Les garçons et l’école

Éducation des garçons

Scolarité au masculin

La probabilité que les garçons manifestent plus fréquemment que les filles des conduites difficiles à l’école est réelle: une question incontournable pour quiconque s’intéresse aux problématiques comportementales observées chez les enfants et les adolescents.

Égide Royer   Dossier Éducation, Famille

Chez les garçons, la violence est moins verbale, moins indirecte et cachée que chez les filles. La prévalence du suicide est plus élevée, puis les moyens nettement plus dangereux. Les échecs scolaires au Québec ont augmenté en 2006: 35,4 % des garçons et 22,9 % des filles n’avaient pas obtenu de diplôme du secondaire avant l’âge de 20 ans. La différence entre les deux sexes est significative.

L’adaptation scolaire a également un sexe:

  • 2 garçons sont en difficulté d’apprentissage pour 1 fille.
  • 3 garçons manifestent des problèmes de comportement pour 1 fille.
  • 6 garçons présentent un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité pour 1 fille.

Le dernier écart montre bien pourquoi les garçons sont nettement plus susceptibles de se voir prescrire du Ritalin durant leurs études primaires. La majorité des élèves qui présentent des conduites agressives sont également des garçons. C’est pourquoi ceux-ci risquent nettement plus de développer des problèmes de compor-tement et d’apprentissage.

Mesures adaptés

À l’occasion d’une table ronde sur la réussite scolaire des garçons, je me suis adressé à toutes les responsables de la condition féminine de la Centrale des syndicats du Québec. M’étant aperçu que j’étais le seul homme à la table, je me suis dit, avant ma présentation, que la situation serait probablement délicate, que je devrais soupeser davantage mes mots qu’à l’habitude.

Je m’étais trompé, puisque mon désir d’améliorer la réussite scolaire des garçons n’a pas été perçu comme une menace pour la réussite des filles. Ces femmes étaient, pour la plupart, également des mères de garçons, des tantes, voire des grands-mères.

Elles avaient constaté cette même problématique et ont reçu positivement mes recommandations concernant la manière de composer avec les besoins particuliers des garçons:

  • Valoriser et renforcer leur réussite scolaire.
  • Fournir des modèles de substitution pour les conduites agressives.
  • Enseigner des habiletés sociales.
  • Proposer des modèles masculins, des mentors.
  • Faire activement la promotion du rôle des hommes dans l’éducation préscolaire et dans l’enseignement primaire.
  • Valoriser, chez les élèves masculins du collégial, le métier d’enseignant au primaire.
  • Favoriser, au primaire, l’engagement d’enseignants masculins.

Discrimination positive

Cette dernière recommandation est perçue comme si j’attribuais l’échec scolaire des garçons aux femmes qui leur ont enseigné. Dans le même esprit, il serait tout aussi faux de croire que le recrutement de pompières devrait être valorisé parce que les pompiers masculins provoquent des incendies.

Une discrimination positive des femmes est exercée lorsque leur recrutement est favorisé dans un métier traditionnellement masculin. Ainsi, le même type de discrimination positive pour les hommes devrait s’appliquer lors de l’engagement des enseignants. Il est urgent que soit valorisé un réinvestissement des hommes dans le milieu de l’éducation, particulièrement à l’école primaire.

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L’hypersexualisation vue par les élèves de l’école

Parole aux jeunes

L’hypersexualisation vue par les élèves de l’école secondaire de la Magdeleine à Laprairie.

Vol14-6 Dossier Hypersexualisation , Sexualité et Britney Spears .

sexualite-jeune-hypersexualite-jeunes-education-sexuelle-sexe Jessica et Stéphany

La majorité des filles vont trop loin dans l’hypersexualisation et en viennent à ne plus avoir de limite. Ce n’est pas seulement un manque de respect envers l’encadrement scolaire, mais aussi envers elles-mêmes. En imposant un uniforme, il y aurait moins de taxage et de rejet. Les gens ne pourraient plus être jugés pour ce qu’ils portent. L’an dernier, dans une école, un uniforme a été imposé pour contrer l’hypersexualisation. Certains n’étaient pas satisfaits. Pour la majorité, ça n’a rien changé. Certaines filles ont même apprécié. Le matin, c’était moins difficile de choisir ce qu’elles allaient porter durant la journée.

Les jeunes ne sont pas capables de s’accepter tels qu’ils sont. Ils mettent l’apparence en priorité. Ils en font une maladie, jusqu’à en devenir anorexique. On ne devrait pas juger les gens par leur apparence, mais pour ce qu’ils sont intérieurement. Les vedettes jouent un grand rôle dans la vie des jeunes. Devrions-nous boycotter le showbiz pour diminuer l’hypersexualisation?

Vincent Leroux, Mathieu Dumouchel et Valérie Robert

Vous ne parlez pratiquement que des femmes. Pourtant, les garçons subissent eux aussi l’influence des magazines qui font la promotion d’un look sportif et des corps d’Adonis. Les garçons sans allures sportives sont considérés comme marginaux. Certains ont recours aux drogues, aux cocktails de vitamines et de protéines. Additionnés à de longues séances d’entraînement, tous ces efforts pour bien paraître auront des répercussions sur leur vie adulte. L’école, les parents, les magazines de mode, ainsi que la société, tous et chacun peut s’unir pour aider à ralentir cette vague. L’école à elle seule n’y arriverait pas. Le point de départ de l’hypersexualisation commence à la maison, dès la petite enfance.

Catherine Dallaire, Eloise Lessard

Certains trouvent que le sexe est un sujet que l’on aborde trop à l’école. Au contraire! Les jeunes manquent d’informations sur le sexe. Oui, on nous parle de sexe à l’école, mais les cours sur la sexualité devraient être basés beaucoup plus sur les sentiments que sur la façon de se protéger.

Le sexe est partout: publicités, vidéoclips, films… C’est ça l’hypersexualisation. Les parents devraient être beaucoup plus vigilants à ce sujet. Les jeunes essayent de nouvelles expériences sexuelles de plus en plus tôt. Il n’y a plus d’engagement dans les couples. Tout se finit au lit dès le premier soir.

Pourquoi en sommes-nous rendus à ce stade? Les films et la télévision n’aident pas cette mode à se «démoder». Trop de sexe et trop de femmes à moitié nues. Un film attire les gens soit pour les scènes de violence, soit pour les scènes de nudité.

Ce n’est pas l’extérieur qui compte mais l’intérieur. S’habiller comme dans les films ne change pas la personnalité. Allez parler à vos parents. Vous verrez que leurs réactions peuvent être différentes de ce que vous pensiez.

Roxanne Gingras

Une fillette de 12 ans avec «la jupe au cul»! Bravo Britney! Quelle belle image d’hypersexualisation de notre société! Mais qui faut-il blâmer?hypersexualisation des jeunes, sexualité jeune, éducation sexuelle sexe Les parents ou les stylistes? À 12 ans, je les considère encore comme des enfants. Leur corps n’est même pas formé complètement, elles commencent à peine à prendre leurs propres décisions. Comment, à cet âge, certaines peuvent-elles penser avoir des relations sexuelles? Moi, je jouais encore aux poupées! Étais-je retardée ou c’est le monde à l’envers? Jusqu’où allons-nous nous rendre avant de réagir? Une mauvaise expérience à cet âge peut-être très pénible. Nos enfants devraient avoir la tête libre et non remplie de peurs et de craintes envers la sexualité! Ne pas presser les choses, faire confiance et aimer…

Valérie Bruneau et Jamie Lee Paquette

L’image que les films porno nous renvoie est totalement le contraire de la réalité. Malheureusement, de nombreux adolescents s’y réfèrent. Le sexe doit être un événement qui se passe entre deux personnes qui possèdent des sentiments puissants l’un envers l’autre. Rares sont les films porno qui nous montrent que le sexe est associé à l’amour. Loft Story, ne nous montre pas l’image réelle de la société. Les producteurs prennent des personnes musclées et en pleine forme physique. Personne n’a de boutons, de vergetures ou de cellulite. C’est ça la réalité?

Marie-Jo Duquette Tremblay

Les jeunes sont très influençables. Que ce soit à la télévision ou à la radio, le sexe est partout. C’est ainsi que les enfants trouvent leur identité. Ils veulent ressembler à la belle Jessica Simpson qui, en maillot de bain ou en minijupe, se «frotte» sur tous les objets qui l’entourent.

La petite fille veut s’approprier son style. Il n’est pas surprenant de voir une jeune fille se promener avec un décolleté qui ne cesse de descendre, une minijupe avec un joli petit string rose qu’on peut très bien apercevoir.

Le ministère de l’Éducation décide de mettre fin au cours de Formation personnelle et sociale (FPS) dans nos écoles. Les écoles sont là pour éduquer les jeunes. Ce n’est pas une heure par semaine d’apprentissage sur soi-même qui ferait du tort. Je me vois mal à 12 ans parler de sexe avec mes parents. Quand on est informé des risques, il y a moins de chance que ces enfants fassent des erreurs. En parler fait du bien. L’idée d’abolir ce cours me paraît bien étrange.

Stéphanie et Elsa

Les jeunes filles veulent plaire aux garçons. À dix ans, elles pensent qu’elles en ont quinze. Elles s’habillent et parlent comme elles. Mais elles sont juste des petites filles. Les garçons ne sont pas mieux. Ils veulent voir des filles de plus en plus dévêtues. Pour faire comme les gars le souhaitent, elles sont prêtes à faire une fellation à tous les gars qui le demandent. Les jeunes filles pensent trop à leur apparence et à plaire; elles deviennent superficielles.

Catherine Charron

La sexualité a déjà été un sujet tabou. Maintenant, on nous en parle ouvertement comme si tout était acceptable.

Mélissa

Autour de moi, je vois plein de jeunes s’habiller de façon provocante. Mes deux sœurs portent leurs chandails trop courts, avec leurs pantalons taille basse. Elles sont influencées par la publicité et la télé. Qu’est-ce qu’on voit quand nous regardons Musique Plus? Des vidéo-clips remplis de belles pitounes à moitié nues. Ma mère a aussi un rôle à jouer dans ce problème. Elle laisse bien mes sœurs sortir de la sorte. D’une certaine façon, elle les encourage. De plus, c’est elle qui achète le linge de mes sœurs. Dans le fond, elle est consentante.

Valérie R.Charbonneau

Nous devons parler de sexualité ouvertement. Nous remarquons une obsédante pensée à la sexualité qui ne cesse d’être banalisée. Les jeunes suivent le courant à tout ce dont nous les exposons. Le sexe est partout et pour tous, dans la rue, à l’école, à la télévision… C’est ça l’hypersexualisation.

On ne voit plus la différence entre les générations. Les enfants sont déjà mis dans du linge sexy, déjà stigmatisés comme des êtres sexuels. Je trouve inconcevable que le sexe soit si présent dans la vie des jeunes. Laissons les enfants être des enfants et les adultes être des adultes. Faisons appel aux relations amoureuses au lieu des relations sexuelles.

Alexandra Verville et Valérie Barland

Certaines filles croient que plus vite elles font l’amour, plus vite elles vont acquérir de la maturité. Pourtant, ce type d’activité devrait demander de la maturité, et non en faire acquérir. Il est très difficile de faire face au rejet. Les jeunes filles ont peur que leur chum aille voir ailleurs.

Au lieu d’expliquer comment faire l’amour, pourquoi ne pas expliquer qu’il est normal de ne pas se sentir prête à l’adolescence?

Marylou et Vanessa:

Les parents ont peu de contrôle sur les faits et gestes de leurs enfants. Ils veulent être «cool» avec eux. Ils doivent avoir le courage d’être plus sévères.

Stéphanie Bélanger

Je trouve ridicule que l’on enlève les cours de FPS. Comment les jeunes peuvent-ils être bien informés? Je ne crois pas qu’un enseignant de français ou de mathématique soit intéressé à parler de MTS. Les enseignants ne sont pas formés pour répondre à ce type de question.

Marie-Ève Berlinguette

Les Britney Spears et Christina Aguilera influencent la tenue vestimentaire des adolescents et leur donnent un mauvais exemple de ce qu’est l’attirance physique et sexuelle. Les écoles ne tiennent plus leur rôle vis-à-vis de la sexualité chez les jeunes. Il faut reprendre les cours de FPS.

Catherine Dion et Vanessa Tremblay-Courchesne

Nous marchons dans les rues, et on ne peut plus différencier une prostituée d’une cliente d’un bar.

Mais où va-t-on avec tous ces jeunes qui suivent l’exemple de leurs vedettes préférées, qui s’exhibent devant une caméra pour faire monter leur cote de popularité?

Michaël Roy

Même si les écoles imposaient l’uniforme, ça ne réglerait rien. Il y a une de mes tantes qui enseigne dans une école privée. Elle m’a dit que même avec l’uniforme, les filles trouvent le moyen de se dévêtir.

Amy Yeung

L’hypersexualisation, c’est les enfants apprennent en imitant. Ils ne savent pas ce qu’ils font. La société d’aujourd’hui ne leur montre pas comment devenir une bonne personne, elle leur montre comment devenir «sexy». L’uniforme n’empêchera pas les élèves à vouloir être plus «hot».

Guillaume Fleury et Eric Bisson

La mode, les médias, les stars, les films influencent les jeunes. Ils prennent exemple sur tout ce qu’ils voient. Britney Spears et Christina Aiguilera, dans leurs vidéoclips, s’habillent comme des stars de porno. Trop c’est trop! Les parents devraient parler de la sexualité avec leurs enfants pour qu’ils aient de bonnes valeurs et surtout, qu’ils soient bien informés.

Paméla Ranger et Jessica Jean-Rondeau

Allez les petites filles! Sortez vos strings et vos minijupes! C’est à la mode, à ce qu’il paraît! Les jeunes ne veulent plus s’engager, parce que le sexe «récréatif», c’est mieux. Chlamydia, condylomes, herpès sont des mots qui entourent l’environnement de vos jeunes. Comment réagir à cette situation? Imposer l’uniforme obligatoire? Ou peut-être négliger l’enseignement sexuel en espérant que les jeunes n’y feront pas allusion?

Notre société se tourne vers le superficiel. Tout tourne autour du sexe. Les gars achètent une auto pour la fille qui viendra avec. La fille achète la crème miraculeuse pour ressembler à la fille sur l’emballage. La petite se précipite dans une boutique pour acheter un string… parce que c’est à la mode! Maintenant que les enseignants évitent le sujet et que leurs parents ne sont plus à la maison pour répondre à leurs questions, vers qui nos jeunes peuvent-ils se tourner?

L’amour en 3 dimensions.

l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelleLa relation à soi, aux autres et à notre environnement

Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

L’histoire est une source d’inspiration pour découvrir, d’une façon attrayante et amusante, une nouvelle relation avec soi-même et son environnement. Bonne lecture et bon voyage au pays de Tom.

Le livre est disponible au coût de 19,95$. Une co-écriture avec le journaliste Colin McGregor a permis de présenter une version anglophone LOVE in 3D.

Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009 Par Internet:Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

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