Authentik: des filles authentiques

Magazine pour vraies adolescentes

Rejetant l’image superficielle de la femme blanche, mince et hypersexualisée, le magazine Authentik propose aux jeunes Québécoises une vision d’elles-mêmes plus… authentique. Avec des textes percutants et révélateurs, Authentik veut changer la game dans l’arène des magazines pour adolescentes.

Gabriel Alexandre Gosselin             Dossiers Anorexie, Média

L’aventure commence en 2006, à la Maison des jeunes (MDJ) de Bordeaux-Cartierville, à Montréal. Le Projet Café Lilas propose depuis 2 ans des activités de sensibilisation aux adolescentes qui fréquentent les lieux. Par contre, pas question de s’endormir avec un conférencier monotone. «On voulait faire comprendre des choses, alimenter la discussion, mais aussi avoir du fun entre filles», explique Geneviève Morand, rédactrice en chef d’Authentik et intervenante à la MDJ.

Face au Projet Lilas, les jeunes participantes de Bordeaux-Cartierville manifestent le besoin d’agir. Profitant de cette mobilisation, Geneviève Morand et Julia Rymarz, une autre intervenante, proposent de lancer un magazine différent. Les filles de la MDJ acceptent, sans savoir vraiment dans quoi elles s’embarquent.

Pendant l’été, des d’adolescentes volontaires travaillent ardemment sur le premier numéro. Elles collectent l’information, réalisent des entrevues, gribouillent leurs articles. Petit à petit, un magazine se dessine. Le monde d’Authentik voit le jour en mars 2007 avec des textes sur l’hypersexualisation, les manipulateurs et des portraits de femmes inspirantes. Rien à voir avec les publications habituelles pour adolescentes.

«On voulait créer un modèle de magazine jeunesse différent. Je me souviens d’une des activités du Projet Café Lilas sur l’anorexie et la boulimie. Au début, on avait demandé aux filles lesquelles avaient déjà suivi un régime. Les ¾ d’entre elles ont levé la main. Avec un tel constat dans un groupe de 12-17 ans, il y a des questions à se poser sur ce qui les influence», note Geneviève. De cette expérience naîtra un article sur 4 filles qui ont vécu des troubles alimentaires et qui tentent encore de s’en sortir.

Éveiller les passions

La façon de faire d’Authentik est fidèle à la réalité des adolescentes. Suite aux différentes activités, les jeunes se portent volontaires pour écrire un texte sur le sujet discuté. Les participantes au magazine peuvent s’exprimer dans 5 catégories (voir ci-dessous).

«Chaque fille s’investit selon son besoin. On n’en pousse aucune à faire ce qu’elle ne veut pas faire. Certaines sont plus timides. Elles font des dessins pour le magazine ou écrivent des poèmes pour la section Passion Poétik», précise Geneviève Morand.

L’équipe du magazine, inexpérimentée dans le milieu de la publication médiatique, a su bien s’entourer. Des graphistes et photographes professionnelles contribuent à la publication. Le tout sur une base bénévole!

Un succès inattendu

Avec un budget restreint, la MDJ Bordeaux-Cartierville peut tout de même se permettre un tirage de 5000 copies à son premier numéro. 5000 copies envoyées gratuitement à différents organismes et établissements scolaires. Rapidement, la pile diminue jusqu’à disparaître.

Geneviève Morand trouve des subventions auprès d’Uniprix pour imprimer 5000 copies supplémentaires. En plus, la chaîne de pharmacie accepte de distribuer le magazine dans toutes ses succursales et ce pour la modique somme de… 0$. Le deuxième numéro, publié en mars 2008, a été imprimé à 10 000 exemplaires. Et on craint, une fois de plus, d’en manquer.

Authentik s’est attiré les reconnaissances depuis sa création. Au premier gala du Prix Égalité, organisé par la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, le magazine a remporté les honneurs dans la catégorie Modèles et comportements égalitaires. Le quartier Bordeaux-Cartierville a également décerné une plaque à sa MDJ pour son travail autour d’Authentik.

Mais qu’en est-il du lectorat? Y a-t-il vraiment des adolescentes qui s’intéressent au contenu non traditionnel d’Authentik? Mélissa, 17 ans, a participé aux deux numéros. Elle est convaincue que le produit de leurs efforts réussit à passer le message auprès de la tranche d’âge visée: «J’ai apporté des copies à ma bibliothèque. Chaque fois que j’y retourne, la bibliothécaire est toute contente de me dire que beaucoup de jeunes l’ont lu.» Les exemples ne manquent pas pour appuyer ces propos: les participantes ont aperçu le magazine dans le métro, dans un CLSC ou entre les mains d’une cousine.

Pour Mélissa, participer au magazine ne lui permet pas seulement de constater le succès d’Auhentik, ou encore d’acquérir de l’expérience en journalisme, un domaine qui l’intéresse particulièrement. Elle attire désormais les confidences: «Après l’écriture du texte sur la boulimie, une fille est venue me parler de son problème en sachant que je participais au magazine», s’étonne encore la jeune femme.

Geneviève Morand voit la réussite à travers ce fait: «Notre objectif est de livrer un contenu plus positif de l’image de la femme. Quand les jeunes lisent des revues comme Cool! ou Adorable, elles se comparent aux images toutes retapées des modèles parfaits qu’on y affiche. C’est dommageable pour leur estime de soi. Authentik veut valoriser l’adolescente dans ce qu’elle représente réellement: une jeune femme dans un corps normal qui peut être belle en étant bien avec elle-même. C’est exactement le message qu’on veut transmettre!»

Authentik est disponible gratuitement dans tous les Uniprix et sur le site magauthentik.com

Les 5 sections

Magnifik: la section présente des trucs beautés. La rédaction donne la priorité au bien-être plutôt qu’à la beauté physique. Masques naturels, rouge à lèvres à base de chocolat, les produits sont testés au préalable par les jeunes journalistes, qui émettent leurs commentaires.

Sujet Critik: une section pour celles qui préfèrent les sujets controversés et délicats. Hypersexualisation, manipulation, agression sexuelle, anorexie/boulimie, les sujets critiques qui touchent les jeunes ne manquent pas.

Femmes Unik: des portraits de femmes qui se sont démarquées sur la scène locale, nationale ou internationale. La section aura permis aux jeunes de la MDJ Bordeaux-Cartierville de rencontrer Michaëlle Jean et Nathalie Simard. Et d’ajouter un certain prestige au magazine, bien que les rencontres se soient toujours passées dans la modestie.

Psychologik: un regard sur la mentalité des adolescentes. On y parle de bitchage, de relations, d’estime de soi, etc. Une petite place y est souvent réservée aux garçons. Sous forme de vox pop, ces derniers donnent leur point de vue sur la relation amoureuse, sur la femme parfaite, etc.

Passion Poétik
: section plus artistique du magazine, les filles sont appelées à dessiner, écrire des poèmes, faire des réflexions, etc.

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Dietes, regimes et anorexie pour la Journee internationale sans diete

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Autres textes sur Média

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Le Globe, un nouveau webzine au Québec

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Le magazine des journalistes frappe un iceberg!

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Les filles dans les gangs de rue et la prostitution

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Les filles dans les gangs de rue et la prostitution

Marie-Hélène Proulx        Dossier Gang de rueProstitution et Sexualité.

jeunes-filles-sous-influence-gang-de-rue-prostitution-michel-dorais Pas facile de rencontrer une jeune fille qui a participé à la vie d’une gang de rue! Non seulement sont-elles rares mais les centres doivent respecter les lois sur la protection de la jeunesse qui visent à préserver leur anonymat jusqu’à l’âge de 18 ans. Malgré tout, j’ai la chance aujourd’hui de rencontrer Océane (nom fictif), qui m’impressionne par son calme. Dans ce lieu où l’on veille sur elle, Océane manifeste un grand besoin de confier son expérience et espère que cela permettra à d’autres jeunes filles de bien se protéger.

Les gens qui l’entourent semblent reconnaître ses forces. La directrice m’a même avoué l’admirer «pour le chemin qu’elle a fait». Malgré tout, on ne peut s’empêcher de remarquer l’épaisseur des murs qui la protègent. Mais pourquoi toutes ces lois et ces précautions? D’un côté, il faut éviter les représailles, de l’autre, éviter de dévoiler trop brutalement un passé de violence et de prostitution qui peut être difficile à assumer pour une jeune fille de 15 ans.

Marie-Hélène Proulx: Comment la gang de rue t’a approchée?

Océane: Lorsque j’avais treize ans, mon père est entré en prison. Ma mère s’est faitgang-investigations-gangs-de-rue-fille-prostitution un nouveau chum qui m’a fourni de la cocaïne. Ensuite, j’ai rencontré un garçon qui faisait partie d’une gang de rue. Il avait 17 ans, il prenait soin de moi et me fournissait de la drogue.

J’ai commencé à passer de la drogue pour lui et sa gang à l’école. Au début, c’était facile. Je me foutais des conséquences. Je pense que j’aimais ça le trouble. Je me suis mise à consommer toujours plus. Deux mois après avoir connu mon chum, j’ai dû quitter l’école parce que ça n’allait plus du tout.

MHP: Avec ta mère, comment cela se passait?

O: Avant, elle me voyait comme une petite fille modèle. Même si ce n’était pas facile pour nous, j’étudiais et je passais dans toutes les matières à l’école. Puis elle a trouvé de la drogue dans ma chambre. On a commencé à se chicaner. Un intervenant est venu pour nous réconcilier mais cela n’a pas marché. J’ai commencé à faire des fugues.

MHP: Comment la gang de rue t’a-elle accueillie?

O: Au début, j’étais la petite préférée. Il y avait beaucoup de garçons. J’avais besoin d’une présence masculine. Et puis, ces gars-là savent se donner un air intéressant. On n’exigeait rien en retour. J’ai su montrer que j’étais une dure.

J’allais battre les filles qui ne payaient pas leur drogue. Sur le coup, je considérais que ces filles-là le méritait. Pourtant j’haïs ça la violence. Je me battais parce qu’on me le demandait. Je me droguais pour en être capable.

Je me sentais obligée de le faire parce qu’on me le disait. Je savais que dans un gang de rue, c’est très important d’être fidèle au groupe, pour que les autres sachent que tu ne les trahis pas. Parfois, il y a même des gars qui sont obligés de tuer pour la gang.

MHP: De quoi vivais-tu avec la gang de rue?

O: Il y en a qui se contente de vendre de la drogue. Moi, je consommais trop pour cela. Mon chum m’a proposé de me prostituer. Il me répétait aussi qu’il m’aimait quand même. J’ai cru que cela pourrait être un travail comme un autre. Et puis, je ne faisais cela qu’avec des gars du gang de rue. Ils étaient jeunes. Cela me paraissait bien moins pire qu’avec des vieux.

MHP: Qu’est-ce qui t’a motivée à sortir du gang de rue?

O: Je me faisais de moins en moins respecter. Dans un gang de rue, c’est la règle. Au début, il ne faut pas toucher aux nouvelles blondes, que ce soit pour les battre ou pour coucher avec. Ils agissent comme cela le temps que la fille sente qu’elle doit rendre ce qu’elle a reçu.

Je devais parfois coucher avec trois ou quatre gars à la fois et ils ne faisaient pas toujours attention pour les maladies. Si je voulais arrêter, ils me battaient. Ils n’auraient pas dû me traiter comme ça. Après tout, j’étais une prostituée, pas une pute…

MHP: C’est quoi la différence entre une prostituée et une pute?

O: Une prostituée, c’est organisé, elle a un appartement et elle fait partie d’une gang de rue alors qu’une pute c’est dans la rue et ça le fait avec n’importe qui. Avec le temps j’ai réalisé que c’est peut-être la même chose, au fond…

MHP: Comment as-tu sortie du gang de rue?

O: Les Centres jeunesse m’ont pris en charge à cause de mes problèmes de drogue à 14 ans. Je crois que c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver, même si des amis de mon chum m’ont fait des menaces. Cela ne m’a pas empêchée de quitter le Centre pour aller les retrouver.

MHP: Comment s’est passé ton retour?

O: En revenant, j’ai commencé à m’occuper d’organiser la prostitution, dans un réseau de filles à part. Les garçons nous fournissaient encore des filles mais moi aussi, j’ai trouvé des fugueuses auxquelles j’ai proposé mon aide. Elles ne voulaient pas se retrouver toutes seules.

MHP: Lorsque les filles s’organisent entre elles pour la prostitution, est-ce que les choses se passent différemment?

O: Oui, on prend soin les unes des autres, on est moins violentes. Plutôt que de battre les filles, je leur donnais moins d’argent si elles ne travaillaient pas bien. Je crois que des gangs de rue composés de filles comme ça, il y en aura de plus en plus, parce qu’elles ont besoin de groupes où elles se sentent reconnues et où on fait attention à elles.

MHP: Et pourquoi as-tu décidé de sortir de la prostitution?

O: Au début, je pensais que j’étais entourée de gens qui m’aimaient, mais finalement ce n’était que des rencontres. Je crois que si mon chum m’avait vraiment aimée, il ne m’aurait pas demandé de me prostituer. Un jour, je me suis battue avec une fille de mon gang et je suis partie.

MHP: Quels sont maintenant tes projets?

O: J’ai repris l’école. J’aimerais devenir intervenante en toxicomanie et je voudrais avoir ma maison en Amérique du Sud. Il faudra que je travaille fort … Je trouve ça difficile parce qu’à l’école je suis seule avec mon secret. Autour de moi, il y a des jeunes qui font les durs avec leur look de gangster et qui ne savent même pas ce que ça signifie et où cela peut les mener. S’ils savaient…

Merci Océane, pour tous ces secrets que tu acceptes de nous offrir.  Il ne me reste plus qu’à te souhaiter que, le temps faisant son œuvre, tu pourras de nouveau te balader librement dans les rues de Montréal ou d’un pays lointain sans ne plus jamais craindre de représailles.

Introduction Histoire des gangs de rue

Autres textes sur Gang de rue

Autres textes Prostitution et Sexualité.

Michel Dorais, sociologue a publié un livre sur les filles dans les gangs de rue avec l’Université McGill: Gangs and girls. Il avait déjà publié le livre: Jeunes filles sous influence: prostitution juvénile et gangs de rue.

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L’hypersexualisation vue par les élèves de l’école

Parole aux jeunes

L’hypersexualisation vue par les élèves de l’école secondaire de la Magdeleine à Laprairie.

Vol14-6 Dossier Hypersexualisation , Sexualité et Britney Spears .

sexualite-jeune-hypersexualite-jeunes-education-sexuelle-sexe Jessica et Stéphany

La majorité des filles vont trop loin dans l’hypersexualisation et en viennent à ne plus avoir de limite. Ce n’est pas seulement un manque de respect envers l’encadrement scolaire, mais aussi envers elles-mêmes. En imposant un uniforme, il y aurait moins de taxage et de rejet. Les gens ne pourraient plus être jugés pour ce qu’ils portent. L’an dernier, dans une école, un uniforme a été imposé pour contrer l’hypersexualisation. Certains n’étaient pas satisfaits. Pour la majorité, ça n’a rien changé. Certaines filles ont même apprécié. Le matin, c’était moins difficile de choisir ce qu’elles allaient porter durant la journée.

Les jeunes ne sont pas capables de s’accepter tels qu’ils sont. Ils mettent l’apparence en priorité. Ils en font une maladie, jusqu’à en devenir anorexique. On ne devrait pas juger les gens par leur apparence, mais pour ce qu’ils sont intérieurement. Les vedettes jouent un grand rôle dans la vie des jeunes. Devrions-nous boycotter le showbiz pour diminuer l’hypersexualisation?

Vincent Leroux, Mathieu Dumouchel et Valérie Robert

Vous ne parlez pratiquement que des femmes. Pourtant, les garçons subissent eux aussi l’influence des magazines qui font la promotion d’un look sportif et des corps d’Adonis. Les garçons sans allures sportives sont considérés comme marginaux. Certains ont recours aux drogues, aux cocktails de vitamines et de protéines. Additionnés à de longues séances d’entraînement, tous ces efforts pour bien paraître auront des répercussions sur leur vie adulte. L’école, les parents, les magazines de mode, ainsi que la société, tous et chacun peut s’unir pour aider à ralentir cette vague. L’école à elle seule n’y arriverait pas. Le point de départ de l’hypersexualisation commence à la maison, dès la petite enfance.

Catherine Dallaire, Eloise Lessard

Certains trouvent que le sexe est un sujet que l’on aborde trop à l’école. Au contraire! Les jeunes manquent d’informations sur le sexe. Oui, on nous parle de sexe à l’école, mais les cours sur la sexualité devraient être basés beaucoup plus sur les sentiments que sur la façon de se protéger.

Le sexe est partout: publicités, vidéoclips, films… C’est ça l’hypersexualisation. Les parents devraient être beaucoup plus vigilants à ce sujet. Les jeunes essayent de nouvelles expériences sexuelles de plus en plus tôt. Il n’y a plus d’engagement dans les couples. Tout se finit au lit dès le premier soir.

Pourquoi en sommes-nous rendus à ce stade? Les films et la télévision n’aident pas cette mode à se «démoder». Trop de sexe et trop de femmes à moitié nues. Un film attire les gens soit pour les scènes de violence, soit pour les scènes de nudité.

Ce n’est pas l’extérieur qui compte mais l’intérieur. S’habiller comme dans les films ne change pas la personnalité. Allez parler à vos parents. Vous verrez que leurs réactions peuvent être différentes de ce que vous pensiez.

Roxanne Gingras

Une fillette de 12 ans avec «la jupe au cul»! Bravo Britney! Quelle belle image d’hypersexualisation de notre société! Mais qui faut-il blâmer?hypersexualisation des jeunes, sexualité jeune, éducation sexuelle sexe Les parents ou les stylistes? À 12 ans, je les considère encore comme des enfants. Leur corps n’est même pas formé complètement, elles commencent à peine à prendre leurs propres décisions. Comment, à cet âge, certaines peuvent-elles penser avoir des relations sexuelles? Moi, je jouais encore aux poupées! Étais-je retardée ou c’est le monde à l’envers? Jusqu’où allons-nous nous rendre avant de réagir? Une mauvaise expérience à cet âge peut-être très pénible. Nos enfants devraient avoir la tête libre et non remplie de peurs et de craintes envers la sexualité! Ne pas presser les choses, faire confiance et aimer…

Valérie Bruneau et Jamie Lee Paquette

L’image que les films porno nous renvoie est totalement le contraire de la réalité. Malheureusement, de nombreux adolescents s’y réfèrent. Le sexe doit être un événement qui se passe entre deux personnes qui possèdent des sentiments puissants l’un envers l’autre. Rares sont les films porno qui nous montrent que le sexe est associé à l’amour. Loft Story, ne nous montre pas l’image réelle de la société. Les producteurs prennent des personnes musclées et en pleine forme physique. Personne n’a de boutons, de vergetures ou de cellulite. C’est ça la réalité?

Marie-Jo Duquette Tremblay

Les jeunes sont très influençables. Que ce soit à la télévision ou à la radio, le sexe est partout. C’est ainsi que les enfants trouvent leur identité. Ils veulent ressembler à la belle Jessica Simpson qui, en maillot de bain ou en minijupe, se «frotte» sur tous les objets qui l’entourent.

La petite fille veut s’approprier son style. Il n’est pas surprenant de voir une jeune fille se promener avec un décolleté qui ne cesse de descendre, une minijupe avec un joli petit string rose qu’on peut très bien apercevoir.

Le ministère de l’Éducation décide de mettre fin au cours de Formation personnelle et sociale (FPS) dans nos écoles. Les écoles sont là pour éduquer les jeunes. Ce n’est pas une heure par semaine d’apprentissage sur soi-même qui ferait du tort. Je me vois mal à 12 ans parler de sexe avec mes parents. Quand on est informé des risques, il y a moins de chance que ces enfants fassent des erreurs. En parler fait du bien. L’idée d’abolir ce cours me paraît bien étrange.

Stéphanie et Elsa

Les jeunes filles veulent plaire aux garçons. À dix ans, elles pensent qu’elles en ont quinze. Elles s’habillent et parlent comme elles. Mais elles sont juste des petites filles. Les garçons ne sont pas mieux. Ils veulent voir des filles de plus en plus dévêtues. Pour faire comme les gars le souhaitent, elles sont prêtes à faire une fellation à tous les gars qui le demandent. Les jeunes filles pensent trop à leur apparence et à plaire; elles deviennent superficielles.

Catherine Charron

La sexualité a déjà été un sujet tabou. Maintenant, on nous en parle ouvertement comme si tout était acceptable.

Mélissa

Autour de moi, je vois plein de jeunes s’habiller de façon provocante. Mes deux sœurs portent leurs chandails trop courts, avec leurs pantalons taille basse. Elles sont influencées par la publicité et la télé. Qu’est-ce qu’on voit quand nous regardons Musique Plus? Des vidéo-clips remplis de belles pitounes à moitié nues. Ma mère a aussi un rôle à jouer dans ce problème. Elle laisse bien mes sœurs sortir de la sorte. D’une certaine façon, elle les encourage. De plus, c’est elle qui achète le linge de mes sœurs. Dans le fond, elle est consentante.

Valérie R.Charbonneau

Nous devons parler de sexualité ouvertement. Nous remarquons une obsédante pensée à la sexualité qui ne cesse d’être banalisée. Les jeunes suivent le courant à tout ce dont nous les exposons. Le sexe est partout et pour tous, dans la rue, à l’école, à la télévision… C’est ça l’hypersexualisation.

On ne voit plus la différence entre les générations. Les enfants sont déjà mis dans du linge sexy, déjà stigmatisés comme des êtres sexuels. Je trouve inconcevable que le sexe soit si présent dans la vie des jeunes. Laissons les enfants être des enfants et les adultes être des adultes. Faisons appel aux relations amoureuses au lieu des relations sexuelles.

Alexandra Verville et Valérie Barland

Certaines filles croient que plus vite elles font l’amour, plus vite elles vont acquérir de la maturité. Pourtant, ce type d’activité devrait demander de la maturité, et non en faire acquérir. Il est très difficile de faire face au rejet. Les jeunes filles ont peur que leur chum aille voir ailleurs.

Au lieu d’expliquer comment faire l’amour, pourquoi ne pas expliquer qu’il est normal de ne pas se sentir prête à l’adolescence?

Marylou et Vanessa:

Les parents ont peu de contrôle sur les faits et gestes de leurs enfants. Ils veulent être «cool» avec eux. Ils doivent avoir le courage d’être plus sévères.

Stéphanie Bélanger

Je trouve ridicule que l’on enlève les cours de FPS. Comment les jeunes peuvent-ils être bien informés? Je ne crois pas qu’un enseignant de français ou de mathématique soit intéressé à parler de MTS. Les enseignants ne sont pas formés pour répondre à ce type de question.

Marie-Ève Berlinguette

Les Britney Spears et Christina Aguilera influencent la tenue vestimentaire des adolescents et leur donnent un mauvais exemple de ce qu’est l’attirance physique et sexuelle. Les écoles ne tiennent plus leur rôle vis-à-vis de la sexualité chez les jeunes. Il faut reprendre les cours de FPS.

Catherine Dion et Vanessa Tremblay-Courchesne

Nous marchons dans les rues, et on ne peut plus différencier une prostituée d’une cliente d’un bar.

Mais où va-t-on avec tous ces jeunes qui suivent l’exemple de leurs vedettes préférées, qui s’exhibent devant une caméra pour faire monter leur cote de popularité?

Michaël Roy

Même si les écoles imposaient l’uniforme, ça ne réglerait rien. Il y a une de mes tantes qui enseigne dans une école privée. Elle m’a dit que même avec l’uniforme, les filles trouvent le moyen de se dévêtir.

Amy Yeung

L’hypersexualisation, c’est les enfants apprennent en imitant. Ils ne savent pas ce qu’ils font. La société d’aujourd’hui ne leur montre pas comment devenir une bonne personne, elle leur montre comment devenir «sexy». L’uniforme n’empêchera pas les élèves à vouloir être plus «hot».

Guillaume Fleury et Eric Bisson

La mode, les médias, les stars, les films influencent les jeunes. Ils prennent exemple sur tout ce qu’ils voient. Britney Spears et Christina Aiguilera, dans leurs vidéoclips, s’habillent comme des stars de porno. Trop c’est trop! Les parents devraient parler de la sexualité avec leurs enfants pour qu’ils aient de bonnes valeurs et surtout, qu’ils soient bien informés.

Paméla Ranger et Jessica Jean-Rondeau

Allez les petites filles! Sortez vos strings et vos minijupes! C’est à la mode, à ce qu’il paraît! Les jeunes ne veulent plus s’engager, parce que le sexe «récréatif», c’est mieux. Chlamydia, condylomes, herpès sont des mots qui entourent l’environnement de vos jeunes. Comment réagir à cette situation? Imposer l’uniforme obligatoire? Ou peut-être négliger l’enseignement sexuel en espérant que les jeunes n’y feront pas allusion?

Notre société se tourne vers le superficiel. Tout tourne autour du sexe. Les gars achètent une auto pour la fille qui viendra avec. La fille achète la crème miraculeuse pour ressembler à la fille sur l’emballage. La petite se précipite dans une boutique pour acheter un string… parce que c’est à la mode! Maintenant que les enseignants évitent le sujet et que leurs parents ne sont plus à la maison pour répondre à leurs questions, vers qui nos jeunes peuvent-ils se tourner?

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Danse érotique, danse poteau et sexe récréatif

Hypersexualité; la mode des jeunes

Hypersexualité vue par de jeunes écoliers

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L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Loto-Québec sexiste, 2 à 0 pour Radio-Canada

Loto-Québec sexiste, 2 à 0 pour Radio-Canada

Dossier Loto-QuébecCasinoGambling et jeu compulsif  

Nous venons d’apprendre aux nouvelles de Radio-Canada que Loto-Québec vient de retirer sa publicité sexiste pour attirer les jeunes adultes de Boston au Casino de Montréal via une annonce Internet, «matchplay.com». La fermeture de ce site sexiste nous montrant de pulpeuses et juteuses filles décoltées s’est fait une heure après que Radio-Canada ait rapporté les événements. Une publicité de mauvais goût.

Dans mon blogue du 5 avril dernier, je félicitais Mme Anne Panasuk de Radio-Canada pour son reportage sur les machines vidéos à Shefferville. Suite à son reportage, Loto-Québec avait retiré des machines et diminué les heures d’accessibilité de ses appareils loteries-vidéos.

Nous en sommes donc à au moins deux reportages de Radio-Canada qui oblige Loto-Québec à se raviser et à changer son fusil d’épaule. Je n’aurais jamais été aussi fier d’avoir une télévision d’état qui fait un excellent travail de journalisme.

Mais revenons à cet événement qui me donne la nausée. Loto-Québec fait de la publicité en faisant passer les filles du Québec pour des filles faciles! Loto-Québec ne mousse pas son casino, il mousse les seins et les poitrines de nos filles! Épouvantable. Et qu’est-ce que leur porte-parole, Jean-Pierre Roy a à nous répondre sur cette publicité: «C’est vrai que c’était une approche risquée… nous ne voulions pas dénigrer les femmes… Nous nous excusons si cela a pu choquer des gens… et bla bla bla…»

Est-ce que Loto-Québec en serait rendu à vouloir légaliser la prostitution pour permettre de faire une meilleure promotion de son casino? Nous ne cessons de parler de l’importance de l’égalité et du respect des femmes dans notre société. Et voilà qu’une société d’État s’amuse à «miser» sur les attributs sexistes pour attirer les touristes!

Impardonnable. Il me semble que des têtes ont déjà roulé pour moins que ça. Doit-on congédier les gens qui s’occupent du marketing chez Loto-Québec ou ceux qui ont donné le mandat de faire passer une telle publicité qui n’a pas sa raison d’être?

Merci aux journalistes de Radio-Canada. Vous avez fait plus qu’un reportage. Encore une fois, vous avez été notre conscience sociale.

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2$; le prix à payer pour devenir un joueur compulsif

Maudite Machine, Biz, rappeur de Loco Locass

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