Les graffiteurs Astro et Sino

Dossier histoire du graffiti

Les débuts d’Astro

Flora Lassalle Dossiers Graffiti, Porte-folio, Murales, Vidéos, Hip-hop 

graffiteur astro graffiti street art graffAstro a commencé à graffer en 1994 ou 1995. Il a choisi ce pseudonyme pour ses premiers tags et ne l’a jamais changé. Toutefois, il a commencé à utiliser le nom Dios dans les années 2000 lorsqu’il partait graffer de manière illégale.

Il se souvient de Maink, Mursh (Stack est son second nom), du crew SVC (avec Flow) et du crew BAT (avec ZEK, Fiuser, Swarn et Simo) qui graffaient lorsqu’il a commencé.

À ses débuts, il graffe surtout avec Case et Zepo et fait ensuite parti du crew LFA. Plus tard, il peinture dans le crew BM avec Zepo.

Des évènements marquants, il en retient particulièrement deux : tout d’abord l’arrivée de Sike, graffeur français qui avait des années de plus d’expérience et qui a beaucoup appris aux artistes montréalais.

Le second est l’évènement Underpressure : « Avant cette manifestation, le milieu du graff à Montréal était très fermé. Underpressure a permis une ouverture sur le monde, il a permis de faire venir des artistes de tous les pays. »

Graffiteur Sino muraliste graffiti mural street art urbain

Graffiteur Sino aux piliers du viaduc Van Horne

Il rencontre Sino en 1998 sur les chemins de fer. Astro le connait déjà pour l’avoir vu peinturer durant l’évènement Underpressure : « Il était meilleur que nous tous. » Les deux graffeurs deviennent amis.
Le 1er Mai 2003, la ville met en place un projet graffiti et accorde une subvention à cet effet à chaque arrondissement. Astro s’occupe de ce projet sur le Plateau. Cette action prend fin en septembre 2004 sauf dans l’arrondissement de Ville Marie, quartier dans lequel travaille Sino. Astro décide de le rejoindre afin de continuer d’œuvrer pour diverses actions rattachées au graffiti. Après quoi, Sino lui propose de poursuivre leur collaboration en l’embauchant dans sa boutique. Les deux amis travailleront ensemble jusqu’en 2010, date à laquelle Astro arrête de travailler au Sinoshop pour se focaliser sur ses projets personnels. Il revient néanmoins y peindre régulièrement.

Autres textes sur le Graffiti

Vidéos murales graffiti:

Visite du Café Graffiti

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Autres artistes de la boutique des Éditions TNT:

Convention internationale graffiti Underpressure

Graffiti et art urbain

Under pressure gonflé à bloc

Charles Messier Dossier : Graffiti, Hip-Hop, Culture

Informations sur la convention graffiti Under Pressure 2012.

La 12e édition d’Under Pressure, un des plus importants événements graffiti au Canada, a réuni en août 2007 plus de 90 graffiteurs, 40 DJ et 70 breakdancers pour 5000 spectateurs ébahis par ces artistes de l’underground. Tout a commencé dans un simple loft de la rue Saint-Ambroise, à Montréal, en 1996.

Des DJ s’étaient réunis pour offrir des performances musicales pendant que peignaient 12 graffiteurs. Les organisateurs (Sterling Downey, Flow et Dyske) voulaient promouvoir la dimension artistique du graffiti plutôt que celle décrite par Ville de Montréal et le service de police.

Ils disaient que c’était lié à des gangs, parce que personne ne savait c’était quoi le graffiti, explique Sterling Downey. Ils pensaient que c’était des jeunes de 14 ans qui en faisaient juste pour salir la ville.

Ses compères graffiteurs et lui étaient au début de la vingtaine. Ils n’étaient pas du tout liés à des gangs.

C’était une activité communautaire, positive. Oui, il y avait un côté illégal, mais ça ne voulait pas dire que ce n’était pas artistique, dit le fondateur d’Under Pressure. C’était de l’art, pas du vandalisme.

Promouvoir le graffiti

De 300 spectateurs en 1996, l’événement en attire maintenant 5000 par année. Cette popularité a engendré des profits qui ont permis, en 1999, de publier un magazine bisannuel consacré entièrement au graffiti.

Le but était de faire la promotion à travers le monde des artistes de la bombe aérosol, tant montréalais que canadiens. Le magazine Under Pressure comptait d’abord 24 pages. Il en offre maintenant plus de 70. Il a cependant diversifié les types de sujets traités, les élargissant aux autres intérêts artistiques des graffiteurs, comme le breakdancing et le milieu des DJ.

Le groupe Under Pressure produit également des disques et gère un site Internet, www.underpressure.ca. La dizaine de personnes qui forme le noyau d’Under Pressure est bénévole, comme la quinzaine d’autres collaborateurs qui gravitent autour d’eux.

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Convention graffiti Under Pressure 2012

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Breakdance, hip hop, rap, graffiti: présentation des artistes

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti, (514) 259-6900

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Graffiti Hip Hop de la scène de Montréal

operation-graffiti-hip-hop-graffiteur-graff Opération Graffiti. Toute l’histoire de la création du Café-Graffiti. La relation avec les jeunes. Ce qu’ils ont vécu dans le projet. Ce qu’ils ont fait vivre aux intervenants. Toutes les anecdotes d’un projet qui fait encore parler de lui. Une façon intéressante et originale de soutenir le Café-Graffiti dans sa mission d’aide et de soutien aux jeunes. 19,95$.

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.html
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Rien ne va plus dans le monde du graffiti

Rien ne va plus dans le monde du graffiti

Éditorial écrit pour Reflet de Société       Dossier Hip Hop,Graffiti

Le monde du graffiti vit une période de transition qui risque de faire mal à beaucoup de monde. Certains graffiteurs ont choisi la voie artistique, d’autres, trop souvent, celle du vandalisme. Une tension de plus en plus palpable se fait sentir dans nos milieux.

Un marchand du centre-ville en a attrapé un sur son toit en train de graffiter. Il l’a suspendu par les pieds au-dessus du troisième étage et lui a dit: “Si je te laisse tomber, tout le monde va penser que t’as manqué le pied en faisant ton barbouillage”. Heureusement il l’a redéposé sans passer à l’acte. L’impuissance, la frustration ou la colère de certains commerçants ne légitiment pas cette violence. Nous cherchons comment éviter cette escalade.

Depuis presque sept ans, notre organisme travaille avec les graffiteurs et la culture Hip Hop. Le dossier spécial que nous présentons dans ce numéro nous a permis de réfléchir à l’évolution des dernières années en matière de graffiti. Nous avons rencontré des parents de graffiteurs, des graffiteurs reconnus par leur milieu, les plus jeunes qui les ont pris en exemple, des policiers, des marchands. C’est une histoire qui est loin d’être terminée.

Début des années 80, un artiste, Zïlon, se bute aux portes fermées des galeries. Il décide de graffiter sa créativité sur les murs de la ville. Début des années 90, la culture Hip Hop fait son entrée à Montréal avec les Timer, Flow, Seaz, Stack…La culture Hip Hop apporte ses règles, son éthique et le respect: on ne graffite pas sur les églises ni les oeuvres d’un autre artiste. Il y a une hiérarchie à respecter et des consignes pas nécessairement faciles à comprendre: on peut faire du bombing sur un tag, du graffiti sur un bombing… On ne passe par-dessus un graffiteur qui est plus fort ou plus connu que soi. On ne graffe pas un petit commerçant qui tente de gagner sa vie… Les règles de l’art sont enseignées par les plus anciens aux nouveaux qui forment la relève.

Après 1997, on espère, on fantasme, on rêve de pouvoir canaliser tous ces artistes dans un cheminement artistique et culturel. Le Café-Graffiti va s’y investir. Avec la Ville de Montréal, on dispose de murs autorisés pour permettre la libre expression des jeunes. C’est l’ère des projets novateurs, sous-financés, qui tentent de survivre malgré tout et d’être significatifs. Un certain nombre de graffiteurs deviennent des artistes connus et respectés.

À partir de 1998, nous assistons à une explosion de jeunes qui se disent graffiteurs, sans connaître la culture du milieu. Confus, les anciens se disent: “Ce sont des graffiteurs, il faut les soutenir”. Cependant, ces jeunes ne suivent pas les règles de l’art. Pour plusieurs, ils ne les ont même pas apprises. Trop de nouveaux qui sont dénoncés par plusieurs graffiteurs. Rebelles parmi les rebelles, certains adoptent le vandalisme. Est-ce vraiment de l’art? Le graffiti dérive vers le scratchfiti (graffignage des vitres) et vers l’acide dans les vitres, des moyens de plus en plus destructeurs. Le graffiti, qui se voulait un art urbain pour donner de nouvelles couleurs à des lieux délabrés, passe maintenant à la destruction des lieux.

Nous constatons les conséquences. Pendant que les marchands demandent plus de répression et accumulent les plaintes, les parents sont dépassés et certains ont tout simplement renié leur progéniture. Certains de ces pseudo-graffiteurs sont recherchés par toutes sortes de personnes, même par d’autres graffiteurs. Des jeunes deviendront peut-être les victimes de gens qui veulent se faire justice eux-mêmes. Gardons notre calme, l’heure est au dialogue.

Parce que la violence attire la violence et que le vandalisme est une forme de violence, nous voulons partager nos préoccupations. Ce dossier graffiti est une occasion d’ouvrir la discussion. Dossier à suivre, qui continuera dans le prochain numéro avec vos commentaires.

Pour rejoindre les artistes du Café-Graffiti: (514) 259-6900

Photos de Murales et fresques urbaines.

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Textes sur le Hip Hop:

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous  par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

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couverture  livre jean-simon copie Poésie urbaine. Je me raconte. Jean-Simon Brisebois. Depuis 1997 Jean-Simon s’est découvert un goût pour l’écriture. Après avoir publié une trilogie poétique aux Éditions TNT(Entité en 2008, L’âme de l’ange en 2007 et Renaissance en 2006), plusieurs de ses lecteurs étaient curieux de savoir lesquels de ces textes parlaient le plus de lui. Il revient donc en force avec Je me raconte, un court récit autobiographique. Laissez-vous guider dans le monde particulier de ce jeune auteur!  7$

Disponible par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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