Triste histoire: Parc Morgan dans Hochelaga-Maisonneuve

Triste histoire: Parc Morgan dans hochelaga-Maisonneuve

Raymond Viger               Dossier Ville de Montréal, Environnement, Parc Morgan

kiosque du parc morgan Le parc Morgan, le poumon socio-culturel du quartier Hochelaga-Maisonneuve croulait sous la désuétitude. Prostitution, vente de drogue, vagabondage, incivilité… Quand on laisse un lieu à lui-même, le milieu se charge de le remplir.

Investir dans le parc Morgan et dans Hochelaga-Maisonneuve

Ville de Montréal décide d’investir pour rénover le kiosque central et l’ensemble de ce parc. Les organismes communautaires se mobilisent, organisent des activités. Festival jeunesse, Halloween, St-Jean Baptiste, fête de Noel, cinéma plein-air, parc morgan épluchette de blé d’inde, peinture en direct, danse… L’objecitf est de redonner un parc au quartier Hochelaga-Maisonneuve, permettre aux citoyens d’avoir un lieu de rencontre, de fraterniser. Faire du parc Morgan un lieu communautaire dont tous serait fier…

Mobilisation et festivités dans le parc Morgan

Malgré les premiers investissements de Ville de Montréal, les organismes communautaires n’ont pas accès à la sortie électrique. Comment organiser des activités sans électricité? En louant une génératrice! Cela complique l’organisation parc morgan eau des événements, mais aussi les coûts reliés à cette organisation, sans compter le bruit désagréable d’une génératrice.

Pour chacun de ces événements, il faut demander un permis, montrer une assurance responsabilité de 3 millions en faveur de Ville de Montréal, s’y prendre des mois et des mois d’avance pour satisfaire les demandes des fonctionnaires, faire des demandes de matériel et ne savoir qu’à la dernière minute si l’équipement sera disponible… Tout pour parc morgan cloture décourager les organisateurs d’événements.

Malgré tout, pendant près d’une décennie, les organismes communautaires ont fait du parc Morgan un lieu de rassemblement et de festivités dont les citoyens en ont été fier.

Abandonner les investissements du parc Morgan

Un jour, Ville de Montréal décide d’enlever les clotures bordant le parc Morgan. Ces barrières étaient importantes pour les contrôles de sécurité du parc Morgan lors des événements. Ville de Montréal a perdu les clotures et n’a pas pu les remettre en place. Un parc ouvert c’est bien beau, mais sans ces clotures, on ne peut plus répondre aux exigences de Ville de Montréal en matière de sécurité.

Le parc a été abandonné par Ville de Montréal qui a cessé de l’entretenir. Le poumon socio-culturel du quartier Hochelaga-Maisonneuve se meurt. Je remercie Pierre Chantelois pour les photographies significatives du triste état du parc Morgan qu’il nous a fourni. Vous pouvez voir plusieurs autres photos sur son blogue, les beautés de Montréal.

La question demeure entière. Pourquoi Ville de Montréal a investi de l’argent dans le parc Morgan pour ensuite laisser le tout à l’abandon?

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Un parc en latence

Bien plus qu’une chicane de clôture

Une porte d’entrée sur Ste-Catherine Est

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La Société de développement commerciale, un mur et l’art graffiti

La Société de développement commerciale, un mur et l’art graffiti

Notre organisme, le Journal de la Rue, intervient auprès des jeunes depuis 1992. Nous avons débuté au moment même où le graffiti de la culture Hip Hop faisait son entrée à Montréal.

Sous la demande des jeunes que nous accompagnons, en 1997, nous avons créé un milieu de vie pour les graffiteurs: le Café-Graffiti, situé dans Hochelaga-Maisonneuve.

Nous avons été très impliqué dans la vie communautaire du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Organisation de festivals jeunesse, réappropriation du Parc Morgan, réalisation de murales… Nous avons même été administrateur de la Société de développement commerciale. Plusieurs de nos jeunes artistes ont réalisé bénévolement et à leurs frais des murales.

Les dirigeants de l’artère commerciale décident de continuer dans la direction artistique déjà en place et d’augmenter le nombre de murales que nous retrouvons sur Ste-Catherine. Le nouvel employé en charge de ce projet repère des murs et donne le contrat à un entreprise de gérance d’artistes de faire un certain nombre de murale sur l’artère commerciale.

La sauce se gâte le jour où un de nos artistes graffiteurs se rend compte que deux personnes sont en train de passer le rouleau sur une des murales d’un graffiteur. Frustrés, plusieurs téléphones se donnent et nous faisons arrêter les travaux. Nous rencontrons le jeune responsable qui a pris cette décision pour lui partager les raisons de notre frustration.

Nous avons travaillé très fort pour éduquer les jeunes artistes du graffiti à demander l’autorisation aux propriétaires d’un mur avant de réaliser une murale. D’un art vandale, nous avons transformé le graffiti sauvage en un art urbain accepté et négocié.

L’artiste, connu dans le quartier, avait signé son travail et avait laissé le numéro de téléphone sur la murale. Compte tenu que la recherche de murs est exigeante, quand un artiste graffiteur en trouve un et réalise à ses frais un travail qui a pris 3 semaines à faire, il s’attend à être respecté.

Si un groupe veut augmenter le nombre de murales, pourquoi détruire une murales déjà en place? Il serait plus logique d’en faire de nouvelles sur de nouveaux murs, ainsi le nombre de murales augmenteraient. Quelqu’un avait jugé que la murale était trop violente. La représentation d’un requin ne faisait pas consensus.

Au lieu de rencontrer l’artiste, les dirigeants ont décidé de détruire la murale. Si l’artiste avait été rencontré, quelques changements auraient pu être négocié. Au lieu de cela, on détruit une oeuvre qui valait tout de même 5 000$! De plus, qui sommes-nous pour juger de la qualité d’une oeuvre artistique?

Si, en tant que société, nous n’acceptons pas que des jeunes vandalisent nos murs et que nous les éduquons à demander l’autorisation, pourquoi ne pas faire la même chose avant de détruire une oeuvre d’un jeune artiste? Simple question de respect. Question d’être cohérent avec ce que nous exigeons des jeunes artistes.

Les dirigeants ont été rencontré. L’artiste va reprendre son mur. Un événement qui nous a causé beaucoup de frustrations et exigé un branle-bas de dernière minute.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

Dossier Graffiti et commentaires du rédacteur sur le graffiti.

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