Magazine du Québec: La Gazette des femmes

Dépassé le féminisme?

La Gazette des femmes

Informer sur toutes les questions de l’heure avec des jumelles faisant la mise au point sur l’égalité des sexes, tel est le mandat de la Gazette des femmes. Le magazine, né en 1979, continue de relever les nombreuses inégalités qui persistent entre hommes et femmes, au Québec et ailleurs dans le monde.

Annie Mathieu   Dossier Magazine du Québec, Média, Égalité Homme-Femmes

la-gazette-des-femmes-magazine-du-quebec Avis à tous ceux qui croient qu’aujourd’hui le féminisme est dépassé. Si la Gazette des femmes publie cinq numéros par année depuis près de trente ans, c’est bien parce-qu’il subsiste encore aujourd’hui des inégalités qui justifient qu’on leur consacre tout un magazine.

La Gazette, une revue destinée à la féministe enragée ou à la vieille frustrée? Pas du tout, «On s’adresse à toutes les femmes et tous les hommes du Québec», de répondre sa rédactrice en chef, Hélène Sarrasin. «Il est certain que nous sommes résolument féministes, ajoute-t-elle, puisque nous faisons la promotion de l’égalité entre les sexes.»

Féminisme

Loin d’être mal à l’aise avec ce terme pour parler de son magazine, Mme Sarrasin croit qu’au contraire, il faut être fier de l’employer. Être féministe veut tout simplement dire, selon elle, que l’on veille au respect des droits d’un groupe dans la population. Un objectif dont personne ne peut contester le bien-fondé.

«Il suffit de consulter les statistiques pour voir que le féminisme n’est pas dépassé, notamment en ce qui concerne les femmes et la pauvreté, illustre celle qui est à la barre du magazine depuis l’été 2007. Comment se fait-il que les femmes monoparentales soient celles qui disposent d’un revenu parmi les plus faibles de la société? La démarche féministe est nécessaire!» plaide, convaincue, Mme Sarrasin.

Le Conseil du Statut de la Femme

gazette-des-femmes-magazine-quebec Le Conseil du statut de la femme (CSF), l’organisme qui publie la Gazette des femmes, est né en 1973 sous la pression de la Fédération des femmes du Québec, un organisme qui œuvre à améliorer la condition féminine. Le mandat du CSF: conseiller le gouvernement, effectuer des recherches et informer la population.

Ce dernier volet a été confié, entre autres, à une publication d’abord périodique et gratuite. La Gazette des femmes, à sa naissance, relevait plus du bulletin d’information où l’on discutait des décisions du gouvernement touchant à la condition féminine et des activités du CSF. Elle deviendra par la suite un magazine sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui et qui tire à 20 000 exemplaires.

Débats sur des sujets controversés, dossiers d’envergure, reportages à l’international et interviews avec des femmes et des hommes d’opinion se côtoient désormais dans la quarantaine de pages d’une publication audacieuse et lauréate de nombreux prix journalistiques. Le magazine sert aussi régulièrement d’outil de référence pour les professeurs et des recherches sur différents sujets liés à la condition féminine.

La Gazette des femmes récompensée

Prix de journalisme dans la catégorie Reportage aux Grands prix de rédaction 2005 des Magazines du Québec, Prix de journalisme 2004 en presse écrite d’Amnistie internationale, section canadienne francophone, et mention honorable au concours de la Fondation nationale des prix du magazine canadien en 2003, ne sont que quelques-uns des honneurs –plus d’une vingtaine en vingt-neuf ans– remportés par les journalistes de la Gazette des femmes.

Hélène Sarrasin estime que le magazine mérite une palme spéciale. Dédié aux accommodements raisonnables, la Gazette des femmes a mis en lumière le point de vue du Conseil du Statut de la Femme sur ce dossier chaud et, ô combien! discuté dans les médias.

La Gazette des jeunes, un numéro spécial destiné à un lectorat de jeunes et d’adultes, est aussi une réussite, selon Mme Sarrasin. Elle confie avoir reçu beaucoup de commentaires positifs, notamment sur le dossier concernant la réussite éducative. «Il n’y a pas de limite d’espace comme dans d’autres magazines, explique la rédactrice en chef. C’est pourquoi l’on peut se permettre d’approfondir les sujets à l’extrême!»

Les défis de la Gazette des femmes

L’un des plus grands défis de la Gazette des femmes est de réussir à élargir son public, actuellement composé majoritairement de femmes actives ayant au moins un diplôme d’études collégiales ou universitaire et âgées, en moyenne, de 52 ans. «Elles passent le magazine à leur mari et à leurs enfants» précise-t-elle. Toujours est-il que le lectorat, n’est pas suffisamment diversifié, selon Mme Sarrasin.

Depuis 10 ans, la Gazette a beaucoup changé, explique-t-elle. «C’est écrit de manière plus punchée et dynamique et il y a un côté un peu plus humain dans la manière d’aborder les sujets.» Ce changement amorcé, Hélène Sarrasin souhaite l’accentuer, lui faire prendre un nouveau virage. «On veut élargir le débat, équilibrer le contenu pour que tous s’y retrouvent» conclut-elle, enthousiaste et prête à relever le défi.

Hélène Sarrasin

D’abord journaliste à Radio-Canada, puis à la Vie en Rose, Hélène Sarrasin a par la suite travaillé dans le secteur des communications pour différents ministères au gouvernement du Québec.

Retournée à ses premières amours en acceptant le poste de rédactrice en chef de la Gazette des femmes, elle estime qu’un magazine «est le plus beau médium» puisqu’il combine à la fois l’écrit et l’image.

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Dossier Accommodements raisonnables.

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La Gazette des femmes dans la chronique « À la découverte des magazines d’ici »

La Gazette des femmes dans la chronique « À la découverte des magazines d’ici »

Dossier Égalité Homme-Femme  

Pour son numéro de février, le magazine Reflet de Société vous présente la Gazette des femmes dans sa chronique « À la découverte des magazines d’ici ».

Cette présentation n’est pas étrangère à la célébration de la Journée de la femme qui aura lieu le 8 mars prochain.

Après avoir présenté Québec Science, Protégez-vous, la Revue Notre-Dame (RND), Les petits débrouillards, Pomme d’Api, Les explorateurs, J’aime lire, Le Mouton Noir, Géo Plein Air et Urbania, la chronique « À la découverte des magazines d’ici » va possiblement tirer sa révérence.

Si vous avez des propositions à nous faire parvenir pour une continuité de cette chronique ou si vous avez une position à prendre, c’est le temps de le faire.

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funbusy-poesie-urbaine-recueil-textesChantal Lee a vécu la violence physique, les abus sexuels et l’enfer de la drogue, mais elle en a triomphé. Malgré la maladie qui l’afflige, elle partage par sa poésie son amour de la vie et son optimisme à toute épreuve. Un livre rayonnant, à l’image de son auteure.

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Smirnoff, Seagram, l’alcool et les familles

Smirnoff, Seagram, l’alcool et les familles

Dossier Alcool et drogue, Alcooliques Anonymes, Casino

Le hasard de la vie fait atterrir entre mes mains un exemplaire de la Gazette des femmes de septembre 2005. J’y découvre un article mentionnant que l’Inde, la nation la plus sobre de la planète, est au prise avec des femmes qui manifestent contre le commerce de l’alcool. Aux Indes, la consommation d’alcool causant une augmentation du nombre de maris et de pères violents.

Mais que c’est-il passé pour que cette nation en arrive à revivre les années 1930 qui nous avais fait vivre la prohibition? Début des années 90, des entreprises telles Smirnoff et Seagram se sont installés aux Indes. Avec un tapage publicitaire, ces compagnies ont vendu l’idée aux Indiens de consommer l’alcool.

Les Indiennes, victime de la violence des hommes alcooliques, revendiquent que la vente d’alcool relève directement du gouvernement, un âge minimum légal pour l’achat d’alcool, faire interdire les débits près des écoles et implanter un programme de prévention de l’alcoolisme.

Nous avons vécu la même chose avec l’alcool il y a près de 100 ans. Nous avons réussi à gagner, après de nombreuses batailles, l’ensemble des revendications exigées par les Indiennes.

D’une part, Loto-Québec est-il en train de faire le même cheminement avec les jeux de hasard, les machines à sous et les casinos? Pourquoi faut-il rendre le peuple malade avant qu’on en arrive à prendre des moyens pour le soigner et le préserver des effets pervers? Pourquoi faut-il toujours attendre que le peuple fasse une crise pour les autorités mettent leurs culottes et agissent avec modération? Pourquoi des groupes de citoyens voient et comprennent facilement qu’il y a des effets pervers pendant que les autorités auraient dû le voir bien avant et agir en bon père de famille?

D’autre part, est-ce acceptable ce manque de conscience d’entreprises telle que Smirnoff et Seagram qui entrent dans un pays et se contentent de vendre le plus possible sans prendre conscience des effets pervers qu’ils causent?

Finalement, dans tous ces exemples, ce sont les femmes qui font le changement social. Serait-ce que les femmes sont synonymes d’humanité et de conscience? Au lieu de laisser ces femmes se battre contre les autorités en place (trop souvent en majorité masculine), qu’attendons-nous pour remplir les différents gouvernements de ces femmes?

Il y a une règle en environnement qui dit «pollueur payeur». Ne devrait-on pas avoir la même règle en ce qui concerne les conséquences sociales de ces entreprises et sociétés d’état?

Textes sur le Gambling et jeu compulsif.

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l-amour-en-3-dimensions-roman-cheminement-humoristique-croissance-personnelle L’amour en 3 dimensions. Roman de cheminement humoristique. Pour dédramatiser les événements qui nous ont bouleversés. Pour mieux comprendre notre relation envers soi, notre entourage et notre environnement. Peut être lu pour le plaisir d’un roman ou dans un objectif de croissance personnelle.

Le livre est disponible au coût de 19,95$.

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