (IREF).

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Autres textes sur Sexualité

Vanessa… Voyages dans les Caraïbes

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Le ministère de l’Éducation a fait plusieurs coupures qui font mal. Les enseignants ont maintenant la responsabilité de parler de sexualité pendant les cours réguliers. Certains enseignants sont démunis devant l’objectif à atteindre et ont besoin de nouveaux outils pour les soutenir.

Est-ce que nous voulons que nos jeunes s’initient à la sexualité par la pornographie ou encore un chef de gang? Beaucoup de documents existent et traitent de sexualité. Mais combien sont des outils de discussion, de réflexion dans le respect sans être moralisateur? L’humour est une approche attrayant et aide à dédramatiser les situations

Le roman

Le roman permet d’entendre le témoignage autant de victimes que d’abuseurs, des jeunes en quête de leur identité sexuelle. Il aborde la sexualité sous différents angles tout en dédramatisant le sujet : relation d’amitié, relations amoureuses, sexualité, abus, harcèlement, homosexualité… Il permet aux adolescents dans leur quête sexuelle, aux personnes vivant des difficultés touchant la sexualité, aux enseignants et parents qui doivent parler de sexualité avec les jeunes de s’y retrouver tout en découvrant des moyens pour les aider et les soutenir dans leur cheminement.

Les jeunes ont des pratiques et des activités sexuelles sans équivoque. Nous n’en sommes plus à feutrer nos mots pour parler de sexualité, les jeunes peuvent en parler possiblement plus ouvertement que nous sommes capables de le faire.

Le roman reflète cette nouvelle réalité. Il est attrayant et descriptif pour les jeunes qui veulent découvrir leur sexualité et en parler.

Suite à de nombreux comité de lecture, le roman de 292 pages a été réécrit à plusieurs reprises. Un travail qui a duré plus de 15 ans.

La femme perfectionniste

Volonté de performer, obsession du succès, désir d’exceller dans tous les domaines… Notre société valorise grandement l’atteinte d’une vie parfaite, combinant bonheur et réussite. Zoé, une jeune femme de 28 ans, sait depuis longtemps qu’elle est une grande perfectionniste.

Un texte de Justine Aubry publié pour les abonnés de RDS+. Un abonnement à Reflet de Société soutient notre intervention auprès des jeunes.

Dossier Santé mentale

Vouloir bien faire les choses est une qualité. Mais lorsque qualité est poussé à l’extrême et qu’elle engendre des troubles comme de l’angoisse, cela peut devenir contre-productif. A partir de quand le perfectionnisme devient-il un handicap ?

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Autres textes sur Santé mentale

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

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Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 625 De La Salle Montréal, Qc. H1V 2J3.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

De Jonquière au Burkina Faso

Échanges internationaux

Les aventures de jonquièrois en Afrique

Huit étudiants du cégep de Jonquière ont effectué un stage de cinq semaines au Burkina Faso, en Afrique.

Dominic Desmarais | Dossier International

burkina-faso-afrique-echanges-internationaux-aide-humanitaireLe but du stage: composer un recueil dans lequel seraient compilés les besoins des Burkinabés. À l’aide de cet outil, les stagiaires des années suivantes sauront quels projets développer. L’idée est simple. Encore fallait-il y penser. Plutôt que d’imposer leurs idées toutes canadiennes, ces jeunes jonquièrois s’intéressent aux demandes des habitants.

«Il y a tellement de monde qui y vont et se disent on va faire ci, on va faire ça, raconte Anne-Julie, l’une des stagiaires. Des Belges ont installé un centre de tri pour les déchets comme on en a ici. Mais, dès qu’ils sont partis, le terrain a été abandonné», raille-t-elle. De bonnes intentions, si elles ne correspondent pas avec la mentalité du pays, ne survivront pas.

Le recueil a finalement pris le bord. Censés travailler de concert avec Aide à l’enfance Canada (AEC), les étudiants ont appris, une fois sur place, que l’organisme déclinait tout partenariat. «En principe, on devait développer quelque chose avec eux. On a pas eu d’explications. Mais on a dû construire nos propres contacts», explique Louis Pilote, enseignant accompagnateur. Un défi stimulant, pour ce professeur qui prêche l’autonomie de ses élèves qui, eux, ne l’ont pas trouvé drôle. «On s’est trouvé des projets. On a regardé dans la ville avec qui on pouvait travailler», lâche Christine, qui semble depuis revenue sur terre. «Mais, ç’a été long avant d’en trouver… 2 semaines», renchérit Marie-Pierre. Près de 15 jours à ne savoir que faire, à jouer au touriste, à écouter la télé. Le temps est long, quand on vient pour une raison précise. Surtout dans un pays éloigné de notre façon de vivre.

De nouveaux stages

Finalement, le groupe d’étudiants s’est divisé en 3 stages. Un avec des associations environnementales, un autre dans une école primaire et le dernier avec un organisme de femmes.

Christine, Yanira et Marie-Pierre se sont intégrées à l’école. Avec des élèves de 6ème année, elles ont parlé des droits de l’enfance. «On a pris une semaine pour se préparer. Ce qu’on allait dire, quels projets on allait monter. On a fait des jeux avec eux», raconte Marie-Pierre, plutôt réservée jusque là. Elles ont discuté environnement, éducation, logement et droits de l’enfant adapté à l’Afrique. «Leur professeur a dû expliquer aux élèves ce qu’est la pollution. Ils sont capables de dessiner un environnement sain, mais ils sont incapables de le mettre en application», rajoute Christine, l’aînée des stagiaires, qui a 20 ans.

Le dessin comme moyen de communication

Pour faire passer l’apprentissage, les stagiaires ont fait dessiner les enfants à même les murs de l’école sur les thèmes expliqués. «Avec les dessins, on a donné des prix. Des sacs d’école, des cahiers, des étuis à crayons. Ce qu’ils voulaient, finalement, explique Christine. En même temps, c’est valorisant pour les enfants. Ils signent en bas. Ils emmènent leurs parents, regarde maman, c’est mon dessin!»

L’idée du recueil à la poubelle, les stagiaires apportent tout de même un projet pour la prochaine cuvée de Jonquière. Un Rendez-vous stratégique visant à rassembler les acteurs sociaux et économiques. Sur place, la délégation québécoise s’est rendue compte que les associations ne se parlaient pas. Ou ne se connaissaient tout simplement pas. «Le Rendez-vous stratégique, c’est pour fédérer tout le monde. Nous, on a l’expertise pour les coopératives. Même chose en économie sociale. L’économie d’État ne fera rien. Les entreprises privées ont des intérêts de capital», affirme M. Pilote, dont c’était le dernier accompagnement en tant que professeur. À la retraite à la fin de l’année scolaire, il fait des pieds et des mains en vue de retourner l’année prochaine au Burkina Faso et mettre sur pied le fameux Rendez-vous.

Un pays étranger, pour mieux se connaître

Le stage semble avoir changé ses participants. Ce qui est le but, aux dires de M. Pilote. «À partir du stage, ils n’ont plus la même vision. C’est ce qui nous intéresse. S’adapter à l’Afrique, quand on passe au travers, on revient avec une capacité de voir le monde différemment. Ça oriente de façon prépondérante les études universitaires qui suivent», dit-il dans un élan passionné.

Les stagiaires lui donnent raison. «On a tous changé notre plan de carrière, là-bas. Sauf Christine, s’amuse Anne-Julie. Je sais plus ce que je veux. Je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin d’un travail qui m’assure d’une sécurité financière. Je vais faire ce que j’aime. Et tant pis pour le salaire!» Anne-Julie pensait devenir enseignante. C’est vers l’histoire qu’elle débutera ses études universitaires. Chez les autres, le travail social a la cote.

Autres textes International

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Autres textes sur Environnement

L’amour en 3 dimensions

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser

Bistro In Vivo Hochelaga-Maisonneuve

Caroline Bergeron, Annie Martel et Karine Martel

Trois femmes d’action

Situé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, le Bistro In Vivo a été mis sur pied par 3 femmes passionnées, engagées, polyvalentes, animées d’un désir de changer le monde, leur monde. Un souci de s’impliquer dans la vie, le développement et la revitalisation de leur quartier. Et surtout, de prendre leur vie en main.

Karine Cloutier | Dossiers Hochelaga-MaisonneuveRestaurant

Ces 3 femmes sont Caroline Bergeron, enseignante dévouée en danse, en milieu scolaire et ancienne stagiaire dans des projets de solidarité internationale, Annie Martel, gestionnaire et chanteuse, et Karine Martel, marionnettiste, basketteuse et cuisto passionnée.

Une équipe formée de deux sœurs et d’une amie d’enfance

En octobre 2005, le Bistro In Vivo ouvre ses portes. L’idée a germé en 2003. Karine et Annie souhaitaient bâtir leur lieu, leur projet où elles seraient leur propre patronne. L’idée fait son chemin. Elles recueillent les informations nécessaires, suivent une formation pour créer leur plan d’affaires.

Caroline se joint ensuite à elles et en 2005, elles accouchent enfin de leur bébé! La Coopérative de travail In Vivo, un bistro culturel engagé. Un lieu chaleureux qui offre une scène pour la relève artistique (théâtre, danse, musique, arts visuels). On y retrouve des produits locaux (québécois), équitables et un menu santé. Tout est fait maison. In Vivo tiré du latin signifie dans le vif. En biologie, in vivo qualifie un processus observé/étudié dans un organisme vivant, par opposition à in vitro (dans le verre). «Cela signifie que le projet part de nous, de l’être humain pour se propager vers le monde extérieur», explique Caroline.

Avoir l’adrénaline de ses rêves

Chacune d’entre elles travaille en moyenne 80 heures semaines. Mais elles adorent leur boulot! N’ayant aucune expérience en restauration, les embûches ont été de toutes sortes. «In Vivo, c’est la réunion d’idées, d’actions et de passions!», raconte Caroline. «Je sais pourquoi je me lève la matin. À trente ans, je me considère parmi les chanceuses qui font vraiment ce qu’elles aiment.», souligne Annie.

Pour mener à terme un tel projet, elles se sont entourées d’une équipe travaillante et qui croyait en elles, en leur folie et en leur projet. Des idées, des objectifs, une vision à long terme, tout y est réfléchi. «Des objectifs, ils y en a beaucoup. Même s’ils ne se réaliseront pas tous… Bien sûr, nous aimerions que le bistro roule énormément. Créer un fond pour les artistes qui se produisent ici. Devenir propriétaire de la bâtisse et en faire une auberge de jeunesse, par exemple. Avoir un pied en campagne…», souhaite Karine.

Une émission de télé avec Ricardo?

Chacune poursuit aussi sa voie. À l’intérieur même du projet, chacune trouve son compte pour réaliser ses désirs et allier ses passions. Personnellement, je veux me perfectionner en cuisine, parfaire la programmation artistique et un jour présenter mon propre spectacle sur ma propre scène! Ça me manque entre 2 soupes! Ah! Oui! Surtout, me faire une méga-giga réputation de soupière à travers la province et faire des émissions de télé avec Ricardo pour assistant!», raconte Karine, hilare.

La tête peine d’idées et de rêves, le cœur rempli de bonnes intentions et d’ambitions saines et équitables (!), de l’humour à revendre, les 3 femmes et leur Bistro sont à découvrir.

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Bistro le Ste-Cath

bistro le ste-cath restaurant est montréal hochelaga-maisonneuveUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein cœur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com

Autres livres pouvant vous intéresser

Le combat des femmes pour l’environnement

Greenpeace, Équiterre et Réseau québécois des femmes en environnement

Trois femmes dans la bataille de l’environnement

De jeunes femmes ont choisi l’environnement comme cheval de bataille de leur vie. J’ai rencontré trois d’entre elles. Chacune m’a confié la cause qui lui tient le plus à cœur, sa principale inquiétude, ses souhaits et conseils.

Sylvie Daneau | Dossiers Commerce équitable et Environnement.

Ioana Cotutiu (Greenpeace Canada)

Âgée de 31 ans, Ioana Cotutiu est responsable de l’administration et de la gestion chez Greenpeace Canada. Roumaine, elle immigre au Canada en 1999 et devient membre active de Greenpeace en 2001. Elle étudie en santé environnementale.

L’agriculture industrielle est la cause qui la tracasse le plus: «Les gouvernements canadien et québécois permettent la culture et la commercialisation des organismes génétiquement modifiés (OGM) sans connaître leurs impacts à long terme sur notre santé et l’environnement… au mépris de la volonté de la majorité de la population et les recommandations de la Société royale du Canada. Ils refusent même d’imposer l’étiquetage obligatoire. Résultat: nous ne pouvons même pas choisir d’en manger ou pas», dénonce-t-elle.

La jeune femme se préoccupe également des changements aux climats, causés par la pollution: «Les gouvernements doivent développer les énergies alternatives comme l’éolien (énergie du vent) et le solaire, au lieu des centrales au gaz, comme celle de Bécancour.»

«Pour préserver la beauté naturelle du Québec, explique la Québécoise d’adoption, il suffirait de ne pas chercher à la transformer: prospections gazières et pétrolières dans le golfe du Saint-Laurent, coupes à blanc dans la forêt boréale…» Les gens peuvent agir ici même, croit Ioana: «Il ne faut pas nécessairement embarquer sur un bateau de Greenpeace et aller au bout du monde pour sauver la planète…»

Doris Hamelin (Équiterre)

Dans la quarantaine, Doris Hamelin est adjointe à la coordination générale pour Équiterre. La bachelière en comptabilité a connu cet organisme québécois par son programme d’agriculture soutenue par la communauté, liant les fermes biologiques aux citadins. Elle voulait y participer pour obtenir des paniers de fruits et légumes biologiques, apportés en ville par les fermiers.

Native de Normétal, un village de l’Abitibi-Témiscamingue, elle a vu les ravages causés à l’habitat naturel par l’exploitation minière (Noranda) et forestière. «D’une forêt que j’ai vue lentement se vider de ses arbres, je trouve aberrant qu’une poignée de personnes profitent de ces richesses-là», opine-t-elle.

Les gestes quotidiens préservant la nature lui tiennent à cœur. Doris vient en aide aux Mexicains en achetant du café équitable, et aux agriculteurs du Québec en se procurant ses paniers biologiques. Des gens laissent le soin aux organismes, comme Greenpeace et Équiterre, de monter aux barricades», se désole-t-elle. On peut agir comme consommateur, croit-elle. D’ailleurs, Équiterre prône le slogan «Acheter, c’est voter», popularisé par sa co-fondatrice Laure Waridel. Mais Doris nuance le pouvoir de la consommation: il faut l’agencer avec la pression du public sur les gouvernements. «Voter, c’est le premier devoir du citoyen», rappelle-t-elle.

Caroline Voyer (RQFE)

Caroline Voyer coordonne le Réseau Québécois des femmes en environnement (RQFE). À 30 ans, elle est aussi vice-présidente de l’organisme Environnement Jeunesse. En 2000, la situation planétaire la préoccupait tellement qu’elle a quitté son emploi pour se joindre au mouvement écologiste.

Elle trouve insupportable qu’on contamine l’air, provoquant des maladies respiratoires chez les enfants, comme l’asthme et les allergies. «Ces situations, dit-elle, sont prises à la légère par les gouvernements.» L’accès à l’eau potable la mobilise également, les fuites d’eau, le gaspillage. «Je trouve dommage de traiter l’eau pour la perdre par la suite.»

«Au Québec, on est champion mondial des déchets! Ces montagnes de détritus ont un impact sur notre sol, notre eau, notre air et notre santé. Faudra-t-il une catastrophe pour provoquer des changements?», interroge-t-elle.

Leurs messages pour l’environnement

Les trois femmes engagées souhaitent voir les gens s’informer, appuyer (au moins) une cause, un organisme. Elles suggèrent:

Ioana Cotutiu: Moins d’espaces verts transformés en stationnements ou en chantiers de construction.

Doris Hamelin: Pour réduire l’usage de l’automobile, plus d’autobus et de services pour nous emmener à la montagne ou à la forêt.

Caroline Voyer: Suivre l’exemple de Londres, qui diminue l’accès des voitures à son centre-ville, pour améliorer la qualité de l’air.

Ioana Cotutiu: Économiser l’eau et l’énergie, acheter du papier recyclé, éviter les produits toxiques. Si l’utilisation d’une auto est indispensable, en acheter une consommant moins d’essence, idéalement hybride (dotée d’un moteur électrique alternant avec le moteur à essence, par exemple).

Doris Hamelin: Suivre le programme d’efficacité énergétique d’Équiterre pour l’isolation des intérieurs.

Caroline Voyer: Acheter des fruits et légumes en vrac, pour éviter le gaspillage des emballages.

Autres textes sur Environnement

Autres textes sur Commerce équitable

D’un couvert à l’autre

D'un couvert à l'autre livre bistro le ste-cath journal de la rue Café GraffitiLe livre retrace les 25 ans d’histoire de l’organisme Journal de la Rue, les principaux évènements que l’organisme a traversé et parle avec émotions et réalisme de la réalité de l’intervention auprès des jeunes.

Une section est dédiée au dernier projet de l’organisme, le bistro Ste-Cath, l’histoire quotidienne de ce lieu mais également la relation entre les artistes et le public, notamment Elizabeth Blouin-Brathwaite, Pascal Dufour, Sule Heitner, B.U, Davy Boisvert,…

Une co-publication entre Delphine Caubet et Raymond Viger. Photographies Georges Dutil. Une couverture de l’artiste Geneviève Lebel. Le livre est disponible en édition de luxe (30 pages en couleur) à 24,95$ ou en noir et blanc à 19,95$ (plus 4,95$ taxe et livraison). Aux Éditions TNT. (514) 256-9000.

Autres livres pouvant vous intéresser

Femme au pénitencier: gardienne de prison

L’autorité d’une femme en prison

Au début, dans les prisons, les femmes étaient présentes à des postes administratifs les rendant invisibles pour la majorité des détenus. En 1982, une dramatique émeute dans un pénitencier à sécurité maximum, a été l’un des éléments déclencheurs favorisant l’arrivée des femmes parmi les agents correctionnels.

Jean-Pierre Bellemare | Dossiers Prison et Criminalité

femmes-prisons-penitencier-femme-pen-toleTravailler dans une prison pour hommes n’avait rien pour attirer les postulantes. Une amélioration des conditions de travail et une sécurité accrue ont suffisamment changé l’image du poste pour que plusieurs femmes se laissent tenter, même si leur intégration s’est effectuée progressivement.

Femmes gardiennes de prison, une menace?

À leur façon, les agents correctionnels, tout comme les détenus, ont signifié leurs griefs. Les gardiens en place n’étaient pas vraiment enthousiastes à l’idée d’accueillir des femmes parmi eux. Ceux qui ont participé à cette transition ont candidement avoué leurs réticences. L’arrivée des femmes fut perçue par plusieurs gardiens comme une menace à leur sécurité. La peur qu’une femme ne puisse assurer leurs arrières durant leur quart de travail justifiait, d’après eux, leur opposition. Étonnamment, ce n’est pas la sécurité des femmes mais la leur qui semblait primer.

Du côté des détenus, la résistance venait surtout de ceux qui étaient condamnés pour des crimes de violence conjugale. La position d’autorité d’une gardienne semblait les mettre hors d’eux-mêmes, entraînant des commentaires disgracieux et méprisants. En prison, les machos prolifèrent comme des bactéries. Les hommes roses sont plutôt du type rouge sang!

Femmes et diminution de la violence

chronique-prisonnier-prisons-systeme-carceral-prisonniers

Pourtant, le changement le plus important depuis l’arrivée des femmes dans le milieu carcéral, a été une diminution significative de la violence. Lorsque deux détenus se bagarrent, les gardiennes interviennent avec une approche beaucoup plus conciliante que répressive, désamorçant ainsi la crise. Les hommes perçoivent trop souvent la négociation comme une faiblesse, une remise en question de leur autorité. J’ai vu des gardiens pousser des femmes à bout par simple malice. J’ai vu des détenus faire la même chose.

Des gardiens ont refusé de travailler en équipe avec des femmes et des détenus ont refusé d’être fouillés par elles. Aujourd’hui, les choses se sont améliorées. L’augmentation des gardiennes dans les pénitenciers a fortement contribué à la diminution du stress en milieu carcéral.

Par ailleurs, ce n’est pas plus dangereux pour une femme de travailler dans un pénitencier que pour un homme. Elles ne sont pas des butch (femmes bucheronnes). Elles sont représentatives de ce que l’on peut retrouver dans une entreprise conventionnelle.

L’arrivée des femmes au pénitencier est comme un vent d’humanité. Malgré quelques exceptions, leur côté maternel permet une approche bienveillante. Il y a eu une nette amélioration des communications des deux côtés de la clôture, au bénéfice du bon fonctionnement des pénitenciers.

L’évolution du pouvoir de la femme dans la société ne s’est pas laissé ralentir par les murs de préjugés qu’ont érigés les pénitenciers.

Autres textes de Jean-Pierre Bellemare

Autres textes de Chroniques d’un prisonnier

    Les livres de Colin McGregor

    Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

    Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

    love-in-3dLove in 3D

    Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

    This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

    Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

    teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

    Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

    This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

    Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

    quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

    Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

    Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

    Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
    4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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      Les livres de Colin McGregor

      Journaliste dans divers médias à travers le pays; Halifax Daily NewsMontreal Daily NewsFinancial Post et rédacteur en chef du Montreal Downtowner. Aujourd’hui, chroniqueur à Reflet de Société, critique littéraire à l’Anglican Montreal, traducteur et auteur aux Éditions TNT et rédacteur en chef du magazine The Social Eyes.

      Parmi ses célèbres articles, il y eut celui dénonçant l’inconstitutionnalité de la loi anti-prostitution de Nouvelle-Écosse en 1986 et qui amena le gouvernement à faire marche arrière. Ou encore en Nouvelle-Écosse, l’utilisation répétée des mêmes cercueils par les services funéraires; scoop qui le propulsa sur la scène nationale des journalistes canadiens.

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      Enjoy our tale of the quest, the human thirst, to find light from within the darkness.

      This is a tale for everyone, young and old, prisoner and free.

      Love in 3D. Une traduction de L’Amour en 3 Dimensions.

      teammate roman livre book colin mcgregorTeammates

      Three teenage friends on a college rugby team in the shrinking community of English Montreal – three friends each facing wildly different fates.

      This is the story of Bill Putnam, whose downward trajectory we first begin to trace in the late 1970s, and his friends Rudy and Max.

      Teammates, their paths will cross in ways they never dreamt of in the happier days of their youth.

      quebec-suicide-prevention-handbook-anglais-intervention-crise-suicidaireQuebec Suicide Prevention Handbook

      Le suicide dérange. Le suicide touche trop de gens. Comment définir le suicide? Quel est l’ampleur du suicide? Quels sont les éléments déclencheurs du suicide? Quels sont les signes avant-coureurs? Comment intervenir auprès d’une personne suicidaire? Comment survivre au suicide d’un proche?…

      Ce guide est écrit avec simplicité pour que tout le monde puisse s’y retrouver et démystifier ce fléau social. En français. En anglais.

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