Comment ça va? Mensonge!

Une formalité qui nous fait mentir!

Comment ça va Brian Myles?

Raymond Viger dossier conflit d’intérêt

Je me retrouve dans le métro avec ma conjointe Danielle. On revient du CSUM pour une rencontre avec mon chirurgien cardiaque. Dans les semaines à venir, je me prépare à subir une double chirurgie cardiaque.

Danielle et moi profitons de cette rencontre pour tester le voyagement en métro à l’hôpital. Désolé, mais ce n’est pas pour moi. Suite à cette expérience, je serais hospitalisé d’urgence pendant une semaine à Santa Cabrini. Trop de poussières, trop de marche à faire de la sortir du métro jusqu’à l’hôpital, trop loin dans le stationnement incitatif à devoir marcher au froid et finalement un escalier mobile en panne. Pour quelqu’un en attente d’une double chirurgie cardiaque avec des poumons hypothéqués par une maladie chronique… on oublie ça.

Je ne me sens pas au meilleur de ma forme. L’idée de me faire ouvrir la cage thoracique pour une double chirurgie cardiaque me donne quelques cauchemars.

Brian-Myles-350x233

Crédit photo | Michaël Monnier Photo publié sur le site de la FPJQ

Et voilà qu’un homme se lève et se dirige vers la porte pour sortir à la prochaine station. C’est le journaliste Brian Myles. Il me salut et me lance: Comment ça va? La porte va bientôt s’ouvrir. Je n’ai pas le temps de conter ma vie à Brian. Inconsciemment, sans trop réfléchir, je réponds. Ça va et toi? Il a possiblement fait un signe de la tête avant de disparaître dans les corridors qui le mènent vers la sortie.

Cela doit faire trois semaines de cette rencontre avec Brian Myles. Et je pense encore à ce mensonge que je lui ai conté par manque de temps. Pour ceux qui me connaissent, c’est tellement pas dans mes habitudes. Je ne réponds jamais à cette question. Parce que répondre la vérité à cette question nécessite du temps, mais en plus il faut vouloir conter sa vie à tout le monde, sans oublier que notre entourage ne veut peut-être pas savoir tout ce qui se passe dans ma vie.

Désolé Brian pour ce mensonge. J’ai voulu resté poli et répondre quelque chose en deux secondes. La vérité… non ça va pas. Quatre hospitalisation d’urgence sur quelques mois. En convalescence depuis plusieurs mois, je suis en attente pour une double chirurgie cardiaque et j’aurais trois autres mois de convalescence après l’opération.

Autres textes sur Santé

Publicité: Un quart de siècle d’intervention

D'un couvert à l'autre. 25 ans d'intervention auprès des jeunes.D’un couvert à l’autre

L’histoire complète du Journal de la Rue et de ses projets:

La dernière section du livre présente les artistes réguliers du Ste-Cath:

Pour commander ce livre en édition de luxe, 30 pages couleur pour 23,81$ ou en édition régulière en noir et blanc 19,05$ par Internet, par téléphone (514) 256-9000. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Bistro le Ste-Cath
4264 Ste-Catherine est, Montréal (une rue à l’est de PIE-IX)
(514) 223-8116
http://www.le-ste-cath.com
bistro@le-ste-cath.com

Bistro le Ste-Cath

souper spectacle musique chant show event est montréal restaurant où sortir quoi faireUn restaurant, une chaleureuse terrasse. Pour une rencontre entre amis ou en famille, les chefs du Bistro le Ste-Cath sauront vous offrir une cuisine réinventée et originale à un prix abordable.

Situé en plein coeur d’Hochelaga-Maisonneuve, au sud du Stade Olympique, à l’est de PIE-IX. 4264 Ste-Catherine est.

Bistro le Ste-Cath est opéré par l’organisme communautaire le Journal de la Rue. Tous les profits servent à financer notre intervention auprès des jeunes.

Pour informations et réservations: (514) 223-8116 ou bistro@le-ste-cath.com.

Liberté de presse, liberté intérieure et démocratie

Journée internationale de la liberté de la presse

Les différentes couleurs de la liberté

Raymond Viger Dossiers Croissance personnelleLivres

Livre Liberté coverLa Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a avisé ses membres de publier aujourd’hui des textes concernant la liberté de presse. Pourquoi? Parce que le 3 mai, c’est la Journée internationale de la Liberté de presse.

Depuis que j’ai reçu ce message, l’idée de faire quelque chose de spécial ne cesse de me hanter. Après avoir publié mon premier livre en 1992, Après la pluie… Le Beau temps, j’ai continué à écrire de la poésie. Un deuxième livre attends depuis de nombreuses années que j’aie le temps de le publier. Parce qu’entre écrire, éditer et publier, il y a tout un monde. Le titre du livre est Liberté… Un sourire intérieur.

J’ai donc décidé de battre mon agenda dans tous les sens pour ne pas me limiter à publier un seul texte mais de profiter de cette occasion toute particulière pour publier officiellement le livre.

Liberté… Un sourire intérieur, un livre de poésie de 128 pages. Liberté politique, liberté journalistique, liberté émotionnelle… Toutes les couleurs de la liberté, individuelle et collective.

Une belle suite pour mon premier livre de poésie, Après la pluie… Le beau temps. Parce qu’après la crise… on peut trouver la liberté… sa liberté.

Liberté… Un sourire intérieur. Un livre dont je voulais faire le lancement en ce 3 mai, Journée internationale de la liberté de presse.

Livre Liberté derrièreLiberté… Un sourire intérieur. Un livre qui est sous presse et que j’attends impatiemment d’une journée à l’autre.

Liberté… Un sourire intérieur. Un livre dont le lancement n’a pas encore trouvé sa place dans mon agenda.

Liberté… Un sourire intérieur. Une façon de souligner les 5 000 exemplaires vendus du premier livre Après la pluie… Le beau temps.

Un scoop. Même prix que le premier livre publié en 1992 avec le même nombre de pages et écrit avec le même amour: 9,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Au plaisir d’être lu par vous. Merci pour votre présence et vos nombreux commentaires.

croissance personnelle développement personnel cheminement guide recueilAprès la pluie… Le beau temps. Recueil de textes à méditer. Chaque texte révèle un message, une émotion. Un même texte peut prendre un couleur différente selon notre état d’âme.

Le livre, au coût de 9,95$ est disponible dans toutes bonnes librairies au Québec.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet. Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres de croissance personnelle et cheminement:

Autres livres pouvant vous intéresser:

Biographie de l’auteur

La traite humaine

Prostitution, trafic d’organes et travail forcé

Le cas de la Moldavie

La Moldavie fait peu les manchettes. Quand c’est le cas, le thème de la traite humaine revient souvent: des cas de prostitution, mais aussi de trafic d’organes et de travail forcé. Sortir du pays à tout prix? C’est le risque encouru par bien des jeunes femmes moldaves, parfois au péril de leur vie. Mais qu’est-ce qui les pousse au bord du gouffre? Notre journaliste a enquêté.

Marie-Josée Richard. Dossier Prostitution

Une piste d’atterrissage d’asphalte sur fond de gazon, le tout entouré de collines verdoyantes, c’est ce qui frappe lorsque l’on atterrit à Chisinau, la capitale. Puis au centre-ville, le gris du béton domine, lui donnant un air morne et triste. Un autre contraste nous attend une fois sur Stefan cel Mare, le boulevard principal: des kiosques à journaux et de boissons jouxtent des boutiques Tommy Hilfinger, Adidas et bientôt un Apple Store. Sur la route, de vieux véhicules de l’ère soviétique, comme des Lada ou des trolleybus, côtoient des voitures de luxe.

Pour le voyageur averti, c’est le signe que les activités illicites prospèrent. «Avec un revenu moyen de 250$ à 300$ par mois, avoir une voiture tout court est déjà du luxe», m’explique Andrea, un Moldave résidant désormais à Montréal. «Je peux toucher jusqu’à 500$ par mois, me confie un chauffeur de taxi de Chisinau… à condition de travailler 6 à 7 jours par semaine.» Nouvellement papa, il a du mal à payer les couches de son bambin. Avec un taux de chômage endémique, il est conscient qu’il a de la chance d’avoir au moins un travail.

Dans un tel contexte, pas étonnant que la majorité des Moldaves rêve de travailler à l’étranger de façon temporaire ou immigrer: le quart de la population active travaille en dehors de ses frontières, le tiers quittant dans l’illégalité pour l’Italie, le Portugal, l’Espagne, la France, la Grèce ou la Russie. Comme des milliers d’autres Moldaves, Valéa a voulu tenter sa chance.

La lune promise

En 2009, elle n’a que 20 ans lorsqu’une amie lui parle d’une offre de travail comme serveuse et danseuse dans un bar de Chypre, dans la section turque. Où elle habite, un village de 2000 âmes, situé dans l’État de Criuleni, à une trentaine de kilomètres à l’est de Chisinau, le travail se fait rare. Un homme venu d’une région voisine recrute: il promet 2000€ à 2500€ par mois (environ 3000$-3500$ canadiens), soit bien plus que le salaire moyen annuel. Quelques rencontres plus tard, séance de photos et formulaires complétés pour l’obtention du visa, on lui donne rendez-vous à l’aéroport. Ses billets d’avion, elle les remboursera à son employeur en travaillant.

Quand arrive le jour J, les douaniers interceptent la jeune brunette. «Comme je ne pouvais dire avec précision où je m’en allais et qui je devais rencontrer, on a trouvé ça suspect», dit-elle en jouant nerveusement avec l’une de ses boucles d’oreilles. L’avion a décollé sans elle. Selon toute vraisemblance, elle allait se jeter tout droit dans la gueule du loup: Valéa aurait été obligée de se prostituer. Or, la Turquie figure au premier rang des destinations les plus fréquentes pour le trafic humain en provenance de la Moldavie, avec près du tiers des victimes. Ceci aurait dû lui mettre la puce à l’oreille…
Même si Valéa avait déjà été mise en garde contre les méthodes de recrutement des trafiqueurs, elle ne s’en était pas préoccupée outre mesure. «Je pensais que ça ne pouvait arriver qu’aux autres», se confie-t-elle naïvement. Et avant de partir, elle avait rencontré des jeunes femmes de son village employées par cet établissement… mais elles lui avaient caché la vraie nature de leur travail.

Chose certaine, le cas de Valéa n’est pas exceptionnel. Comme la majorité des jeunes femmes tombant dans le panneau en Moldavie, elle s’est fait rouler par une connaissance, en qui un proche avait confiance. Elle tombe pile dans le profil type des victimes: elle est une femme de moins de 25 ans, sans emploi, résidente d’une zone rurale. Ce qui diffère de plusieurs autres destins: son histoire finit bien.

Si Valéa l’a échappé belle, c’est grâce à un contrôle douanier plus serré, mesure mise de l’avant il y a trois ans. Mais toutes les jeunes femmes n’ont pas cette chance. Valéa raconte que certaines de ses voisines, parties quelques mois plus tôt pour Chypre, en sont revenues invalides, peu après l’épisode de l’aéroport. «Handicapées, après avoir été sauvagement battues», m’explique mon traducteur, un ex-policier devenu homme d’affaires.

Mieux vaut prévenir…

«La situation est beaucoup plus contrôlée qu’il y a dix ans, notam-ment à cause de la prévention», affirme Irina Todorova, coordonnatrice prévention et protection de l’Organisation internationale de la migration (OIM) de Chisinau, un organisme intergouvernemental ayant pour mission de faire la promotion d’une saine migration. Ceci se traduit principalement par des ateliers d’informations, qui ont lieu à Chisinau et dans les différentes régions du pays.

Mais l’OIM ne peut agir seul. L’unité policière antitraite de Moldavie et différents OSBL au pays font partie de leurs proches collaborateurs. Une chose est certaine: pas de doublons! «On tient à ce que nos rôles soient complémentaires», insiste la coordonnatrice.

Quand les rêves s’écroulent

Alors qu’elles pensaient s’enrichir, ces jeunes femmes (prises dans les griffes d’un proxénète) en finissent par devenir l’esclave sexuelle d’une dizaine de clients par jour, battues et/ou violées à répétitions, séquestrées, parfois sous-alimentées et droguées… Certaines tourmentées par la honte d’avoir été trahies par leur petit ami, qui les aura vendues à leur insu lors d’un voyage qui se voulait romantique.

Vendre une jeune Moldave? Plusieurs sont tentés par l’’appât du gain: elle peut valoir 400$ au pays. Et sur le marché noir en Italie, la transaction peut grimper à environ 3500€, soit près de 5000$ canadiens, des chiffres avancés par le chercheur Siddirth Kara dans son livre Sex trafficking – Inside the business of modern slavery(2009)… une véritable mine d’or pour un Casanova sans scrupule.

Et le recrutement se déroule aussi sous le nez des autorités. Le Makler, un quotidien russophone distribué partout au pays, publie tous les jours des annonces d’agences promettant des emplois ou des opportunités d’études à l’étranger. «Mais plusieurs sont des pièges, commente Viorela Rusu, cofondatrice de la mission de La Strada – Chisinau, un centre d’aide pour les victimes et leurs proches. On doit se méfier de celles qui prétendent que l’on peut partir en moins de dix jours, ou celles qui promettent de verser une importante somme d’argent pour un travail ne demandant pas de qualifications particulières.»

L’organisme publie chaque jour sur Internet une liste des agences jugées sécuritaires, ayant fait l’objet d’une brève enquête.

Illusion du moindre mal

«Depuis deux ans et demi à trois ans, le défi est d’arriver à identifier les victimes», raconte Irina Todorova, cette femme aux longs cheveux noirs. Les trafiqueurs ont assoupli leurs méthodes, poursuit-elle. En donnant plus de liberté aux jeunes filles et en leur allouant des petites sommes d’argent, 100 à 200 $ par mois à envoyer à leur famille, ceci leur renvoie une fausse image de bien-être…»

«Ça n’est pas si mal, disent certaines, au moins ici, j’ai de quoi manger, déplore la coordonnatrice, dans un anglais bien maîtrisé. Le résultat est navrant: des jeunes femmes victimes d’abus sexuels, de prostitution ou encore de travail forcé en viennent à ne plus demander d’aide.

«La plupart des jeunes femmes se faisant enrôler dans les réseaux de traite étant aussi victimes de violence familiale, elles sont généralement plus tolérantes face aux mauvais traitements», explique Victoria Dochitcu, psychologue et responsable de la Hot Line à la Strada, une ligne d’urgence à la disposition de la population. «Certaines jeunes femmes en viennent même à défendre leur pimp … ou retournent sous sa gouverne quand on leur en donne l’occasion.» Ceci donne du fil à retordre aux différents intervenants, qui voient que les trafiqueurs sont passés maîtres dans l’art de la manipulation.

La Moldavie

Une nation à peine plus grande que la Belgique, la Moldavie est coincée entre la Roumanie et l’Ukraine. Mais elle est surtout connue pour être la nation la plus pauvre d’Europe; près de 65 % de ses 3,8 millions d’habitants vivent sous le seuil de la pauvreté.

Classé au 117e rang sur 182 de l’indice de développement humain, tout juste avant le Vietnam et après la Guinée équatoriale, le pays a un PIB équivalent à celui du Soudan.

En devenant indépendante de l’URSS en 1991, la République de Moldavie fait face à une importante crise économique: sa monnaie, le leu moldave, plonge. La marche est haute pour qui passe d’une idéologie communiste à une idéologie capitaliste. Vingt ans plus tard, le pays peine toujours à remonter la pente. La majorité de ses revenus est siphonnée par le remboursement de ses dettes, laissant une maigre pitance aux employés de l’État… et ouvrant la voie à des abus de toutes sortes.

Ce reportage a été réalisé à l’été 2011 dans le cadre de la bourse Nord-Sud de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), grâce aux fonds de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).

Autres textes sur la légalisation de la prostitution.

Témoignages de Prostituées.

Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet: http://www.editionstnt.com/livres.htmlPar la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

L’intimidation ne se vit pas seulement à l’école

Un journaliste peut-il survivre en région?

Journalistes intimidés à Shawinigan

L’info lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), nous présente un texte d’Alain Gravel sur un cas d’intimidation de journalistes en région. L’intimidation est un dossier que nous avons documenté avec plusieurs exemples provenant de différents milieux. Le texte d’Alain Gravel nous présente un bel exemple de cas d’intimidation professionnelle. Je vous présente ici le texte d’Alain Gravel dans sa version intégrale, tel que publié par la FPJQ.

Texte d’Alain Gravel publié dans l’édition électronique du 30 et sur son blogue sur Radio-Canada.

Dossiers Intimidation, Médias

Cataractes
J’ai travaillé pendant quelques années en région au début de ma carrière. Il n’est pas toujours facile de rester indépendant comme journaliste lorsqu’on vit en région.

On croise le maire au dépanneur. On est assis au restaurant à une table voisine du président de la chambre de commerce, etc. Lorsqu’on critique un peu trop sévèrement les autorités, les pressions peuvent être vives sur les dirigeants des médias pour faire changer les choses.

Je peux donc facilement me mettre dans la peau de mes collègues de la Mauricie, le journaliste Hugo Lavallée et le réalisateur Pierre Marceau, qui ont signé récemment à notre émission une enquête sur le nouvel amphithéâtre de Shawinigan et son financement public.

Ce qu’on retenait essentiellement de leur enquête, c’est que l’histoire de cet aréna était un cas typique d’un financement public où le privé empochait les profits à travers d’une OSBL (organisation sans but lucratif).

Évidemment, les dirigeants de la ville et des Cataractes ne sont pas contents.

Et ils ne se sont pas gênés pour le communiquer à Hugo, un jeune journaliste qui a beaucoup d’avenir.

Le président des Cataractes, Réal Breton, a décidé de se plaindre directement au journaliste en lui disant au téléphone que « le dossier ne restera pas comme ça, soyez certains de ça. Vous ne salirez pas notre nom en faisant des reportages comme ça. (…) Je ne répondrai plus à aucune de vos questions, et je ne vous donnerai plus jamais d’entrevue.

En général, une personnalité publique se doit de répondre à toutes les questions et n’a pas à faire le tri des « bons » et des « mauvais » journalistes. Même lorsque ça chauffe.

Ce n’est pas tout. Le maire de Shawinigan, Michel Angers, qui a donné une entrevue à notre journaliste durant son enquête, est allé jusqu’à exercer des pressions pour qu’on reprenne le tout, n’étant pas satisfait de sa performance.

30 minutes après que notre équipe eût quitté l’hôtel de ville, il a personnellement téléphoné à celle qui dirige les services français de Radio-Canada dans la région de la Mauricie, Nancy Sabourin, pour lui demander de tout reprendre à zéro.

Le lendemain, il lui a laissé de nombreux messages à cet effet.

Mme Sabourin a accepté que l’entrevue soit reprise, mais que la première ne soit pas effacée et puisse être utilisée.

Mais ça va plus loin. Le maire Angers a tenu une conférence de presse le lendemain de la diffusion du reportage en déclarant qu’il était « pathétique que deux journalistes régionaux, M. Marceau et M. Lavallée, dépeignent [comme ça] la ville de Shawinigan sur tout le réseau français de Radio-Canada. […] Décidément, y’a des gens qui ne vivent pas sur la même planète que nous. […] C’est triste, pathétique et, à la limite, mesquin. »

Depuis quand le mandat d’un journaliste est de donner une bonne image de sa région? Notre rôle comme journalistes d’enquête n’est-il pas de réclamer des comptes, de poser des questions sur la gestion des fonds publics. Comme le disait mon patron, Jean Pelletier, dans une lettre ouverte au Nouvelliste : « L’information rend libre même si elle peut déplaire en certains milieux »

Les dirigeants de Shawinigan n’ont en outre pas aimé les images de pauvreté de leur ville que nous avons diffusées. Pourtant, elles correspondent à la description qu’en fait Statistique Canada dans son dernier recensement sur la fréquence du faible revenu dans une communauté. Cet indice le plus révélateur du taux de pauvreté place Shawinigan au 145ième rang sur 149 parmi les régions métropolitaines de recensement du Canada.

Ce qu’il y a aussi d’étonnant, c’est que le président des Cataractes, Réal Breton a finalement accepté durant cette même conférence de presse de dévoiler des chiffres qu’il ne voulait pas donner publiquement durant la confection de notre reportage.

D’ailleurs, le ton de toute cette conférence de presse a été très agressif.

On le voit, notre équipe a été la cible d’une certaine forme d’intimidation, par des menaces à peine voilées.

Ça ne s’arrête pas là. Des commerçants de Shawinigan ont indiqué leur intention de boycotter Radio-Canada dans l’achat de leur publicité. Et la Chambre de Commerce locale a organisé une manifestation dans les rues de Shawinigan pour protester contre notre reportage.

Dans des grandes villes, il est arrive que des pressions soient exercées sur des journalistes ou les directions des salles de nouvelles de grands médias, mais rarement aussi directement.

À la place, les gens qui ne sont pas contents de notre travail déposent des plaintes à l’ombudsman de Radio-Canada, ou au conseil de presse du Québec ou carrément nous poursuivent en Cour.

On le voit, en région ça se fait parfois différemment. Là où ça dépasse les bornes, c’est lorsqu’on tente d’intimider un journaliste pour la seule et bonne raison qu’on n’a pas aimé son reportage.

Surtout qu’à ce jour, personne n’a encore contesté les faits exposés dans l’enquête de Hugo et de Pierre.

Un texte d’Alain Gravel publié dans l’édition électronique du 30 et sur son blogue sur Radio-Canada.

Autres textes sur Intimidation

Soutenez le Café-Graffiti, affichez vos couleurs!

tshirt-cafe-graffiti-t-shirt-personnalise-votre-logoVotre T-shirt Café-Graffiti pour seulement 9,95$. Disponible en bleu, rouge, noir ou blanc. Ou encore votre Sweat-shirt disponible en gris pour seulement 19,95$.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.editionstnt.com/t-shirts.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

 

Le sensationnalisme du Journal de Montréal et baisse de son lectorat

Le Conseil de presse

Blâme sévère contre le Journal de Montréal

L’info lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec du 12 avril dernier attire notre attention sur le Conseil de presse qui donne un blâme sévère envers le Journal de Montréal: déformation sensationnaliste, information inexacte, exagération…

Raymond Viger Dossiers Média, Journal de Montréal

Dans une série de quatre reportages portant sur le travail des ambulanciers, la journaliste Héloïse Archambault du Journal de Montréal aborde la question des délais d’attente lors d’appels d’urgence.

Elle y laisse entendre, en prétendant se fonder sur des rapports du coroner, qu’une dizaine de cas de décès analysés par celui-ci aurait pu être évitée si les ambulanciers avaient pu se rendre plus tôt sur les lieux. En réalité, dans aucun de ces cas le coroner affirme que les décès sont attribuables à la lenteur des services ambulanciers juge le Conseil de presse suite à une plainte.

Étant donné que ces inexactitudes, à caractère sensationnaliste, ont grossièrement déformé la réalité, et que la rectification, très partielle, parue dans le Journal de Montréal, n’était pas de nature à rétablir les faits, le Conseil a choisi de retenir contre la journaliste et le média un blâme sévère.

La mise en cause concerne la journaliste Héloïse Archambault, le rédacteur en chef du Journal de Montréal M. Dany Doucet, le rédacteur en chef de Canoe Patrick White et le portail Canoe. Le Journal de Montréal et Canoe ont refusé de répondre au Conseil de presse leur valant le blâme du manque de collaboration.

Dans la même lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec nous apprenons aussi que:

Le dernier sondage Newspaper Audience Databank (NADbank) sur le lectorat montre que l’annonce du décès des médias écrits est largement prématurée au Québec. Sur un an, voici les variations du tirage total:

  • La Presse +1%
  • Le Journal de Montréal -4%
  • Le Devoir -2%
  • The Gazette +2%
  • Métro +13%
  • 24 Heures +15%
  • Le Soleil -9%
  • Le Journal de Québec +10%
  • Le Droit +3%
  • En chiffres absolus, le Journal de Montréal reste le plus lu avec près de 1,2 million de lecteurs, mais ce chiffre inclut une forte proportion de journaux donnés, 25% selon La Presse.
    Globalement, le nombre de lecteurs de journaux dans la grande région de Montréal a progressé de 6 % l’an dernier, pour ainsi ajouter 250 000 lecteurs.

La question qui tue

Pendant que les médias écrits de la région de Montréal progresse de 6%, le Journal de Montréal en perd 4%! Est-ce à dire que les lecteurs ne veulent plus de ces articles sensationnalistes? Le sensationnalisme qui a fait la fortune de Pierre Péladeau va-t-il finir par tuer celle de Pierre-Karl Péladeau?

Autres textes sur Médias et Journal de Montréal

Abonnement au magazine Reflet de Société

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4

Les jeunes, les médias et Internet

Une étude sur les habitudes des jeunes envers les médias

Les jeunes préfèrent les médias traditionnels

Rien de mieux qu’une étude pour connaître la réalité et éviter de se créer des légendes urbaines.

Raymond Viger Dossier Éducation, Médias

L’info-lettre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) nous présente une nouvelle qui a de quoi surprendre. Les jeunes n’ont pas les habitudes qu’on auraient pu croire.

jeune internet jeunes média magazine réseaux sociaux lectureSuède: Les jeunes préfèrent les vieux médias

Une étude de l’Université Gothenburg révèle que 75% des jeunes de 9 à 14 ans préfèrent passer leur temps le nez dans les journaux, l’oreille tendue vers la radio et les yeux braqués sur de bons vieux livres en papier, plutôt que sur internet.

L’étude décèle chez ce groupe d’âge une tendance à prendre ses distances par rapport à internet.

Chez les 15-24, 60% ne mettent pas internet en tête de leurs médias préférés. Chez les plus jeunes, internet est utilisé surtout pour la musique, les vidéos et les réseaux sociaux.

On peut donc continuer à écrire des journaux, des livres et des magazines. N’aviez-vous pas remarqué que pour les blogues et Internet en général, on retrouve de plus en plus de retraités qui débutent leur blogue? Ils apprennent vite et s’impliquent beaucoup d’heures devant leurs écrans d’ordinateur.

Source originale relatant l’enquête sur les jeunes et les médias.

Autres textes sur Médias

L’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé, le livre!

Comment assurer d’être bien référencé pour votre blog ? Comment fidéliser les internautes ? Comment augmenter son trafic ? Comment interagir avec un Throll qui commente votre blog ?

guide-referencer-blog-referencement-naturel-livre Maintenant disponible, le livre Référencer son blogue, un mot à la fois. Un livre sur l’art d’écrire un blogue et d’être bien référencé.

Écrire pour un blogue est différent que pour un magazine ou un journal. Comment maîtriser une technique simple et efficace pour que votre billet soit bien référencé par les moteurs de recherche tout en étant pertinent et cohérent pour les internautes? Les techniques d’écriture qu’il faut maîtriser sont expliquées dans ce guide.

Le guide est accessible à tous et facile d’utilisation. Il est une bonne référence autant pour la personne qui veut débuter un blogue que celle qui travaille pour un média et qui veut augmenter son trafic et son rendement.

Pour commander le livre, par Internet aux Éditions TNT, par téléphone au (514) 256-9000 au coût de 9,95$ ou encore pour les dates des prochaines formations.

Autres livres pouvant vous intéresser:

Pour voir le catalogue complet des livres des Éditions TNT.

Doit-on faire relire nos écrits avant publication?

Journalisme et écriture

Georges-Hébert Germain et Robert Bourassa

Le 19 février dernier, Georges-Hébert Germain était l’invité de Guy A. Lepage à l’émission Tout le monde en parle pour nous présenter sa nouvelle biographie: Robert Bourassa.

Raymond Viger Dossiers Médias et Publicité, Tout le monde en parle

Georges-Hébert Germain fait une grande confession lors de son passage à Tout le monde en parle.

Si j’avais fait relire mon manuscrit au moins cinq erreurs auraient été sauvé dans le livre sur Robert Bourassa.

Un livre peut être écrit en tant que journaliste ou comme auteur. Je ne m’attarderais pas ici à savoir quel chapeau Georges-Hébert Germain a utilisé pour écrire le livre Robert Bourassa. Je me limite ici à cette éternelle question à savoir s’il est acceptable de faire relire nos écrits en journalisme.

Le code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec est clair sur ce point:

5 c) Approbation par les sources
Les journalistes ne soumettent pas leurs reportages à leurs sources avant de les publier ou de les diffuser.

Et pourtant, plusieurs journalistes, en chuchotant et discrètement, avoue faire relire leurs reportages par les personnes concernées. Plusieurs raisons peuvent le justifier. En journalisme scientifique, lorsque vous passez en entrevue une personne qui possède 23 doctorats hyper spécialisés, il peut être intéressant de faire relire certains passages plus techniques question d’éviter de grossières erreurs qui discréditeraient l’ensemble du reportage ainsi qu’induire le public en erreur.

Pour obtenir une entrevue, certaines vedettes exigent de pouvoir relire le texte avant publication. Ici on peut se questionner à savoir s’il y a ingérence ou si c’est la recherche de vérité qui motive une telle demande. Je ne peux endosser que la personne passée en entrevue ait le pouvoir de décider ce qui est acceptable ou non de publier.

Comment interpréter le code de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes?

Le mot clé est l’approbation par les sources. Dans notre magazine Reflet de Société, il est d’usage courant de faire relire les reportages, ou du moins certains passages avant publication. Nous travaillons souvent avec des personnes sensibles, fragiles et qui n’ont aucune expérience avec les médias.

En faisant relire le texte, nous voulons vérifier si la personne s’est bien exprimée, si ce que nous en avons compris représente bien la réalité. Il arrive qu’en se relisant, la personne nous rajoute un commentaire en disant qu’elle avait oublié un détail. Et ce détail amène parfois un nouvel éclairage intéressant au reportage.

Parfois c’est nous qui questionnons le sujet et lui présentons les conséquences possibles de l’entrevue. En se présentant sous son vrai nom et décrivant certains agressions, les gens de son entourage vont reconnaître certaines personnes. Pour sa propre protection, est-ce préférable d’avoir un pseudonyme?

Nous interprétons cette idée de faire relire un reportage non pas comme étant une demande d’autorisation mais plutôt comme un travail d’équipe avec la personne concernée. L’objectif demeure de présenter un texte le plus complet et le plus véridique possible.

La question qui tue

Georges-Hébert Germain n’a pas fait relire sa biographie de Robert Bourassa. Cinq erreurs ont été publiées qui auraient pu être corrigé s’il l’avait fait.

Pourquoi ne pas prendre avantage d’un travail d’équipe possible et de risquer de faire des erreurs? Si je fais relire, on me pointera du doigt sous prétexte que ce n’est pas “journalistiquement” acceptable. Si je fais des erreurs d’interprétation, on me pointera du doigt sur les erreurs qui se sont glissées.

Pendant ce temps, plusieurs journalistes font relire en cachette leurs textes. Presqu’honteusement.

À Reflet de Société, non seulement c’est d’usage courant, mais nous exigeons de nos journalistes qu’ils le fassent.

Autres textes sur Médias et Publicité

Ce billet, ainsi que toutes les archives du magazine Reflet de Société sont publiés pour vous être offert gracieusement. Pour nous permettre de continuer la publication des textes ainsi que notre intervention auprès des jeunes, dans la mesure où vous en êtes capable, nous vous suggérons de faire un don de 25 sous par article que vous lisez et que vous avez apprécié.

Merci de votre soutien.

Abonnement au magazine Reflet de Société

reflet-de-societe-magazine-drogue-prostitution-suicide-alcool-gang-de-rue-gambling Internet-o-thon pour soutenir le magazine communautaire Reflet de Société édité par le Journal de la Rue. C’est le temps de vous abonner pour montrer votre soutien à votre revue sur l’actualité communautaire et sociale. Toute contribution supplémentaire pour soutenir notre cause est la bienvenue.

Pourquoi s’abonner à Reflet de Société?

  • Le citoyen est au cœur de notre mission
  • Un regard différent, critique et empreint de compassion sur les grands enjeux de société
  • Un espace ouvert aux lecteurs pour prendre la parole, partager leurs expérience et faire progresser les débats
  • Un magazine d’information entièrement indépendant, financé par ses milliers d’abonnés aux quatre coins du Québec
  • Tous les profits générés par la vente de Reflet de Société sont remis à l’organisme Journal de la Rue qui offre des services de réinsertion sociale aux jeunes.

Par téléphone: (514) 256-9000, ext.: 1-877-256-9009
Par Internet: http://www.refletdesociete.com/abonnement.html
Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Lettrage, bannière et T-Shirt promotionnel.

%d blogueurs aiment cette page :