Fondation Lucie et André Chagnon

Québec en forme et Avenir d’enfant

Fermeture des projets

Raymond Viger     Dossier CommunautaireÉconomie

fondation lucie et andré chagnon vidéotronQue ce soit par les moyens utilisés pour atteindre sa mission (achat des restaurants Commensal) par les coûts de la structure administrative (50% des argents distribués), par son ingérence et sa lourdeur (création de nouvelles tables de concertation, formulaires excessivement long à remplir, obligation de suivre les critères… la Fondation Lucie et André Chagnon aura su créer beaucoup de nombreuses controverse dans le monde de la philanthropie, social et politique.

C’est à ses fruits que l’on reconnaît l’arbre dit l’adage. Les restaurants Commensal ont été vendu sans atteindre les objectifs philanthropique. Après plus de 10 ans de controverse les deux projets qui arrivent à terme ne seront pas renouvelés. Il semblerait que le peu d’argent redistribué proviendrait d’exemptions d’impôts et de frais d’intérêts, donc majoritairement du gouvernement. Aucune création de richesse communautaire. Les impôts épargnés par la vente de Vidéotron n’aurait finalement servi qu’à payer des salaires administratifs dont à plusieurs membres de la famille Chagnon. Le gouvernement libéral qui a autorisé le tout n’aura pas fait profiter de ses impôts l’ensemble de la société.

André Chagnon, homme d’affaire, a voulu prouver que les entrepreneurs privés pouvaient montrer au communautaire comment faire pour gérer l’argent du social. André Chagnon a voulu prouver que si on change les lois pour s’adapter à une vision sociale, des objectifs précis pourraient être atteint et le communautaire deviendrait performant.

L’échec semble total. Est-ce que je suis frustré d’un tel résultat. Effectivement. J’ai questionné et dénoncé ces façons de faire dès le début. C’était évident pour moi que nous nous retrouvions sur le Titanic et que tôt ou tard, les icebergs nous rattraperaient.

Il y a cependant un point qui devrait pouvoir être acquis grâce à cette expérience. L’entreprise privée ont souvent le réflexe de dire que le communautaire coûte cher. Que c’est un monde de non performance. Que le communautaire sont des téteux de subvention qui ne veulent que se créer leur « job »…

On pourra faire respirer par le nez le prochain entrepreneur qui osera penser de cette façon.

Fondation Lucie et André Chagnon et le Commensal

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet.

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Quebec Suicide Prevention Handbook.

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Vu et entendu au Forum sur les inégalités sociales en santé

Dans les couloirs du Forum sur les inégalités sociales en santé

Vision des intervenants communautaires en santé

Pour préparer le rapport du directeur de la santé qui sera publié en novembre 2011, le directeur Richard Lessard a convoqué regroupement et organismes communautaires. La dernière consultation remontait à 5 ans. Lors du Forum sur les inégalités sociales en santé, pendant les plénières et les pauses, les intervenants communautaires se sont exprimés. À la lecture des commentaires, vous comprendrez qu’il est préférable de respecter l’anonymat des intervenants concernés.

Raymond Viger   Dossiers Santé, Inégalités sociales en Santé  

Quelques commentaires des intervenants lors du Forum sur les inégalités sociales en santé. Seront-ils repris dans le rapport du directeur de la santé publique en novembre prochain?

Les organismes communautaires

  • Les impacts sur la santé se vivent sur le terrain. On sectorise tout. Les organismes communautaires ont une approche globale leur permettant d’atteindre des résultats concrets. Les approches globales ne sont pas subventionnées. Les subventions répondent à une commande pour régler un problème, créant cette sectorisation.
  • Les citoyens vont chercher les informations dans des espaces de socialisation et non pas dans les institutions.
  • Il faut soutenir les organismes communautaires et les gens qui veulent s’y impliquer.
  • Le communautaire est en péril. Les cadres des organismes communautaires sont proches du burn out.
  • Les organismes communautaires sont là pour soutenir la communauté, ils sont des leviers. Ils n’ont pas le rôle de gérer la communauté.
  • Un itinérant est-il devenu un parcomètre?

CLSC et CHSLD

  • Les CLSC étaientde bons outils pour l’intégration des communautés.
  • Les organisateurs communautaires dans les CLSC ne sont pas remplacés à leurs départs.
  • Les médecins devaient initialement être salarié dans les CLSC. Mais on a implanté le paiement à l’acte.
  • Résidence pour personnes âgées: obligé de faire affaire avec le médecin de la résidence. La première semaine celui-ci facture la moitié des cartes de la Régie de l’assurance-maladie des résidents, la deuxième semaine il facture la seconde moitié. Qu’il ait vu les résidents ou non!

La Direction de la santé publique

  • Ce n’est pas seulement aux regroupements communautaires de mettre de la pression sur le gouvernement. La direction de la Santé publique se doit de le faire aussi.
  • La Direction de la santé publique doit être un leader et être plus agressive. Ce n’est pas au gouvernement ou à la Fondation Chagnon de dire à la Direction de la santé publique quoi faire.
  • Ce n’est pas avec des interventions individuelles qu’on va réussir. La Direction de la santé publique doit s’impliquer.

Gouvernement et institutions

  • Il n’est pas facile de toucher aux problèmes structurels.
  • Nous avons de belles chartes mais elles ne s’appliquent pas parce qu’il y a une clause qui stipule que nous l’appliquons selon nos moyens financiers.
  • Est-il concevable que le gouvernement du Québec considère la Fondation Chagnon comme un partenaire de la Santé? On responsabilise l’individu au lieu de l’état.
  • Est-ce acceptable que la Fondation Chagnon impose ses critères en matière de santé plutôt que de répondre aux besoins des citoyens?
  • Est-ce que la mixité sociale fait taire les vrais problèmes sociaux ou ne fait que les camoufler?
  • Soutenir les pauvres, ce n’est pas de l’adapter à la structure. C’est à la structure de s’adapter aux pauvres.
  • Les rapports du BAPE n’inclut que le volet environnemental sans tenir compte du volet social.
  • Le logement demeure un problème majeur. On laisse la responsabilité à l’individu qui doit faire des mises en demeure et que les délais sont trop longs. Ville de Montréal se doit de prendre ses responsabilités concernant la salubrité des logements sur son territoire.
  • Il y a de beaux rapports qui ont été écrits mais qui demeurent tablettés. Peut-on mettre de vraies politiques en matière d’inégalités sociales en santé?
  • Tanné des chiffres et des statistiques. On a besoin de service.
  • L’indécence des revenus, des abus, de la capacité de polluer. Éduquer le peuple est une chose mais sensibiliser le haut de la pyramide en est une autre.
  • Le Québec régresse. Il ne va pas chercher l’argent dans les poches des riches.
  • Souvenons-nous du ministre Sam Hamad qui en 2007 avait dit que les gens sur l’aide sociale qui pourraient travailler ne le veulent pas parce qu’ils sont trop bien: lunettes, médicaments… Sam Hamad les avaient même traités de BS!

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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La fondation du docteur Gilles Julien

Le Docteur Gilles Julien

Le financement du communautaire

En juillet dernier Le Devoir publiait un article de Jérôme Savary, du journal de rue l’Itinéraire, présentant le pédiatre social Gilles Julien. Un passionné de nos enfants qui est aujourd’hui de mauvaise humeur, amer et qui lance un cri d’alarme.

Raymond Viger Dossier Communautaire, Famille

docteur-gilles-julien-fondation-enfants-dr J’en suis resté estomaqué. Avant la lecture de cet article, j’étais convaincu que le Dr Gilles Julien roulait sur l’or. Avec un important soutien de la Fondation Chagnon, sa Guignolée annuelle, l’appui de nombreuses entreprises et médias dont Tout le monde en parle et le spectacle de financement produit par Guy A. Lepage,  je ne pouvais pas m’attendre à ce que le programme du Dr Julien soit en difficulté financière. Son organisation fait partie des quelques rares organismes bénéficiant d’une large sympathie populaire. Le Dr Julien est l’un des rares personnages communautaires à être entendu par plusieurs personnes en position de pouvoir.

Financement de la Fondation du docteur Gilles Julien

À vrai dire, j’étais jaloux de l’organisation du Dr Julien. Quand je regarde où nous en sommes avec notre organisme: toutes nos demandes de rendez-vous avec des ministres nous ont été refusées, malgré plusieurs demandes, nous n’avons pas obtenu de numéro de charité, nous n’avons pas encore réussi à être appuyés par un important mécène, notre spectacle pour soutenir le financement de notre intervention auprès des jeunes n’est pas encore appuyé par les médias… Ces manques dans notre organisation me faisaient envier ce que le Dr Julien a accompli.

Avec ma conjointe Danielle, il nous est souvent arrivé de nous dire que nous voulions revendiquer le droit d’être malade. Parce, que malade ou pas, il nous faut nous occuper de l’organisme. Et voilà que cet article sur le Dr Julien cite une revendication similaire de sa part. Moi qui espérais que nous pourrions, un jour, voir la lumière au bout du tunnel.

Le modèle d’intervention du Docteur Gilles Julien

Tout le monde trouve que le modèle d’intervention du Dr Julien est extraordinaire. Notre méthode d’intervention fait régulièrement l’objet d’études dans différentes universités à travers le monde. J’ai 10 ans de moins que le Dr Julien mais je suis déjà dans le même état d’esprit que lui. J’espérais ou je rêvais qu’un jour, un peu de notoriété nous permettrait d’atteindre la fin de la traversée de notre désert.

Et voilà que cet article remet en question tous mes rêves et mes espoirs les plus fous. Qu’est-ce qui cloche dans notre société? Qu’est-ce qu’il faut changer pour en arriver à créer une communauté forte et solidaire?

Le communautaire et l’environnement juridique, politique et économique

Nous avons créé un modèle d’organisme communautaire qui s’autofinance par les abonnements au magazine Reflet de Société. Une façon de faire de la prévention à partir de nos textes et de pouvoir investir dans l’intervention. Que ce soit l’augmentation du prix du papier, l’augmentation du timbre poste, la diminution des subventions aux envois postaux de magazines, les coûts exorbitants pour un organisme communautaire de la Do Not Call list du CRTC, la diminution des ventes de publicité, l’impact des nouvelles normes du CRTC sur nos revenus…, tous ces facteurs nous font reculer de deux pas chaque fois que nous voulons en faire un.

Merci à l’Itinéraire et au Devoir de nous avoir présenté ce reportage sur le cri d’alarme du Dr Julien. Cela va m’éviter de rêver en couleur en espérant qu’un jour les politiciens soient à l’écoute du milieu communautaire. Cela va aussi me permettre de m’armer de patience et de ténacité.

Notre magazine étant limité à 25 % de publicité, cela veut dire que chaque page d’annonce permet d’offrir 3 pages de textes de sensibilisation et d’information. De plus, chaque page de publicité prise pour un an dans notre magazine permet de créer un emploi en intervention auprès des jeunes. Une quarantaine de ministres et de ministères, provinciaux et fédéraux, ont été sollicités pour placer de la publicité dans notre magazine pour ce numéro. Faites le compte et vous pourrez deviner combien de lettres de refus j’ai accumulé sur mon bureau.

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