Diversité identitaire et sexuelle; l’Église et la communauté LGBT

L’Église Unie accueille la communauté LGBT

Diversité identitaire et sexuelle

L’Église Unie du Canada, est l’une des plus importantes Églises protestantes du pays. Gary Paterson, le Modérateur (équivalent au Pape), ouvertement homosexuel appuie notamment l’égalité des sexes et prend en compte les droits sociopolitiques de la communauté LGBT. L’Église Unie célèbre des mariages entre conjoints de même sexe et elle ouvre ses portes à tout le monde, peu importe l’orientation sexuelle. Les pasteurs peuvent être des hommes ou des femmes et être en couple hétérosexuel ou homosexuel.

Sophie Laisney. Dossier HomosexualitéSexualité

Le Pasteur Marco, qui représente l’Église Unie à Montréal, dans l’arrondissement de Verdun, nous en dit plus sur son Église et sa relation avec la communauté lesbiennes, gays, bisexuels et trans (LGBT). 

Sophie Laisney: Sur quel principe se fonde l’Église Unie?

szombathely-church-eglise-religion-spiritualitéPasteur Marco: L’Église Unie a toujours été très orientée vers la justice sociale. Par exemple, les femmes ont été ordonnées dans cette Église en 1936, avant même qu’elles aient le droit de vote au Canada. Nous sommes une église chrétienne et nous accueillons les personnes qui sont en cheminement de foi. Nous n’avons aucun problème avec l’accueil de personnes de tous horizons confondus. En 1988, l’Église Unie a fait une déclaration, accueillant les gens de toutes les diversités et identités sexuelles. Cela nous a posé quelques problèmes avec d’autres dénominations (sous-groupe d’une religion), il y a eu des réticences et certaines tensions.

S.L: Êtes-vous critiqués par d’autres Églises?

P.M: En tant qu’Église «à contre-courant», on s’est fait harceler par beaucoup d’autres Églises. On s’est fait envoyer en enfer! Ce qui est assez particulier, car Jésus se serait certainement associé à la cause LGBT, car il a toujours approché dans son ministère les marginalisés de son époque pour enlever le stigmatisme social qui entoure ces exclus (les lépreux, les malades, les femmes ou les samaritains -les musulmans de nos jours-). Donc, il aurait selon moi, sans doute voulu démystifier les exclus de la communauté LGBT. Concernant cette communauté, il y a en effet des dénominations plus conservatrices dans les Églises baptistes ou les Églises évangélistes. Nous n’avons aucun contact avec eux et je pense que nous n’en aurons jamais. Et ils n’auront probablement pas d’ouverture à la communauté LGBT, en tout cas pas dans les prochaines décennies. Par contre, nous avons de bien meilleures relations avec l’Église anglicane qui est aussi très ouverte sur la justice sociale. Nos Églises sont en communion.

S.L: Globalement, est-ce que vous constatez une ouverture des religions face aux diversités sexuelles?

église et homosexualité  religion homosexuel lesbienneP.M: Oui, absolument. L’Église anglicane, par exemple, est ouverte au mariage de conjoints de même sexe, c’est une chose que l’on n’aurait pas vue il y a une dizaine d’années. D’autres religions sont en train de s’ouvrir sur cette question. Il y a un an, pratiquement jour pour jour, j’ai marié deux hommes: un musulman et un chrétien. C’était un mariage inter-foi et c’était important pour moi d’unir ces deux traditions au sein de mon église. Nous avons lu le Coran et la Bible durant le mariage. Nous avons aussi des contacts très étroits avec la synagogue Emanu-El-Beth Sholom, qui est ouverte à la communauté LGBT.

S.L: Le public a très peu d’échos des ouvertures religieuses. Pourquoi?

P.M: On ne veut pas entendre parler de religions libérales. On veut entendre parler des sectes, de la femme qui est emprisonnée chez elle par son mari. On ne veut pas entendre ce que l’Église Unie fait, mais de ce que l’Église catholique ne fait pas. Les prêtres ne peuvent pas se marier, les femmes ne peuvent pas être ordonnées dans l’Église catholique, mais cela, l’Église Unie le fait, et on n’en entend pas parler. Ça ne fait pas vendre les journaux.

S.L: Vous utilisez beaucoup les nouveaux médias (Youtube, Facebook) pour faire passer le message de l’Église. Pour quelles raisons?

P.M: Il faut utiliser les médias de notre temps pour être capable de rejoindre les gens. Les réseaux sociaux apportent l’opportunité de rejoindre le plus grand nombre. Cela apporte une vision plus saine et plus libre de vivre sa foi.

Mais on gère ces réseaux sociaux de très près, car il peut y avoir facilement des débordements. Nous avons dû «supprimer» beaucoup de personnes de nos pages, car elles revenaient continuellement sur Facebook et sur Youtube pour nous démolir complètement avec des propos ancrés dans l’ignorance. Sur la plupart de nos vidéos Youtube, l’option des commentaires est désactivée parce qu’on a eu notre lot de commentaires négatifs.

Au Québec et de façon plus générale, actuellement, il y a une forte ignorance religieuse. On ne connait pas l’Islam, le Christianisme ou le Judaïsme. Tout est mis dans le même panier, et une sorte de propagande «pleut» sur les réseaux sociaux. Par exemple, il y en a beaucoup qui croient que la foi, c’est juste des rituels à faire. Mais la foi, c’est bien plus profond que ça. Mes vidéos sont des entrevues qui veulent montrer différentes facettes d’un aspect méconnu de la religion pour diminuer les préjugés. Le plus gros de mon travail c’est la démystification. Il faut informer les gens qui sont «désinformés».

S.L: Est-ce que l’Église Unie a créé des partenariats avec les organismes LGBT?

P.M: Il y a une dynamique de méfiance des gens à l’encontre de l’Église, y compris des organismes LGBT. L’Église Unie a tenté de s’unir avec des associations, mais il n’y avait jamais de suite. Les partenariats n’ont pas abouti. Il ne faut pas oublier que l’Église a été très «instrumentale» dans l’homophobie.

Dans mon Église (l’Église Unie la Passerelle) et de façon plus générale, on essaie de créer une démystification de l’homosexualité. Pour l’instant, il n y a pas de partenariat et ça me surprendrait que ça arrive. Sur la page de l’Église La Passerelle, on fait malgré tout la promotion de l’association GRIS-Montréal (Ndlr:Groupe de recherche et d’intervention sociale), par exemple. On essaie d’être un soutien dans les actions ou les levées de fonds, autant qu’on peut le faire et avec les moyens qu’on a. Mais ce n’est pas parce qu’on ne crée pas de partenariat que nous ne sommes pas unis par le même but : la diminution des discriminations.

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Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les évènements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

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Photos du Prix Droits et Libertés avec Steve Foster

Prix des Droits et libertés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse

Photos de la remise du prix à Steve Foster

Raymond Viger  Dossiers CommunautaireBénévolatHomosexualité.

Steve Foster prix droits et libertés coalition LGBT lesbienne gay bisexuelle transgenreNotre organisme, le Journal de la Rue / Reflet de Société / Café Graffiti avait remporté le prix Droits et Libertés pour 2012.

C’est avec grande fierté que Danielle et moi avons été présent pour souligner la remise du prix Droits et libertés 2013 à Steve Foster  de la coalition des Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres.

Steve Foster coalition LGBT lesbienne gai bisexuelle transgenres prix droits et libertésÀ la demande de Steve Foster, le photographe Pierre Ouimet nous a partagé les photos de l’événement.

Des centaines de personnes sont venus féliciter Steve Foster lors de la remise des prix. Une belle preuve que Steve Foster est fortement apprécié de sa communauté.

homosexualité lgbt lesbienne gay bisexuel transgenre steve fosterUn merci spécial aux médias qui ont bien couvert cette remise de prix à Steve Foster (Métro, La Presse, Radio-Canada…).

Félicitations encore à Steve Foster pour son prix. Merci de nous avons partagé les photos de cet important événement.

Autres présentations de Steve Foster  et du Conseil Québécois des LGBT et photos sur la remise du Prix Droit et Libertés.

Photographies: facebook.com/pierre.ouimet

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Rap et homosexualité: intimidation dans le rap music

Le rap n’aime pas les gais

En février 2009, Reflet de Société publiait le témoignage du rapper Lunatique. Le jeune homme faisait sa sortie du placard officielle. Homosexuel dans un milieu, le Hiphop, qui dénigre cette orientation sexuelle, le coming out de Lunatique a eu un impact lourd de conséquence pour le rapper Dali qui a collaboré avec lui.

Dominic Desmarais

Dossiers Rap, Homosexualité, Hip-hop, Intimidation

rapper dali rap music hiphop lac st-jean culture urbaineDali, originaire du Lac Saint-Jean, emménage à Montréal à 17 ans pour rejoindre son père. Grand fan de hip-hop québécois, le jeune jeannois veut vivre sa passion.

À 20 ans, en passant devant les locaux de CHOQ.FM, la radio de l’Université du Québec à Montréal, il aperçoit un adulte habillé en hip-hop. C’est Ricardo, l’animateur de l’émission de rap Trinité Radio, que Dali écoute religieusement. L’enthousiasme du jeune homme, et sa grande connaissance du rap québécois, lui valent une offre d’emploi.

Il m’a pris comme co-animateur! Même si je n’avais aucune expérience, que je faisais des fautes de français.

Dali remplace Lunatique, un rappeur nomade qui est parti vivre un temps au Saguenay. Lorsque le voyageur revient à Montréal, à l’hiver 2008, il reprend sa place à Trinité Radio aux côtés de Ricardo et de cet animateur qui connaît tout de la culture hip-hop.

On était les 3. Mais Lunatique et moi, on ne s’entendait pas super bien. Pour lui, j’étais un étranger. Il n’appréciait pas trop ma présence.

Ricardo avait prévenu Dali de l’orientation sexuelle de Lunatique.

Ça ne me dérangeait pas, qu’il soit gai. Pour moi, un homosexuel, c’est quelqu’un d’efféminé. Alex Perron, des Mecs Comiques, c’est l’image que j’avais d’un gai. Lunatique ne correspondait pas à cette idée préconçue que j’avais. En fait, je ne connaissais rien!

Homosexuel, une image qui colle

rapper dali rap music hip-hop lac st-jean musique art urbainParallèlement à ses émissions de radio, Dali fait des spectacles, écrit des chansons. Il veut se faire connaître. Il flaire l’opportunité de collaborer avec Lunatique dont la réputation est plus solide que la sienne dans le paysage québécois du hip-hop.

Certaines personnes m’ont dit de ne pas collaborer avec Lunatique parce que l’homosexualité n’est pas acceptée dans le hip-hop. Mais en 2008, les gens ne savaient pas qu’il était gai.

Afin de promouvoir son album qu’il entend sortir en avril 2009, Dali fait des vidéos de ses chansons qu’il met en ligne sur YouTube et qu’il envoie via Facebook. En mai 2009, la vidéo de Maître du destin est diffusée. Deux mois après la sortie du placard officielle de Lunatique dans les pages de Reflet de Société, la vidéo attire 14 000 curieux qui veulent voir l’homosexuel, cet être qui détruit l’image du hip-hop.

Ça s’est déchaîné. Sur les forums Internet, il y avait beaucoup de préjugés qui discriminaient Lunatique. On disait que les homos n’ont pas leur place dans le hip-hop. On se posait des questions sur mon orientation sexuelle. Sur les forums d’échange, Lunatique se défendait. Et ça m’incluait. Parce qu’il y avait plusieurs commentaires désagréables à mon endroit. Que ce soit sur ma collaboration avec un homosexuel ou sur mes textes et ma façon de les rendre.

rapper lunatique homosexuel rap music homosexualite hiphopDali passe des moments difficiles. Lui qui ne cherchait qu’à prendre sa place dans le hip-hop est conspué et ridiculisé par le milieu.

À Montréal, dans les ligues de battle de rap, certains parlaient de nous dans leurs textes. T’es en arrière de Dali quand Lunatique échappe son savon. T’es en sandwich entre Dali et Lunatique. T’es juste connu dans le milieu gai.

Les rappeurs s’en donnent à cœur joie. Ils déversent leur homophobie contre Lunatique et Dali. C’est la folie. Sur les forums, dans les battles et même dans des chansons de rap, on dénigre les deux artistes.

Rap et homophobie

Dali est étiqueté gai. Il essuie les remarques désobligeantes de jeunes dont la passion est de parler, de s’affirmer. Il doit se défendre seul alors que Lunatique part pour quelque temps à Calgary.

Il n’a pas quitté Montréal parce que c’était trop dur pour lui, mais parce qu’il est un nomade. Mais avant qu’il ne s’en aille, il s’est bousculé avec un autre rappeur, dans un bar. C’était un geste homophobe.

Plus tard, lors d’un évènement hip-hop, j’ai revu celui qui avait poussé Lunatique. Je suis allé le voir pour lui demander pourquoi. ‘‘Parce qu’il m’énervait et parce que les gais n’ont pas leur place dans le hip-hop au Québec’’ a été sa réponse. Ça s’est terminé en engueulade. Après, un de ses amis m’a donné un coup de coude au visage. Le gars disait que j’encourageais l’homosexualité dans le hip-hop, que ce n’était pas normal, les homosexuels. Moi, je ne suis pas gai. Je ne peux pas défendre Lunatique. Mais je donnais mon point de vue. Qu’on avait une émission de radio ensemble. Que je m’entendais bien avec lui. Qu’il avait habité au Saguenay alors que je venais du Lac Saint-Jean.

Ça a atteint ma réputation à travers le Québec. Ce n’est pas plaisant. On m’en parle encore aujourd’hui. Ce n’est pas mon orientation sexuelle mais on m’y associe. Je n’ai pas de remords. Et ce n’est pas ce qui va m’empêcher de continuer à faire de la musique. Même si ce n’est pas une situation agréable, ça m’a fait connaître. Ça m’a donné de l’exposure. Les gens ont été voir la vidéo. Et dans mes chansons, je m’en inspire. Je vais continuer même si on ne m’aime pas.

Tourner la page

rapper dali rap music lac st-jean hiphop art urbain cultureDali est persévérant. Malgré les insultes et le mépris qu’on lui adresse, il ne se terre pas chez lui. Il aime le hip-hop et continue de se présenter aux évènements.

Des artistes se sont excusés. Ils m’avaient nommé dans des battles ou des chansons. Mais parce que j’ai continué à supporter le mouvement, ils savent que je ne quitterai pas la scène. Si un artiste fait un spectacle et qu’il a été dur envers moi, il va quand même me voir à son évènement si je sens qu’il a tourné la page. Maintenant, je veux m’imposer plus dans mes chansons. Ils savent qui est Dali. Ça m’a fait connaître. À moi d’en profiter pour qu’ils écoutent ma musique.

Dali a reçu un appui de Caya, un rappeur qui a été intervenant jeunesse à Longueuil.

Il est connu à travers le Québec. Il organise plusieurs spectacles sur la Rive-Sud. On a une bonne chimie. Il me donne son appui. Il a collaboré sur mon 3ème CD. Il y a des gens qui lui avaient dit ne pas le faire, puisque j’étais associé à Lunatique. Il s’en est foutu. Mais le milieu est encore homophobe. Ça n’a pas changé.

Quant à Lunatique, Dali ne le voit plus.

Il n’est plus dans le hip-hop. Il ne va plus dans les bars. Il est plus tranquille qu’avant. Je ne sais pas si c’est à cause de son coming out. Mais je ne collaborerai plus avec des artistes homosexuels. J’ai une réputation à préserver. J’ai eu trop de mauvaises expériences. Je n’ai pas envie de replonger dedans. Je n’ai rien contre eux. Je suis pour leur liberté, pour qu’ils puissent vivre comme ils l’entendent. Mais j’ai eu plus de difficultés à me trouver une place dans les spectacles à cause de ça.

Dali n’est pas amer. Mais il se serait passé de ces histoires qui l’ont fait souffrir. Comme tout jeune de son âge, comme tous les membres de la culture hip-hop, il cherche à être reconnu par ses pairs. Ces artistes qui l’ont insulté n’ont pas réussi à le pousser hors de sa passion. Dali reconnaît que certains sont meilleurs que lui en rap «mais je n’arrêterai pas pour eux.»

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Le bonheur d’un homosexuel

Homosexualité

Découvrir son homosexualité à 40 ans

Jean-François Capelle a eu la vie facile. Comme s’il était toujours au bon endroit au bon moment. Cet ingénieur, aujourd’hui à la retraite, a traversé son existence le sourire aux lèvres. Et grâce à sa nouvelle passion, l’écriture, il réalise sa chance et partage son bonheur. Regard sur un aventurier qui n’a jamais eu peur de l’inconnu.

Dominic Desmarais Dossier Homosexualité

homosexualite-bonheur-jean-francois-capelleOriginaire de France, Jean-François  Capelle a été élevé par des parents hors normes qui lui ont légué une ouverture d’esprit qui l’a poussé à vivre des expériences différentes. La vie ne lui a jamais mis de frein. Et il ne s’en est jamais mis.

Enfant, son éducation lui est offerte gratuitement. L’état de son père, grand blessé de la Deuxième Guerre mondiale, lui confère le statut de pupille de la Nation. Le gouvernement français paiera toutes ses études. Il en profite pour décrocher un doctorat en génie civil. «Ça ne m’a rien coûté grâce à ça. Je n’ai pas eu à me battre», confie-t-il avec reconnaissance. Mais à cette époque, il ne savoure pas sa chance. Confronté par la réalité des étudiants québécois qui manifestent contre la hausse des frais de scolarité, il réalise sa bonne fortune.

Vers le Canada

Car ce sont ses études qui lui ont ouvert les portes d’une vie captivante. Au début des années 1960, il est un oiseau rare. Les ingénieurs sont en demande. Partout on multiplie les grands chantiers. Ses anciens professeurs lui suggèrent le Canada, un pays d’aventuriers. Il tente sa chance. «J’ai envoyé mon CV à deux endroits. Les deux voulaient m’engager. Au Québec, Il n’y avait pas d’ingénieur avec ma spécialité. Alors on m’a donné des responsabilités que je n’aurais jamais eu si tôt, en France.»

Jean-François Capelle débarque à Montréal en 1964. «C’était un village! Les gros immeubles, c’étaient la Place Ville Marie et la Place des Arts. Je suis arrivé à un moment exceptionnel. Il y avait beaucoup de travail!» Les services du nouvel arrivé sont requis pour ériger ce qui deviendra des emblèmes du Québec. Il s’implique notamment dans la construction du métro, de l’Expo 67, des barrages de la Baie James. Il garde un merveilleux souvenir de cet immense projet hydro-électrique. «C’était l’aventure! L’hélicoptère, l’avion à ski pour atterrir sur les lacs gelés. On dormait dans des tentes, en plein hiver!» Le retraité s’enthousiasme. Il aurait tant à dire sur ses expériences, qu’il ne sait par où commencer.

Voler de ses propres ailes

Après s’être forgé une réputation, noué des relations professionnelles et d’amitié avec une génération de bâtisseurs, le Français d’origine et un de ses amis fondent leur compagnie. Il veut voler de ses propres ailes. Le Québec, soudainement, n’est plus assez vaste. L’aventure l’appelle au loin.

«J’ai surtout participé à la construction de barrages et ce, dans le monde entier. J’allais sur le terrain pour faire des essais, je négociais des contrats. Et je prenais des sabbatiques pour travailler sur d’autres projets.» Ses congés lui permettaient de travailler pour le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Il se retrouvait alors seul expatrié au milieu du personnel du pays où il travaillait. Une intégration totale à des cultures, des croyances et des mets dans plus de 25 pays répartis sur 4 continents. Les connaissances, les anecdotes, les aventures débordent. Il a profité pleinement de ce vaste terrain de jeu et ressent le besoin de partager.

Découvrir son homosexualité à 40 ans

Jean-François Capelle s’est marié au Québec avec une hôtesse de l’air rencontrée dans un avion. Père de deux enfants, il vivait une relation tout à fait normale jusqu’à l’apparition du féminisme dans les années 1970. «Ma femme m’a dit qu’elle ne pouvait pas se réaliser à la maison. Elle ne voulait plus s’occuper des enfants. Ça tombait bien, j’avais envie de le faire», raconte l’ingénieur avec le sourire d’un enfant. Sa femme le quitte pour vivre ce qu’elle recherche. Lui reste à la maison.

C’est en faisant l’amour avec une femme, qu’il s’interroge. «J’ai vu l’image d’un homme. Je m’en souviens très bien.» Avant cette apparition, il n’avait jamais ressenti d’attrait pour la gent masculine. «Probablement que c’était latent mais je n’avais jamais eu d’attirance pour un homme. J’étais niaiseux. Je ne savais même pas que ça existait, l’homosexualité.»

Je suis gai!

Fort de cette image en tête, l’idée de s’apitoyer ne l’effleure même pas. «Je ne me suis pas dit: Mon dieu, je suis gai! Moi, je suis très pragmatique. Ce que je vois, je dois l’essayer.» Curieux, il applique la même attitude qui l’a menée partout dans le monde: il s’ouvre à l’idée. «C’était au début des années 1980. Je ne connaissais rien du milieu gai. Je suis tombé par hasard sur l’annonce d’un masseur. J’ai pris rendez-vous! Je lui ai dit que je n’avais jamais eu d’expérience gaie. Ça s’est très bien passé.»

L’ingénieur passe deux ans à vivre des relations avec des femmes et des hommes. Finalement, il trouve les relations homosexuelles plus satisfaisantes. Il ne vit pas la déprime, le doute. Il s’est abandonné avec plaisir, sans limites. «C’est une chance que ça me soit arrivé plus tard. Car plus jeune, ma vie aurait été complètement différente. Je n’ai pas eu à vivre le rejet de mes amis. J’avais déjà un statut social.»

À l’image de sa vie professionnelle qui s’est déroulée sans difficultés, il accepte son homosexualité tout naturellement. Ce qui lui rend la tâche facile avec ses proches. Il ne sent pas le besoin de s’expliquer. «Je ne le cachais pas mais je ne le disais pas non plus.» Ses enfants l’apprennent en le voyant avec son amoureux. «C’était évident! Ils s’entendaient bien.»

Il fait de même avec sa sœur. Il se sent normal. Pourquoi avoir à sortir du placard? «C’est pour ça que j’ai l’impression que plusieurs gais se mettent dans un ghetto. C’est naturel, c’est tout. Je comprends que, pour un enfant, il y a la peur d’être rejeté. Quand je vois des adolescents chahutés dans les écoles, je trouve ça drôlement dur. Ça amène le suicide, le décrochage. Mais quand on est un adulte, de quoi on a peur? Pourquoi avoir honte?»

Une vie romancée

Ce parcours captivant et facile, Jean-François Capelle le fait revivre dans l’écriture. À l’intérieur d’une intrigue policière fictive dont il est le personnage principal, il se raconte. Il affiche ouvertement son homosexualité. Il considère que les gens qui ont des carrières comme lui, dans l’ingénierie, ne doivent pas se cacher. «Ce n’est pas la partie fondamentale de mon livre. C’est le saccage de la nature et le rôle de la finance. Mais oui, il y a des gais. Je montre que c’est normal, que la vie est passionnante avant tout.»

Il passe ses messages en utilisant son expérience. Avec le recul, il réalise que son travail d’ingénieur a déplacé des populations, causé du tort à l’environnement. «Je n’étais pas conscient de ce que ça pouvait amener comme problèmes, la construction de barrages. À l’époque, on n’en parlait pas. On n’y pensait pas. Ça n’existait pas. Aujourd’hui, je ne sais pas si je le referais. L’écriture, je m’en sers pour passer mes idées. C’est mon coming out social tardif.»

Jean-François Capelle est né au bon moment. À l’époque où on ne se posait pas de questions. On avait de grandes idées et on se demandait juste comment les réaliser. L’impact de ces réalisations sur la vie des gens et l’environnement n’était pas dans l’air du temps. L’ingénieur de carrière n’a pas de remords. Il vivait en phase avec son temps, sa génération. Il écrit avec ce regard et ses livres sont importants pour comprendre cette différence entre hier et aujourd’hui.

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Quand un homme accouche

quand-un-homme-accouche-roman-cheminementRoman de cheminement. Le personnage principal accouche de son enfant intérieur qui devient son ami et son thérapeute tout au long du roman. Ce livre est le premier d’une trilogie qui a été reprise dans L’amour en 3 Dimensions. 9,95$

Disponible Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Ouverture d’esprit sur les différences sexuelles

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Julie Rhéaume                             Dossier Homosexualité, Sexualité

L’homophobie fait encore des ravages. On croit la société plus ouverte, mais les préjugés demeurent. Dans les écoles, plusieurs jeunes, gais ou non, continuent de se faire traiter de «fifs»! Les formateurs des Groupes de Recherche et d’Intervention Sociale (GRIS) vont dans les écoles ou rencontrent des professionnels de la santé afin de démystifier l’homosexualité et de lutter contre les préjugés. Entretien avec Karine, intervenante du GRIS de Québec.

«GRIS-Québec, c’est une communauté d’apprentissage. C’est merveilleux, humain. Ce n’est pas un groupe de services. Quand on commence à s’y impliquer, on vit une prise de conscience rapide. On y retrouve plusieurs modèles homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels ouverts», explique Karine, une intervenante sociale dans la vingtaine, qui se définit comme bisexuelle.

La jeune femme, qui détient un baccalauréat en travail social et un certificat en sexualité humaine, a débuté comme bénévole dans la région Chaudière-Appalaches il y a deux ans. Elle faisait de la démystification dans les écoles et y rencontrait des jeunes pour parler de son cheminement. «On ne parle pas de sexe, on parle d’amour. On doit d’abord parler d’amour», explique Karine.

En juin 2004, elle a été embauchée comme intervenante au Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale gais et lesbiennes de Québec, afin de donner de la formation aux professionnels de la santé et des services sociaux. En même temps, Karine vivait une relation avec une fille et a commencé à fréquenter la communauté gaie. Elle est salariée, mais fait toujours du bénévolat pour l’organisme. «Le travail me donne davantage que ce que, moi, je donne au travail», lance la jeune femme.

Homophobie et homosexualité

La société québécoise peut sembler plus ouverte, mais l’homophobie sévit toujours. Ça peut aller de «l’hétérosexisme», le fait de présumer qu’une personne est automatiquement hétéro, explique Karine, jusqu’à la violence et aux insultes.

«Au Québec, on a fait des choix politiques sur la définition du mariage, par exemple. Les gens pensent donc que la société est plus ouverte. Ce n’est que de la tolérance!

Les jeunes, qui sont le reflet de la société, pensent que celle-ci est par conséquent plus ouverte, ils font donc leur coming-out jeunes… Sauf qu’ils n’ont pas encore les outils pour accepter les conséquences de cette sortie au grand jour.

Modèles gais positifs

Les jeunes ont besoin de modèles positifs. Un jeune, gai ou non, qui se fait traiter de fif va connaître des problèmes émotifs. Les garçons vivent davantage de la violence physique: l’homosexualité fait référence à la féminité, et donc, à la faiblesse. Et les plus homophobes, ce sont ceux qui ont peur d’être gai!»

«Du côté des filles, la violence est davantage verbale. Chez les filles homosexuelles, on associe la notion de force.»

Les professionnels de la santé et des services sociaux doivent solliciter de façon individuelle les services et les formations du GRIS Québec. Cependant, certains ont encore des préjugés ou sont tout simplement débordés et décident de ne pas suivre les formations. De telles ressources constituent pourtant un atout majeur pour tout intervenant qui veut être mieux outillé pour répondre aux besoins de sa clientèle.

GRIS Québec

Le GRIS de Québec a été fondé en 1996, deux ans après celui de Montréal, pour démystifier l’homosexualité et contrer l’homophobie. Les activités et services offerts peuvent varier selon les régions.

Le GRIS de Québec propose des activités dans les écoles secondaires, auprès des professionnels de la santé et des services sociaux, et dans le milieu universitaire. Il compte plusieurs bénévoles, qui participent à l’accueil, la formation et aux activités de démystification.

Ressources Homosexualité

L’Accès: un milieu de vie où les jeunes de 14 à 25 ans, gais, lesbiennes, bisexuels, ou en questionnement, peuvent se rencontrer, discuter et faire des activités.
Les réseaux Alliés: professionnels de la santé, des services sociaux, de l’éducation et des organismes communautaires pour l’accompagnement et le soutien.
Les groupes OSER (Orientation Sexuelle, Estime de soi et Respect), qui sont des groupes de discussion et d’entraide.

GRIS Québec: (418) 523-5572 info@grisquebec.org

GRIS Saguenay-Lac-Saint-Jean http://www.rc02.com/gris02

GRIS Chaudière-Appalaches http://www.francite.com

GRIS Montréal: (514) 590-0016 http://www.gris.ca

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Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009
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Histoire naturelle: homosexualité au musée

Histoire naturelle: homosexualité au musée

Dossier Homosexualité

Agence Science-Presse

Les groupes de droite qui décrivent encore l’homosexualité comme une tare contre-nature ont du rattrapage à faire. On compte désormais plus de 1000 animaux chez qui des comportements homosexuels ont été observés. Au point où, à Oslo, en Norvège, un musée leur consacre actuellement une exposition. « Normalement, déclare le zoologue Geir Söli dans les pages du journal allemand Der Spiegel, les musées d’histoire naturelle présentent des choses plutôt ennuyeuses. » Deux girafes mâles dans une posture qualifiée d’équivoque, un couple de cygnes lesbiennes ou deux baleines mâles se masturbant mutuellement, n’est pas ce qu’on s’attend à voir dans un tel lieu. Les conservateurs du Musée d’histoire naturelle d’Oslo, qui ont planché sur ce projet depuis trois ans, affirment que cette idée d’une exposition sur l’homosexualité chez les animaux est bien accueillie en Norvège, en dépit de quelques opposants plus bruyants au début. De nombreuses familles y viennent, et cela non plus n’a engendré aucune vague de protestation.

Il s’agirait de la première exposition consacrée à ce sujet dans le monde.

Le Musée ne cache pas que ses objectifs sont un tantinet politiques: « nous espérons contribuer à rejeter l’argument trop connu selon lequel le comportement homosexuel est un crime contre-nature », résume le zoologue Petter Bockman. Le titre de l’exposition n’y échappe pas: « Contre-nature? », avec le point d’interrogation.

Trop souvent, reproche Geir Söli, les zoologues ont refusé de voir les comportements homosexuels chez les animaux qu’ils observaient. Le simple fait pour une girafe mâle de renifler une femelle était classé dans la case « intérêt sexuel ». Mais si un mâle en grimpait un autre, dit-il, les scientifiques préféraient classer cela dans la catégorie « lutte pour le territoire » —même lorsqu’il y avait éjaculation. Si tel est le cas, préviennent les responsables de l’exposition, cela signifie que ce total de plus de 1000 animaux chez qui de l’homosexualité a été observée va continuer d’augmenter dans les années à venir, à mesure que les observations vont se poursuivre.

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Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicide Le guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

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Couple gai: recherche société pour s’aimer

Spectacle du Bistro le Ste-Cath (l’ancien Bistro In Vivo) dans Hochelaga-Maisonneuve

Couple gai:  recherche société pour s’aimer

Anne-Marie Beauregard, 16 ans, Candiac.

Dossier Homosexualité

homosexualite-amour-gai-homosexuel-homo-gay-lesbienne-lesbianisme J’ai entendu dire qu’on pouvait comparer l’homosexualité à une voix qui fausse dans une chorale mais que cela peut se corriger. Je fulmine quand j’entends ce genre d’«arguments».

Je ne suis pas du genre à écrire des textes argumentatifs dans mes temps libres, mais j’écoute les débats télévisés sur les mariages homosexuels et cela m’enrage: en 2005, certains d’entre nous ne sont toujours pas capables d’accepter l’homosexualité! J’en ai entendu dire que l’homosexualité était un handicap, qu’on pouvait comparer l’homosexualité à une voix qui fausse dans une chorale mais que ça peut se corriger. Ayant des amis homosexuels, je fulmine quand j’entends ce genre d’«arguments».

En général, les raisonnements de ceux qui s’opposent aux mariages gais, et de ceux qui s’affichent contre les gais, sont questionnables. Les principaux arguments, soit la stérilité des homosexuels et leur espérance de vie inférieure, ne sont pas valables.

Ils sont stériles?

Les homosexuels sont stériles et ne peuvent perpétuer la société. Et alors? Ils ne sont pas, que je sache, la cause première de la chute de natalité au Québec! Ils s’aiment! Est-ce que l’amour implique que nous devons absolument nous reproduire? Si oui, je connais plusieurs couples qui ne s’aiment pas.

Le taux de natalité a un impact direct sur l’économie, mais il ne faut pas forcer une génération si elle ne ressent plus l’obligation ou le désir de procréer. De toute façon, permettre les mariages de couples de même sexe n’entraînera pas une chute de natalité, puisque cela permet seulement aux homosexuels de s’engager.

Personne ne va se lever un beau matin et se dire: «Eurêka! Je veux devenir gai maintenant qu’ils ont le droit de se marier!» Ce droit ne convaincra personne de changer d’orientation sexuelle. II reconnaît seulement les couples homosexuels comme étant égaux aux couples hétérosexuels.

En fait, grâce à l’adoption, les gais pourraient contribuer à augmenter la population d’un faible pourcentage, je le concède. Je ne crois pas ceux qui disent que les enfants adoptés par un couple homosexuel seront affectés par une carence au niveau de l’éducation morale. C’est étrange d’entendre quel-qu’un dire: «Moi, mes parents s’appellent Monique et Ginette», mais ce n’est qu’une marche de plus à gravir dans l’évolution de notre société.

Si ces couples gais adoptent des enfants, c’est qu’ils ont assumé leur identité, ce qui peut laisser entrevoir qu’ils sont peut-être mieux dans leur peau que certains couples hétérosexuels. Cette réalité pourrait même être un plus pour ces enfants. Dans ces familles, il y aurait moins de sujets tabous. Après une décennie, la situation serait mieux acceptée. Nous pourrions la comparer aux difficultés d’assumer et d’accepter les divorces, il y a 30 ans.

Espérance de vie moindre?

Certains invoquent que l’espérance de vie des homosexuels est moindre à cause du VIH-Sida. De quel droit pouvons-nous décider qui mérite le mariage ou non selon ce facteur? De plus, il ne faut pas généraliser : des irresponsables qui oublient de se protéger sexuellement, il y en a aussi chez les hétéros. L’engagement, de nos jours, constitue une union aux points de vue spirituel et civil. Que les homosexuels se marient ou non, est-ce que cela va changer le taux de personnes gaies infectées par le VIH?

Unions instables?

Qui sommes-nous pour juger de la durée de vie des couples gais, alors que le taux de divorce au Canada et au Québec augmente? Le Canada a compté 70 000 divorces en 2002, soit plus du tiers (38%) des mariages de la même année. Je ne comprends pas que certaines personnes voient encore l’homosexualité comme un défaut et se permettent de traiter les homosexuels comme des êtres inférieurs. L’admission des mariages de couples de même sexe au Canada permettra d’exercer une pression sur les autres pays et sur l’Église. Je ne suis pas pratiquante, mais je crois que les homosexuels catholiques méritent que Rome les reconnaisse comme normaux et égaux. Ils méritent d’être respectés.

Ce n’est pas parce que la procréation nécessite un homme et une femme que l’homosexualité est malsaine. Ne laissons pas la nature et la biologie décider de ce qui est moral ou non.

Textes sur la famille.

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